Montauk: week-end réussi avec jeune femme au bord de la mer

 

Photo de Saul Leiter

« Montauk » est le  journal intime d’une  brève liaison. Le cadre en est  simple. Une histoire d’amour  dure un week-end et se sait condamnée .Lui, Max Frisch  a 63 ans, c’est un écrivain suisse  célèbre qui fait sa promotion à New-York avec  conférences. Elle, Lynn,   est  ce qu’on appellerait en Europe une attachée de presse. Lynn, belle rousse de la  trentaine,  se montre simple, directe tantôt respectueuse, mais surtout  curieuse, admirative, spontanée, enjouée.

 Elle accepte  ce week-end à Montauk( une plage de l’État de New York) en mai 1974. Lynn, donc, employée d’une  agence de relations publiques  a pris en charge le conférencier. L’intérêt du texte est multiple. D’abord la   discrétion  et la pudeur du ton qui court pour raconter cette relation. Deux personnes se flairent, se sondent, s’apprécient; la prose distille ce charme des  brèves rencontres  au bord de l’inconnu comme ces deux là sont au bord de la mer, avec vent.

 Frisch  analyse  cette collection d’instants fragiles : dans une voiture, dans un motel, sur une plage, puis dans l’appartement  étroit si modeste de Lynn. Toute  dramatisation, tout lyrisme,  tout pathétique en est exclu. Il n’y a qu’une suite, un rondo de phrases simples, claires, d’impressions fugitives, de petits dialogues entre un homme qui parle mal anglais et une américaine qui s’amuse de ses fautes. Chacun  s’épie, entre plaisanteries complices, en essayant de combler, parfois, l’énorme poids mort de silences dans un trajet en voiture de location.

Frisch est sensible aux tenues de Lynn : pantalon bleu ciel, corsage clair,  il remarque aussi les lèvres  à l’expression moqueuse et une manière coquette de  ses mains pour rassembler ou de déployer ses cheveux. Il y a des blancs, des arrêts sur image, délicieux à découvrir par leur précision pour dévoiler,l ’un par l’autre, les signaux qu’ils envoient. .parfois nous sommes dans un tableau d’Edward Hopper, parfois dans les cadrages d’un film qui pourrait être d’Antonioni. « Le nombre de sentiments qui ne se prêtent pas à la publication » songe l’écrivain qui dévoile son talent dans sa manière d’auréoler chaque instant d’une certaine patience inquiète .Les notations  ,selon les heure, change soudain de climat dans cette fine météorologie de ce couple en formation… C’est faussement simple à traduire et Frisch excelle .L’autre   intérêt du livre   c’est la silhouette de cette jeune femme engendre et rameute des souvenirs d’autres femmes aimées.

Max Frisch

Avec Marianne, son épouse actuelle, mais également avec Ingeborg Bachmann, la célèbre poétesse autrichienne avec laquelle il a vécu entre Zurich et Rome.. Frisch  dessine sans complaisance sa carte d’identité d’amoureux « machiste ».il ne cache pas son   lien  si difficile avec les femmes. Par des retours réguliers sur son passé, il revisite en paragraphes plus ou moins longs  ses deux grands   échecs  de couple .Le passé et ses cendres brulantes  se lit toujours en filigrane sur ce couple  en vadrouille, si spontanément improbable et si délicieux.. C’est grâce  à Lynn, sa spontanéité, son aisance,  quelque chose de taquin chez  elle  que  la mémoire douloureuse  masculine  peut se reconsidérer. Le mystère des femmes est donc là, tout entier, grâce à Lynn, devant la mer et ses embruns blancs,  ou au cours d’un diner avec des pinces de homard difficiles à casser. Comme des miroirs  disposés à ‘l’infini, la douceur un peu opaque du visage de Lynn fait ressurgir d’autres visages, même lointains.  On revit en flash-back parfaitement mesurés(le montage du livre est parfait) la vie sentimentale de Frisch, on en revient  ainsi  à la première fiancée juive de l’auteur, à  la mère de ses enfants à, sa compagne des années soixante,  à  Ingeborg Bachmann et à sa fin si tragique (brûlée vive dans son lit) ,enfin cette  Marianne l’  épouse.

Frisch, grâce à cette si brève liaison avec Lynn –qui se veut  et se vit simple parenthèse de quelques heures- crée, dans le livre  un jeu d’oppositions qui renvoie à des fragments cassants du passé. Ce sont des séquences comme entrevues par on ne sait quel interstice, quelle fissure d’une vie qui semble saccadée. : un voyage en Bretagne avec Marianne  ou  le souvenir de la première rencontre à Paris entre Frisch et Bachmann, avec toutes les pudeurs et hésitations des débuts amoureux, admirablement suggérés .Frisch capte l’impressionnisme des moments  sérieux dans la pénombre d’un passé qui se dilue. Il suit les anciennes  fêlures des couples avec une distance que l’âge lui accorde.

Enfin, outre le sentiment de vérité, souvent sombre et courtoise. On savait par ses romans(« Homo Faber », » »J’adore ce qui me brule ») que Frisch a  un talent descriptif assez naturel. Une plage à perte de vue, des transats,  un couple qui patauge dans les vaguelettes pantalon retroussé, Central Park ou une  trattoria, c’est présent en peu de mots .sans en avoir l’air il trac ce qu’il y a d’émouvant,  d’impulsif ou de si naturel dans un moment de l’après- midi à deux. Certains  moments du passé sont extrêmement forts :la mort de sa mère, l’importance de son meilleur ami de jeunesse, le riche W ,  ses débuts d’architecte avec  ses erreurs dans ses premières constructions, le souvenir  d’une visite en clinique de son épouse en dépression. Moins réussi est le fait qu’il revient sur son « émotivité instable », sa jalousie. On sait, par ses brouillons retrouvés, qu’il avait-dans des états antérieurs du texte-   développé des analyses  tortueuses où il cultive l’art de s’autodénigrer.  Ce qui reste en mémoire de ce texte c’est un monde aux teintes délicates, un monde tendre fondé sur la découverte d’un autre être, un consentement mutuel à la brièveté d’une aventure, sans souffrir, sans illusion, sans se raconter d’histoire.

Montauk

« La pluie ne le contrarie pas. Il se réjouit de tout présent. Maintenant le va-et-vient des deux essuie-glaces. Il fait attention à tout ce qui, lui tombe sous les yeux. Il ne veut pas de mémoires. Il veut l’instant. Le paysage, maintenant, en cet instant, est assez désertique, il regarde quand même.il voit  le pied de Lynn sur l’accélérateur, une chaussure abîmée, sa main droite sur le volant, une main longue, le va-et-vient des essuie-glaces. Rien ne lui manque ;il est reconnaissant pour ce week-end qui n’est pas encore passé. »Oui c’est le déroulé d’un présent ténu, instable, modeste, et troublant à cause de cela. « Soudain, ecrit-il, tout est fragile ».C’est le charme si évident du livre. Un art volatile  qui met souvent la distance du « il »  pour  tenir à bonne distance  l’aventure et ne pas  la plomber  par du  romantisme.

