La guerre sur les collines de Beppe Fenoglio

 « La guerre sur les collines «  est Le livre capital de  Beppe Fenoglio (1922-1963).

Italo Calvino a affirmé  que c’était « le grand roman de la Résistance italienne ».  Mais les français la connaissent mal le guerre des partisans (1943-1945) contre les fascistes de Mussolini et les allemands de la Wehrmacht. Le roman s’étend de  juillet 1943 au terrible hiver 1945.Il  fut publié  en 1968, à titre posthume sous le titre italien « Il partigiano Johnny » , cinq  ans après la mort de l’auteur, à 41 ans.

Né à Albe, Fenoglio n’a pratiquement jamais quitté sa ville natale ; ce sédentarisme marque un attachement profond pour sa terre des Langhe, une région superbe mais pauvre et austère, située aux limites du Piémont et de la Ligurie, entre Cuneo et Alessandria. Cette région de collines, qui avait déjà inspiré Pavese, lui inspire de nombreuses nouvelles et constitue le cadre de toute son œuvre ; le soin qu’il mettait à observer le pays et ses habitants prouve à l’évidence qu’il voulait donner une existence littéraire à cette terre oubliée. Ni Pavese ni Fenoglio n’ont oublié  la grandeur austère des haute-Langhe , ni les vignobles et la douceur pastorale des Basse-Langhe. Comme Pavese avec San Stefano , Fenoglio n’a pas non plus oublié sa ville natale, Albe, tombée  sous le contrôle de la sinistre  légion fasciste « Mutti ».
Dans un premier temps le héros, Johnny et double de Fenoglio ,s’agrège à une bande de Partisans communistes, commandée  par le   lieutenant Biondo,avec un commissaire politique, Némega. Unis dans la lutte  chaque groupe de partisans a sa couleur politique et ses objectifs d’après-guerre, divergents.  Il y a  les « Garibaldiens » ,  les  « Rouges » d’un côté , d’obédience communiste,  et les  Badogliens dits « les bleus » fidèles, eux  au Roi d’Italie .Il faut aussi ajouter   le groupe « Giustizia et Liberta, » d’inspiration libérale ;

Beppe Fenoglio à la fin de sa vie

Près de 5OO pages serrées, pour raconter dans les détails quotidiens d’une vie de « partisan », et ses étonnements, les journées de froid, d’attente anxieuse, de brefs assauts, de replis,de longues marches et de bivouacs dans des fermes désertes. On découvre aussi   la diversité  sociale des partisans recrutés,  depuis des siciliens  déserteurs, jusqu’à un ancien pilotes de  chasse l’armée régulière.i illetrés et intellectuels  se mélangent

Johnny est un intellectuel, originaire de la ville d’Albe où vivent ses parents petits bourgeois-comme Fenoglio- il  s’engage contre l’avis de ses parents, chez les partisans, du côté des « bleus » de Badoglio.
Fenoglio  est  amoureux de la langue anglaise et  nourri de littérature américaine-comme Pavese-   et donc truffe le texte d’expressions anglaises  ce qui déconcerte  dans un premier temps.. Johnny « La guerre sur les collines » est une œuvre posthume devenue un « classique » de la littérature italienne. Cette œuvre inachevée parut donc 5 ans après la disparition de l’auteur. Cependant il avait laissé à sa mort plusieurs manuscrits et brouillons de ce livre. Il y eut et il y a encore  des polémiques à propos du choix des différentes versions qui font  le bonheur des revues littéraires italiennes.
La version proposée par Gallimard est assez époustouflante dans la traduction de Gilles de Van.. C’est loin d’être un bon récit de la Résistance italienne – C’est LE grand texte  qui raconte  l’histoire de cette guerre civile italienne.

Un partisan

Dès qu’on ouvre  ce roman-témoignage   on est  frappé par sa   puissance dramatique , mais aussi par l’originalité  d’une  prose qui charrie à la fois une langue familière, mélange les dialectes, mangue qui  accumule des néologismes, des métaphores, pulvérise les clichés d’une langue officielle .Fenoglio truffe son texte d’inventions verbales, d’archaïsmes, de néologismes formés partir du français ou de ‘l’Anglais, revient à une tradition baroque, précieuses, tantôt tres familier, voire vulgaire, tantôt alambiqué ou pédant ,avec des syntaxes empruntés à l’anglais,  le tout avec  une visible jubilation de grand lettré. Il rend à chaque personnage sa manière de parler –le sicilien ou le turinois- bref  Fenoglio manifeste  un grand chambardement et plein d’innovations linguistiques : souci d’expressivité,  chaines de métaphores qui lui sont personnelles,  combat  une langue officielle  formatée qui tend à s’imposer dans l’Italie fasciste. Il puise à toutes les sources régionales, les   expressions dialectales, le parler paysan,  l’élégance aristocrate, des propositions abstraites, et même  il  se joue de   la langue de bois  « communiste » .Il  ne se prive jamais d’effets lyriques, et construit ainsi une poétique baroque  qui n’a pas dû  faciliter le travail  du traducteur. 

. Fenoglio s’appuie bien sûr  sur son expérience, sa mémoire, ses combats. Ce  témoignage qu’on sent  autobiographique  surprend à chaque page. Emotions fraiches,  aventure personnelle, conversations dans le maquis, monologue intérieur, considérations stratégies, descriptions rurales, ce mélange su particulier  nous fait partager  les  surprises, les naïvetés, les étonnements et les désarrois du jeune partisan Johnny.   Comme un Fabrice del Dongo,   Johnny est  stupéfait du désordre des combats et de la pagaille ,surpris par le passage des saisons, la solitude, les querelles entre chefs, les   sournoises rivalités  idéologiques entre les clans éparpillés ,le caractère hétéroclite des brigades, les armes dérisoires, l’indiscipline, les hiérarchies flottantes.


La fresque  vaut par ses changements de rythme, la lenteur et l’ennui entre les escarmouches, les marches épuisantes de jour comme de nuit, la crainte des trahisons de villageois pro-fascistes, les rares moments de détente, comme ce bal de village.

Fenoglio  brasse, métamorphose, pulse, enrichit la langue italienne passant de la langue noble à la langue triviale, du dialecte à un néologisme.  

Les collines où eurent lieu les combats

Scènes de harcèlement. Embuscades brèves et meurtrières. Enterrements en cachette ou en grande pompe, selon les circonstances et les lieux.… Solitude et ennui, doutes sur la tactique du combat, froid, faim, manque d’armement, discipline flottante, méfiance des paysans barricadés dans leurs fermes (« Fascistes et partisans, que le cul vous pèle, tous autant que vous êtes ! » crie un paysan après avoir dit que les femmes de son village multiplient les fausses couches après les intrusions de Fascistes et de Résistants).La complexité des situations  se renouvelle de  pages en pages.

Au dessus de la mêlée, trône le mythique commandant « Nord », comme un dieu des batailles ,il dirige le secteur des » Basse Langhe » et donne enfin une discipline militaire à ces groupes hétéroclites. Des figures émergent : le sicilien Michele, ou Pierre , ex- pilote de l’armée de l’air italienne, tous magnifiquement portraiturés. Bien sûr, plusieurs critiques ont fait remarquer dans la presse italienne que, sur le plan strictement historique, comme Malraux dans « L’espoir » , Fenoglio a « idéalisé » certains personnages, comme aussi Malaparte dans « la Peau »,mais il, a aussi donné des pages saisissantes sur, par exemple, la libération de la ville d’Albe, la première , je crois, à avoir été délivrée en Italie du Nord par les partisans « Azzurri », ce qui permet à ‘l’auteur de retrouver brièvement ses parents. »

Johnny est lui-même fascinant de complexité avec de subtils glissements vers  des réflexions méandreuses et si originales.

Sur le plan littéraire, sa prose est riche, baroque, vigoureuse, ondoyante, hétéroclite. D’un côté la  sobriété dans les scènes d’action puis soudain, agrandissement épique, puis envol vers un lyrisme et des méditations quasi métaphysiques et  religieuses sur le destin de son héros et de ses compagnons. C’est à sa manière, une Odyssée. Les  collines remplacent la mer.

Les confessions de solitude, de désarroi, les longs moments de lassitude du combattant, n’empêchent pas   Fenoglio  de célébrer   un hymne à  ces collines majestueuses et austères. – c’est presque mystique-    La proximité de la Mort donne  parfois un accent de  fatalité romantique à certaines pages.                                                                                                                                                                                                                                                                                  Johnny redécouvre chaque matin  une beauté pastorale qui peut s’achever  dans la mort l’après-midi.  Il hume, dans ses nuits de veille, les odeurs d’herbe ou de fenaison et dans le même mouvement,  mesure la pagaille des hommes, ,leur candeur, leur patriotisme, leur sentimentalisme.  Dans leur grossièreté de langage, il  apprécie  leur humanité.

 Toucher physiquement  la barbarie, voir les premiers cadavres, tuer soi-même  transforme Johnny. C’est un grand roman de formation, d’initiation. « Johnny » ,avec sa mitraillette Sten, veille en sentinelle sur SES « collines » ,SA patrie, le lieu de  SES souvenirs d’enfance, tandis que ses nouveaux amis, au fil des combats, meurent les uns après les autres et qu’une réflexion passionnée et lucide envahit le héros.
 

Le découpage des scènes, les rythmes différents du récit, les couleurs et l’originalité  du style,, l’envol poétique, le génie de la topographie, ou la fine la mélancolie, tout est de grande ampleur.

On fusille dans les fermes, tandis qu’à un kilomètre à vol d’oiseau, les partisans dorment, inconscients du drame de leurs frères d’armes ..Ces collines du Piémont deviennent un échiquier de la mort sous l’œil peu compatissant des villageois. Il y a parfois trêve, échanges d’officiers. Mais tout le monde vit dans la paranoïa.
parmi tant d’autres très grandes scènes, l’une frappe, c’est le retour du fils qui revient, après des mois, en vainqueur (provisoire) dans la ville d’Albe, pour y retrouver ses parents et l’appartement de son enfance .Les parents voient  ce  que la guerre a changé en lui. Cela nous vaut les plus belles scènes de décalage familial.
Le roman s’achève sur de terribles  scènes de combat.Johnny est hagard ,épuisé.Les partisans harcelés et harassés,perdent courage, ils sont  sans munition, désespérré  de voir  les plus fidèles  compagnons hachés  par les armes automatiques des fascistes.C’est dans ce moment de dégout que la dernière phrase claque : 

»Deux mois plus tard, la guerre était finie ».

                               ***

 Extrait :

«  Ils se relevèrent et commencèrent l’ascension, se frayant un chemin au cœur du bois, à mi pente de la grande colline, entre la vallée déchirée par des coups de feu sporadiques et la crête parfaitement silencieuse. Ils traversèrent des zones d’ombre de plus en plus sombres, sous le crescendo du vent, et tout sentiment, tout instinct semblait s’anéantir sans cette marche archaïque vers la plus plate des sécurités par la plus scabreuse des routes. -Ça passe, ça passe,-continuait  à chuchoter  Ettore, avec une voix qui semblait  venir de l’âme et vouloir tous les suggestionner.

Ils avaient atteint une  clairière ouverte aux derniers sortilèges de l’ombre et de la lumière mais absolument vierge de cette vie bruissante et grinçante qui régnait partout ailleurs dans le bois. Johnny s’y engagea le premier avec l’impression de fouler un parterre d’asphodèles et il l’avait déjà traversée en partie lorsqu’une rafale de mitraillette et quelques coups de fusil déchirèrent l’air ambiant. La terre gerba  et les branches crépitèrent sous les balles et soudain  un homme, partisan,  vola vers eux comme une flèche , en direction de la plaine, tête baissée, frôlant à peine le sol, délivré de son poids comme un corps sublimé. En passant, il leur hurla de filer vite, vite, et tous se coulèrent dans son vertigineux sillage tandis que  sur la hauteur le feu reprenait, hargneux et opiniâtre. Johnny se jeta dans la course mais le gosse lui barrait la route. Il avait jeté son fusil et s’affalait sur les genoux, mains jointes sur la poitrine, paralysé, brisé par la terreur. Johnny tomba sur lui genoux serrés et le catapulta, poursuivant et relançant à coups de pied sa masse qui dévalait vers la vallée, momentanément sauvée.

Ils se retrouvèrent tous les deux seuls sur un éperon dominant le torrent dont leur parvenait l’écho mais aucun reflet à cause de la pénombre. Le gosse gisait couché sur le dos, comme moribond ;il commença à gémir,-Tu m’as sauvé mais tu m’as défoncé la poitrine. Je suis sûr que j’ai des tas de côtes cassées.

-Respire profondément et dis-moi si ça te fait mal.

-Oui, ça me fait mal.

-Très mal ?

Il essaya et répondit  que non.

-Alors c’est que tu n’as pas de côtes cassés et remercie moi.

-J’ai perdu mon fusil. 

-J’ai vu. » Chapitre XXV

Traduction de Gilles de Van.

