Au bon Blog!

Le Net propose des centaines de  blogs et des milliers de commentaires. Chaque jour, comme les marées d’équinoxe, l’intelligence éphémère de l’humain s’y  répand  et s’y étale en mille réseaux d’opinions, de conseils, de revendications. Désordre d’une conversation surréaliste qui dérive loin du sujet principal proposé par le taulier.

Librairie au XIX° siècle

Le blog littéraire- déversoir de jugements à l’emporte-pièce, ou savant plaidoyer pour jugements nuancés- publie presque   tout, accueille (presque )tout  .Il peut être  chambre d’enregistrement de débats, ou nettoyage par le vide,  salon mondain ou assommoir, bistrot de quartier ou  buffet de gare pour romans du même nom… Les vrais blogs littéraires  défient le bon gout et la politesse. Un blog littéraire doit être  aussi, parfois, une foire d’empoigne,un ring. La République de Livres de Pierre Assouline est excellent dans cette catégorie, car il y mêle  de fins lettrés, des universitaires vivant à l’étranger, des journalistes historiens,des autodidactes, des solitaires, des dingos du passé,des surréalistes, des gastronomes, des voyageurs, des jardiniers, de suisses, des poetes,, des mandarins, des provinciaux et des chiliens, des fournisseurs d’anecdotes ,des timides et des fiers  Un vrai bon blog  se doit d’encourager   des forbans qui prennent les romans à l’abordage, de militants de Gauche ou de Droite,surtout   de mauvaise foi.I l doit attirer  des exilés du bout du monde, des érudits qui connaissent leur Laurent Sterne sur le bout des doigts. Il faut  des dialecticiens ,des blagueurs du fond de court, un cocktail de  mélancoliques et de furieux, d’anonymes  et de célèbres., de laconiques et de bavard, des manichéens et quelques Diafoirus, beaucoup d’enthousiastes et quelques  culs serrés.

Un vrai blog vit avec des roueries, des exaltations, des redites, des prêcheurs et prêcheuses., , des nocturnes et des diurnes,  il y a ceux qui mordent  à pleins crocs  et de souples félins qui griffent avec affabilité. vLe machiste rencontre sa  pétroleuse féministe et tout ça fait d’excellents blogueurs..  Si votre blog  devient  une Mer  de tranquillité,(comme le mien)  c’est foutu

 Si c’est  une foire de bonimenteurs exaltés ,une réunion d’alcooliques anonymes, c’est mieux,mais pas encore ça… Si ce sont des tailleurs ou coupeurs de scie en long  qui taillent dans la pierre de Wikipedia, ç’est  morose. Si ce sont des grands voyageurs, qui passent de la poésie chinoise à la Bible du roi Jacques ou des stèles de Segalen  aux poèmes persans, c’est   le paradis.   Si c’est un auteur frustré qui refile  ses pages refusées, attention, danger ! Si c’est un thésard obsédé par   la part d’occultisme dans les chants funèbres de Marulle, méfiance ! ça peut devenir fascinant. L’imprécateur est bien venu, s’il est à éclipses. Le  blogueur-confesseur avec ses questions inattendues est aussi à préserver.

Que certains prennent  un blog pur une abbaye et lisent, à genoux, sur des dalles froides c’est momentanément fascinant. Enfin le bon blog charrie tout .Torrent certains jours, ruisseaux en plein asséchements à d’autres jours.  Blog  carnet de voyage, blog déclarations d’amour, blog recettes de cuisine ou  blog cinéphilique, blog brèves de comptoir,   tout se mêle, se tisse, s’enchevêtre, se  chevauche pour produire  quelque chose  de curieusement irréel dans ce mouvement brownien de construction-destruction.. Le robinet à opinions  coule jour et nuit. Tribune pour accusateurs publics, tour de Babel, Samu social, parking de solitaires, bureau des légendes,  comité de lecture improvisé ,salon des refusés, catharsis, debriefing, délivrance, mots bactéries .viva Maria, alléluia !

Blogueuse acharnée

C’est aussi un trottoir roulant où se croisent rationalistes et  lyriques, mystiques ou ironistes, sarcastiques et crédules, aigres ou compatissants. Des milliers de « moi je » en cacophonie burlesque. Ça tient parfois du  cahier de doléances,  de  la profession de foi  naïve, il y a du cirque à la Fellini, du dépeçage, du voyage autour de ma chambre, du procès stalinien, du courrier du cœur, avec des délicieux pataquès et  des colères jupitériennes.

.  Le plus curieux  dans  ce torrent de déclarations,  dans ce  bavardage infini, c’est de mesurer l’activité boursière. De comprendre les valeurs en hausse et les valeurs en baisse dans notre littérature actuelle. Les blogs révisent  et corrigent   les valeurs littéraires. Il y a une fièvre boursière, des fluctuations étonnantes. Qui surnage  et qui fait naufrage ? On refait les procès  de certains écrivains(Céline, Malraux, Sartre , Aragon, Claudel,sont  souvent  trainés aux assises.. jugés sans   appel Bernanos, lui  est-  réévalué à la hausse, et même très haut, il faut acheter du Bernanos !!.. comme   du Romain Gary…)

On  fait repasser en jugement  les  idéologies (Marxisme, surréalisme,  Catholicisme) et ,dans ce yo-yo boursier, on voit les valeurs du féminisme au plus haut –de Marie Ndiaye à  la modiste Leila Slimani,notre Chanel, de Annie Ernaux notre banlieusarde préférée à   Virginie Despentes. Parmi les valeurs qui s’effondrent, on voit d’excellents  écrivains quasiment disparaitre, c’est un crève-cœur : de Roger Vailland  à Paul Gadenne  de Montherlant à  Michel Mohrt, de Jean Cayrol à Robert Pinget, de Ramuz à  Jean Reverzy ,ils  se noient sans un remous. Mais, en remontant  vers  les générations plus anciennes, on s’ aperçoit  que  les grands massifs romanesques s’effondrent sous leur propre poids ,comme  rongés par des termites invisibles   : de Jules Romains, à Roger martin du Gard, de Georges Duhamel à Philippe Herriat.  Certains  ironiques,  humoristes surnagent (Queneau ou Boris Vian) tandis que les pamphlétaires, les féroces, de grands insurgés  fascinent à nouveau :Léon Bloy le catholique, ou Octave Mirbeau contre l’hypocrisie bourgeoise .Curieux tango. Il y a ceux qui défendent poliment le passé culturel et s’y confinent douillettement, enfilent les charentaises du conformisme.