Frisch capte sous la surface des mutismes et des temps  vides en apparence, la nature  si tenace  des fragilités, aussi bien féminines que masculines. Cette sonate de silences et de fugitives complicités  est parfaite. La liaison de quelques heures  d’un homme   âgé avec une jeune fille annonce  le ton du film  de Sofia Coppola « Lost in translation » .Là aussi une relation tendre et de quelques heures dans un pays étranger.

En 2017Volker Schlöndorff a très librement adapté le texte de Frisch pour le cinéma   .Je ne l’ai pas vu mais les critiques ne débordaient pas d’enthousiasme.

Photo Saul Leiter

Extrait :

« Tout ne réussit pas aujourd’hui. Certes, il trouve le parking (il n’y a que dans les rêves qu’il m’arrive de ne pas pouvoir retrouver la voiture), et la Ford bleue est à sa place : comme auparavant, la seule voiture. Elle a la clé ; Lynn conduit. Un hamburger ou une pizza lui suffirait. En dehors du pays, près du phare où la route prend fin, le restaurant n’est pas encore ouvert, seules les toilettes sont utilisables. Il attend sur la terrasse. Une bannière étoilée flotte au vent ; une longue-vue fonctionnant avec des pièces, qu’il n’utilise pas. Il y a du vent ici. Lorsque Lynn est absente un moment et tandis qu’il attend, il est curieux de voir à quoi en fait elle ressemble ; sans impatience. Ici, on voit la mer mais il essaie de se rappeler sa voix. Quand elle téléphone, elle dit simplement :Hi ! Puisqu’il connait sa voix. Sa peau (cela, il le sait) : la peau pâle des rousses ; sans taches de son. Il est appuyé au mur, le dos tourné à la mer ; elle va arriver par cette terrasse déserte, et il s’attend à être surpris de ce que, quel que soit à quoi elle ressemble, elle se dirige vers lui et soit tout simplement là. Maintenant, il est midi ; tout est extérieur : une bannière étoilée qui flotte au vent, un phare massif, les mouettes, venant d’on ne sait où la musique d’un transistor, la tôle qui brille sur le vaste parking, le soleil, le vent-

Lynn va avoir trente et un ans.

(..)

Il lui a tout simplement ôté les lunettes du visage afin de voir une fois ses yeux. Elle a ri de son anglais. Il l’a fait sans effleurer ses tempes, avec le même soin qu’un opticien pour une cliente. Elle est debout dans sa kitchenette, de la vaisselle dans les deux mains, en cet instant sans défense.la couleur de ses yeux : comme du schiste clair au fond de l’eau. Il trouve que porter des lunettes ne lui va pas du tout et elle trouve que ce n’est aps fair-play de sa part. BECAUSE I NEED GLASSES, dit-elle. Donc, il rend les lunettes »

72 commentaires sur “Montauk: week-end réussi avec jeune femme au bord de la mer

  1. J’ai lu aussi « Lavinia » d’Ursula Le Guin. Une jumelle de la Cassandre de Christa Wolf en quelque sorte.
    Une réflexion sur l’Antiquité, les femmes, les rites, la guerre.
    poétique. très beaux passages de méditation, de rêves et de repos dans un sanctuaire en pleine forêt.
    Moins original, plus linéaire, moins puissant, moins profond que le récit de Christa Wolf. mais bien tout de même.

    Jamais lu avant les conférences qui précèdent le récit de Christa Wolf. donc action. Elle y fait à maintes reprises référence au douloureux et fou « Franza » d’Ingeborg Bacheman. Nourrissant ces conférences. J’avais oublié cette grande peur – – bien réelle – – suscitée par la course aux armements (pershing / SS20) en Europe (et donc la Guerre froide)

    Un jour Max Frish peut-être …

    J'aime

  2. Il faudra un jour s’interroger plus avant sur cette passion asymétrique des intellectuels et des artistes pour les paysans, ouvriers, indigènes, au point d’en faire des entités rédemptrices, tant sur le plan affectif qu’esthétique ou politique

    frinchmin cette phrase est un peu affligeante..il y a dans la photographie du monde tel qu’il est une innocence assez himbéciye..hévidemment levichtraus a pas eu bsoin de tricoter en caca d’oie pour reconnaite ses pauvres à pouêle à la messe..c’est qu’c’était un malin aussi çuilà meussieu courte..même france culture n’imagine pas combien qu’il dirait dirfilou

    J'aime

  3. Il est des épouses qui poussent par leur seul caractère leur mari dans les bras de leur Maitresse….

    y’en a qui font 2..meussieu courte 4..bonne clopine elle dirait qules maris c’est toujours empétré dans le zeugma pour la sodomie

    J'aime

  4. la boule laser chinoise

    j’ai découvert ça en faisant le lecteur pédophile allongé sur le dos à même le petits lits de sales moutards..jme suis dit..moi aussi je veux pareil..comme au crazy!

    J'aime

  5. ai dû réviser mon bestiaire, dear Mister Court;..lèse majesté, j’ai commis: Stéphanie de Belgique fut nommée par son indigne mari, marionnette des Prussiens, de.. »grosse vache flamande », truisme.

    J'aime

  6. Ce n’ est pas la Truie flamande qui a laissé des Mémoires très tard parus titres  » J’étais née pour etre Impératrice »? Il est des épouses qui poussent par leur seul caractère leur mari dans les bras de leur Maitresse….

    J'aime

  7. projette plutôt au plafond un ciel étoilé lazer avec glouglou japonais

    déjà en service, dear Bougreau, avec option « bruits de la jungle de nuit ».
    trop led, la liseuse. là-dessus rien n’égale un livre de poche (attention: de la marque « livre de poche », pas du folio qui jaunit avant l’impression) couverture P. Faucheux qui téléporte Mirbeau, éclairé à la boule laser chinoise.

    J'aime

  8. Stéphanie de Belgique, sa femme, « truie flamande »

    ‘porc frais de mes pensées’ zoller a voulu s’en faire croire et passer..ficelé et piqué d’ail..couinant..les oreilles tirés comme dans délivrance..mais c’est qu’une grossière himitation qu’elle dirait bonne clopine..l’andouillette bien tirée c’est que c’est un vache de trémolo..elle a pas faux

    J'aime

  9. recharge ta vieille liseuse..mirbeau tu vas trouver tout ou presque gratos ici..et toudincou t’es à sinmalo..tu peux te taper une andouillette avant mais mirbeau n’était pas chaud pour le réalisme..projette plutôt au plafond un ciel étoilé lazer avec glouglou japonais

    J'aime

  10. la Bretagne, non, il faut voir pour Sebastien Roch autrefois 10/18emise, toujours disponible je pense. Mc

    J'aime

  11. Il me semble que Mirbeau livra à la fin de sa vie les supposées misères vécues en pensionnat, qui expliquent peut-être retrospectivement ses compliments en forme de « truies » et autres gracieusetés. notez que l’exemple vient d’en haut, Rodolphe de Habsbourg nommait Stéphanie de Belgique, sa femme, « truie flamande ».
    lirai volontiers ce Mirbeau. est-il en poche ? Frisch est assez facile à décrypter en Allemand et plus plaisant que Dürrenmatt (catégorie des Suisses Allemands) qui nous dit plus ou moins que les nazis sont encore parmi nous.