168 commentaires sur “La guerre sur les collines de Beppe Fenoglio

  1. Entre être intéressé par les monuments et documents et les fétichiser à ce pont, il y a une marge entre nous…
    Et je la respecte, en vous assurant qu’elle n’est pas aussi profonde que vous le croyez. Je n’ai juste pas besoin de l’entremise Hidalgo ou Valls pour combler cet espace…, Elle erre dans une horreur, cette dame, certes, si c’est tout le mal que vous lui souhaitez, elle n’a pas l’air de se plaindre du ticket kitch et toc, d’autant qu’elle préfère errer là qu’à l’Escorial . Cela dit, on se choisit toujours les ennemies que l’on a à sa portée, avec la touche de misogynie qui sied bien à l’esthétique de la plaque fleurdelisée et du pastiche (sur la pistache de la postiche)… Ah, qu’en termes galants, etc…

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  2. Evidemment, La Défense systématique de l’ autodafé permet d’escamoter l’horreur de son origine et la bêtise de ses effets. Ce pourquoi on ne saurait dire que wmadame Hidalgo a récupéré son Hôtel de Ville intact. Plus juste de dire que, sans l’ escalier du ´Boccador, et les décors intérieurs elle est condamnée à errer dans une sorte de Fontainebleau de l’ Art pompier qui est à François Ier ce qu’un décor de Meyerbeer est à la Renaissance : du toc et du tape à l’œil. Défendre la Commune, c’est aussi défendre cette esthétique de pastiche et de plaque. Mais vous vous en fichez, ni les monuments , ni les documents ne vous intéressent, moi si..,,

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  3. @ le dernier à y avoir travaillé à temps et à avoir reproduit des documents que nous n’avons plus aujourd’hui.
    Mais comment fichtre le sait-on ? et pourquoi se faire ainsi tant de bile avec de l’histoire contre factuelle ?
    A la bibliothèque d’Alexandrie ou à celle du nom de la rose ? Il faut s’y faire… Petit rappel d’Auto-Dé-Fé (chez Canetti)…

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  4. @ Révolution autophage qui détruit sa propre histoire.
    Elle fut donc une éclatante éussite. Pourquoi aurait-elle voulu laisser des traces de son action ?…, tel n’était pas son souci… Et puis franchement, dans 100 balais que Thiers en l’état s’en souciera encore ? Hein, l’jmb ?

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  5. cette pauvre Mme Hidalgo, revenue intacte des flammes de l’hostel de ville…

    les cons rendent bêtes et meschant et retenez moi qu’ils diraient baroz

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  6. personne ne peut être insensible à ce gachis..mais les cannibales se sont obstiné à les faire dabord bien morts avant que de les baptiser barbares..dire que des bibliothèques il y en a plein d’autres à bruler..les hommes de paix veulent ton intelligence meussieu courte..pas tes leçons

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  7. Michelet apprenant l’incendie de L’ Hôtel de Ville; «  Ah , les malheureux, ils ont brûlé les archives du Peuple! ». Du Peuple, Bouguereau, pas de la gentry. Et c’est si vrai qu’encore aujourd’hui, des points obscurs demeurent sur la vie de tel ou tel révolutionnaire. État – Civil par exemple,
    Pour une petite idée de ce qu’on a perdu, voir les sept volumes de l’ Histoire de la Révolution de Mortimer-Ternaux, le dernier à y avoir travaillé à temps et à avoir reproduit des documents que nous n’avons plus aujourd’hui. Révolution autophage qui détruit sa propre histoire. Même analyse pour les Tuileries . MC

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  8. yes jmb, cmplmt à la ramasse vu que j’ai pas suivi non plus zoller ??? Can you explain if you want ?

    vous m’amusez à répéter 100 fois les mêmes arguments, MC, pour justifier votre prévention contre la communôlatrie, et our chuter sur cette pauvre Mme Hidalgo, revenue intacte des flammes de l’hostel de ville… comme si le sort du monde dépendait de cette noble dame… Un argument un peu..long, à défaut d’être Court, hein ? Mais bo, chacun ses tracasseres préférées. On va passmentire (de quoik ?).

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  9. Ai pas compris de qui jmb fait l’éloge ; du vôtre ou celui de votre bourreau ?

    de zoller..décidément t’es à la ramasse

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  10. Et je rappellerai qu’elle nous a coûté les 100 000 volumes et manuscrits des Tuileries, tout comme les dites Tuileries de Philibert Delorme et les Archives de l’ Hôtel de Ville soient 5 siècles de généalogie parisienne

    pas beaucoup celles des classes dangereuses meussieu courte..c’est quelles le sont pas toujours a bône escient quelle dirait bonne clopine..mais ne sachant rien de ce que jeanclaude milner en a dit je te fais confiance meussieu courte..et ça manque pas de sel..ceci dit ce mot de communolatrie me plait..de la minuscule héstoire conseilliss et anarcosindicaliss franco français..elle devient un hatribut du crâne en or hinternational..que ne m’apprends tu pas que l’ami zoller en ait dit haussi du bien..que ne!

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  11. Je ne vois pas en quoi cet entretien de Sollers est tendance mousseux tiède. On y trouve tout de même Calasso, dont il est dit qu’il est peu lu en France, et c’est dommage et vrai. comme JC Milner. JJJ je ne partage pas la communolatrie de certains membres. Et je rappellerai qu’elle nous a coûté les 100 000 volumes et manuscrits des Tuileries, tout comme les dites Tuileries de Philibert Delorme et les Archives de l’ Hôtel de Ville soient 5 siècles de généalogie parisienne. À une époque où Madame Hidalgo veut promouvoir une image sympathique de la dite commune dans le plus pur style soviétique, ( bd et personnages) ce n’ est pas à dire, mais tant pis. PS Meyssan est un nom qui fut fâcheusement illustre au moment du 11 Septembre. ce Raphael la serait-il le fils de Thierry?

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  12. @ Jazm, Estimez vous heureux, Jzman : se faire engueuler en direct par un prix Goncourt, c’est pas donné à tout le monde. Vous pourrez le mettre et et le prouver dans votre prochain CV.
    NB/ Ai pas compris de qui jmb fait l’éloge ; du vôtre ou celui de votre bourreau ?
    (il est retombé dans son obscur objet du désir, à matin)…
    Bàv3…

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  13. Moi, je me suis fait engueuler !
    En plus, je n’ai pratiquement rien lu de lui.
    Je jugeais seulement le personnage officiel de l’écrivain qu’il s’est donné sur les médias.
    En revanche, j’aimais bien ses présentations d’auteurs classiques en ouverture du Monde Littérature…

    les propos qui cherhent leur légitime zone de confort dans note être meurtri sont souvent tout et que diagnostique baroz..et j’abonde dans cette position si fourbe de zoller..c’est un bon journaliste..un bon éditeur..un communicant acceptable..j’irai même jusqu’à dire un pédagogue de média assez fortiche..c’est à dire comme dirait gide..on ne sait pas comment mais il arrive toujours a se faire comprendre et a faire partager ses vues..et ça tient lieu

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  14. Les avis ou les opinions que je peux exprimer, ici, ne changeront pas le monde,je ne vis pas dans l’illusion;si j’écris que les 10 premières lignes de Miss Dalloway me semblent un vrai exploit, qu’est ce que ça change !

    sapré keupu..son utilitarisme voudrait pouvoir inclure au moins quelques pubs dans ses posts..même pour rien..surtout pour rien: ça prouvrait le désinteressement qu’il a d’utiliser les autres

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  15. @ je me suis aperçue un peu tard que mon post pouvait être entendu de deux façons. J’ai apprécié que les cravates se dénouent, c’était bien. Et je n’ai pas envie de tourner les talons. Je ne suis pas du genre ah comme c’est beau, comm c’est gentil.
    J’ai beaucoup lu Ph.Sollers, je le lis encore et j’y trouve de quoi discuter avec moi-même ou le passant qui passe.
    Les avis ou les opinions que je peux exprimer, ici, ne changeront pas le monde,je ne vis pas dans l’illusion;si j’écris que les 10 premières lignes de Miss Dalloway me semblent un vrai exploit, qu’est ce que ça change !
    Pas de pitié pour les poncifs ni les lamentations.
    Ici, c’est vrai, on peut asperger l’autre d’une bassine d’eau froide, sans trop vitupérer et sans chercher à le tuer, c’est pas si mal !
    Il y a 20 ans ? j’avais trouvé , lors d’une expo, un livre superbe de Sollers, en espagnol, un choix extra d’illus-rarement vues- et un texte alla Sollers qui m’avait permis de revisiter Picasso, autrement.
    A plus tard,dans 2 jours ou 2 semaines. En toutes lectures.

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  16. « On peut y dire qu’on n’aime pas Ph. Sollers »

    Parlez pour vous, JJJ.
    Moi, je me suis fait engueuler !
    En plus, je n’ai pratiquement rien lu de lui.
    Je jugeais seulement le personnage officiel de l’écrivain qu’il s’est donné sur les médias.
    En revanche, j’aimais bien ses présentations d’auteurs classiques en ouverture du Monde Littérature…

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  17. Olga, ne disparaissez pas trop longtemps, c’était votre blog autrefois, ne vous en sentez pas exclue…
    Bien sûr on s’y est déporté un brin, parce que sur l’autre chaine, c etait pas tjs satisfaisant…
    Icite, ça reste quand même de la haute littérature. On peut y dire qu’on n’aime pas Ph. Sollers parce qu’il est devenu trop vieux et méconnaissab »… et qu’il écrit tjs les mêmes salades… On n’est pas viré pour autant. Hein,
    Bàv,

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  18. je mets 7 sur 10..et 10 sur 10 sur le temps d’aujourdhui..presque paris en mai

    tu vois bin qu’tu peux êt’ comme nous aut’ ‘excepté MC), Sur la commune, sur arte, sur la lanterne magique, Tu wois que tu peux êt’ sympathique quadn tu weux.. Mett’ des notes comme à l’écorle. Là, avions tout compris. T’es un êt’humain, al’hors, jmb ? Je suis content.

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  19. mais il devait avoir une sorte de Goebbels qui a pêché Platon comme on pêche une baleine

    hof je me demande s’il ne s’échoue pas tout seul la trippe en vrac..découvrant soudain la lourdeur inoui de leur corps comme les flamands hors de leur pot de bière..comme aux albatros il faut pardonner beaucoup au grand métafisicien meussieu courte..et ceux qui ne le font pas sont les crabes..les ingrats

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  20. @ au soleil, ou, au vent qui décoiffe.Je passais et je suis restée sur le bord du chemin, sur l’accotement proprement dit. Les battes de baseball cognent, fort; les costumes cravates ont volé dans le fossé //passionnée et médusée, je n’aurais pas pu penser que cela puisse arriver,un jour. C’est bien. Mon com. s’arr^te là
    Je ne connais pas Fenoglio, en fait il est question de Sollers; je l’ai vu à la tv, il y a un mois, peut-être Je ne l’ai pas reconnu, ni sa voix, ni son visage, ni sa silhouette, lourde, écrasée sur une chai. Amertume, rien que de l’amertume.
    Ce fut assez bref.
    A la fin, j’ai filé dans la maison, à la recherche d’un miroir; réaction féminine, en partie; le temps était-il si vite passé. Le reste n’intéresse que moi,et ceux qui m’ont accompagnée jusque là .
    A dans plus longtemps, à vous lire.

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  21. Il est de fait qu’ en bonne logique les arguments qui servent à détruire Heidegger sont ceux là mêmes qui devraient condamner Platon au pilori ou pire. Denys le Tyran n’était pas précisément un enfant de chœur mais il devait avoir une sorte de Goebbels qui a pêché Platon comme on pêche une baleine. Accord avec Bouguereau sur cet aspect là…

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  22. ha j’ai regardé la commune sur arté hier..au dbu ces animations gustave doré découpé en plan m’ont fortement fait chmir..et puis je n’sais pourquoi je m suis fait à cette lanterne magiqu stream punk..ce commentaire geignard mais rapidement torché m’a permis de rabiboché mes mémoire fort éparses de événements..la vielle carte de pais est devenu hassez habilement le champs de bataille..je mets 7 sur 10..et 10 sur 10 sur le temps d’aujourdhui..presque paris en mai

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  23. Marcel Proust, qui, parait-il, prononçait Suuanne pour Swann, JJJ !

    y manqurait pu qu’il ait eu l’assent d’euxfeurd comme un attaché d’ahmbassade baroz..l’anglais c’est que du français mal prononcé..en ce temps là on savait rende à ‘clèm’..et sans accent!..qu’il aurait dit serdgio

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  24. ..ma mère..jiji et meussieu courte font lunion sacrée pour me faire pende..il s’aiment dans le crime..mais polo le permetra pas

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  25. Dis avec simplicité que tu n’aimes pas, ça suffit.La hargne n’est pas un argument en critique littéraire

    zoller n’est pas un critique littéraire..y tésorise sur les morts qui tourne ses ‘moulin à sang’..qu’il voudrait faire croire le sien..lors qu’il vend des ptis pains de macabé..qui t’autorise toi polo a jeter l’anathème et à faire la vilaine morale qui srait cette ptite porte de derrière pour le laisser fuir? personne ne lui veut de mal..sinon sa répute que tu ne décrétras pas

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  26. Tu ne vas , pas toi aussi, devenir un commentateur pilori Un.Coupeur de tête

    polo quand qu’on est moisi coté pile il est l’genre a dire bien contri ‘et regarde mon coté phace comme il est hencor plus pourri’..