Le bal des ardents

 D’autres,  perchés  sur leur promontoire, crachent de l’apocalyptique, renversent  la table de la Loi littéraire,  prophétisent   chaque matin le salutaire chambardement qui va renverser la vieillerie éditoriale ;ils donnent des coups de marteaux sur toutes les idoles du moment. : Houellebecq , ou Le Clézio et Modiano.

 Il y a  y ceux qui ne voient dans le présent  de leur époque qu’un désert  culturel à perte de vue, et à l’inverse ceux qui ne sont en communion qu’avec les avant-gardes. Et puis il y a les guetteurs mélancoliques , ceux qui regardent obstinément  la mer, le large  pour voir se profiler à l’horizon  de nouvelles cargaisons  littéraires venus de pays improbables,  ou de nouvelles menaces, car, souvent, à l’inverse de Christophe Colomb qui partait découvrir l’Amérique, c’est aujourd’hui l’Amérique qui nous  contamine  désormais, avec ce douteux  passeport  sanitaire qu’on appelle le « politiquement correct ».

  Pendant ce temps, une partie de la critique littéraire, imperturbable  se lave les mains dans l’eau du port en croyant que c’est de l’eau lustrale.

En tout cas , prions mes frères, pour que les blogs littéraires  survivent. Préservons  ce bal masqué gigantesque, infini, enfiévré , coloré, endiablé , on peut   s’y mêler sans carton d’invitation, s’inventer des passés, des avenirs, du présent, s’entredévorer , se repérer, déclarer ses amours  dans la clandestinité. On savoure  son propre effacement en tapant sur le clavier comme les paroles d’une chanson sifflée sur un chantier. Vite écrit, déjà oublié.

73 commentaires sur “Au bon Blog!

  1. Remarque : le mot de « billet » convient très mal; c’est plutôt une sorte d’essai-découverte, que les illus rendent remarquable. Les 2 textes à propos de Sartre sont réjouissants.

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  2. @ MC. Je ne fais confiance qu’au logo, c’est donc un MC new look….qui apprécie Bronner. Si je n’ai pas terminé le livre ,intitulé » apocalypse cognitive », la faute à un nerf optique qui se livre à des facéties sataniques. C’est un truc qu’on appelle « maladie orpheline ». Changeons de sujet. J’ai entendu Bronner à plusieurs reprises ( ce qui ne veut pas dire qu’il hante les plateaux-télé) et je l’avais trouvé intéressant, convaincant. C’est là qu’il « remue les neurones » expression mal choisie, j’en conviens. A force d’entendre les jolies météorologues annoncer « au niveau de vos températures », je prends de mauvaises habitudes….Je reprendrai ma lecture ,à la lumière naturelle.
    J’ai eu des nouvelles d’Anaximandre; vu par Rovelli. Les puristes ont toujours à redire; le livre est écrit en italien, traduit en français; de plus,il est difficile de trouver des équivalences qui permettent de restituer le cheminement de la pensée d’Anaximandre. Cela ne rend pas la tentative insignifiante .Les mathématiciens, physiciens grecs sont scientifiques & philosophes à la fois. Je ne suis pas scientifique, donc bien des choses m’échappent; je supporte mal qu’on annonce que untel, né au 6°siècle avant J C ,soit né en Turquie, faisant semblant d’ignorer que la Grèce s’étendait sur une partie de l’Europe et de l’Asie. J’ai entendu un Géographe (chez JN Jeanneney) P.Singaravelou (si je ne me trompe pas) une étude sur Tientsin -de son nom ancien orthographié à la française,et les concessions étrangères,tout à fait passionnant. Et je m’arrête là, bien trop éloignée d’Anaximandre; sur la page d’un blog; à ce qu’il semble, en réalité, pas si loin que cela.
    Je ne prends connaissance du billet qu’avec du retard, je suis donc décalée. Et en plus trop prolixe.

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  3. Ajout , « Apocalypse cognitive » de Gérald Bronner, livre que je n’ai pas terminé, mais qui est à la mode, et qui n’est pas complètement inutile…Ne remue pas vraiment les neurones

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  4. Balancer dans les orties ce qu’on appelle traditionnellement  » littérature » et porter au pinacle les oeuvres scientifiques, cela ne date pas d’aujourd’hui, fausse querelle; les Grecs n’écrivaient pas de romans, pense-t-on, en fait, on n’en sait rien…Au 17°S Racine déconseillait à son fils la lecture des romans, Emma Bovary avait eu l’esprit fêlé pour s’être adonnée à la lecture de romans à l’eau de rose, que n’a-t-elle lu les articles de l’Encyclopédie ! Mais me voilà en fâcheuse posture, acculée à parler des Dames du 18°S,férues de science. Terrain glissant . Lire les oeuvres qui peuvent être reconstituées des savants grecs ou chinois, est intéressant et devrait susciter chez nous l’humilité; avec les outils dont ils disposaient, ils ont cherché à découvrir et comprendre le monde, et les Mondes inconnus et pressentis;souvent, au péril de de leur vie. Pour nous,bourgeoisement calés dans un fauteuil, devant des écrans, en 1 ou 2 clics, nous imaginons posséder les clés des Mondes. Quelqu’un a parlé de « catastrophe cognitive »….
    Bon, comme le dirait Petit Jean, mon post s’égare dans une tourbière dangereuse ! Caduta cassi ? pitié pour l’infortunée que je suis, la faute en incombe à la neige annoncée, fichue météo !