    J'aime

  12. entre réalité et fiction à propos de cette sombre affaire

    ..ce qui compte c’est que ces vérités bien banal du confinement propice à tous les vices éclate au grand jour aujourdhui..mais sache meussieu courte qu’il y aura bientôt un vaxin et que le pape en sera dautant plus détendu du trou de balle..et pas que lui..t’as vu quisrael extrade une pédophilesse en ostralie..c’est plus malin..voilà meussieu courte..mirbeau c’était un malin..dans l’bon sens qu’il aurait dit le curé d’ars

    J'aime

  13. capable de publier une suite de textes belle et classique sur la Bretagne, puis de la transformer quelques années après en un lieu façon « Jardin des Supplices », sans que l’on voie pourquoi

    c’est que tu ne connois pas la bretagne comme polo la voit..c’est comme si c’était tous les jours andouillettes..et pleine lune tous les soirs quelle dirait bonne clopine..et comme dirfilou y dit..sur la rade de brest faut savoir se faire désirer

    J'aime

  14. C’est un peu comme l’ article sur la mort de Balzac

    c’est un peu tout ce qu’un homme de lettre retient de ce livre capital..une truie polonaise pour faire son andouillette quelle dirai bonne clopine

    J'aime

  15. C’est un peu comme l’ article sur la mort de Balzac ou il dépeint Madame Hanska s’envoyant en l’ air avec un peintre de troisième ordre. L’ affaire fait toujours débat depuis 1910 et les balzaciens d’alors étaient très hostiles à Madame Hanska aimablement traitée de truie polonaise par Marcel Bouteron, me semble-t-il.

    J'aime

  16. Oui Phil. Les amateurs de Mirbeau eux-mêmes hésitent entre réalité et fiction à propos de cette sombre affaire, mais pour avoir lu les lettres publiées du Père du Lac, il faut admettre qu’il trimbalait une sacrée couche….Reste que Mirbeau est parfois déconcertant, capable de publier une suite de textes belle et classique sur la Bretagne, puis de la transformer quelques années après en un lieu façon « Jardin des Supplices », sans que l’on voie pourquoi.

    J'aime

  17. Mais le plus étonnant est que Mirbeau y situe son Sebastien Roch

    mirbeau était entr’autres grande largeur d’esprit un des derniers grand poto au gros léon..au bloy..pour faire méchant on dira que ça n’étonne que ceux qui l’ont pas lu..est ce un critique polo ce mirbeau?..pourtant..pourtant c’est un fameux lapin dans ses environs..il aimait polo..il aimait

    J'aime

  18. Un journaliste, critique littéraire,écrivain lui même est plutôt là pour analyser, et, a pour mission de faire aimer les auteurs rencontrés auprès des lecteurs de son journal ou tout au moins signaler son importance…Trop de lecteurs croient à une mission de gendarme ou de tribunal quand on parle de critique littéraire

    pas s’oublier et pas non plus les copins..sur l’compte du lecteurs qui mauguréra hun peu dans son coin..mais on lencule çuilà..et dailleurs..est ce bien un copin ce faux frère..meussieu courte dirait que lui aussi c’est qu’un con de client..épimerde..sinon chtéléfone à louki..lui il a les moyens de lui dire quoi lire à ce fromage

    J'aime

  19. On devine aujourd’hui que le jeu des métaphores cradingues (une tête de cheval remplie d’anguilles), les passages volontairement dérangeants (la sexualité du petit Oskar) et la trogne inquiétante du jeune David Bennent impressionnèrent lors de sa sortie. Il y avait peut-être encore en 1979 de quoi berner le spectateur en repoussant les limites de l’infilmable.

    c’est un peu la double embrasse polo..aujourdhui linfilmabe c’est un connard qui sfait chier sur mars en apesanteur qu’il dit élonne..halors que c’est supercoule mars..mais moi y zy arrivront pas à mfaire lacher lmorceau qu’il dit djef..dabord moi j’aime mars plus que élonne..c’est pas le cinoche de merde du futur qui va en dégouter un anglais comme moi qu’il dit richard branson

    J'aime

  20. Ce qui est vrai, c’est que la Guerre Froide amène des promotions inattendues…

    la cia cramoisi jalouse de la propaganda chtafèle et du tovarich staline et vu qu’a paris c’est tous des communiss s’est rabatu sur pollock pour encombrer les salles dattente des dentiss..avec l’express et le point sur la tabe basse et louki loutchiano à naple..ce qui fait que 50 annos plus tard meussieu courte peut enfin dire cquil pense librement sacrénom!

    J'aime

  21. Intéressant, Mister Court. Est-ce de ce pensionnat dont Mirbeau gardera des souvenirs mitigés qu’il avouera à la fin de sa vie ? Mathieu Carrière est passé de celui de Törless austro-hongrois, qui le brimait à la mode Musil, à la retorse Bretagne jésuitique sans souci. Grâce aux bons pères Français, le jeune Allemand jouera du Gracq en Belgique. Fortiche.

    J'aime

  22. Verification faite, Maurice Marchais, démis sous Vichy est rétabli en 1944. Mais c’et le Dauphin Francis Decker qui règne du 18 Mai 1945 à 1965. Il a du son élection au MRP lequel pouvait avoir des convictions conciliatrices vis-àvis de l’Allemagne, pourvu qu’on ne leur parle pas de réunification. Il y a-t-il un lien de caue à effet pour S François Xavoier? Il faudrait fouiller les Archives. Ce qui est vrai, c’est que la Guerre Froide amène des promotions inattendues…

    J'aime

  23. Il s’ agit d’un des plus anciens collèges de Bretagne, St François Xavier à Vannes. Il devait déjà être en perte de vitesse dans les années 1950. Mais le plus étonnant est que Mirbeau y situe son Sebastien Roch, ce qui évidemment ne lui donne pas une bonne image, mais en fait un lieu littéraire déjà hanté. Sur le pourquoi du choix, il faudrait peut être voir autour de la personnalité de Maurice Marchais, maire atypique de Vannes de 1940 à l’ après guerre incluse. A suivre.

    J'aime

  24. Je recommande ce captivant témoignage de Maxim Léo sur la fin de l’Allemagne de l’Est… Évidemment, cela ne constitue pas encore une œuvre comme celle de Christa Wolf, mais ce récir n’est pas totalement à rejeter, je pense.
    ____
    (Après avoir combattu dans la résistance française, son grand-père a contribué à la fondation de la RDA.
    Sa mère a cru à l’avenir du jeune état communiste, tandis que son père rêvait déjà de le voir disparaître. Maxim Leo avait 20 ans au moment de la chute du mur ; il raconte aujourd’hui d’une plume alerte et captivante l’histoire d’une famille peu commune : la sienne).
    _________

    J'aime

  25. Le Tambour me semble aussi le moins réussi des films de Schlöndorff, Paul Edel, mais quelle gageure de filmer les vies successives de Danzig.. Le regard du jeune Bennent impressionne la pellicule, une satisfaction pour cinéphile. Le père de Schlöndorff tournait-il le dos à la récente RFA ? je ne sais pas. Après Törless, Carrière fréquenta le même internat que Schlöndorff à Vannes, les jésuites ont efficacement formé ces deux Allemands, langue française parfaite, Carrière put jouer chez Delvaux, autre cinéaste à livres.