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  27. tes os à moelle seront tout entier pour le bouillon au génération phutur baroz..les jeunes les beaux les tatoués s’en pourléchront

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  28. « tu me sembles d’une humeur exécrable ces temps ci »

    Pas vraiment, plutôt heureux de l’arrivée du printemps, Paul.
    J’ai même rappelé à Passou son oublie systématique de Sollers sur son blog, alors qu’il n’aurait pas dépareillé dans son dernier papier.
    Rien de pire pour un écrivain que le silence des critiques littéraires, dont je ne fais pas partie…

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  29. Jazzi, tu me sembles d’une humeur exécrable ces temps ci. Sollers clive, Sollers divise,surtout par ceux qui ne le lisent plus depuis longtemps.. lis au moins son travail de critique littéraire avec « la Guerre du gout »(‘Folio), un modèle du genre.Tu ne vas , pas toi aussi, devenir un commentateur pilori Un.Coupeur de tête.Dis avec simplicité que tu n’aimes pas, ça suffit.La hargne n’est pas un argument en critique littéraire.

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  30. MC La photo du bas représente les collines autour de Turin,aujourd’hui, là où se passe le livre De Fenoglio, dans le Piémont.

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  31. @ .c’est toi qui fait ça précisément non..c’est ceux qui le lisent les orpailleurs

    aurais point eu l’dée de chercher des pépites chez Ferdine, mon brave jmb… Comme tout le monde, avions lu deux fois Le voyage au bout de la nuit et pas mal d’autres romans du gars, N’orpaillant pas, je l’ai pas mis sous le tapis, mais j’avons point trouvé d’or même n grattant bin… Et suis bin sûr,j’avons décidé que j’en trouverions point non plus dans les pamphlets… Mais y’en a qui doutent pas… mon bon… Continuez à chercher dans les sous-sols, y aura p(ête une bive bouteille derrièe les fagots à défaut de beaux draps moisis. Hein !

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  32. Déjà subi des réactions de ce genre, JJJ. Donc habitué ( mais jamais aux coups de poignard!). D’autant Paul Edel que je me demande si cet Imagier est bien de Nerval! Un collectionneur de mes amis dispose d’un exemplaire avec envoi, mais , problème, l’ envoi est de Mery! Certes, ils l’ ont consigne
    mais c’est tout de même troublant, d’autant que la versification est calamiteuse! (on a oublié Mery, poète de la Cannebiere monté à Paris, et se distinguant avec son confrère Barrhelemy par le lancement du mythe de l’ Aiglon -spécialité marseillaise avant Rostand- via Le Fils de lHomme, et surtout des satires en vers désopilantes sur l’ époque de Charles X LA Villeliade, La Corbiereide, etc c’est dommage. il valait mieux dans le burlesque que dans le tragique’). JJJ c’est le mythe de l’ imprimeur démiurge qui sauve les textes qui séduit les romantiques. Harlem, certes, mais aussi. Les Mots de Vacquerie ( non, pas Jean Paul, Auguste) pièce injouable ou le personnage central doit être un Dictionnaire. Ici , une etude du statut du langage et de l’ imprime chez les petits romantiques serait d’un grand secours! Disons que les deux champs de bataille que sont l’ impression et le langage sont jumelés dans l’inconscient romantique. La description de Gautier pour l’ Hernani de 1830 s’in s’écrit dans cette logique là :  » Certains vers étaient pris et repris comme des redoutes « . Du langage comme champ de bataille. Il ne reste plus à Balzac qu’ à faire dans Illusions Perdues le portrait du Grand Homme de Province à Paris trahi par les siens ( tiens, c’est un imprimeur! et devinez qu’elles impressions tiennent un Siecle après? les siennes! Curieux, non ?) et, dans un chapitre vengeur que je n’ ai pas source, d’évoquer ce romantisme à l’ estomac, ou paraissent les clones de Canalis, de d’ Arthez, de tant d’autres….

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  33. « qui dit mieux ? »

    Marcel Proust, qui, parait-il, prononçait Suuanne pour Swann, JJJ !

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  34. tout l’monde il est fort en gueule

    voui, toi aussi… derrière ton écran sexuel. Espère que tu t’y inclus, enclouure ! (2 u à la suite,qui dit mieux ?)

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  35. Gérard de Nerval (Léo Burckart – L’Imagier de Harlem)
    Toute sa vie, Nerval a pensé au théâtre, écrivant pièces et livrets, fondant et dirigeant une revue dramatique, tenant la chronique théâtrale de journaux, fréquentant acteurs et actrices. Parmi les œuvres qu’il écrivit pour la scène, Léo Burckart apparaît, avec Cromwell, Lorenzaccio, et le Don Carlos de Verdi, comme un des plus beaux témoignages de la réflexion romantique sur la politique et sur le pouvoir, et L’Imagier de Harlem, contemporain des drames wagnériens, est, bien avant Claudel, une tentative de spectacle total, échappant à l’espace et au temps.
    _____
    Non,je ne suis pas fan de Nerval… Vous savez moi, MC, j’en suis juste resté aux « filles du feu » chez Emile Blanche, c’est tout ce que j’ai pratiqué. Vous m’aviez signalé le poète spécialiste de l’onirisme après votre conseil très apprécié de Swedenborg. Mais je n’ai encore rien entrepris en ce sens. Il faut dire que le deuxième pavé de Lahire prend du temps… Et je n’ai guère le temps de « relire » tant je suis accablé par ce qu’il faut dé-lire.
    Je reconnais voler bas par rapport à mes « accusations de références inintelligibles »… Mais n’y prêtez par garde, MC et votre mot est certainement trop fort, me concernant. Je me sens tellement petit à l’égard de votre érudition, alors parfois cela me met un brin en rage, je ne sais pas pourquoi, mais ne vous en souciez pas, c’est un défi que je vois relever seul.. En réalité, je vous lis tjs avec beaucoup de (dé)plaisir, en ce que vous m’obligez à aller faire des recherches, Vous constituez ce fiasant un fort bon stimulant à la prévention de ma paresse littéraire naturelle, le savez-vous ? Et je préfère au centuple cette démarche à celle de txfl qui nous bombarde de liens sans les avoir lus..
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    *Sinon, je n’arrive pas à cerner jmb, Cet homme est capable de dire vachardement des choses profondes à chacun sans aucune exclusive. J’ignore d’où lui vient ce souci d’équité, mais il est là, indéniablement. Cela me stupéfie toujours un brin. J’aimerais bien lui rentrer dans le lard de temps à autre, mais j’ai remarqué que sa placidité (flaccidité ?) naturelle l’abritait de toute fureur responsive. Alors, à quoi bon (ne Clopine), comme qui dirait, hein ?

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  36. je ne pense pas que le theatre de Nerval soit très lu. Êtes-vous fan de l’ Imagier de Harlem? précaution oratoire peut-être, mais je crois que les accusations de références inintelligibles volent assez bas et partent assez vite à l’ encontre de votre serviteur. Alors je fais comme si….Il faut croire que dans les deux cas’ ça déplaît ! pour le reste, relire c’est aussi se souvenir et je garde un très bon souvenir du Buckardt du Français, sans anachronisme ni dictature du complet veston, ni musique à la Langoncer, bref du vrai théâtre.  » un theatre lu ne dispose que d’une vie limitée et précaire » disait un de mes bons maîtres, tel n’ était pas le cas d’un Buckardt crucifié entre idéal réformateur et réalité, et une Allemagne de Sainte Vehme qui n’ est pas une fiction littéraire. Alors ouî, relire! MC

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  37. Sollers, ma petite entreprise…

    J’ai aimé tes dernières pages qui sont d’une tonalité intime, comme dans une disposition testamentaire du père vers le fils et réciproquement. Voilà donc la légende non des siècles mais du millénaire ! Avec joie de te publier en mars avec, si toi et Isabelle sont d’accord, ton essai prévu dans Traits et Portraits.

    Je t’embrasse –

    Antoine

    excellent baroz..un ‘on s’encule’ avec plein et délié..ça ça en srait du fuck similé gallimard

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  38. sans oublier une seconde qu’il a porté l’insigne nazi sur le revers de sa veste

    quel épreuve de self control que tes lecture polo..pour garder l’estime de toi même et la bienveillance des ptites polices de lhinterieur à la papat..

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  39. Bon, y’en a un brin marre de vouloir faire comprendre des choses. Quand on est bouché, on porte son insigne, c humain !

    ..hof tant que ton avancement n’en dépend pas..tout l’monde il est fort en gueule

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  40. Le cas Heidegger est complexe.Oui

    ou trés simple polo..un trés grand philosophe peut avoir une praxis pas meilleur qu’un mangeur de wurst standarteune..on sait ça dpuis platon..au moins

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  41. On leur a appris à mettre la chienlit au sous-sol

    ..c’est toi qui fait ça précisément non..c’est ceux qui le lisent les orpailleurs

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  42. Le problème Paul Edel c’est que sa pensée est elle-même un développement d’une pensée nazi

    ..lessentialisation peut aller jusqu’à la langue allemande l’ami..si tu le lis en hébreux..à jéruzalème y trouvent que le mal est rebouté..et que les pompons des chaussettes à martin perdent tout leur gras d’cochon..cholème va réintégrer le zin ound tzit dans son tsitsoum pour enrichir le zoar

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  43. Le cas Heidegger est complexe.Oui, le bonhomme est retors et peu ragoutant.Un bon exposé est fait à son propos dans Wikipedia.Oui, le comportement de l’homme est peu ragoutant. Mais j’ai lu son » Héraclite » et ses commentaires sur Holderlin .et regarder les dates. ce qu’il dit des « temps de détresse » à propos du poète Hölderlin reste d’ un tres grand intérêt. car ses explications de texte révèlent une manière justement d’arracher la pensée grecque et de la poétique de Hölderlin à cette captation et cette appropriation par les nazis du poète de langue allemande et des penseurs grecques.Ses étudiants,juifs ou non, l’ont bien remarqué. La position de l’historien Payen est interessante..

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  44. @ Relire Leo Buckardt qui est de l’ excellent Nerval
    Pourquoi le relire si on ne l’a jamais fait ?… Drôle d’injonction !
    Bàv,

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  45. Reste qu’ Holderlin lui ne l’ est pas. Relire Leo Buckardt qui est de l’ excellent Nerval…

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  46. Des gens intelligents ont des cerveaux cloisonnés, ils adorent le voyage au bout de la nuit, savent que son auteur était une parfaite ordure antisémite, sont pour la publication des pamphlets par idéologie libérale, sans jamais que se conjoignent en eux-mêmes la moindre contradiction morale inhibitrice. On leur a appris à mettre la chienlit au sous-sol. La lépenisation des esprits n’a pas de prise sur leur propre cervelle, elle n’affecte que la masse des autres décloisonnés. La pensée nazie prend un E, non ? pour moi, cela doit rester un adjectif.
    Bon, y’en a un brin marre de vouloir faire comprendre des choses. Quand on est bouché, on porte son insigne, c humain !

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  47. Deux pensées à éclaircir pour définir l’impensable ; ça doit se cultiver hors-sol ce genre de chiendent

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  48. Je suis capable d’aimer le « Hölderlin « de Heidegger ou son superbe cours sur « Héraclite », ou celui sur « Schelling » sans oublier une seconde qu’il a porté l’insigne nazi sur le revers de sa veste.

    Le problème Paul Edel c’est que sa pensée est elle-même un développement d’une pensée nazi.

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  49. Tout de même, opposer le faiblissime Lindon à Lançon, Ce n’ est pas tout à fait la même catégorie….

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  50. « Aucun écrivain tordu n’a jamais aimé les dimanches »

    Audiberti, peut-être, avec « Dimanche m’attend » ?
    Moi ce serait plutôt « Dimanche m’angoisse » !

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  51. @ Sollers à l’inverse de Le Clézio, vieillit bien dans sa prose…
    en principe, on vieillit mieux quand on n’a pas à supporter le poids du prix nobel de littérature, jmb.

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  52. brûler ses vaisseaux le dimanche, pour mieux rebondir le lundi. (beyle)
    Aucun écrivain tordu n’a jamais aimé les dimanches, en dehors de Guillaume Musso, écrivain normal.
    Bàv, jmb et jpa ; la foi au prix du double.

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  53. “Je ne puis pas encore m’expliquer aujourd’hui, à cinquante-deux ans, la disposition au malheur que me donne le dimanche.” Stendhal ,Vie de Henry Brulard

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  54. t’as tes fort bonnes raisons que la litterature ignore peut être ou surment

    ne te méprends pas polo..nos amitiés ne nous compromettent pas..mais c’est pas a un stendalien que j’apprendrai que l’amour peut rendre borgne aveugle sourd goitreux et mettre le foi bien trop bas

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  55. pourquoi les tirages de Musso écrasent ils ceux de Jazzi ?

    l’energie qui te reste du weekend te fait démarrer fort le lundi..