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  5. Il ne m’a pas remboursé : je ne lui pardonnerai jamais sa critique élogieuse de ce couillon de Reinhardt…
    S’il me rembourse, on tombe dans les bras l’un de l’autre, sans problème !

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  6. Tant que je vous tiens, jzmn, et puisqu’on est dans la pratique cinématographique d’actualité, je vous sens le besoin d’une opinion éclairée au sujet de la loi dite de la sécurité globale; Voici un petit film pédagogique circulable qui vaut le coup d’être visionné pour intéresser tout citoyen encore libre, je pense…
    Il a été construit autour de mes sympathiques collègues analystes…
    En espérant que vous aurez le temps de le regarder en intégralité, et d’en méditer la portée pour mieux participer au prochain débat sénatorial prévu en mars prochain. Bàv et à notre hôte, Paul E,…
    https://kparrot.gitlab.io/securite-globale-de-quel-droit/

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  7. Une explication vraisemblble d’un conte de l’immaturité de Witold Gombrowicz.(repris dans Bakakaï en 1957).

    « Dans le grotesque “Festin de la comtesse Fritouille et ses invités », les personnages mangent un simple chou-fleur, tandis qu’un garçon nommé Choufleur erre à travers champs, s’approche de la fenêtre du palais et finit par y mourir d’épuisement. La relation entre l’homme Choufleur et le légume du même nom est purement formelle et consiste dans la sonorité du mot. Le sens de la nouvelle repose sur l’idée que la faim et la souffrance du pauvre Pierrot Choufleur accroissent le plaisir gustatif des aristocrates en train de manger le légume chou-fleur. Le secret que mon bon végétarien met si longtemps à deviner, c’est la cruauté naturelle de toute aristocratie. »

    Qu’en pensez-vous ?

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  8. « ou pire, Eric Reinhardt »

    Tu t’en es jamais remis, JiCé !
    et Passou t’a jamais remboursé…

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  9. Le virus du Management Humaniste et Pédagogique est bien plus sournois que la grippe ! Nombreux sont les malades, infectés, qui ne guériront jamais…

    Obéis camarade Jazzi ! Ou tu le paieras cher !
    A la Santé, la bibliothèque ne propose que Barbara Carttland chez Harlequin ou pire, Eric Reinhardt,

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  10. Ce passage de relai entre JiCé, JJJ et MC me fait penser aux conférences de presse de Jean Castex et ses divers ministres sur la politique gouvernementale de lutte contre la covid19 : clair, précis, résumé, pédagogique, factuel et chiffré, directif et affirmant une certaine fermeté, sinon une fermeté certaine. On se sent pris en charge et bien dirigés dans le droit chemin : tu obéis ou tu payes !

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  11. L’antique Marcel Conche a écrit un joli petit livre sur sa nouvelle solitude, après l’aventure corse, tel un picure retiré en Corrèze. Et n’oublions comment il a su nous tirer Montaigne de son obscurité…Pour le reste, Rovelli a également beaucoup lu Marcel Conche,parallèlement à Anaximandre…

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  12. Je m’étonne que Parménide manque à l’Appel! Il s’est trouvé quelqu’un, un fou comme on les aime, pour traduire et éditer son Poème.
    En l’état, ce qu’on a d’Heraclite est difficilement reconstituable, meme avec ce qu’en dit Diogène Laerce et une certaine tradition. ça n’empeche pas de poser au concours de pharmacien la question « En quelle mesure Héracliyte et Parménide s’opposent-ils sur la conduite du vivant? » Ce qui est une lecture de Viollet Le Duc à prétentions hellenisantes.
    Est-ce Anaxagore ou Anaxamandre que Socrate convoque contre ses détracteurs qui lui reprochent de propager des idées dangereuses sur le Cosmos dans l’Apologie? A voir.
    A Genève, la colli,ne de la tres haute société protestante s’appelle « La colline des culs pincés ». tout un programme à la Exbrayat!
    Le choc éprouvé avec Rovelli, je l’ai connu avec Frances Yates. C’est pourquoi j’y jetterai un coup d’oeil et peut-etre plus. Je ne suis pas mécontent de voir revenir à la mode la pensée de CP Snow relative aux deux cultures.
    Bien à vous.
    MC

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  13. Puisque nous sommes dans un moment d’amitié, partageons nos secrets, les amis !

    Le prodigieux Marcel Conche a sorti au PUF lui aussi un « Anaximandre / Fragments et Témoignages » mais surtout un « Héraclite / Fragments », qui est remarquable. Tout à fait exceptionnel. Des années plus tard, affectueusement touché au cœur par une jeune Corse, il chute avec son « Corsica », ouvrage pitoyable.