    J'aime

  26. Je voulais juste dire que parfois, de l’écrivain, du critique littéraire ou du journaliste, on ne savait pas toujours de laquelle de ces trois casquettes nous parlait sur le blog… Mais le tenancier ne le sait-il pas lui-même. Et nous, lecteurs, avec laquelle nous réagissons… Bon, il « il faut parier sur nos intelligences », Ce mot de sincère bienveillance est rare, et donc, je le salue avant que de l’oublier.

    J'aime

  27. Je suis d’accord avec ce qu’exprime Matthieu Santelli à propos du « tambour » le film de Volker Schlöndorff :
    « Le Tambour a beau cumuler les bizarreries, se complaire dans l’étrangeté, foncer droit dans le graveleux, il ne va nulle part. On devine aujourd’hui que le jeu des métaphores cradingues (une tête de cheval remplie d’anguilles), les passages volontairement dérangeants (la sexualité du petit Oskar) et la trogne inquiétante du jeune David Bennent impressionnèrent lors de sa sortie. Il y avait peut-être encore en 1979 de quoi berner le spectateur en repoussant les limites de l’infilmable. Mais on sait bien aujourd’hui que la fausse audace d’un réalisateur qui pousse le cinéma dans ses retranchements moraux (façon Noé, Von Trier et consorts) n’est que le stigmate puéril d’une impuissance caractéristique à donner vie à son film. Elle n’est que le cache-misère de la vacuité du propos, l’apparat clinquant de la pauvreté esthétique. Schlöndorff, tout comme son héros, a beau tambouriner fort sur son instrument, il ne fait que du bruit, et rien d’autre. »

    J'aime

  28. Phil
    De Volker Schlöndorff, j’ai bien aimé « Le coup de grâce » et surtout « l’honneur perdu de Katharina Blum » d’après le récit étonnant de Böll.. Mais je me suis ennuyé à son adaptations de Proust, et davantage encore à ce « Tambour » qui n’avait ni la truculence, ni la puissance d’un semi fantastique , ni le rire rabelaisien ni l’esthétique baroque du roman,son souffle, sa verve, sa verdeur. Des effets de zoom ou des focales changées à chaque plan n’y peuvent rien.., des images aux couleurs laides ça ne rend pas compte une seule seconde de la dérision ravageuse Kachoube , ni la dynamique de l’écriture ,ni de l’art si concret de Grass. ce fut le même rétrécissement au lavage du roman au film avec « le roi des aulnes de Tournier. Quel passage à la moulinette. .Un détail biographique Wikipedia qui m’intéresse sur la bio de Schlöndorff : en 1956, celui dont le père est médecin, quitte l’Allemagne de l’Ouest pour s’établir à Vannes en Bretagne dans un internat jésuite.

    J'aime

  29. Frisch nous rappelle la vision d’un citoyen Suisse sur l’Allemagne, toujours éclairante sur les déclinaisons de la germanité, auxquelles il faut ajouter celle de l’Autrichien pour combler la tridentine germanique. un homme de théâtre Suisse, exilé à Berlin au début des années deux mille, a publié ses lettres adressées à des amis restés en Suisse pour leur faire part de ses colères et désarrois à négocier ses affaires culturelles avec les Prussiens (oublié le titre du livre..genre « Lieber Hans »..).
    Grass n’est pas facile à lire, à cause de son « cachoube » et puis naître à Danzig ne trace pas un couloir de la pensée. Hurk ! Détonnant que « Le tambour » le film ne vous ai pas plu, Paul Edel. Les films de Schlöndorf vieillissent plutôt bien, Törless restera d’un beau noir et blanc comme « Le coup de grâce », peut-être..grâce à Mathieu Carrière, ces rares acteurs bilingues qui jouent entre deux identités.

    J'aime

  30. Je parie sur votre intelligence JJJ
    pour apprécier l’auteur du « tambour » ou du « Chat et la souris » tout en sachant que Grass n’était pas agréable à interviewer. Selon ses proches, précisons qu’il avait gardé un très mauvais souvenir pendant son séjour à Paris, place d’italie, quand il écrivait « le Tambour » dans un sous sol de chaufferie d’immeuble. Ses tentatives pour rencontrer des écrivains français avaient,parait-il , échoué.
    L’attachée de presse des éditions du seuil avait du mal à lui faire rencontrer des journalistes?. je n’ai pas compris du tout votre phrase JJJ  » personne n’est jamais définitivement clair avec tout ça quand le journaliste, la critique et le littérateur se mélangent allègrement…. » Un journaliste, critique littéraire,écrivain lui même est plutôt là pour analyser, et, a pour mission de faire aimer les auteurs rencontrés auprès des lecteurs de son journal ou tout au moins signaler son importance…Trop de lecteurs croient à une mission de gendarme ou de tribunal quand on parle de critique littéraire.Je parlerai plutôt de nuance, d’explication,de commentaire et de compréhension.Dans le cas de Grass, par exemple, ses derniers romans sont visiblement plus faibles que le reste de son œuvre. » le turbot, » roman parfois brillant,  » est quand même d’un sacré macho!
    Après avoir rencontré Grass, (enregistrement sur magnétophone pour éviter les malentendus) je savais faire la différence et le partage absolu entre une personne assez rugueuse et l’écrivain tonitruant et souvent inspiré qu’il était.. Son accueil froid n ‘entamait en rien mon admiration pour le Günter Grass de certains livres(pas tous..) .Sa « trilogie de Dantzig (« te tambour », le Chat et la souris » et » les années de chien » reste un massif romanesque baroque superbe.Je les relis avec enchantement.

    J'aime

  31. Bon OK, ce gunter grass avait apparemment l’air d’un sale con…, dans le privé de vos rencontres (à MF et PE.JPA).
    Mais si on fait abstraction de ce qu’en disaitt un concurrent dans son journal et un journaliste grand reporter, est-ce que cela rend impossible de lire les romans de ce gunter grass aujourd’hui, si on ne les connait pas, abstraction totalement faite de ces anecdotes sur sa personnalité ? Comment voulez-vous être crédible après ça, quand vous dites : « Je recommande à tous ceux qui s’intéressent à la littérature de langue allemande d’après-guerre de lire ce document capital ». alors que par ailleurs, il vous importe de toujours déconnecter un roman de son auteur, car j’ai cru bien lire qu’on devait d’abord lire des romans en toute ingénuité des intentions de leurs auteurs, non ?