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  56. c’est un critique littéraire qui a bien oarlé des classiques

    des qualités de critique ne font pas le romancier..ce nsont des prémices et assez petites que quand on parle de ses contemporains pour en faire des porte manteau a usage unique ou des futur phénisque qui déconfinront de leur cercueil..et le tout avec effet dmanches..belles couleurs et force prise de risque..quant a en faire un philologue laisse tomber polo..il n’a rien dit qu’il ne montre qu’il lui reste juste un peu d’esprit en fin de semaine..qu’il na pas usé..ce qui n’en fait pas un parfait nul dis tu polo? que c’est un bon copin? hévidemment polo..t’as tes fort bonnes raisons que la litterature ignore peut être ou surment

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  57. Adresse aux gens du métier : recette pour recette, pourquoi les tirages de Musso écrasent ils ceux de Jazzi ? (l’incidence, l’influence absolument nulle de Ducasse de son vivant le rend suspect ; en comparaison, Rimbaud est un douillet mondain)

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  58. Je te trouve dur,Jazzi, avec Sollers.Mais ca devient un cliché d’être injuste avec lui en le réduisant à ses apparitions tv.. à ses postions politiques idiotes.. Il est condamné dans le Milieu Littéraire sans lire de prés ce qu’il écrit depuis 2O ans…. .il a heureusement donné ces dernières années,le meilleur, son « journal » d’un grand lettré amusé, capricant, pas dupe de la comedie germano pratine dont il fait le cardinal de Retz.., lucide sur ce qui se publie et se poublie (oublier en même temps que publier) ,oui empathique avec Crébillon autant qu’avec Sade, quel bonn guyide dans une biblipthèque;La bonen citation? il vous la sort de son chapeau. ..ce flâneur parisien, -comme toi- est gai compmagnon divertissant-notamment à propos des femmes.. , souvent désinvolte mais parfois très profond.. avec « Une vie divine »,, »tresor d’amour » « Mouvement » ou ce dernier « legende ».. il est ondoyant et jamais ennuyeux,même si onn n’st pas d’accord avec sa vision du catholicisme, du Tao, lmais quel bon lecteur de Holderlibn, Stendhal, Rimbaud,Nietzsche ou Joyce. et ses articles sur Proust m’enchantent.. .;etc.. c’est un critique littéraire qui a bien oarlé des classiques , sans être guindé, tu vois ça dans « La guerre du gout ».Ses papiers sur Aragon, Breton, Sévigné, Sainte-Beuve,,ou Balzac sont pleins de finesses et nuances.. Tout ça ne se barre pas d’un trait de plume.Tu devrais lire le papier de Lançon dans Libé de ce wek-end
    .Un modèle du genre. tout est dit dans les lignes et entre les lignes. Sollers à l’inverse de Le Clézio, vieillit bien dans sa prose.

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  59. Les langues se délient sur Moby DIck icite…
    Je comprends mieux votre sensibilité de « scénariste », jzmn, à partir de votre excellent commentaire sur Sollers Philippe… Le figmag vous définit comme scénariste, jacques : n’est-ce pas un brin réducteur en tant qu’erdélien multitâche ? Bàv,

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  60. Moi aussi, Moby Dick m’emmerde passablement, Paul !
    De Melville, je préfère Bartleby…

    Philippe Sollers, doué, au départ, mais ayant sans doute pris conscience très vite de ses limites et la mesure de son infinie paresse, a préféré jouer à fond la carte de l’état spectacle. C’est ainsi que durant plus d’un demi siècle, il incarne, avec profit, à défaut du rôle d’écrivain, celui du personnage de l’écrivain. De quoi ravir les médias, qui n’en demande pas mieux !

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  61. Je ne déduis rien du tout.Moby Dick ne me convient pas, tant mieux si d’autres aiment, autrement que de se battre sur le sexe de cet animal.

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  62. @ jzmn, dans « quel goût de… » avez-vous repêché le commentaire sur l’Abbé Mouret ? Bàv,
    (NB / on va bientôt arriver à 100 commentaires, icite, c pas mal)

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  63. J’ai commis une erreur… dans la comparaison inaugurale entre Sollers et Musso (tous deux vivants)… OK. pour rmoby dick, en déduisez-vous que Melville n’était pas un « grand écrivain » …., vu que l’histoire de la baleine était chiantuyeuse ? Bàv,

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  64. Je trouve Moby dick chiantisssssssime. Jamais pu dépasser 200 pages. pas la peine d’insister après trois essais dans des traductions différentes..je remarque que des universitaires de haut vol,spécialistes de la littérature américaine, comme le regretté Jacques Cabau ou PY Petillon ,obigés de faire un cours sur Melville, ne débordent ni l’un ni l’autre d’enthousiasme.Je préfère Hawthorne ou Mark Twain.

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  65. Oui, les écrivains sont aussi des hommes comme les autres : lâches, peureux, vantards, cruels entre eux, injustes, planqués souvent pendant les guerres, obsédés sexuels . La seule chose que je leur reproche, c’est d’être ennuyeux.

    Paul, je vous avais parfaitement compris à l’endroit, c’est vous qui n’avez pas compris le parallèle de mon ironie à l’égard de la liste dressée par Lautréamont…

    Tout est acceptable chez les « gands écrivains » hormis l’ennui, dites-vous… J’en accepte l’augure… Reste que je ne vois toujours pas la différence entre Sollers et Musso (sauf à imaginer votre ennui à lire Musso)… Car pour l’instant, ce sont à mes yeux les lectorats de l’instant et du future qui « font ce que les écrivains sont ». Et je ne sache pas qu’on puisse déduire les grands des petits écrivains, à partir d’une bonne connaissance de la sociologie de leurs lectorats, à moins d’un coup de force arbitraire de la distinction académique, à tel ou tel moment donné… Or cette dernière autorité n’est pas du tout conditionnée par l’intuition de la « critique littéraire » du moment qui saurait mieux percevoir dans les nouveautés ce qui va longtemps marcher de ce qui ne restera qu’éphémère…

    J’aurais bien aimé connaître votre réaction devant « le grand » Moby Dick du temps où il avait fait un bide monumental, pour ne prendre qu’un exemple, hein…. Et oui, à l’époque tout le petit monde avait trouvé ça chiantissime… C’est pareil aujourd’hui, sauf que personne ne va vouloir reconnaître l’ennui abyssal que procure la relecture intégrale de ce roman… Somme toute, il y aurait des ennuis dicibles (Musso) et des ennuis indicibles (Melville)… Il faut scruter les raisons d’une telle différence, à votre aune….

    Si, au delà de cet examen de conscience, nullement moralisant, vous êtes capable de me convaincre du contraire, je pense qu’il va falloir vous lever de bonne heure, Paul… Mais je suis tout ouïe. Dans la mesure où vous êtes chez vous, si je vous ennuie, n’insistez pas.
    Quoi qu’il en soit, merci d’avoir pris le temps d’essayer de vous expliquer en ce début de printemps, croyez bien que j’y suis fort sensible. Bàv,

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  66. En souvenir des érections du petit Paul…

    Quelle est donc la faute de l’abbé Mouret, qui donne son titre au roman éponyme d’Emile Zola (1840-1902) ? Celle, consistant, pour ce prêtre de vingt-six ans, qui rêvait, jeune séminariste exalté, d’être envoyé comme missionnaire dans le désert, et qui se contenta finalement de choisir pour premier sacerdoce un village perdu de la montagne provençale, de succomber à l’amour charnel dans les bras d’une belle sauvageonne ! Si, comme le médecin ou l’instituteur, le curé de campagne était déjà un personnage récurrent de notre littérature, celui que mit en scène le chantre du naturalisme, provoqua, à l’époque de sa parution en 1875, des réactions particulièrement virulentes. Telle celle du catholique monarchiste Barbey d’Aurevilly qui dénonça dans sa critique du Constitutionnel, une manifestation de l’anticléricalisme de Zola : « C’est l’apothéose du rut universel dans la création. C’est la divination dans l’homme de la bête, c’est l’accouplement des animaux sur toute la ligne ». Là où le romancier s’insurgeait surtout contre le célibat des prêtres. Zola, qui passa les premières années de sa vie à Aix-en-Provence, choisit pour cadre du roman les paysages pittoresques de son enfance. Des lieux édéniques, qui seront tout à la fois le témoin et la cause de la faute du bel abbé.

    « La façade de l’église, toute nue, rongée par les soleils et les pluies, était surmontée d’une étroite cage en maçonnerie, au milieu de laquelle une petite cloche mettait son profil noir ; on voyait le bout de la corde entrant dans les tuiles. Six marches rompues, à demi enterrées par un bout, menaient à la haute porte ronde, crevassée, mangée de poussière, de rouille, de toiles d’araignée, si lamentable sur ses gonds arrachés que les coups de vent semblaient devoir entrer au premier souffle. L’abbé Mouret, qui avait des tendresses pour cette ruine, alla s’adosser contre un des vantaux, sur le perron. De là, il embrassait d’un coup d’œil tout le pays. Les mains aux yeux, il regarda, il chercha à l’horizon.
    En mai, une végétation formidable crevait ce sol de cailloux. Des lavandes colossales, des buissons de genévriers, des nappes d’herbes rudes, montaient sur le perron, plantaient des bouquets de verdure sombre jusque sur les tuiles. La première poussée de la sève menaçait d’emporter l’église dans le dur taillis des plantes noueuses. A cette heure matinale, en plein travail de croissance, c’était un bourdonnement de chaleur, un long effort silencieux soulevant les roches d’un frisson. Mais l’abbé ne sentait pas l’ardeur de ces couches laborieuses ; il crut que la marche basculait et s’adossa contre l’autre battant de la porte.
    Le pays s’étendait à deux lieues, fermé par un mur de collines jaunes que des bois de pins tachaient de noir ; pays terrible aux landes séchées, aux arêtes rocheuses déchirant le sol. Les quelques coins de terre labourable étalaient des mares saignantes, des champs rouges où s’alignaient des files d’amandiers maigres, des têtes grises d’olivier, des traînées de vignes, rayant la campagne de leurs souches brunes. On aurait dit qu’un immense incendie avait passé là, semant sur les hauteurs les cendres des forêts, brûlant les prairies, laissant son éclat et sa chaleur de fournaise dans les creux. A peine, de loin en loin, le vert pâle d’un carré de blé mettait-il une note tendre. L’horizon restait farouche, sans un filet d’eau, mourant de soif, s’envolant par grandes poussières aux moindres haleines. Et, tout au bout, par un coin écroulé des collines de l’horizon, on apercevait un lointain de verdures humides, une échappée de la vallée voisine, que fécondait la Viorne, une rivière descendue des gorges de la Seille.
    Le prêtre, les yeux éblouis, abaissa les regards sur le village, dont les quelques maisons s’en allaient à la débandade, au bas de l’église. Misérables maisons, faites de pierres sèches et de planches maçonnées, jetées le long d’un étroit chemin, sans rues indiquées. Elles étaient au nombre d’une trentaine, les unes tassées dans le fumier, noires de misère, les autres plus vastes, plus gaies, avec leurs tuiles roses. Les bouts de jardin, conquis sur le roc, étalaient des carrés de légumes coupés de haies vives. A cette heure, les Artaud étaient vides : pas une femme aux fenêtres, pas un enfant vautré dans la poussière ; seules, des bandes de poules allaient et venaient, fouillant la paille, quêtant jusqu’au seuil des maisons, dont les portes laissées ouvertes bâillaient complaisamment au soleil. Un grand chien noir, assis sur son derrière, à l’entrée du village, semblait le garder.
    Une paresse engourdissait peu à peu l’abbé Mouret. Le soleil montant le baignait d’une telle tiédeur qu’il se laissait aller contre la porte de l’église, envahi par une paix heureuse. Il songeait à ce village des Artaud, poussé là, dans les pierres, ainsi qu’une des végétations noueuses de la vallée. Tous les habitants étaient parents, tous portaient le même nom, si bien qu’ils prenaient des surnoms dès le berceau, pour se distinguer entre eux. Un ancêtre, un Artaud, était venu, qui s’était fixé dans cette lande, comme un paria ; puis sa famille avait grandi, avec la vitalité farouche des herbes suçant la vie des rochers ; sa famille avait fini par être une tribu, une commune, dont les cousinages se perdaient, remontaient à des siècles. Ils se mariaient entre eux, dans une promiscuité éhontée ; on ne citait pas un exemple d’un Artaud ayant amené une femme d’un village voisin ; les filles seules s’en allaient parfois. Ils naissaient, ils mouraient, attachés à ce coin de terre, pullulant sur leur fumier, lentement, avec une simplicité d’arbres qui repoussaient de leur semence, sans avoir une idée nette du vaste monde, au-delà de ces roches jaunes entre lesquelles ils végétaient ; des poules ayant disparu, les poulaillers, la nuit, étaient fermés par de gros cadenas ; un Artaud avait tué un Artaud, un soir, derrière le moulin. C’était, au fond de cette ceinture désolée de collines, un peuple à part, une race née du sol, une humanité de trois cents têtes qui recommençaient les temps. »

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  67. Les attaques façon « Zola poubelle » ont continué assez longtemps MC!.. Mes parents dans les années 196O m’ont longtemps interdit de lire Zola pour ses descriptions sexuelles bien détaillées qui faisaient le bonheur de tous mes potes au lycée.
    « Nana » , « la terre » et « la faute de l’abbé Mouret » faisaient nos délices.On se roulait dans la luxure en le lisant et relisant.. Léon Daudet n’hésitait pas à écrire en 1914: « Zola, du fond de sa fosse d’aisance, a copié Hugo en tout, et dressé sa pyramide d’excréments selon les règles et canon romantiques ».