    Héraclite !!! Un des trois livres a emporter sur une île déserte …

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  14. Comme disait mon ami Eric L, quand je lui eus suggéré de lire « l’ordre du temps », bien qu’il m’ait objecté son ignardise, mais après s’y être mis de guerre lasse, il n’a pas regretté :
    « Ce Rovelli est un grand pédagogue. J’en ai plus appris et compris dans les 100 premières pages qu’en 20 ans de lecture de vulgarisation scientifique. Chaque chapitre fait écho avec des lectures anciennes, chaque paragraphe mérite qu’on s’y attarde, qu’on y réfléchisse, qu’on le savoure, comme on se délecte de chaque cuillerée d’un sorbet. Quoi de plus naturel que de prendre son temps pour lire un essai sur le temps ? Ce livre est un voyage. Tu commences par perdre une à une tes dernières illusions sur le temps et le monde que tu vois de ta fenêtre. Tu te débarrasses progressivement des simplifications de ton entendement à ton échelle macroscopique, tu descends pas à pas jusqu’à la trame ultime, granulaire, indéterminée. Tu obtiens enfin une idée un tant soit peu claire et précise de ce qu’on appelle « réalité » à la lumière des toutes dernières connaissances scientifiques. Et cela est véritablement fascinant. Et le voyage se poursuit. Paradoxalement, il te ramène vers des contrées plus familières. Après avoir consacré sa vie de scientifique à comprendre ce qu’est le temps, ou plutôt ce qu’il n’est pas, ce qu’il ne peut pas être, Rovelli te parle de lui et de toi. Il te met la main sur l’épaule et t’accompagne jusqu’à la fin du voyage. Car finalement, parler du temps, c’est parler de nous autres, le vulgum pecus ».
    Merci Carlo.

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  15. Présentation du livre sur A (qui vous savez):

    « Anaximandre, né voici vingt-six siècles dans la cité grecque de Milet en Anatolie, était le disciple de Thalès. Moins connu que son illustre prédécesseur, il est pourtant à l’origine de l’immense bouleversement conceptuel qui donna naissance à la science. De l’observation perspicace du mouvement des étoiles, il tira la conclusion que la Terre ne repose sur aucun support solide, colonnes ou tortue, comme toutes les civilisations l’avaient cru jusqu’alors. Pour Anaximandre, et pour l’humanité à venir, la Terre « flotte » dans le ciel. Le premier, il chercha les causes des phénomènes naturels non pas dans les caprices des dieux, mais dans la nature elle-même. Plus important encore, il initia le processus de révolte savante qui est la démarche de la science : construire sur le savoir acquis, mais remettre toute vérité en doute. Un des grands physiciens de notre temps, Rovelli propose dans ce livre une réflexion sur la pensée scientifique et une lecture originale de la nature de cette pensé. Il en éclaire l’irréductible originalité, sa capacité de redessiner sans cesse l’image du monde, à l’oeuvre chez Anaximandre comme chez Newton, chez Einstein et jusqu’à la gravité quantique. »

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  16. T’inquiète pas pour l’orthographe, ami, c’est un art en voie de disparition. La gratouiller ne nuit en rien à la compréhension du dire.

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  17. Nous sommes entièrement d’accord sur la capacité à se faire comprendre de ce grand bonhomme… un véritable humaniste et scientifique de surcroit.

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  18. Si tu n’aimes pas « vulgarisateur », ce qui peux se comprendre, disons que Carlo Rovelli est un scientifique de très haut niveau qui sait transmettre à des ignares comme moi les grandes lignes de son savoir…

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  19. @ il ne sait pas ce qu’il dit, il ne sait même pas qui il est.
    en quoi ce que dit sa conscience à chacun est-il cruel pour les autres ? Les autres, mis au courant, ont bien de la peine pour cette conscience là, voila tout. Non, elle n’est pas bien « scientifique » cette pauvre conscience…
    Ouh la la…

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  20. Il est terriblement triste que « vulgarisateur », tout comme « populaire », ne soit pas un mot noble…

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  21. Je n’ai sans doute pas la culture scientifique de JiCé, mais je confirme que Carlo Rovelli est un passionnant vulgarisateur !

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  22. « Laisse dire le Verbeux ! » me suggère ma conscience, une amie proche …
    Elle ajoute, cruelle la salope : il ne sait pas ce qu’il dit, il ne sait même pas qui il est.

    Depuis longtemps déjà.

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  23. Zut ! j’avais pas vu passer le 8.35 du jour… en sa verte logorrhée… Brefl, je me suis pas trop trompé de Sujet. (smdm)…

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  24. Ce moment de vide où l’on attend le verdict sur le genre de sa mentule. Où l’on ne court plus le matin aux aurores sur une île déserte, Ou l’on a décidé de ne plus parler que de littérature et d’arrêter de faire le malin…
    La dissuasion par l’exclusion nous l’aurait-elle transformé de part en part ?
    Je n’ai rien à dire au sujet de netflix, je ne sais pas ce que c’est. Je ne comprends pas toujours ce qui lui arrive, sur l’autre chaîne, quelles inspirations soudaines ou longuement calculées. Se diversifier pour trouver un nouvel électorat ?… Alors qu’il aurait très bien pu nous parler de la scène de ménage durant la virée de la’ famille’ à Auschwitz… Nous faire part des grosses merdes que la maison Flammarion est capable d’éditer aujourd’hui (Y. Reza, notamment : « Serge »). Mais non, on préfère sacrifier à d’autres modes sur les blogs littéraires. Pendant ce temps, on ne parle plus de Lucrèce, de rerum natura, et on laisse le champ libre à Marc. – Certes, le niveau (des eaux) monte toujours chez L’iddel, Paul, comme par un effet d’hydraulisme bien tempéré (Ma soeur et CT, nos orgueilleuses, n’auront jamais l’outrecuidance de venir ici). L’intérêt pour les transfuges assumés ici, ce sont surtout les horodatages et les surprenants monogrammes colorisés de chacun…
    Bien bonne journée malouine (moi, je vais essayer ‘Eros et les chiens’ de Lawrence, voir si ça tient encore le coup ?)

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  25. Le Logo de Gigi est vert ? Soit !
    Le Logo de JiCé est caca d’oie ? Soit !