    Enfin bref, personne n’est jamais définitivement clair avec tout ça quand le journaliste, la critique et le littérateur se mélangent allègrement…. Ce me semble et le s’ensuit qu’il n’y a point grandes différences d’avec le blog d’à côté… La meilleur preuve, c’est que les mêmes intervenautes y sévissent pour raconter les mêmes salades. Et qu’on y est censuré de la mâme façon, des messages disparaissent… C’est marrant…

    J'aime

  32. L’origine de Sophie Calle dans le présent billet ????

    JJJ / Cette histoire m’a surtout fait penser (par vagabondage mental) à celle de Sophie Calle & Greg Shepherd dans je sais plus trop quel road movie… Et ça, c’était bien plus alléchant et drôle que Max et Lynn (bouh).. No sex, last night, je crois bien que ça s’appelait… Bàv, (8.58)

    Je ne vois pas pourquoi d’aucuns se sont crus autorisés à aller discuter de mes vagabondages mentaux sur une nana dont ils n’avaient rien à foutre… et faire monter la béchamel d’étalage jusqu’à Jacques Ellul pour ensuite se rétracter :d’un grand n’importe quoi….

    MC / « Sophie Calle a été introduite là on ne sait pourquoi par JJJ. Efectivement, malgré ses preux Chevaliers, son utilité reste problématique… ».(7.48) ..

    On se demande d’ailleurs à qui ses preux Chevaliers s’adressent exactement… – C jamais très clair avec Henri Bordeaux et son cothurne…

    -> Heureusement que jmb « charrie monsieur courte », je me sens un brin moins seul ! (à 9.31).

    J'aime

  33. Dans le » journal berlinois « de Frisch en date du 14 février 1974, je trouve ce bref portrait de Günter Grass. C’est exactement le Günter Grass que j’ai rencontré à deux reprises, en l’interviewant à 20 ans de distance.. Brutal, sec, rugueux, considérant que ceux qui ne sont pas d’accord avec lui ne méritent plus une grande attention et , même sur certaines questions littéraires, abrégeant quand les questions l’embarrassent. Bref, j’ai retrouvé exactement dans ce portrait e Frisch le Günter Grass que je connaissais. Je recommande à tous ceux qui s’intéressent à la littérature de langue allemande d’après-guerre de lire ce document capital. Les rencontres, aussi, de Frisch avec les écrivains de la RDA à Berlin-Est ,sont pleine d’enseignement et restituent avec une grande finesse cette ambiance malaise qu’on avait en discutant avec eux.
    « Difficultés avec Günter Grass, mes difficultés. :je ne sais pas comment le lui dire, quand je ne suis pas d’accord avec ses proclamations, avec son penchant pour la publicité. Au lieu de ça, je me laisse entrainer à en parler avec d’autres et c’est fâcheux. Attaques envers Brandt (attaqué maintenant de tous côtés), poème sur Ingeborg Bachmann (« des gamins en se branlant on troué son voile » ;je me suis contenté de lui demander au Café Bundeseck ce qu’il entendait par là) ; son Israël et Moi ; son verdict à l’égard des confrères qui ne s’exprimaient pas en faveur de Soljenitsyne, pour conclure qu’aucun dialogue ne sera plus possible avec eux, etc. ;pas une semaine sans déclaration de se genre. Qui pourrait lui en parler ? Mon manque de répartie ; je lui pose une question (par exemple : pourquoi contre Willy Brandt maintenant ?), et tout de suite il trouve ses actions justes, la question ne le trouble même pas. En apparence du moins. Il ne devient pas coupant, n’est pas fâché, il se réfugie seulement derrière des connaissances spécifiques.
    Un homme isolé au plus haut point. S’il commence à parler il part du principe que tout le monde est d’accord, du moins lorsqu’il s’agit de ses déclarations publiques. En revanche, concernant ses problèmes privés (de couple), il est réceptif, demande même à ce qu’on lui en parle (compassion).il est résolu à quitter la politique, mais il ne supporte visiblement pas ce que cela implique : diminution de sa présence publique. A-t-il à ce point besoin de son nom dans les journaux ? »

    J'aime

  34. un Art Contemporain abscons et totalement dénué de sens

    ..époustiflant..je te charrie un peu meussieu courte

    J'aime

  35. Si Ellul designe très clairrement un Art Contemporain abscons et totalement dénué de sens

    ellul parle de tecnolicol éfècte..pour cause d’age : l’art moderne et contemporain étoyent vaguement synonime pour lui..kerros qu’est pas toute jeune comme oliviennes s’est quand même mis à niveau en markettingue avec zoom et tiktok qu’il dirait dirfilou

    J'aime

  36. Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt, les mamelles germano-suisses

    havec un schnaps havec qu’il dirait baroz

    J'aime

  37. Sophie Calle a été introduite là on ne sait pourquoi par JJJ

    patron 2 geuzes qu’il dirait apolinère

    J'aime

  38. Je ne vois pas ce que viennent faire le Zohar et la Pizza dans cette galère. Incom
    préhen
    sible.
    Merciu Elena

    rmétez lui son verre en couleur qu’il dirait apolinère

    J'aime

  39. Sophie Calle a été introduite là on ne sait pourquoi par JJJ. Efectivement, malgré ses preux Chevaliers, son utilité reste problématique…
    Je ne crois pas que l’intereprétation de Jonas comm Midrash soit très nouvelle.
    Quant à Madame de Kerros, c’est un préjugé favorable pour un livre à venir. Au moins cherche-t-elle des artistes autres que ceux déjà consacrés de Benjamin Olivennes.
    Si Ellul designe très clairrement un Art Contemporain abscons et totalement dénué de sens. Je retrouverai la référence dans mon autre bibliothèque s’il vous la faut.
    Je ne vois pas ce que viennent faire le Zohar et la Pizza dans cette galère. Incompréhen
    sible.
    Merciu Elena.
    Bien à vous.
    MC

    J'aime

  40. Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt, les mamelles germano-suisses de nos années de collège. merci de ce revival, dear Paul Edel, votre spécialité.
    La langue de Frisch semblait facile, tandis que son « message », comme l’on disait à l’époque, ne réjouissait pas, nous allons le relire à la faveur de cette notule sensuelle. pas compris ce que vient faire Sophie Calle dans cette histoire…peut-être Berlin ? Il vaut mieux Frisch que Calle au collège pour espérer parler allemand un jour lointain !

    J'aime

  41. Non, l’achat de la première chaise n’est ni capital, ni intéressant en soi, mais il est mentionné dans le cadre d’une réflexion sur le vide (& son esthétique) & le plein, le manque et l’encombrement, la mobilité (pas tt à fait le nomadisme) vs. l’état « installé ». Il ne s’agit pas de faire de Frisch un apôtre de la décroissance (ah, la voiture !), mais de signaler que ces notations terre-à-terre s’inscrivent dans l’observation de soi, de ses propres réactions dans une situation particulière — le déménagement est l’occasion d’une expérience à analyser. (Pas sans rapport non plus avec « l’ambiance guerre froide » peut-être.)
    D’autres mentions, que l’on pourrait trouver sans importance donc inutiles, celles des gens qui le reconnaissent, créent un effet presque comique : l’espoir de redevenir anonyme est immédiatement déçu. L’auto-analyse n’a rien de complaisant : à peine esquissée (elle occupe peu de place, en qq mots), mais suggérant des aperçus intelligents — ces notations ne me semblent pas des platitudes, ni des scories, ni des traces d’incontinence verbale (comme on en trouve ailleurs, souvent, ds des souvenirs du type « j’ai fait ci, puis j’ai fait ça, je suis allé là, j’ai rencontré Machin » débités au km).