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  68. JJJ.. Vous n’avez pas compris du tout l’humour!!! quand je cite Sollers avec cette liste d’écrivains mis au banc d’infamie. Cette liste montre a quoi les nouveaux moralistes réduisent les écrivains cités. A ces misérables clichés…Vous avez compris à l’envers..C’est plutot marranrt en croyant que c’est ce que je pense.. Cette liste représente tout ce que des critiques obtus et marchands de clichés trimballent et véhiculent dans leurs articles pour condamner les meilleurs auteurs.
    Ce n’est pas ce que je pense du tout,c ‘est même le contraire, puisque je lis tous ces écrivains avec bonheur. De Genet à Bataille ou Céline. Ils sont dans ma bibliothèque au tout premier rang.. Je comprends que la nouvelle culture américaine a tendance à dresser des bûchers, et que sur les campus universitaires une nouvelle chasse aux sorcières et un nouveau maccarthysme intellectuel sont en train de pratiquer des coupes sombres dans la littérature .. Je suis capable d’aimer le « Hölderlin « de Heidegger ou son superbe cours sur « Héraclite », ou celui sur « Schelling » sans oublier une seconde qu’il a porté l’insigne nazi sur le revers de sa veste. Je peux lire Céline et apprécier l’auteur de « Nord », ou de « D’un château l’autre « ou « Mort à crédit » sans oublier un instant l’ignoble auteur de « bagatelles pour un massacre. » Ou lire l’épistolier Celine en notant qu’il n’a jamais vraiment et clairement renié ses torchons antisémites.
    La curiosité biographique, la sociologie, l’interprétation critique sont légitimes, et j’en fais mon miel, mais je ne vais pas m’empêcher de lire les grands textes. Il est évident que certains textes de Nietzsche annoncent –qu’on le veuille ou non- une morale déjà pré nazie..mais d’autres textes de lui sont lumineux.
    Je goûte « Paludes » , « les caves du Vatican » ou « retour d’URSS » de Gide , tout en sachant que sa pédophilie évidente et assumée me laisse pantois …. et je ne vais pas virer de ma bibliothèque toute l’œuvre d’Aragon parce qu’il fut Stalinien. Ou refuser d’ouvrir Voltaire parce qu’il fut antisémite. Et je jette des écrivains aussi remarquables que Gobineau ou Rebattet ? Où ça s’arrête ce moralisme? Ne plus lire Rousseau qui a abandonné ses enfants ? Quelqu’un un de ces jours va déclarer qu’il ne faut plus lire Rimbaud, ce marchand d’armes qui traitait ses employés comme des esclaves
    Cette moralisation grandissante de la littérature, cette influence grandissante des nouveaux puritains, elle est inquiétante. Les néo féministes (pas canal historique de Beauvoir) vont bientôt s’en donner à cœur joie et accuser Balzac, celui de « la physiologie du mariage » comme un misogyne parfait. OU bruler le Stendhal de ses journaux intimes pour la même raison, à laquelle on ajoute son ironie, toujours suspecte.
    N’oublions pas la réserve de Sainte-Beuve a dit dans son article sur « Madame Bovary « que le roman était une réussite MAIS…Mais que :« le bien en est trop absent ». Oui, relisez : »le Bien en est trop absent » !.. Oui, les écrivains sont aussi des hommes comme les autres : lâches, peureux, vantards, cruels entre eux, injustes, planqués souvent pendant les guerres, obsédés sexuels . La seule chose que je leur reproche, c’est d’être ennuyeux.

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  69. J’ignorais que la Faute de l’Abbe Mouret était un roman puant. Les attaques façon Zola poubelle ont beaucoup servi vers 1890. Même ce qui est dit des Goncourt est loin de tenir la route.ils n’ ont pas eu la pretention d’ être Homere ou Ajax… Tout juste celle e l’écriture artiste, justifiée. Pour le reste on peut supprimer toute la littérature sur le lit de Procuste ainsi forgé…. MC

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  70. «Vous comprenez de mieux en mieux pourquoi tous les régimes totalitaires ont interdit et réprimé la psychanalyse, et continuent de le faire, y compris dans la falsification de l’hypermarché mondial. Science juive, bourgeoise, réactionnaire, athée, pornographique, inutile et nuisible, puisque vous avez la pilule et le sourire bienveillant du dalaï-lama.»

    halors là..on ne peut la faire a un honnête marketeer..il lui manque trés souvent une simple culture technique de son temps à zoller..je crois polo comme pour toutes les autres qu’une culture littéraire autonome n’a jamais vraiment existée sinon comme un cloaque décadent et forclos..que ce « milieu » ne pouvant se renouvler de l’interieur..son hote élu..suffocant et soufflant croit par la fin de sa matière a dernière heure des lettres arrivée..zoller est un imbécile et il est convaincu du contraire.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Bernays#:~:text=Edward%20Bernays%20na%C3%AEt%20%C3%A0%20Vienne%20en%201891.

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  71. Henry Miller,le misogyne sénile

    ..quelle grosse charge de jalousie il y a la dedans qu’elle dirait bonne clopine

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  72. Nietzsche la brute aux moustaches blondes

    ..pas mal..c’était pour filtrer sa soupe comme mobidic

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  73. Michelet : ou l’enthousiasme en bras de chemise

    en pans de chemise plutôt il parait..

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  74. Zola : ou « le plaisir de puer »

    freudien et fort commun..’le grand fécal’ tout de suite c’est l’aristocratie faite homme qu’il dirait meussieu courte

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  75. « Impossibles (pour moi) :
    Sénèque ; ou le toréador de la vertu.
    Rousseau : ou le retour à la nature in impuris naturalibus.
    Schiller : ou le « Clairon de Säckingen » de la morale.
    Kant : ou le cant en tant que « caractère intelligible ».
    Victor Hugo : ou le phare au bord de l’Océan de l’Absurde.
    Liszt : ou l’art de laisser courir son inspiration… après les femmes…
    Georges Sand : ou la lactea ubertas, autrement dit, la vache laitière « au style élégant ».
    Michelet : ou l’enthousiasme en bras de chemise.
    Carlyle : ou le pessimisme de déjeuner qui ne passe pas.
    John Stuart Mill : ou la clarté blessante.
    Les frères Goncourt : ou le singulier combat des deux Ajax contre Homère (musique d’Offenbach).
    Zola : ou « le plaisir de puer ».

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  76. « Freud anti-Moise libidinal » vise Onfray ou je me trompe?! Heidegger , les Cahiers Noirs, Céline un peu tout le monde sur la Rdl, et ce n’est pas d’hier que PE combat la « moraline » à laquelle on peut en effet rattacher Gide et Niestzche. Ça fait déjà pas mal…

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  77. Vous m’apprenez que Freud, anti-Moïse libidinal (? d’où est placée la virgule), était un écrivain à brûler…
    Ravi d’avoir appris quelque chose, ce soir… Me sens moins seul, Paul.

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  78. Anéfé, parfois je n’argumente pas. J’assume. Mais vous non plus, dans le cas de Sollers… Excusez-moi de vous le dire, Paul. VOus croyez argumenter, mais cette incise n’est qu’un renvoi d’ascenseur à Lançon, rien de plus.
    Mais vous nous faites du Lautréamont, ma parole : « Cette manière de vouloir toujours bruler les écrivains depuis les années 35.. . « Gide,le pédophile Nobel, Nietzsche la brute aux moustaches blondes, Freud l’anti, Moïse libidinal,Heidegger,le génocideur parlant grec; Céline,le vociférateur abject; Genet,le pédé ami des terroristes; Henry Miller,le misogyne sénile; Georges Bataille, l’extatique pornographique à tendance fasciste.. » Il vous a fallu y réfléchir un brin. Moi je n’ai jamais professé pareils dégommages… Dans ces conditions, pourquoi ne rajouterais-je pas à vos portraits : et « Sollers, le lunaire protozoaire ? »… Un vrai roman E(r)délien ! Bàv,

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  79. Assez de voir que les blogs littéraires deviennent des défouloirs de haine ou de jugements guillotine,comme si les écrivains étaient devenus des cibles, des hommes à abattre. Certains sont mis au bucher, d’autres à petit feu.Cette manière de vouloir toujours bruler les écrivains depuis les années 35.. . « Gide,le pédophile Nobel, Nietzsche la brute aux moustaches blondes, Freud l’anti, Moïse libidinal,Heidegger,le génocideur parlant grec; Céline,le vociférateur abject; Genet,le pédé ami des terroristes; Henry Miller,le misogyne sénile; Georges Bataille, l’extatique pornographique à tendance fasciste.. »Oui, sale temps, dit avec raison Sollers,dans « un vrai roman ».

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  80. Je hais les personnages qui sont devenus des caricatures d’eux-mêmes, dans leurs bouquins comme dans leur vie privée et médiatique. Je sais moins de choses sur la vie de Musso, et si j’imagine bien qu’elle participe d’une »sensibilité moyenne » industrielle, elle m’intéresse beaucoup plus que la prétendue sensibilité égotiste de sollers.. Je m’intéresse à la réceptivité massive de son décodage plutôt qu’à celle du petit cercle sectaire et scur des audibertiens pâmés devant l’hermétisme effroyablement misogyne de cleui-à… Ils ne font pas le même métier ?… Mais quel métier a jamais fait sollers,, sinon de se vendre aux germanopratisme dominant, par les bouquins de sa ou ses copines interposées ?… (comme le suggère un internaute qui n’a jamais été vraiment convaincu par Mme josyane savigneau et ses consoeurs)..

    @ PE / Vous m’émouverez (?) toujours… de prendre ainsi la défense des pires écrivains que vous aimez (?), EN ESSAYANT DE FAIRE PREUVE sur votre chaîne de pédagogie argumentative… Mais qui croyez-vous convaincre au juste, en renvoyant les gens de mon acabit à leurs opinions ubuesques « reposant sur une argumentation et une analyse brillantissime ». Très drôle ! Ce n’est pas à mon âge que je vais les réviser au sujet de Sollers ou de Musso (que par ailleurs je n’ai jamais lu – raison supplémentaire pour moi d’être a priori bienveillant avec ce travailleur à la chaine). J’ai bien d’autre chose à découvrir que ces mal dégourdis… Bàv,
    (NB / Il aurait fallu en rester à Bernanos ou à Fenoglio… Avec Sollers, il convient toujours de s’empêcher toute facilité confraternelle, des clins d’oeil à Lançon, etc… Je pense. Tchin,

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  81. Quelque chose contre les fleurs de pavot farcies ? Le marché aux épices du port de la lune, c’était quelque chose à l’époque d’Hölderlin

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  82. « Je passais mes journées à consommer de l’excellent haschich, le magnifique afghan noir, et autres substances. On n’écrit pas des livres entiers sans ponctuation, sans ce genre de soutien chimique. »

    ..tu lis et tu te dis que le pinard devrait vraiment être obligatoire

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  83. Quand Sollers se posait en seul lecteur de Ducasse

    de céline..de sade..de bataille..de léoto..inacessible au commun etc. et pour un profit général assez nul sinon faire accroire a un certain ésotérisme litteraire..a une clique de grands initiés qui doivent payer des jetons d’entrée au clubeur dont il serait un genre de petit breton..en matière d’imagerie d’auteur il a contrefait tous les clichés..son fume cigarette le fait choron dun genre darakiri des friqués qui se pique de culture..avec une clique de raies dorée de saintbarth..franchement il a même ruiné le filon..quand je l’entend je veux séante être rance et moisie qu’elle a dit la kristeava..pour sa défense toutafé divine il parait quil a une chance de cocu de boulvard..gloupier dit qu’il l’a toujours raté

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  84. Quand Sollers se posait en seul lecteur de Ducasse :  » Faire des phrases déclaratives sur Lautréamont, construire le personnage qui serait l’auteur de ce pseudonyme, donner un « sens » aux Chants de Maldoror et aux poésies, c’est rester dans un champ de lecture que transforme radicalement l’apparition d’une écriture comparable à l’invention d’une langue inédite qu’il est d’abord nécessaire d’apprendre pour en parler. Langue qui s’articule comme en dehors de la langue particulière où elle se déplace, langue susceptible, sans toucher à l’évidence de la langue qui la reçoit, de la tuer en l’amenant à un degré second d’efficacité, langue « en creux », si l’on peut dire, et qui a pour but avoué d’en finir avec la représentation, le signe, le concept, sans lesquels il semble que notre culture ne puisse pas penser une réalité de langue. » La science de Lautréamont, 1967
    Approche séduisante mais le développement qui suit est assez fastidieux

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  85. Janssen.Pourquoi on ne peut pas comparer un Sollers avec un Musso ? ils ne font pas le même métier. Suffit de voir que Musso produit des ouvrages qu’attend une large majorité du public. Sollers lui, en écrivain, créé son public au fil des ans avec une relation singulière, inconstante, surprenante, mobile, avec lui-même. .avec son intelligence ,sa mémoire, ses secrets, ses ferveurs, son regard singulier, ses propres lois qu’il invente au fil de ses phrases.. que personne n’attendait. Il forme, lui, un nouveau public, brise les conventions, comme Flaubert et sa madame Bovary ,comme James Joyce avec Ulysse. Musso répond aux besoins d’une sensibilité moyenne, et il réussit d’ailleurs très bien comme réussit le cinéma d’hollywood avec ses recettes ou un roman policier avec ses figures imposées…. Musso reprend les ingrédients qui plaisent à un grand public et varie les dosages ,pourquoi pas ? pas de honte à ça. Mais il s’agit de recettes de suspense ,une littérature quasi industrielle.( et tout un art « culinaire » pur cuisiner les situations psychologiques habituelles)) mais un Sollers lui écrit avec son chemin intérieur solitaire ,il mène cet éternel monologue de l’écrivain entre lui et lui , ce qui l’apparente, vu de loin, à ce type qui parle tout seul sur un banc dans un parc de grands malades .. C’est un type seul qui se divertit, que se hante lui-même, à l’écart de la foule et des valeurs de cette foule, et qui rend ceux qui le lisent-parfois- fou d’envie devant cette incongruité. Je le redis. On ne peut comparer un Musso et un Sollers, ce n’est pas une question de hiérarchie : ils ne font pas le mêle travail avec du papier et un crayon.