    Mais la logorrhée de Gigi est caca d’Oie, ça c’est certain !
    Mon propos, lui, est vert comme bon pâturage ….

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  26. Plus de 90 % des livres que j’ai lu dans ma courte vie, moins d’un siècle, n’ont réussi qu’à me distraire, me laisser froid ou franchement me faire chiller, au point de détester l’auteur de ces défécations écrites !

    Carlo Rovelli est un des rares physiciens « quantiques » qui tire de son savoir et de sa curiosité intellectuelle une approche équilibrée entre la science pure et les « sciences » diverses qui animent les hommes depuis qu’ils se tiennent debout.et se prennent pour une espèce élue.

    Pardonnez moi ces explications qui n’en sont pas, mais je m’enorgueilli de ne pas être un littéraire, tous des escrocs, des vantards arrogants, des bons à rien, nous en sommes persuadé là haut dans l’Olympe des univers multiples !

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  27. Cul serré, vous êtes dans le Metro de cette ville ignoble, Paris. Cul pincé, vous venez de poser le pied sur le quai pour retrouver l’air libre, là haut…enfin !

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  28. Depuis l’âge de raison, j’ai le goût de ce vide choisi, savoureux, béni des dieux…ce sont des moments faits de rien où la vie est plus intense que dans l’action même. A savourer sans modération !

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  29. « beaucoup d’enthousiastes et quelques culs serrés »

    Qu’est-ce qui sépare un cul serré d’un cul pincé ? (c’était affaire de coquetterie : voir l’allure que me donne le robot)

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  30. Merci Olga!
    car ce moment du Tram attendu un jour d’été, à Rome,Piazza Regina Margherita en plein dimanche, vide, de plein été , reste un curieux pivot dans ma vie? Ca surpasse comme signe,alerte, la série baptêmes,examens mariages,promotion professionnelle,flirts ou passions, etc…. ces moments d’attente,si précieux dans leur vide si prenants ,si réverbérants, ils reviennent n’importe quand dans le flux mental.. .. la nuit,comme de curieux messagers,dont le message est capital est à demi caché, ça arrive au sortir d’une réunion,,au fond d’un bar, ou même en écoutant la radio à bord d’une voiture sur l’autoroute,ils passent, en éclair,en mirage, fugitivement,vous surprennent et vous accaparent au cours d’un diner entre amis, ou quand on l regarde par la fenêtre le ciel le soir, ou dans ce moment magiques ,mous, dolents, de l’ endormissement du corps que Proust a su si bien analysé au début de La Recherche.

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  31. au fait Olga, seriez vous daltonienne par hasard ?
    mon logo est vert et le sien est cada d’oie. Pas de rose ni de gris… (?)

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  32. @ M.Court . Tout à fait d’accord,les robots ne manquent pas d’esprit,les pseudos non plus ! parfois une lettre qui manque fait boiter le nom choisi, patatras,,la réflection vaut réflexion !
    En ce qui concerne Anaximandre, de quel(s) texte(s) s’est servi le commentateur actuel ? Je vais me renseigner.
    Quand on lit un texte ancien, il faut savoir –et vous le savez, et JiCé aussi— que les manuscrits sont annotés par les scholiastes qui écrivent entre les lignes, qu’il n’y a pas de ponctuation, et que les mots sont abrégés. Sacré travail de défrichage.
    JiCé, sans nul doute, va expliquer ce qui fait l’intérêt du livre, entre deux balades sur la plage.

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  33. Jamais entendu pareil raffût, toute la maison est bouclée, volets fermés et les fenêtres sont secouées violemment; dans le jardin c’est la valse des pots de fleurs,une hécatombe, irréparable. Le texte , de ,2015, posté par Paul Edel vient d’ailleurs, un ailleurs qui me rappelle Bazas, les jours d’été. Il a le chic et le talent de savoir évoquer ces instants où rien, en apparence, ne se passe. J’ai pensé à ce texte où sur une place inondée d’une chaleur écrasante, il attendait le tram. Exercices de haut vol.
    Je dis « il » car si je disais « vous », l’on m’accuserait d’obséquiosité honteuse. . Donc, j’ai apprécié.

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  34. @ Janssen JJ; Tak, je sais qui est Olga Tokarczuk,sans plus.J’avais acheté « sur les ossements des morts » beau titre; je ne désespère pas de le lire. A Paris, sur l’île saint-Louis, il y a la Bibliothèque Polonaise, centre culturel qui organise de belles expos, fermé depuis un an, et certainement pour toute la saison.
    L’automate m’a dotée d’un logo, qui danse sur un pied, ,pas mal du tout.

    @ le nom du conservateur du Louvre est Guillaume Faroult,—— l’érudition sans pédantisme

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  35. Pour les pseudos,il faut saluer ici un artiste oublié,le Robot! La vérité m’oblige à dire que je n’ aurais pas tant signé Petit Rappel, si le robot du jour au lendemain’ n’avait pris en grippe mon identité réelle ,refoulant régulièrement mes billets tandis que ceux signés Petit Rappel passaient comme une lettre à la poste! Il semble -soyons prudents- que cette discrimination n’ ait plus cours. Los au Robot,qui peut faire d’un pseudo une identité, la seule valable à ses yeux! MC

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  36. Vu ce qu’il reste dudit Anaximandre, des fragments, on peut se méfier,comme pour tout pré-Socratique, de ce qui est nécessairement une reconstitution de sa pensée, pour employer un terme ici inadéquat. Ceci quelle que soit la qualité du transcripteur. Bien à vous. MC

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  37. Il m’est souvent arrivé de prendre quelques notes, l’été, dans un carnet à spirales. Entre les bavardages mous du petit déjeuner en famille, la préparation d’une salade niçoise, la visite du chien du voisin, soudain, la journée bascule dans un trou. Trou du temps, dérive de l’espace, absence et dissipation dans l’interstice de l’après-midi, tremblé et dérive du paysage, magnificence mélancolique du temps qui passe, s’évanouit à jamais, sentiment d’une attente et d’un glissement inéluctable qui crépite dans l’air et vrille le centre de l’être. Une panne ?
    J’ai retrouvé un de ces moments dans un carnet daté du
    8 aout 2015.