    D’Uwe Johnson je ne connaissais strictement rien, j’ai donc lu ce qui se rapportait à lui comme je l’aurais fait pour un personnage fictif dans un roman en le découvrant touche par touche (contradictoires). Le geste attentionné du cadeau de bienvenue (le plan esquissé par Frisch lui-même qq mois auparavant, transformé en tableau du fait qu’il a été encadré : avoir conservé le croquis, le salut ou clin d’œil au premier métier de son ami, & la préservation d’un moment de leur amitié, puisqu’il semble avoir pris une part assez importante à ce projet d’installation ds son voisinage).
    Qq pages plus loin, le souvenir du mélange d’insolence & d’exigence à son égard (Herr Frisch, que faites-vs de votre gloire ?) 10 ans plus tôt. Je n’ai pas tt retenu, mais on se dit qu’on a affaire à un drôle de pistolet — & puis à la fin du deuxième cahier, l’éclaircissement que le lecteur reçoit comme un coup de poing (mais c’est aussi la 1ère fois qu’Uwe Johnson en parle à Frisch) : son embrigadement forcé à 9 ans ds un institut de formation (à la dure) de futurs cadres nazis, de Gauleiters, loin de chez lui, à l’Est (les promotions précédentes, des petits collégiens donc, enrôlées d’office un an plus tard pour défendre la ville, & massacrées).

    J'aime

  42. Enfin…, acheter des chaises pour emménager, c’est quand même un acte super important dans la vie d’un écrivain suisse migré à Berlin, je trouve personnellement… Évidemment, si cela se passe durant la guerre froide, cela devient encore plus passionnant… Je n’ai jamais réussi à vibrer à Christa Wolf (trame d’enfance)…. Quel serait le meilleur traduit en français chez elle, si on voulait vraiment la border ?
    Merci, Bàv,

    J'aime

  43.  » Le journal berlinois » de Max Frisch ,commencé en 1973, est un bon document sur les écrivains de la grande géneration d’après guerre.Il vaut surtout pour les portraits de Uwe Johnson(assez caractériel) de Günter Grass. qui essaie toujours de faire le lien entre les écrivains des deux Allemagne/Ce journal vaut surtout pour ses portraits Il y a également celui de Christa Wolf ,qui vit en RDA.Le fait que Frisch achète des chaises pour son emménagement n’est pas capital!!! En revanche l’ambiance guerre froide, on la sent assez bien.

    J'aime

  44. Bien la peine que j’invoque de gds principes si c’est pour m’en affranchir à la 1ère occasion : finalement j’ai lu le Journal berlinois en attendant de recevoir Montauk.
    Cela dit, le Journal est expurgé, & par ailleurs, comme l’indique la postface, il possédait aux yeux de son auteur le statut d’une œuvre (ce qui rend plus ou moins caducs mes scrupules initiaux).
    En tt cas, ça se tient tr bien tt seul, même sans connaître par d’autres sources ts les auteurs rencontrés ou mentionnés — & même si l’on a pas lu les autres Journaux.
    Je vais passer à Montauk, & il faudra certainement revenir ensuite au Journal berlinois, mais on a déjà un peu de ce jeu de miroirs entre le vécu (tel qu’il est consigné, c-à-d déjà élaboré) & la transposition en un texte plus autonome avec les 4 pages du 2ème cahier où Zurich est la ville coupée en deux.

    J'aime

  45. Quant à la « lumineuse foi Protestante », ce devait etre un cas à part et elle n’apparait guère dans ce que j’en ai lu

    mais quand que c’est du zohar dans la pizza spangéro y’a toute la faculté qui le pressent..que dis je qui le pressent..le parie gagnant..même havec handicap et terrain lourd

    J'aime

  46. le travail d’Aude de Kerros est plus méritoire que d’autres, s’attachant aux problèmes mais aussi aux remèdes

    quant aux remèdes..même en gros caractère meussieu courte..j’ai l’impression que c’est une himpasse (argot car ça frait trop long et que j’ai un gratin qui doit brûler)

    J'aime

  47. C’est sûrement une des CAUSES de nos « impasses » (argot scolaire), de nos refus & de nos ignorances volontaires, mais de là à prétendre qu’elle les JUSTIFIERAIT … Non, ce n’est pas une RAISON

    Me fiche que mes références vous paraissent hétérogènes.elles le sont par nécessité comme par adaptation aux sujets

    J'aime

  48. si ellul parle d’art contemporain c’était hors stabilisation lexicale du mot à contrario de keros en guerre précisément contre son marché totalitaire. les propos d’ellul dépasse largement le confinement des arts de la white cube

    J'aime

  49. BECAUSE I NEED GLASSES,
    Rien n’avoir : -> wikipedia en 3 clics, à propos de Guimaraes-Rosa et Corpo de Baile) : « c’est sans doute son œuvre la plus autobiographique, avec en particulier la nouvelle Campo Geral, où l’auteur conte en fait une expérience personnelle, emblématique, qu’il vécut enfant : l’expérience d’un garçonnet passant pour indolent jusqu’au jour où un médecin de passage détecte sa myopie et lui prescrit des lunettes ; le monde alors s’ouvrit subitement à lui, lui apparaissant comme quelque chose de miraculeux, expérience qui peut passer pour une métaphore de sa création littéraire ».
    Bàv,

    J'aime

  50. J J-J : MS est venue faire un tour ici, à un moment où vs n’y étiez pas encore ; on pouvait espérer que ds un environnement différent le comportement le serait aussi. Je me rappelle un éloge d’A. Nothomb « pétillante » & une admiration qui semblait devoir autant à son titre (de baronne) qu’à ses titres (publiés), mais surtout des jugements à l’emporte-pièce, notamment à propos de G. Morselli. Les « 3 clics » avaient servi cette fois-là à fouiller ds la biographie de l’auteur présenté par P. Edel pour y trouver prétexte à ne PAS le lire : comprenez-vs pourquoi je trouve une ressemblance de méthode ?
    Le critère « l’auteur m’est-il sympathique ? », celui que vs utilisez à l’égard de M. Frisch, n’est pas recevable.
    Il ne s’agit pas de prétendre que l’image que l’on se fait de l’auteur ne joue aucun rôle ds nos choix, encore moins de se persuader qu’on serait le seul à être capable de s’y soustraire. C’est sûrement une des CAUSES de nos « impasses » (argot scolaire), de nos refus & de nos ignorances volontaires, mais de là à prétendre qu’elle les JUSTIFIERAIT … Non, ce n’est pas une RAISON.
    (Il y aurait bien davantage à dire, mais ce serait trop long, & il est trop tard.)

    Aucune volonté de blesser, tt juste piquer un peu — mais (excusez-moi) devant une bonne conscience en béton armé sous un abord jovial, comment s’y prendre pour révéler des convergences objectives ?
    (Il ne s’agit pas de confondre vos personnalités ou vos motivations, du moins ce qu’il me semble en percevoir.)

    Vs n’avez pas « douché [m]on enthousiasme » & il ne s’agit pas d’une « sensibilité à fleur de peau » ; je ne suis pas plus ds l’affectif & l’irrationnel que vs ne l’êtes ds le cadre de votre spécialité qd vs constatez une erreur de catégorie, un glissement d’un ordre à un autre chez un interlocuteur (qui en outre s’en gargarise).