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  86. Je comprends votre réaction Bouguereau , les positions politiques de Sollers sont d’une girouette.. c’est pas terrible.. il est destiné à remuer les mots habilement et à bouffonner sur la bêtise de l’époque et surtout, surtout, il est bien meilleur lorsqu’il commente ses auteurs de chevet..( à signaler une citation d’Artaud page 96 de « Légende » : »Ce monde n’est pavé que d’intrus qui n’apportent rien, qui n’ont rien à produire, et où on n’entend ressasser autour de soi que des redites sordides de tout. »
    dans « Légende», il écrit ceci en faisant référence à « Paradis » un livre qui m’a toujours bluffé »..Publié en 1981. « Je passais mes journées à consommer de l’excellent haschich, le magnifique afghan noir, et autres substances. On n’écrit pas des livres entiers sans ponctuation, sans ce genre de soutien chimique. »

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  87. Jean Lorrain, le boug ?

    ses portraits sont bons..en voilà un de vrai zoller à prise de risque qu’il dirait meussieu courte..c’est léoto baroz..et franchment pour hugo c’est à fleuret mouchté de salle de garde..hugo n’est pas si bête il a du le sentir..mais c’est dans les convenances et trés académique de chahuter le pitaine..gérome jean léon..qui était parmi le moins con adorait parait il que ses élèves l’accueil avec des scènes antique à poil avec des seaux en zinc sur la tête..le bizutage on le hait et on dit que c’est ‘un rite’..un truc ethnique imbéciye..misogine..idiot..tu me suis..?

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  88. sollers est un peu dvenu un vendu polo..un produit..ce qu’il n’était pas a ses début..pour faire court c’est son positionnement politique qui me dégoute..j’entends dans la ‘culture’ comme dirait l’osvald spenglère..l’osvald avait pour lui de ne pas ramasser les marrons..sauf ceux dla vente de ses bouquins..cqui est bien raccord..sollers fait le contraire en ‘tirant’ son épingle du jeux par dessus le marché..il a eu un certain style..un oeil..des prises de risque..des « amis »..maintenant..mon dieu..il a peur pour ses bouteilles de bordeaux..de ne pas avoir le temps de les boire..ou que les dernières années on les lui gate..ses derniers feux polo sniffle l’étanol sur un lit de quartz..ça fume pas..ça danse joliment..c’est caressant..mais le bourgeois canaille lui préfère un vieu crâne peint en or et la fumée de n’importe quel vieux pneu d’un gilet jaune..pour faire son ptit pinaud..même dirfilou a du mal à leur donner tord

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  89. Placer Sollers au niveau d’un Lévy ou d’un Musso,ubuesque. d’autant que ça repose sur une argumentation et une analyse brillantissime.

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  90. @ NB / la source de l’article n’est pas référencée. Les Inrokuptibles, peut-être ?
    @ Pour ceux qui n’aurait rien lu de Sollers,
    C’est mon cas, ou du moins j’ai essayé son petit essai sur Mozart dont il discutait dans un taxi, se pâment sur la Bartoli… Cela m’a amplement suffi… Quant à son dictionnaire amoureux de Venise, il ,ne fut décidément pas le mien… Non, non, pour le reste, vous ne m’entrainerez pas dans ce type de confraternité…
    On parle littérature ici, parait-il, pas de musso ni de sollers ni de lévy. Voyons dhonc !

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  91. Bon article aujourd’hui dans Liberation le 20/03/2021, de Philippe Lançon à propos de deux livres de Sollers qui viennent de paraitre cette semaine: « Légende »(le, correcteur automatique-cet ironiste masqué- veut absolument que j’écrive Le Gendre..) et « Agent secret ».
    Qu’on aime ou pas Sollers, le papier de Lançon cerne bien la personnalité et les thématiques et constantes de ce Sollers de 84 ans, libre, léger, primesautier, , avec des clairières de pure joie..Il écoute le temps et la musique(Mozart et les chanteuses de Cosi fan Tutte) .
    Le grand âge lui va bien. Pour ceux qui n’aurait rien lu de Sollers, je les invite à commencer par « Trésor d’amour » qui parle allègrement de Stendhal, ou « les voyageurs du temps » qui cite ses Rimbaud, Artaud,les poètes chinois du V° siècle,Bataille,Lautréamont, Nietzsche etc..et nous promène dans son Paris(celui du Bd de Port royal ou du VII° ardt)
    Extrait: « Je lève les yeux,le jardin est silencieux au soleil, d’un silence écrasant qui fait ressortir le ciel très bleu,les volets de bois gris,les marronniers, les rosiers,le lierre.Je regarde l’entassement massif des livres bourrés d’une effervescence fermée, qui peut s’ouvrir et se déployer d’un seul geste. Quoi de plus vivant et bouleversant qu’un livre? Son cœur bat.il s’écoute.Il pénètre les volumes au-dessus et au-dessous de lui, ils parlent entre eux, ils se contredisent, ils se multiplient, appellent avec ferveur d’autres livres, des vrais, pas ceux qu’on imprime à tour de bras pour cacher les vrais.Une pile, des piles, des colonnes, des ponts, des courants, du sang. »(Les Voyageurs du temps)
    Comme toujours chez Sollers, ses textes ressemblent à un journal intime de ses lectures, de ses amours, de ses rêveries,que ce soit sur une photo de Rimbaud .Il écoute l’air du temps,partage le farniente bleu de ses vacances, jette vite ses réflexions devant l’actualité(Le Vatican ou la procréation assistée, car les manipulations génétiques le fascinent et ‘l’angoissent.Je le trouve excellent sur Manet et les mouettes.Comme, lui, la vie en plein ciel des oiseaux m’intrigue chaque jour et je ne sais pourquoi, me rassure. C’est un peu notre Neveu de Rameau, notre funambule qui aligne ses phrases nettes à l encre bleue sur notre nef des fous et des malades..

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  92. Hugo pastichant Hugo dans Mangeront-ils? ce n’ est pas si mal. Voir le rôle du Roi et de son acolyte. Et on a pu écrire une très documentée thèse intitulée la Fantaisie de Victor Hugo..,

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  93. On a aussi celle-ci. « Mr Catulle Mendes n’ est pas un poète. C’est l’ Anthologie faite homme! » Ce n’ est pas mal vu…

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  94. « mais crois tu que l’hugo a sentu au finiche qu’on sfoutait de lui baroz ? je te pose la question »

    Je crois qu’il l’a pris au premier degré et que cet éloge était sincère et mérité, le boug. Hugo ne doutait pas de son génie ! L’humour et l’autodérision n’était pas son fort…

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  95. @ Qu’est-ce qui me retient personnellement chez Hugo, qui ne figure qu’à titre honoraire dans mon Panthéon littéraire ?

    Il vous écrase et vous lui demandez grâce comme le black sous le joug du blanc, sans parvenir à l’obtenir.
    Avez peur de mourir sans avoir su de quelle nature était la gêne. Vous avez néanmoins de supérieur à son génie d’avoir contemplé ses funérailles grandioses, auxquelles il ne put assister lui-même, comme l’a justement rappelé Judith Perrigon. Je vous rappelle ainsi la question : « comment vos concepts hugoliens hétérosexuels à tendance kafkaïenne coexistent-ils avec la vison sublogique que vous vous faites du monde homphilique extrinsèque ? ». C’est pas plus compliqué, jzmn… Hein !

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  96. @Mais on se souviendra que le même garde son salon ouvert au Marquis de Custine quand le tout Paris lui ferme ses portes

    ça c’est de la bravoure qu’il aurait dit nonosse en entonnant sarie mares, belle amie d’autrefois, ‘Oh, bring my t’rug na die ou Transvaal’… Une petite Athènes à Clochemerle

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  97. je laisse la parole à un enculé mondain..et quel baroz

    On viendrait me dire demain : votre Prix Goncourt dépend d’un éloge de vous sur Mendès, je refuserais carrément, mais carrément. Qu’il me tombe sous la main, ce Mendès, le plus bel exemple de chiqué littéraire, d’imitation, de démarquage, de faux art. Le triomphe de l’échec, l’apothéose du puffisme. Rien que des fours, rien que des insuccès, romans pas lus, pièces jouées huit jours, et cependant une situation littéraire assez imposante ! C’est à se tordre, et la plupart des gens qui l’adulent n’en doivent pas croire un mot au fond d’eux-mêmes.

    Maintenant, il y aurait peut-être un singulier plaisir, vif, et grand, de commettre une complaisance justement vis-à-vis de celui que je méprise le plus.

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  98. Pas que je sache pour Mathilde . Maintenant, je ne sais pas tout. On peut simplement invoquer un bout de quatrain qui servira j’imagine pour un procès lesbophobe: « Mais, de par Apollon,/ Je n’ ai jamais compris Venus en pantalon! » Mais on se souviendra que le même garde son salon ouvert au Marquis de Custine quand le tout Paris lui ferme ses portes. Pas simple, Hugo même s’il joue à l’être.
    «  Et tu te diras, vieux barbon: Je suis si bon qu’on me croit bête, Et si bête qu’on me croit bon!

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  99. Cependant, puisque vous me tendez la main par-dessus l’Océan, je la saisis et je la serre. Je la serre avec orgueil, cette main qui a écrit Notre-Dame et Napoléon le petit, cette main qui a taillé des colosses et ciselé pour les traîtres des coupes amères, qui a cueilli dans les hauteurs intellectuelles les plus splendides délectations et qui, maintenant, comme celle de l’Hercule biblique, reste seule levée parmi les doubles ruines de l’Art et de la Liberté !

    ..voilà une réponse longue et poualante..mais crois tu que l’hugo a sentu au finiche qu’on sfoutait de lui baroz ? je te pose la question

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  100. Au siècle suivant, Gide n’a pu s’empêcher de dire : « Hugo, hélas ! »
    Ne convient-il pas de s’interroger aujourd’hui sur le pourquoi de cet hélas ?

    gide fait court et sans flatrie pour répondre à une question longue et fastidieuse que tu auras posée longtemps aprés baroz..

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  101. ‘beppe’..ça c’est du blaze qu’on la voudrait toute..alors que gustave gustave..ça t’étouffe à n’en finir donc jamais qu’elle dirait bonne clopine

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  102. (le Hugo du marc de café et des résidus de cendriers est remarquable – l’économie de moyens sert ce genre de natures dominatrices ; hélas trop rarement)

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  103. Entre Flaubert et Verlaine, il faut dire que Hugo a été un peu blackboulé, de son vivant.
    Dans l’affaire de Verlaine et Rimbaud, Hugo, me semble t-il, avait pris le parti de Mathilde ?
    Sans oublier le Sainte-Beuve, qui s’était permis de lui faire porter des cornes !
    Quoiqu’il en soit, ses obsèques nationales resteront comme un grand moment dans l’histoire de France…
    Au siècle suivant, Gide n’a pu s’empêcher de dire : « Hugo, hélas ! »
    Ne convient-il pas de s’interroger aujourd’hui sur le pourquoi de cet hélas ?
    Qu’est-ce qui me retient personnellement chez Hugo, qui ne figure qu’à titre honoraire dans mon Panthéon littéraire ?

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  104. Vous devez avoir raison, Mr. Synthétique. Il est probable que la Préface à un livre futur (poésies) fut ignorée par l’immensissime “phare de l’océan du non-sens”.

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  105. Ah, si on suit Lautramont, et passé l’éreintement bien mérité de Coppée, il ne reste debout que Lautréamont ! Le « funèbre échalas vert » doit renvoyer aux Contemplations. Un écho analogue en sa perfidie chez Verlaine , pourtant lu pour ses Fetes Galantes: « de Hugo il ne restera que les poésies d’enfants ou il y a beaucoup de mauvais.
    Du meme on a aussi: « il la bue, il l’a mangée, sa gloire, qu’il la digère! » Bien chers hommes de Lettres…

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  106. Oui icite il convient de toujours argumenter de manière « secondaire », voire « tertiaire »… Maintenir le niveau d’exigence de MC/PR, en somme, jmb !…

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  107. La sincérité de la lettre du jeune Ducasse ne fait aucun doute. Hugo n’a pu que se sentir flatté de la place de choix qui lui est faite au sein des « Grandes-Têtes-Molles » de l’époque :
    « Depuis Racine, la poésie n’a pas progressé d’un millimètre. Elle a reculé. Grâce aux Grandes-Têtes-Molles de notre époque. Grâce aux femmelettes, Châteaubriand, le Mohican-Mélancolique ; Sénancourt, l’Homme-en-Jupon ; Jean-Jacques Rousseau, le Socialiste-Grincheur ; Anne Radcliffe, le Spectre-Toqué ; Edgar Poë, le Mameluck-des-Rêves-d’Alcool ; Mathurin, le Compère-des-Ténèbres ; Georges Sand, l’Hermaphrodite-Circoncis ; Théophile Gautier, l’Incomparable-Épicier ; Leconte, le Captif-du-Diable ; Goethe, le Suicidé-pour-Pleurer ; Sainte-Beuve, le Suicidé-pour-Rire ; Lamartine, la Cigogne-Larmoyante ; Lermontoff, le Tigre-qui-Rugit ; Victor Hugo, le Funèbre-Échalas-Vert ; Misçkiéwicz, l’Imitateur-de-Satan ; Musset, le Gandin-Sans-Chemise-Intellectuelle ; et Byron, l’Hippopotame-des-Jungles-Infernales. »

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  108. Argumentez de manière moins primaire

    enfin meussieu courte..vous m’avez parfaitment compris

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  109. La contemplation d’une femme nue me fait rêver à son squelette.