    Saint-Sernin de Duras.
    Matin. Un père parle à ses enfants distraits .Tout le monde rigole à midi ne sachant pas comment préparer des poulpes répandus en tas gélatineux dans du papier journal. Les nappes de nuages se forment dans un éblouissement de vide.
    Les couches de silence, si denses. La vibration sèche d’un insecte qui passe sous le parasol.
    ..Après-midi. Etendu dans une chaise longue, à lire mollement Simone de Beauvoir, souvent je regarde le paysage, des vignes en pente, la ligne de foret d’une immobilité hypnotique, attendant secrètement quelques cavaliers à panache sortis d’un conte de Perrault Une forêt longue, dense, où rien ne bouge, elle ferme l’horizon, comme filtrée par un souvenir d’autres étés, sous la masse grise du ciel qui s’abaisse. Je referme le journal d’un claquement sec pour tuer une mouche. Le monde politique comme opération à cœur ouvert :du sang partout.. Puis, le ciel sans relâche, envahit tout, encore plus sombre et ardoisé, avec une trouée pâle qui s’élargit telle une baie marine. Chaleur moite, nuées de moucherons le long des pruniers, puis le soir venant les sillons des vignes s’estompent dans une légère brume, c’est comme un hymne lent et magnifique.

    Parfois ,dans un souffle, une camionnette passe derrière la maison sur la route, puis en s’éloignant fait retomber la nappe de silence comme si le ciel mettait pas mal de temps à absorber ce raffut au milieu d’une soirée si tranquille .. Des gouttes d’eau sèchent sur la toile cirée entre deux orages. Les enfants écoutent The Kinks dans la maison. Champs d’herbe rase, en pente, où s’ennuient deux chevaux.

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  38. Puisque l’on parle, ici, de folie, de fous et de monde déséquilibré, un conseil désintéressé : prenez le temps de lire « La naissance de la pensée scientifique. Anaximandre de Milet », ouvrage du grand Carlo ROVELLI, édité en juillet 2020, 237 pages, un peu plus de 7 euros.

    Lire ces propos de grande sagesse remets les choses en place, et la littérature à la sienne vraie : une distraction la plupart du temps futile.

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  39. @ » l’histoire d’un livre dont la reliure est faite d’une peau humaine »,
    Mein Kampf, peut-être ?…non, je n’y crois pas (je plaisante)
    @ » Quant au jugement que vous portez, il n’engage que vous seul »l.
    C’est bien évident, je n’aurais jamais songé à vous l’imputer.
    Vous avez un bien joli golo, Olga !.Connaissez-vous votre jumelle, Tokarczuc ?,c’est une Polonaise prometteuse ?

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  40. @ M.Court. Je vous aurais imaginé un peu plus cinglant, comme quoi, l’on peut se tromper ! Le « mundus muliebris » est à la mode, pour le meilleur et pour le pire. Nombre d’émissions « cul cul la praline » (c’est le mot employé par un savant exégèse) fleurissent un peu partout. Ce qui est amusant, dans le cas de l’émission que j’indiquais à DHH, c’est que, on l’arrêta net, après le premier numéro,sans autre forme de procès.
    Comme vous êtes un spécialiste du 17°,du 18° siècle, je pourrais vous indiquer une émission que j’entendis,il y a 3 jours; mais je vis toutes oreilles tendues, mes yeux refusant d’être déssillés même avec une lampe tempête ( pour le moment…) Un conservateur du Musée du Louvre parlait avec un raffinement savant de Boucher, Fragonard et Watteau, du monde féminin,et du passage du monde des Bergeries au monde des Bijoux indiscrets, pour finir sur l’époque Napoléonienne,Passionnant. Très loin d’une certaine mode ou d’une certaine presse. Aucune référence précise à donner, je me contente d’être toute ouie, par force.
    Excusez cet excursus, un peu loin du sujet, mais les nanas ,elles le valent bien.
    Pour la Pléïade,il y a déjà longtemps que j’y ai renoncé, trop difficile à déchiffrer. J’ai entendu, sur quelles ondes ? l’histoire d’un livre dont la reliure est faite d’une peau humaine, particulièrement douce au toucher, je vais devoir chercher à me remémorer.

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  41. A propos des pseudos sur les blogs, littéraires ,ou non , on pourrait comparer le blogueur à un acteur.Il ne porte pas son nom sur le Net et il joue un texte qui,parfois, n’est pas tout à fait celui qu’il montre et joue dans la société »Pour de vrai » .Tout ça pour vous offrir cette citation de Thomas Bernhard dans sa pièce « Simplement compliqué ».