    Que vs n’aimiez pas mon pseudo double n’a rien à voir avec de la « méchanceté » ; raccourcissez en « e » ou en « e/N » si vs y tenez — tant qu’on s’y retrouve…

    J'aime

  51. Non, elle ne vous en voudra pas, mais convenez , je suis aussi très franc, que vous abusez des sigles jusqu’à paraitre parfois illisibles (ici SFLV!).Me fiche que mes références vous paraissent hétérogènes.elles le sont par nécessité comme par adaptation aux sujets ,et le travail d’Aude de Kerros est plus méritoire que d’autres, s’attachant aux problèmes mais aussi aux remèdes.

    Ellul a bien écrit qu’un certain art contemporain, dénué de tout sens , pourrait bien finir de par sa gratuité éngmatique inutile à la brocante lorsque les feux des Galeries se seront éteints autour de lui.C’est une expérience qu’on peut vivre chaque jour quand on fréquente certaines galeries, et je le remercie d’avoir trouvé les mots exacts pour des oeuvres mortes nées. Je ne vois pas en quoi l’avoir connu vous permettrait de m’interdire de le citer. Quant à la « lumineuse foi Protestante », ce devait etre un cas à part et elle n’apparait guère dans ce que j’en ai lu.
    Tapez sur Legendre si vous voulez, il ne peut plus se défendre. Il reste que son analyse de l’Etat Image à fait date. Tout le monde ne peut pas en dire autant.

    Je ne sais si le texte présent vous inspire, mais de fait vous continuez à Calliser.
    N’ayant pas lu le Dossier M je me garderai d’entrer dans la Danse et de suivre cette Dame que je méprise.
    En revanche, je repondrai à toutes les attaques, c’est dans ma nature.
    Bonne soirée.
    MC

    J'aime

  52. En bien dites moi e/N, quand vous vous mettez à défendre votre bout de gras, quel talent !… Bravo, j’aime…
    Cela dit, un petit bémol sur mon prétendu copinage avec SMS… Nous apprécions Houellebecq pour des raisons qui n’ont à voir. Par exemple… Et vous me blessez cruellement dans ce fragment (MS, dont vs partagez manifestement la conception de la littérature & les critères pour lire ou non un roman) de comparaison avec cette imposteuse, dont vous ne vous ne mesurez pas le centième de ce qu’elle est… Mais bon, si c l’impression que je donne de »partager » sa conception de la littérature par 3 clics, j’en suis vraiment désolé. Je reconnais volontiers tenter de ne pas entrer dans le jeu de son irrésistible besoin de détestation collective. Et elle en est parfois désarçonnée…
    Désolé d’avoir douché votre enthousiasme sur ce « dossier M »…, que j’ai pris un brin à la légère, soit… Vous le défendez avec talent, pas besoin d’EAN, Il y a apparemment une sensibilité à fleur de peau chez les internautes réguliers des blogs littéraires… C’est rare et cela me réjouit chaque jour… Ce sont les convulsions du vivant protestataire contre un destin collectif actuellement des plus morbides. Les littératures nous aideront toujours à nous chamailler dans pareilles épreuves… Que peut-on leur demander de mieux, franchement ?

    (NB / je tenais à vous dire une petite méchanceté depuis longtemps : je n’aime pas votre pseudo trop compliqué… ça ne vous embête pas si je vous le réduis à e/N ?). Bàv,

    J'aime

  53. Sur un registre plus amical (pas facile à tenir sur les blogues — « gardez-vs à droite, gardez-vs à gauche ») : comme tt le monde, ou plus que d’autres peut-être, allez savoir, j’ai des préjugés, des réactions instinctives, des premiers mouvements de méfiance, de refus, d’exaspération.
    Plus difficilement avouable encore : il y a des pans entiers du savoir mais aussi de l’expérience humaine ds son infinie diversité, qui ne m’attirent pas spécialement, qui ne suscitent pas ma curiosité. Je les reconnais tt à fait respectables, importants, etc., mais je vis tr bien sans, je n’ai pas envie de m’y coller. Ce sont mes friches ou mes déserts d’indifférence, & ils sont immenses.
    Mais il arrive qu’un hasard heureux, des conversations, des articles (notamment de Paul Edel) m’amènent à surmonter mes préventions ou mon indifférence . On peut se planter (on s’en remet), ou avoir à recommencer plusieurs fois (ce n’est pas tjs le bon moment, on n’est pas tjs ds les dispositions qui conviennent).
    Mais qd l’effort initial (qui se limite parfois à la décision d’acheter le livre, car à sa propre surprise on est tt de suite « pris(e) », happé(e) par un univers, une écriture, qui a priori n’étaient pas du tt notre genre) se transforme en plaisir, en découverte passionnée, c’est encore mieux (que la confirmation de nos préférences ou de nos affinités bien connues). Un sentiment d’élargissement, (dilatation & libération), le contraire de l’étroitesse d’esprit, du solipsisme, qqch de la « joie spacieuse ».

    J’avais des doutes (un peu clopinesques sans doute) avant de commencer le premier tome de ce Dossier M (il me semble qu’il n’avait pas encore été couronné par un prix qui aurait pu me dissuader tt à fait de le lire) — immédiatement balayés par la verve, le talent tt simplement, mais aussi, paradoxalement, le « sérieux » de l’entreprise (ce qu’on peut prendre d’abord pour un fourre-tout se révèle composé — on n’en prend vraiment tte la mesure qu’à la fin du 2ème volume). Aux qualités intrinsèques du livre s’ajoute sans doute un phénomène de complicité générationnelle (on goûte peut-être davantage son déchiffrement du changement d’époque à travers l’évolution des feuilletons & de leurs héros, le passage de l’ère de Zorro à l’ère de Dallas, qd on les a vus à peu près au même âge), mais le Dossier M ne repose pas là-dessus. Qd on pense à l’indigence littéraire, à la complaisance de certains « livres dont on parle » (par ex. sur la Rdl), tt occupés aux règlements de compte, oui ça m’énerve qu’on mette tt ds le même sac, que l’on n’aille pas voir si on n’aurait pas affaire à un vrai écrivain.

    Après, on n’est pas obligé d’approuver à 100% la conduite du protagoniste, de lui donner raison sur ts les points (il faudrait se demander si cette exigence d’édification n’est pas totalement incompatible avec un récit honnête, & ne mène pas directement à l’hypocrisie, à la « fausseté » (littéraire, vs. la « justesse », & donc à l’insignifiance), mais c’est un autre problème). Mais si on lit une œuvre autobiographique (à condition qu’elle ne se réduise pas à un plaidoyer pro domo) autrement que comme une pièce d’un procès qu’on instruirait, ou une vision par le trou de la serrure, cela n’a à peu près aucune importance. Sinon, il faudrait dire adieu à la lecture d’Henri Calet par ex…

    Sur Le Dossier M, vs trouverez un article ds En attendant Nadeau  : « Le génie du moi » par Cécile Dutheil de la Rochère (12 septembre 2017)

    J'aime

  54. Je n’ai pas lu « les histoires de Max & Lynn ». En revanche, je lirai bientôt Montauk.
    Si vs ne voyez pas la différence, tant pis (pour vs).