    ..ha l’enculé!..il sait ce qui est bon..même si j’embrasse pas c’est double tarif qu’elle dirait bone clopine
    la vérité polo c’est que tout..presque..git dans ‘le caractère’..le tempérament..l’âme se fait la malle..le mort?..un moulin..mais le caractère reste..si le livre est son fossile..c’est qu’y avait dla matière

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  110. Là, en effet, on peut croire à sa sincérité :

    « Et d’ailleurs, Monsieur, vous avez été dans ma vie une obsession charmante, un long amour ; il ne faiblit pas. Je vous ai lu durant des veillées sinistres et, au bord de la mer, sur des plages douces, en plein soleil d’été. Je vous ai emporté en Palestine, et c’est vous encore qui me consoliez, il y a dix ans, quand je mourais d’ennui dans le Quartier Latin. Votre poésie est entrée dans ma constitution comme le lait de ma nourrice. Tel de vos vers reste à jamais dans mon souvenir, avec toute l’importance d’une aventure.
    Je m’arrête. Si quelque chose est sincère pourtant, c’est cela. »

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  111. Bougereau 8h 37 . je n’ ai cité qu’ une partie mais cela paraît bien être ce que dit BernanosArgumentez de manière moins primaire si vous voulez me faire croire le contraire!

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  112. Voilà ce que le Flaubert de 25 ans écrit à sa maitresse…étonnant, n’est-ce pas ?
    À LOUISE COLET

    [Croisset, 6 ou 7 août 1846.]

    Je suis brisé étourdi comme après une longue orgie – Je m’ennuie à mourir. J’ai un vide inouï dans le cœur, moi si calme naguères si fier de ma sérénité et qui travaillais du matin au soir avec une âpreté soutenue. Je ne puis ni lire ni penser ni écrire. Ton amour m’a rendu triste. Je vois que tu souffres – Je prévois que je te ferai souffrir. Je voudrais ne jamais t’avoir connue pr toi, – pr moi ensuite et cependant ta pensée m’attire sans relâche. J’y trouve une douceur exquise. Ah ! qu’il eût mieux valu en rester à notre première promenade. Je me doutais de tout cela ! Quand le lendemain je ne suis pas venu chez Phidias, c’est que je me sentais déjà glisser sur la pente. J’ai voulu m’arrêter, qu’est-ce qui m’y a poussé ? tant pis : tant mieux. – Je n’ai pas reçu du ciel une organisation facétieuse. Personne plus que moi n’a le sentiment de la misère de la vie. Je ne crois à rien, pas même à moi ce qui est rare. Je fais de l’art parce que ça m’amuse mais je n’ai pas aucune foi dans le beau pas plus que dans le reste. Aussi qu l’endroit de ta lettre, pauvre âme, où tu me parles de patriotisme m’aurait bien fait rire si j’avais été dans une disposition plus gaie. Tu vas croire que je suis dur. Je voudrais l’être. Tous ceux qui m’abordent s’en trouveraient mieux et moi aussi dont le cœur a été mangé comme l’est à l’automne l’herbe des prés par tous les moutons qui ont passé dessus. Tu n’as pas voulu me croire quand je t’ai dit que j’étais vieux. Hélas ! oui. Car tout sentiment qui arrive dans mon âme s’y tourne en aigreur comme le feu vin que l’on met dans des vases qui ont trop servi. – Si tu savais toutes les forces internes qui m’ont épuisé, toutes les folies qui m’ont par la tête, tout ce que j’ai essayé et expérimenté en fait de sentiments et de passions tu verrais que je [ne] suis pas si jeune. C’est toi qui es enfant, c’est toi qui es fraîche et neuve, toi dont la candeur me fait rougir. Tu m’humilies par la grandeur de ton amour. Tu méritais mieux que moi. Que la foudre m’écrase, que toutes les malédictions possibles tombent sur moi si jamais je l’oublie. Te mépriser ! m’écris-tu parce que tu t’es donnée trop tôt à moi. As-tu pu le penser ! Jamais jamais quoi que tu fasses, quoi qu’il arrive. Je te suis dévoué pour la vie à toi à ta fille à ceux que tu voudras. C’est là un serment, retiens-le, uses-en uses-en. Je le fais parce que je puis le tenir.
    Oui je te désire et je pense à toi. Je t’aime plus que je ne t’aimais à Paris. Je ne puis plus rien faire, toujours je te revois dans l’atelier debout près de ton buste les papillotes remuantes sur tes épaules blanches, ta robe bleue – ton bras – ton visage que sais-je tout. Tiens. Maintenant la force me circule dans le sang. Il me semble que tu es là je suis en feu mes nerfs vibrent… tu sais comment… tu sais quelle chaleur ont mes baisers.
    Depuis que nous nous sommes dit que nous nous aimons tu te demandes d’où vient ma réserve à ajouter « pr toujours » prquoi ? C’est que je devine l’avenir moi. C’est que sans cesse l’antithèse se dresse à cha devant mes yeux. Je n’ai jamais vu une fem un enfant sans penser qu’il deviendrait vieillard ni un berceau sans songer à une tombe. La contemplation d’une femme nue me fait rêver à son squelette.

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  113. quand on est djeune, on est toujours un brin emphatique, à défaut d’être empathique… C’est humain, on a toussent connues (sic) ça… Paul.

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  114. Oui jazzi Flatteur le jeune FlaubertEt dans un style emphatique qui ne ressemble pas du tout au style qu’ il utilise dans ses lettres…

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  115. passionnants, ces documents… De bien beaux lettrés, sur cette chaine. Voyez que ça valait le coup de creuser Flaubert/Hugo… Pas si caricatural qu’on a bien voulu le dire… leurs « rapports »… Merci à tous, pour ces éclairages, Paul Edel et les vôtres. Bàv,

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  116. je fais confiance à Passou pour palper, même à titre posthume, sur les oeufs

    ..il ne sont même pas datés..une infamie pour un oeuf

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  117. qui n’ étant que l’ homme ( le lyrique) ne saurait être qu’une caricature de Dieu et de l’ Éden, Hugo compris

    et mon cul? toujours a blavatskiver ce meussieu courte qu’elle dirait bonne clopine

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  118. Flaubert a dû suer sang et eau pour l’écrire !

    allons baroz..la jeunesse fait ça sur le bord d’une table de petit déj..le coeur aussi léger que celui de staline signant un bon de 5000 exécutions

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  119. Qu’y-a-t-il de sincère dans cette lettre, sinon la flatterie, Paul ?

    une ‘sincère flatterie’..comme une flatterie sincère..c’est ma foi bien dit baroz..et la jeunesse donne telment de droits..surtout celui de te nommer commissaire divisionnaire quand t’es plus vieux

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  120. Cela dit, on reconnaît la plume qui traite Hugo de locomotive lancée à toute vapeur, entre autres aménités, et peut-être le jeune Ducasse observé par la police de Napoléon lll à Belleville…une brochure là dessus façon sachez que nous vous surveillons!

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  121. Ne figure pas non plus dans les livres conservés. Maintenant cette question d’inventaires est d’une telle complexité….Je place à côté le Bernanos anti poétique. L’ intéressant c’est qu’il explique pourquoi. La perte de la voix de la Nature devenue inaudible ne peut trouver de substitution dans la poésie; qui n’ étant que l’ homme ( le lyrique) ne saurait être qu’une caricature de Dieu et de l’ Éden, Hugo compris.

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  122. On déplore de ne pouvoir lire la réponse à cette lettre qu’un certain Isidore Ducasse adressa au monumental Victor Hugo ;
    (Cette lettre était glissée entre les pages du Chant premier des Chants de Maldoror dont elle accompagnait l’envoi. Elle porte, de la main de Victor Hugo, le signe « r » indiquant qu’il a répondu. Les lettres de Lautréamont – placé au panthéon des poètes maudits par les surréalistes, pour ses Chants de Maldoror – sont d’une extrême rareté : on n’en connaît que six.)

    Monsieur,

    Je vous envoie 2 exemplaires d’une brochure qui, pour des circonstances indépendantes de ma volonté, n’avait pas pu paraître au mois d’Août. Elle paraît maintenant chez deux libraires du boulevard, et je me suis décidé à écrire à une vingtaine de critiques, pour qu’ils en fassent la critique. Cependant au mois d’août un journal, la jeunesse, en avait parlé ! J’ai vu hier à la poste un gamin qui tenait l’Avenir National entre ses mains avec votre adresse et alors j’ai résolu de vous écrire. Il y a 3 semaines que j’ai remis le 2e chant à Mr Lacroix pour qu’il l’imprime avec le 1er. Je l’ai préféré aux autres, parce que j’avais vu votre buste dans sa librairie, et que je savais que c’était votre libraire. Mais jusqu’ici il n’a pas eu le temps de voir mon manuscrit, parce qu’il est très occupé, me dit-il ; et si vous vouliez m’écrire une lettre, je suis bien sûr qu’en la lui montrant, il se rendrait plus prompt et qu’il lirait le plus tôt possible les deux chants pour les faire imprimer. Depuis dix ans je nourris l’envie d’aller vous voir, mais je n’ai pas le sou.

    Il y a 3 fautes d’imprimerie ; les voici :
    Page 7 ligne 10 : au lieu de : si ce n’est ces larmes il faut [lire] si ce n’est ses
    Pag ; 16 1.12. Mais l’homme lui est plus redoutable, il faut [lire] mais l’Océan
    p. 28. L’antépénultième. Au lieu de il est brave il faut [lire] il est beau.

    Voici mon adresse :
    Mr Isidore Ducasse
    Rue Notre-Dame-des-Victoires,
    23 Hôtel : à l’union des nations

    Vous ne sauriez croire combien vous rendriez un être humain heureux, si vous m’écriviez quelques mots. Me promettez-vous en outre un exemplaire de chacun des ouvrages que vous allez faire paraître au mois de janvier ? Et maintenant, parvenu à la fin de ma lettre, je regarde mon audace avec plus de sang-froid, et je frémis de vous avoir écrit, moi qui ne suis encore rien dans ce siècle, tandis que vous, vous y êtes le Tout.

    Isidore Ducasse

    https://www.maisonsvictorhugo.paris.fr/fr/oeuvre/lettre-victor-hugo

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  123. Qu’y-a-t-il de sincère dans cette lettre, sinon la flatterie, Paul ?
    Flaubert a dû suer sang et eau pour l’écrire !

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  124. Alors qu’il a 32 ans, le jeune Flaubert-qui en en train d’ écrire « Madame Bovary- (il en est à la scène du fameux comice agricole…) sert de boite postale pour Hugo par l’intermédiaire de Louise Colet… Et pour le remercier Hugo lui expédie une photo de lui par son fils. Et le jeune Flaubert écrit à Louise Colet :
    « Enfin une lettre du grand Crocodile .
    Tout joyeux d’avoir reçu ce portrait, Flaubert écrit à Hugo :
    « Comment vous remercierai-je, Monsieur, de votre magnifique présent ? Et qu’ai-je à vous dire ? Si ce n’est le mot de Talleyrand à Louis-Philippe qui venait le visiter dans son agonie : « C’est le plus grand honneur qu’ait reçu ma maison ! » Mais ici se termine le parallèle, pour toutes sortes de raison.
    Donc, je ne vous cacherai pas, Monsieur, que vous avez fortement
    Chatouillé de mon coeur l’orgueilleuse faiblesse
    comme eût écrit ce bon Racine ! Honnête poète ! Et quelle quantité de monstres il trouverait maintenant à peindre, autres et pire cent fois que son dragon-taureau !
    L’exil, du moins, vous en épargne la vue. Ah ! si vous saviez dans quelles immondices nous nous enfonçons ! Les infamies particulières découlent de la turpitude politique et l’on ne peut faire un pas sans marcher sur quelque chose de sale. L’atmosphère est lourde de vapeurs nauséabondes. De l’air ! de l’air ! Aussi j’ouvre la fenêtre et je me tourne vers vous. J’écoute passer les grands coups d’ailes de votre Muse et j’aspire, comme le parfum des bois, ce qui s’exhale des profondeurs de votre style.
    Et d’ailleurs, Monsieur, vous avez été dans ma vie une obsession charmante, un long amour ; il ne faiblit pas. Je vous ai lu durant des veillées sinistres et, au bord de la mer, sur des plages douces, en plein soleil d’été. Je vous ai emporté en Palestine, et c’est vous encore qui me consoliez, il y a dix ans, quand je mourais d’ennui dans le Quartier Latin. Votre poésie est entrée dans ma constitution comme le lait de ma nourrice. Tel de vos vers reste à jamais dans mon souvenir, avec toute l’importance d’une aventure.
    Je m’arrête. Si quelque chose est sincère pourtant, c’est cela. Désormais donc, je ne vous importunerai plus de ma personne et vous pourrez user du correspondant sans craindre la correspondance.
    Cependant, puisque vous me tendez la main par-dessus l’Océan, je la saisis et je la serre. Je la serre avec orgueil, cette main qui a écrit Notre-Dame et Napoléon le petit, cette main qui a taillé des colosses et ciselé pour les traîtres des coupes amères, qui a cueilli dans les hauteurs intellectuelles les plus splendides délectations et qui, maintenant, comme celle de l’Hercule biblique, reste seule levée parmi les doubles ruines de l’Art et de la Liberté !
    A vous donc, Monsieur, avec mille remerciements encore une fois. » Flaubert signe « Ex imo » qui est une formule empruntée à Hugo.