    Fou n’est-ce pas
    Tous les acteurs sont fous
    Le théâtre entier est fou
    Les gens de théâtre
    des gens fous
    Le monde du théâtre un monde fou
    (..) l’acteur a une couronne sur la tête
    mais il n’est pas roi
    l’acteur porte un manteau de
    couronnement
    mais il n’est pas roi
    l’acteur parle une langue royale
    mais il n’est pas roi
    l’acteur monte sur le trône mais il n’est pas roi
    Il a une couronne suer la tête
    il est un pauvre vieil homme
    Est-ce que ta mère t’a permis d’aller à l’Opéra avec moi
    comme je te l’ai promis. »

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  42. Olga: «  Monde Féminin? » ‘. «Magasine Féminin »? « Les Femmes aussi?ˆ. « Aujourd’hui Madame »? (Curieux comme cette litanie de titres non limitative en dit beaucoup. Ramuz s’effondre- t-il après son entrée dans la Pléiade? Pas prouvé…,

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  43. @ DHH. Mon post d’hier se voulait amusant et amusé. C’est ainsi que vous l’avez compris, je l’espère. Surprise de votre remarque; vos commentaires ,sur le site d’en face, reposent toujours sur des analyses et des avis très personnels. Quant à Simone de B. et le « féminisme »,ou la « féminité » cela m’amuse doublement : ce matin à l’heure prévue pour la seconde émission, un court message de A Van Reeth annonça que la diffusion de l’émission était suspendue jusqu’à nouvel ordre…..les censeurs avaient dû laisser passer la première sans y prendre garde; S de B doit sentir le soufre, 60 ou 70 ans plus tard……
    Savoir comment ce taulier d’un blog-tout-littérature, mais dont les talents culinaires ont été maintes fois loués, comment traiterait-il vos recettes finement détaillées ? mystère ,probablement .

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  44. @JJ Jansen, vous m’avez mal lue; j’ai dit ma surprise de trouver sur le même blog 2 logos exactement semblables, à la couleur près, correspondant à deux pseudos différents ! c’est tout. Ce sont les mystères de l’automate….
    Quant au jugement que vous portez, il n’engage que vous seul.

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  45. AVEU SINCERE
    J’ai éprouvé le besoin de passer des tests de genre pour savoir où j’en suis, homme ou femme ou indéterminé, et expliquer ça à mes trois fils…

    De 14h à 15h, deux charmantes infirmières psy m’ont posé une heure durant des tas de questions auxquelles j’ai savamment répondu, ayant de la culture. Délicat, sensible, affectueux, écrasant une larme de sensibilité féminine de ci delà, pour me faire accepter …

    Ca a marché au delà de mes espérances !
    Porte close de 15h à 17 heures, je les ai niqué toutes les deux, joyeusement.

    Au moment de se quitter, leur verdict a été sévère :
    – nous ne sommes pas sûres de notre diagnostic genré ! Pouvez vous repasser demain ?
    – avec plaisir, mes demoiselles, je suis tout à vous ayant confiance dans votre jugement !

    Je me sens mieux….je m’en vais relire l’ami Fred Fajardie, puis relire Arthur Gobineau et le Brésil, et m’endormir harassé sur Anaximandre

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  46. A priori, du moins chez moi, la « paraphrase » est une reformulation du signifié dans d’autres termes et d’autres structures (il s’agit de redire « à peu près la même chose » mais autrement, avec d’autres moyens verbaux, de produire un énoncé qui se veut globalement synonyme mais sous un aspect différent, ds un genre ou un style différent).
    Donc l’inverse de ce que jje pense avoir fait : donner un point de vue différent (plus « noir » en effet, moins optimiste) en ayant recours au même procédé (l’énumération).

    Si ce que j’ai écrit a un sens, il me semble que l’on pourrait en revanche & tr logiquement me reprocher d’avoir moi aussi, à mon tour & inévitablement, sali le texte de Paul Edel. J’ai bien conscience du caractère paradoxal de mon message nocturne & énervé (&, rassurez-vs, de son caractère secondaire, dérivatif, « réactif »). Reste à savoir si j’ai le droit de penser comme je le fais, si l’on m’y autorise, & sinon, qui s’estime chargé de me le signifier, & de quelle autorité il se suppose investi.

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  47. « Préservons ce bal masqué gigantesque »

    Sauf pour les dieux, qui ont droit à leur portrait en pied !

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  48. Yes, do it, PTV !… SI vous ne le faites pas, vous le regretterez à jamais. Croyez en mes encouragements ! On m’a souvent remercié pour mes bons conseils littéraires, y compris Raymond Pagès, Je vous promets de ne pas surenchérir. Bonne pioche, Bàv,

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  49. @ Bravo e/N… ! Au moins, vous avez su parfaitement paraphraser le billet de Paul Edel…
    Ce faisant…, en noircissant ce qui était blanc chez lui, vous vous êtes grandement SALI.E.
    Allez vous laver, vous risquer de puer le Nescafio toute la journée…
    @ Heureusement, Olga, qu’ai rien à voir avec Jicé… Comment pouvez-vous me parler de gémellité avec cette ordure inculte ?
    @ DHH, très belle apparition sur ce blog. Bonne journée.

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  50. Les textes, les pauvres textes, ont de grandes douleurs — & ne peuvent même pas crier aux péremptoires, aux bornés, aux manieurs pressés de cuillères à pot, aux touche-à-tout compulsifs, aux pâmés à répétition, aux p’tits rigolos, aux simplificateurs précoces, aux tartineurs d’idées fixes, aux bavards narcissiques, aux niveleurs ignorants volontaires, aux défenseurs de prés carrés, aux faux débonnaires qui donnent des leçons sans percevoir leur propre violence, aux chevaucheurs d’air du temps : TOUCHE-MOI PAS, TU M’SALIS.

