Coronavirus et livres

 Amis  des livres. Rappelons que les gestes barrières doivent aussi s’appliquer aux livres, d’autant que le virus actuel est plus dangereux que la souche première.

Donc,  sur les plages, évitez d’être contaminés par le gros best-seller d’été, d’origine  souvent étrangères, notamment  les  polars américains ou scandinaves, fabriqués dans des officines douteuses sans aucun contrôle de qualité. En ce qui concerne la rentrée littéraire,  lavez-vous bien les mains AVANT de pénétrer dans une librairie.   Évitez de feuilleter les « romans de la rentrée » sur lesquels sont accolés des post -it qui fourmillent d’erreurs et d’éloges mensongers qui sont des perturbateurs endocriniens. Plusieurs spécialistes  du livre ont  constaté  de graves inflammations d’éloges qui  peuvent perturber gravement l’appareil respiratoire du lecteur.

Si vous touchez des livres qui se réclament de l’auto-fiction, appelez  du secours, demandez vite un conseil à  un  libraire  de confiance. L’autofiction est un virus qui mute, il est donc particulièrement dangereux et peut provoquer une soudaine tempête infectieuse. Le malade est alors atteint de fièvre, de rage et perd la raison.

Vous remarquerez que beaucoup de livres portent un bandeau rouge en période de rentrée littéraire. Ne vous fiez pas à ces faux masques. Ces livres « « masqués » sont particulièrement nocifs, assemblés en vitrine ils  forment clusters. Un relâchement est observé, tout particulièrement fin Aout début Septembre.. Gardez  vos distances, car ces bandeaux sont  ultra contaminants  Ils peuvent infecter non seulement les libraires crédules, mais également une partie des professionnels : critiques littéraires ou  simples  conseillers en lectures, enseignants, membres de votre famille. Là encore, le geste barrière s’impose. Mais ceux qui sont atteints par ces virus mutants guérissent rarement et doivent être pris en charge par des unités spécialisées.

Enfin, si le virus de la lecture vous saisit, les autorités sanitaires culturelles veillent. Alertez-les.  Méfiez-vous des premiers symptômes .En ouvrant certains romans de la rentrée, vous pouvez  être atteint d’une toux sèche, un sentiment d’immense fatigue, une difficulté à tourner  les pages, un fourmillement dans les doigts,  une altération de la vue,  une sensation d’oppression  qui croit au fil de la lecture, alors arrêtez immédiatement, fermez le livre et plongez le  dans  une bassine d’eau avec 10% de vinaigre blanc,  ou jetez le. Ce livre est nocif.

Lavez-vous les mains après l’avoir  touché Vous ne devez ni le prêter ni le donner. Méfiez-vous également  de  certains livres qui contaminent sur le long terme. Ces livres sont asymptomatiques.  Vous pouvez  ne pas avoir de symptômes pendant plusieurs chapitres mais soudain vous êtes saisi d’étourdissement, de nausée, de subit épuisement ou d’une altération du gout. Ce délai d’incubation peut s’étendre sur une période de lecture de 10 à 14 jours. Des enfants ont même été testé positifs après avoir lu « le petit prince » de Saint-Exupéry car le virus mute toujours et s’attaque aux plus faibles. . Le Ministère de la Culture, en liaison avec des épidémiologistes chinois ,  est très vigilant . La Chine est en pointe pour détecter les livres infectés.  Un comité  de  professionnels du livre  juge l’été préoccupant mais un protocole sanitaire va être mis spécialement en place début septembre car on craint une multiplication de clusters dans les grandes librairies.

14 commentaires sur “Coronavirus et livres

  1. Ou ai-je vu -le Parisien, je crois? Le Figaro, Libé?,- que certains libraires proposaient du Delphine Le Vigan à un Euro? Le pire était que c’était présenté comme une action hautement charitable et post-confinementesque! On peut y lire aussi le signe d’une justice immanente.
    Elena, je ne vous avais pas lue sur le fil précédent .Je ne sais pas d’où vient cette phrase de Chesterton. Si c’est un essai ou un conte.

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    1. M. Court, il me semblait que c’était Paul Edel qui avait introduit la citation de Chesterton, je m’adressais donc principalement à lui. Mais ce n’est pas grave.
      (On ne peut pas, en même temps, réclamer pour soi les facilités & les agréments du discontinu ds les conversations & pester qd on en subit les inconvénients ! (Je parle pour moi.)
      Tjs en tenant compte de l’aspect temporel sous forme de simultanéité : you can’t have your cake & eat it, avoir le beurre & l’argent du beurre, tt comme, faute de don d’ubiquité, se trouver (sauf virtuellement, grâce à la technologie ou à l’immersion ds sa lecture) à la fois ici & ailleurs au même instant.
      Loi de l’alternative qui met tt le monde d’accord, je le suppose ; les ch se compliquent qd on aborde l’exclusivité volontaire des engagements (qui suppose autant de renoncements.)

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    1. Pour l instant les plages bretonnes sont couvertes de peaux nues et le soir dans les bars et rhumeries tout le raffut du plaisir..au milieu de la nuit des baroudeurs à chapeau de brousse imitent Belmondo dans un singe en hiver en essayant de toreer de rares cabriolets…

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    2. Question idiote : suis-je la seule à voir les verts de vos photos étrangement fluorescents ?
      La nature, les paysages de cette région auraient cet aspect qq peu psychédélique ou bien suis-je tellement déshabituée de la verdure qu’elle me paraît étrange ?
      Dois-je consulter d’urgence un ophtalmo ou revoir les réglages de mon écran (mais le phénomène ne semble pas affecter les autres photos) ? Est-ce un problème dû au transfert sur les blogs ? Un abus de filtre (plutôt que de substances) ?

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  2. Encore une question, & puis j’arrête : est-ce normal (volontaire) si mon message de ce matin (ma réponse à M. Court) a disparu ou est-ce un accident de modération automatique ou autre grand mystère d’internet ?

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  3. Non que la perte soit irréparable, vs en jugerez : j’y disais déjà (à peu près) que l’absence de source pour la citation de Chesterton n’était pas grave, mais qu’il me semblait que c’était vous, paul edel, qui aviez introduit cette phrase & qu’a priori c’était à vs que ma question s’adressait.

    J’essayais un prolongement ds l’esprit de cette citation, en m’appliquant la loi de l’alternative : je ne peux pas à la fois profiter des facilités & des agréments des conversations discontinues de blog & pester qu’on ne me réponde pas. De même qu’on ne peut pas EN MÊME TEMPS avoir le beurre & l’argent du beurre, have your cake & eat it, ou être ici & ailleurs (sauf virtuellement, sur la toile, ou lorsque l’on est plongé ds un livre.)
    Je présumais que tt le monde serait à peu près d’accord jusque là, mais que les choses se compliquaient lorsque l’on abordait le domaine des engagements exclusifs qui impliquaient un renoncement volontaire — renoncer à Satan, ses pompes & ses œuvres, jurer fidélité, etc.
    [Suite du hasard objectif ou nouvel ex. de coïncidence ou de carambolage — découvrant actuellement Le château des destins entrecroisés d’I. Calvino, je tombe là-dessus : « perché ogni scelta ha un rovescio cioè una rinuncia, e così non c’è differenza tra l’atto di scegliere e l’atto di rinunciare. » (tiré de la « Storia dell’indeciso », la 1ère de la 2ème partie du diptyque, La taverna dei destini incrociati, p. 58 de mon édition « Oscar » Mondadori.]

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