    Ce n’est ni le sujet, ni le décor, ni même le genre (littéraire) qui comptent, mais ce que l’auteur en fait ds son livre.

    Faites cette expérience : prenez n’importe quelle œuvre que vs avez lue & bcp aimée, réduisez-là à son « action » remise ds l’ordre chronologique & simplifiée à l’extrême, & imaginez que MS (dont vs partagez manifestement la conception de la littérature & les critères pour lire ou non un roman) vs la raconte à sa façon, après s’être renseignée sur son auteur en 3 clics & avec son fair play habituel . Ensuite demandez-vs si auriez été « visiter le bouquin ».

    J'aime

  55. Question posée au mauvais moment ou insuffisamment explicite quant à son rapport avec le sujet abordé, Sophie Calle ?
    G. Bouillier était l’auteur du courriel « Prenez soin de vous », autour duquel une exposition participative avait été organisée. Le foisonnant dossier M, qui traite du malentendu amoureux, apporte parmi bcp d’autres choses la réponse du berger à la bergère : pas un règlement de compte, mais une autre version des faits, un autre point de vue (les siens), restituant le contexte & comblant les blancs.*

    « Avait-on déjà vu un(e) artiste demander à quelqu’un d’autre — a fortiori à cent sept autres ! — de parler à sa place » ? De « comprendre pour elle » ? Ainsi que l’annonçait benoîtement l’argumentaire qui servait d’introduction à son exposition. […] Lui seul y voyait-il une espèce de démission ?
    C’était quoi : être artiste ? […] Quelqu’un qui donnait de soi ou qui prenait aux autres ? »
    « [Qu’elles, les 107 ayant accepté de participer] réalisent à quel point le concept de division du travail est efficace pour faire bosser des gens en les dépossédant du résultat final ».

    * L’intérêt de ces deux gros tomes ne repose pas du tout (ce serait même le contraire à mes yeux) sur la possession de la « clef « , l’identité de S dans la vraie vie ; « Son sourire talmudique. Ses yeux rieurs » ainsi que les mécanismes déclenchés par « la nature injuste et périssable de l’amour », l’entrelacement avec d’autres histoires comme avec l’enfance & les caractéristiques de l’époque composent une trame suffisamment solide.

    J'aime

  56. Jacques Ellul ?… Trop de références périphérique vous tueront, MC… Laissez Jacques E. en dehors du devenir de l’art moderne… Laissez-le plutôt à l’histoire des institutions (plus légère que les ridicules obscurités psy d’un Legendre), à sa foi protestante lumineuse et à sa célèbre critique du bluff technologique, accessoirement à son écologisme intuitif avec Simon Charbonneau.. Pour le reste, je l’ai bien connu et vous interdit de mobiliser ses mânes sur autre chose (il a trop écrit, et pas mal de bêtises que l’on mettra à ses pertes et profits, hein). S’agissant d’Aude de Kerros, je me tape de son opinion, c’est pour moi comme si SMS venait nous parler de ses aventures porcines !… Vous accumulez inconsidérément des réf. de plus ne plus inégales… Quelle bouillie…, à force d’étaler sur tous les tableaux. Je trouve qu’à la fois, ces derniers temps, vous vous dispersez et vous gâchez l’image de ceux qui vous respectent. Je vous le dis comme je le pense, vous savez ma franchise…
    Ressaisissez-vous, Marc, c’est mon humble conseil erdélien. Pour l’instant, MC, reconnaissez que vous n’^tes aucunement inspiré par le billet de Paul Edel. Pourquoi ne pas reconnaitre, ce n’est pas grave en soi..

    @ E/N – Non, je ne connais pas ce dossier M… Mais après consulte du site wiki, je crois comprendre deux choses à votre question : un « roman torrentiel » (dont je serais systématiquement amateur après Diadorim ?), et surtout écrit par un ex amant de Sophie Calle, un goujat de son état ??? – Ai-je correctement compris votre question ? – A priori, non je n’irai pas le visiter ce bouquin… Mais dites-nous s’il est vraiment plus intéressant que les histoires de Max et Lynn ?… Qu’en avez vous pensé, vous-même, de cette idylle Sophie-Grégoire B ? Merci de nous en dire un peu pluss. Bàv,…

    J'aime

  57. « Pendant longtemps elle ne fut rien ». Je ne suis pas certain qu’elle soit devenue quelque chose artistiquement parlant, en dehors d’un microcosme parisien sans lequel sa médiocrité est évidente. Même chose pour la Messager.Ellul a dit des choses très pertinentes sur un certain art moderne et son devenir. Voyez aussi Aude de Kerros, plume féroce mais bien documentée pour un tableau plus général. Messager et Calle eurent un point commun: Beaubourg.Le mal nommé dans ces cas là….

    J'aime

  58. une fois encore, vous avez la dent dure, MC, car vous n’avez pas suivi les affres de la carrière de Sophie avant qu’elle ne devienne une « starlette » à vos yeux. Pendant longtemps, elle ne fut rien, elle s’est faite à la force de son poignet et de son imagination débordante.
    Toujours un bonus a priori pour les mâles des B-A… c’est un brin lassant, de même que cette sempiternelle comparaison de Calle avec Messager…Mais non… Il faudrait changer vos échelles de péréquation, vous déprendre ou déporter de vous-même, parfois. Croyez-moi. Bàv,

    J'aime

  59. Sophie Calle fait starlette , en comparaison. Souvenir d’une prestation où elle jouait à Sheherazade alors qu’on dressait des agglos autour d’elle. Le minois était joli mais l’histoire sans le moindre intérêt. Sophie Calle et Annette Messager, starlettes de beaux-arts qui n’ont pas dépassé l’esthétique des poupées de loterie. Foraine, surtout la seconde. Mais qui, sans le moindre intérêt, persistent et signent….Frisch , qui a quand même écrit la Visite, me paraît un cran au dessus. Et c’est si joliment présenté….

    J'aime

  60. Oui, pardon Frisch était suisse, mais de Suisse alémanique, zurichois de pure souche, non ? Franchement, hein !… Une fois lu le papier enthousiaste et généreux… oui mais bon, on va peut-être décider de passer à côté de cet homme apparemment peu sympathique…
    Cette histoire m’a surtout fait penser (par vagabondage mental) à celle de Sophie Calle & Greg Shepherd dans je sais plus trop quel road movie… Et ça, c’était bien plus alléchant et drôle que Max et Lynn (bouh).. No sex, last night, je crois bien que ça s’appelait… Bàv,

    J'aime

  61. Me suis mépris, ai cru au titre que vous alliez nous reparler d’H. Böll et de « femme au bord d’un paysage fluvial ». Décidément, ces écrivains allemands hein… Bon, je vais lire le texte, au delà du titre… Reviendrai bintôt. Bàv et BJ,. (nb/ vous avez été signalé par RM sur l’autre chaine. Heureusement que l’Italie exerce une veille scrupuleuse !)

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s