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  51. Un autre voisin, Pierre Jourde, parle sur son blogue (avril 2020) d’une « culture de l’épuisement », dans laquelle « un mot émis par un politique, une starlette, un animateur, sera reproduit, commenté, illustré, parodié, analysé jusqu’à la nausée. Après quoi on analysera les analyses » (le pseudo décryptage).
    L’art aussi cultive « la citation, le « clin d’œil », la récupération et le recyclage. »
    En outre, artistes, écrivains, acteurs « s’exposent, leur vie est raclée jusqu’à l’os, leurs opinions et leurs habitudes étalées sans fin » (& comme chez les Mormons on convertit rétrospectivement, post mortem, artistes & écrivains du passé à l’Église de l’Absolue Transparence & de la Télé-réalité Crapoteuse des Derniers Jours — P. Jourde n’est pour rien ds cette parenthèse).
    « Cet épuisement ne nous rapproche pas du réel » — ni de l’art, de l’écriture ou de la création (c’est moi qui ajoute).
    Chacun entasse « du discours sur du discours ».
    « Nous ne vivons plus que dans un brouillard de discours qui s’est substitué [au réel — & à la littérature], et qui se reproduit sans fin, se nourrissant de lui-même. Nous parlons de ce dont nous parlons. »

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  52. Rentrée d’hier par la voie des airs, j’ai à peine eu le temps de reprendre mon souffle, avant de découvrir ce curieux berlingot à la menthe poivrée, ,qui excite les papilles sans une seule faute de goût. Le Chef a sans conteste une toque étoilée, qui sait mêler les saveurs et goûter ses propres plats; tout est jouissif tant pour le Chef que pour les convives invités à contempler leurs propres reflets dans des miroirs insidieusement placés.
    C’est très revigorant, aussi, ,nous avons tous notre place à ce banquet, quoi que nous disions, un espace de liberté qui nous est accordé. A nous de le préserver.
    @DHH, étonnée de vous lire,ici. Le robot vous a doté d’un passeport tout vert, chanceuse que vous êtes, grande lectrice souvent occupée à vous chercher des poux dans la tête! Ce matin, j’ai pensé à vous en écoutant la première des émissions consacrées au  » Monde Féminin ». Il était question du clitoris , et accessoirement de Simone de B; votre ennemie jurée qui vous a , quasiment, fait gâcher votre vie…. Jusqu’à jeudi ou vendredi, tous les attributs de la Femme seront savamment examinés, à travers la littérature et la philosophie.
    @ JiCé , JJ Jansen, vous avez hérité du même monogramme, ça alors, quelle surprise, à une différence près, une seule, l’un est rose, l’autre est gris. Seriez-vous 2 frères jumeaux, le mystère est entier.
    Que vive donc, la littérature, sous toutes ses tuniques, sur ce blog ou sur l’autre, aux plaisirs ou aux effrois des découvertes.

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  53. « Il male affiora, a schegge, imprevisto, orribili schegge da sotto il tegumento, da sotto la pelle delle chiacchiere […] Da sotto la copertura delle decenti parvenze, come il sasso, affiora, che nemmeno lo si vede: come la buia durezza della montagna, in un prato. »
    (Gadda, Quer pasticciaccio brutto de via Merulana)

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  54. Ça déborde ou ça dépasse… la bouillie ?… 🙂 ou… Ça mouille de partout ? Ce blog se lubrifie de jour en jour…,je trouve… Comme au Bon Beurre ! la cuisine… ! On progresse partout-ze ? euh, pardon, Christiane et Jzmn… !
    Que disions-nous au sujet de Stendhal, au fait, Paul ?… Il détestait sa sœur ainée et n’avait d’yeux que pour la cadette, mais ne serait-ce pas l’inverse par hasard ?… Laquelle des deux lui corrigeait ses manuscrits ? Quid au juste ? Bien à vous,

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  55. Vous avez raison, Paul Edel! Mais tout s’équivaut dans les commentaires de blogs et autres facebook, telle une infâme bouillie..

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  56. J’ai répondu à l’invitation; Je suis venue visiter::Piquante et intelligente votre dissection du blog d’a côté
    Son côté boutique de coiffeur ou toutes sortes de gens viennent et parlent avec plaisir de leurs histoires et de celles des autres dans une atmopsphere conviviale , vous le rendez de manière savoureuse avec vos accumulations desordionnées de profils hétéroclites .
    On y va je pense parce que ce blog l n’est pas intimidant, moins que le votre ,car même si on veut vraiment parler de litterature on ne s’y sent pas obligé de voler très haut pour y etre legitime, et ,il n’est nul besoin et de faire montre de lettres de noblesse en la matière;,
    Vous on vous lit avec attention , avec bonheur avec reconnaissance pour tout ce que vous nous apprenez de penetrant et d’original sur des textes des écrivains mais on ne s’installe pas chez vous pour parler d’autre chose que de litterature et pour rencontrer des gens .Un plus? Ou un Moins ?

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  57. ah voilà enfin un magnifique hommage aux intervenautes de la RDL qui ne disparaitra pas… Pour le penser, il fallait que vous ayez fini par y entrer dans le bal de la RDL, et ayiez dépassé vos humeurs à l’égard de quelques uns, pour pouvoir en mieux juger… Voilà pourquoi, depuis quelque temps, je me sens de mieux en mieux chez vous. Vous avez l’optimisme d’une Yasmina Reza chevillée à l’âme et cette aptitude charmeuse à savoir auto critiquer la pratique du vôtre par comparaison (Si votre blog devient une Mer de tranquillité (comme le mien) c’est foutu) !… Non, le vôtre, c’est l’indispensable double de celui de Passoul. Il ne faut rien en changer surtout. Il nous protège des humeurs passagères d’icelui qui, par ailleurs, compte sur vous…
    Et moi,, je me reconnais dans tous les erdéliens que vous décrivez avec tant d’empathie, y compris dans leurs charentaises conformistes. Vous nous offrez un magnifique cadeau, ce matin… Adoncques, je me permets de copier-coller ce message sur l’autre chaine pour que l’on vienne vous visiter !
    Infiniment merci, Pierre, Paul, Jean, Jacques et Pierre !…
    Jakadi…

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