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  125. « j’ai un doute sur la bonne conjugalité du barticipe bassé… »

    Moi aussi, JJJ.
    Mais toute agrégée de grammaire qu’elle soit, il arrive à DHH de se tromper…

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  126. @ sur les oeufs que les poules ont pondues

    vite vite faisons appel à DHH, j’ai un doute sur la bonne conjugalité du barticipe bassé… jzmn !

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  127. « des myons qui vont se vende en 2312 »

    Cela fait chaud au coeur de voir qu’il y en a au moins un ici qui mise sur moi sur le long terme !
    Je dois t’avertir, le boug, que tous ceux chez qui j’ai fait naître le moindre espoir ont très vite été déçus.
    Sinon, je fais confiance à Passou pour palper, même à titre posthume, sur les oeufs que les poules ont pondues dans son poulailler…

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  128. Lettre typique de la réaction anti-hugolienne telle qu’elle apparait vers 1867 autour du William Shakespeare qui trouvera son acmé avec Jules Lemaitre et son » VH se croyait le Verbe de Dieu, il n’était que le Dieu du Verbe ».Ce qui, quand on a lu la poésie de Lemaitre, est assez drole.
    Je crois que Hugo n’a tout simplement rien lu de Flaubert , qui ne figure pas dans l’inventaire de la Bibliothèque de Guernesey. Y figurerait-il, qu’il faudrait voir si les pages sont coupées, ce qui n’est pas le cas de nombre d’entre ces livres. Y aurait-il une lettre du Demi-Dieu disant « vous etes véridique et souvent éloquent », comme pour le Waterloo de Piérart, phrase propre à faire planer l’auteur sur un nuage, qu’on pourrait bien s’apercevoir que le livre en définitive n’a jamais été ouvert ! Méfiance donc.
    JJJ a raison, cette traduction de De Van n’est pas facile à trouver.
    Bien à vous

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  129. Le mot de jaloux n’est pas de mise, j’en conviens, c’est bin plus pire que l’orgueil, la prétendue haine du lyrisme, quand on n’en dispose pas d’un brin soi-même

    passe l’obscur clarté..mais que ça enfume et que ça pue..qu’il dirait meussieu courte

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  130. mais en revanche il s’est planté sur sa postérité

    c’est comme les bouquins a jacques barozzi..des myons qui vont se vende en 2312..et qui c’est qui va palper?..un obscur rejton a lassouline..éditeur marron..mon arrière grand père la bien connu.’si j’en dis rien aujourdhui..c’est par investisment à long terme’..quil avait écrit..mais secrêtment attation

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  131. Mais enfin, 333, ni Hugo ni Flaubert ne sont comparables à Lévy et Musso !
    On cause de littérature, ici.

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  132. vous allez bien retrouver dans vos archices ou celles de MC une lettre d’Hugo à l’une de ses copines à propos de la Bovary, ce tout petit roman…, Le mot de jaloux n’est pas de mise, j’en conviens, c’est bin plus pire que l’orgueil, la prétendue haine du lyrisme, quand on n’en dispose pas d’un brin soi-même… Arrêtez de me contredire, l’jmb, vous savez bien que j’ai raison.
    Et puis quand un Guillaume Musso balaye tout sur son passage, on va pas plaindre Marc Lévy, pas vrai ? C quio cette histoire !

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  133. mais non polo..y dit qu’cest rien qu’un jaloux..lors que justement il montre son courage à filer des coups dtrique à la vache sacrée..pas sur que ça soit pour son lyrisme..ou alors tu confonds la lyre havec la flute d’hamelin..moi cque j’y préfère c’est les « y’en a til! » ‘yen a til! »..mesurés!..sapré flaubert!..il a l’orgueil mieux placé qu’hugo..celui qui dit le contraire croient que les putes sont hassez connes ou qu’ils sont assez beau pour bosser gratos

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  134. Oui Janssen. Les arguments de Flaubert sont intéressants.Flaubert a toujours voulu casser les reins au lyrisme. Et, de plus, Hugo, en librairie,commercialement, était un véritable bulldozer.Impossible de publier en même temps que luI. je me demande ce que Hugo pensait de « Madame Bovary?

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  135. Merci pour le dépôt de cette lettre gustavienne…
    Mais bof. Pas de hasard : la jalousie fielleuse y est tellement énhorme qu’on comprendt bien en quoi son auteur a bien fait de ne pas avoir eu le courage d’en publier une version édulcorée dans la presse de l’époque…
    Le nombre de trous dans la raquette comme dirait jzmn, (les Thénardier, le Fauchelevent, mais surtout Javert, Myriel ou Gavroche) y est tellement éloquent et révélateur !.., c’est comme qui dirait… un MC prenant fait et cause contre la Commune avec 150 ans de retard…
    Ce Flaubert-là ne fut décidément pas très courageux dans sa vie d’embourgeoisé provincial du second Empire, comparé au père Hugo…. C’est moi kivouldi, PE et l’jmb.
    Bàv,

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  136. Ce que dit Flaubert sur Hugo n’est pas faux, mais en revanche il s’est planté sur sa postérité : Les Misérables est l’un des romans le plus lu dans le monde entier !

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  137. Voilà ce que Flaubert pense des « Misérables » de Hugo.

    Lettre de Gustave Flaubert à Madame Roger des Genettes

    Envoyée de Croisset en juillet 1862

    À vous, je peux tout dire. Eh bien ! notre dieu baisse. Les Misérables m’exaspèrent et il n’est pas permis d’en dire du mal : on a l’air d’un mouchard. La position de l’auteur est inexpugnable, inattaquable. Moi qui ai passé ma vie à l’adorer, je suis présentement indigné ! Il faut bien que j’éclate, cependant.

    Je ne trouve dans ce livre ni vérité ni grandeur. Quant au style, il me semble intentionnellement incorrect et bas. C’est une façon de flatter le populaire. Hugo a des attentions et des prévenances pour tout le monde ; saint-Simoniens, Philippistes et jusqu’aux aubergistes, tous sont platement adulés. Et des types tout d’une pièce, comme dans les tragédies ! Où y a-t-il des prostituées comme Fantine, des forçats comme Valjean, et des hommes politiques comme les stupides cocos de l’A, B, C ? Pas une fois on ne les voit souffrir dans le fond de leur âme. Ce sont des mannequins, des bonshommes en sucre, à commencer par monseigneur Bienvenu. Par rage socialiste, Hugo a calomnié l’Église comme il a calomnié la misère. Où est l’évêque qui demande la bénédiction d’un conventionnel ? Où est la fabrique où l’on met à la porte une fille pour avoir eu un enfant ? Et les digressions ! Y en a-t-il ! Y en a-t-il ! le passage des engrais a dû ravir Pelletan. Ce livre est fait pour la crapule catholico-socialiste, pour toute la vermine philosophico-évangélique. Quel joli caractère que celui de M. Enjolras qui n’a donné que deux baisers dans sa vie, pauvre garçon ! Quant à leurs discours, ils parlent très bien, mais tous de même. Le rabâchage du père Gillenormant, le délire final de Valjean, l’humour de Cholomiès et de Gantaise, tout cela est dans le même moule. Toujours des pointes, des farces, le parti pris de la gaieté et jamais rien de comique. Des explications énormes données sur des choses en dehors du sujet et rien sur les choses qui sont indispensables au sujet. Mais en revanche des sermons, pour dire que le suffrage universel est une bien jolie chose, qu’il faut de l’instruction aux masses ; cela est répété à satiété. Décidément ce livre, malgré de beaux morceaux, et ils sont rares, est enfantin. L’observation est une qualité secondaire en littérature, mais il n’est pas permis de peindre si faussement la société quand on est le contemporain de Balzac et de Dickens. C’était un bien beau sujet pourtant, mais quel calme il aurait fallu et quelle envergure scientifique ! Il est vrai que le père Hugo méprise la science et il le prouve.

    La postérité ne lui pardonnera pas, à celui-là, d’avoir voulu être un penseur, malgré sa nature. Où la rage de la prose philosophique l’a-t-elle conduit ? Et quelle philosophie ! Celle de Prud’homme, du bonhomme Richard et de Béranger. Il n’est pas plus penseur que Racine ou La Fontaine qu’il estime médiocrement ; c’est-à-dire qu’il résume comme eux le courant, l’ensemble des idées banales de son époque, et avec une telle persistance qu’il en oublie son œuvre et son art. Voilà mon opinion ; je la garde pour moi, bien entendu. Tout ce qui touche une plume doit avoir trop de reconnaissance à Hugo pour se permettre une critique ; mais je trouve, extérieurement, que les dieux vieillissent.

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  138. Pour la periode, il manque Judith Gautier, enfin Judith Mendès, dont Gautier surnommait le mari Crapule M’Embete! Elle aura droit, chose rare, à un beau sonnet: Ave Dea Moriturus te salutat .Cf le posthume Toute La nLyre, T II, XXVI ou dans Massin à la table des titres, s’il ne l’a pas oublié comme ça lui est arrivé parfois..

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  139. même pas les mêmes femelles quelle dirait bonne clopine

    quoique..me rappelle pus..mais la georgesse lui en dit plutôt du bien..le tigue fait un peu la moue à son tour

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  140. Au troisième tiers, hélas, fin de l’orgasme…

    polo c’est pas un sesquetoïye acrénom de nom

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  141. mais si meussieu courte..convenues..forcément convnues..façon lion répondant au tigre..fuseaux horaires et même pas les mêmes femelles quelle dirait bonne clopine..’c’est ça on se téléphone et on mange ensemble haprés ma tournante du dimanche matin’ qu’il aurait dit léon bloy..’table..table tournante qu’il aurait ajouté’..’c’est mmême pas pendable en henfer ils y croivent pas’

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  142. (Aux dernières nouvelles, Flaubert semble avoir fréquenté Hugo après son retour pour des raisons disons de pure opportunité. Pas impossible. On connait des compliments de Flaubert (« bien rugi, Lion, etc) on n’a jamais les reponses de Hugo. )

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  143. add… Dommage qu’on ne le trouve pas en poche dans la traduction… de Gilles de Van.
    Dommage Paul que vous ayez commis une erreur dans le titre du papier. Il serait bon de la corriger, non ? Pour le reste, on peut passer. Bàv,

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  144. Cher Paul Edel,
    -Je tombe sur votre billet.
    -Je ne connais pas ce Fenoglio, jamais entendu causer.
    -Curiosité aiguisée, donc.
    -Devant pareil enthousiasme, au premier tiers, me dis : oh ça, je vais me le mettre en tablette pour la prochaine commande,
    -Au deuxième tiers, je bave encore, vu la richesse des adjectifs admiratifs puissamment mobilisés par le commentateur et son plaisir à nous le faire partager
    -Au troisième tiers, hélas, fin de l’orgasme… Internaute épuisé, sentiment d’un compte-rendu laborieux qui a sans doute trop voulu étreindre, trop embrasser… Aurait alors asséché toutes les velléités de lecture dans la foulée. Sentiment d’avoir fait le tour, de trop connaître le bouquin désossé jusqu’à la moelle. Et finalement, de vouloir passer à autre chose…Oublier… la nouvelle comète d’Edel, la générosité d’un plaidoyer trop absolutisé, écrit sans la moindre réserve.
    – Se dire, pris d’un remords, qu’on y reviendra peut-être un jour. Au moins, signaler en lien le papier à ma vieille amie italienne qui ne m’avait jamais causé de ce roman apparemment célébrissime chez elle…
    Voilà où j’en suis, en première impulsion…
    – Merci quand même P.E.! Sachez rester jubilatoire dans vos découvertes étonnantes, toujours un brin portées à contre-courant du Pô… Au fond, j’apprécie votre blog très précisément pour cela, vous le savez maintenant… Cette réaction instinctive impulsive n’a aucune d’importance. Laissez-la moi refroidir un brin.
    BJ et Bàv,

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  145. ‘creepy’ comme y dit boris..bientôt a jéruzalème y vont faire parler yavé..ça sra pas grace à des projo ringard à la batman..ça viendra de plus haut..visibe de téhéran..sapré italiano polo

    Aimé par 1 personne

  146. Visiblement, cet Hugo vient d’achever la lecture de » l’éducation sentimentale »et il n’est pas convaincu parc ce Flaubert de Rouen,ami de la Princesse Mathilde..

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  147. C’est à sa manière, une Odyssée. Les collines remplacent la mer.

    ma mère..quand france culture et s’y met haussi à aloïne c’est dla science

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  148. Oui, natlarouge.
    Pour l’instant, je note que le titre français est plus beau que le titre italien…

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