Carnet: le retour

Il y a plus de 15 ans, alors que j’étais  journaliste au Point,  j’avais rendez-vous  avec  l’écrivain José  Cabanis, dans sa demeure de   Nollet, près de Toulouse. Mais avant  de le rencontrer  je fis  un détour  par  le Tarn, au pied de la Montagne Noire, à  N…. C’est là que j’étais venu passer  deux étés   avec mes deux filles de dix et treize ans. J’aimais ce village  ancien au pied de la Montagne Noire où vivait mon meilleur ami et sa femme. Ils occupaient une belle demeure familiale de deux étages construite vers 1810,  avec un jardin clos. Le  versant Nord  de la Montagne noire et son immense masse forestière pèse sur  une partie de la ville et  rappelle les Vosges. Son versant Sud,  ensoleillé, presque brûlé l’été, avec ses vignobles roux  et ses champs d’herbe rase à moutons,  laisse ouvert  un ciel immense.

Je revenais donc  l’  humeur légère, tout empli de ces souvenirs d étés joyeux dans une  demeure si ancienne, avec ses bibliothèques, son grand escalier en spirale et son jardin avec magnolia

 J’arrivai par la route de  Castres. Ciel d’un bleu glacé. La départementale longeait   des champs nus,  terre ocre, lignes caillouteuses,  bâtiments agricoles, puis l’antique pont de pierre, l’écluse, enfin  le virage, et le clocher de N… massif.

Je remontai  les  ruelles  aux vieilles demeures serrées ,ses façades à colombages, ses encorbellements, son  mélange briquettes et  bois ,ses toits bas, ses successions d’épais  volets clos tout l’été ,ses boutiques à l’ancienne et son délicat parfum médiéval  avec cette  succession d’auvents, de balustres, de petites vitrines  étroites..

Le  silence  des rues est si épais au milieu de l’après-midi qu’on croit entendre la vague de chaleur brasiller sur les volets clos.

Avant d’atteindre la demeure  de mes amis, j’obliquai vers la place de la mairie  pour me garer  rue des jardiniers afin de retrouver un peu de notre passé    et de nos soirées si gaies, si insouciantes à l’époque    dans le jardinet et la serre ouverte  du  café «  Birlou » que tout le monde appelait « la véranda ».

 Ce café-restaurant  était formé d’un long couloir  brun, murs  constellés  des marques d’apéros et des sous-verres protégeant des vieilles photos pâlies  de matchs de rugby de l’équipe de Castres .Il y avait également deux larges affiches  pour des  corridas à Pampelune dans les années 6O.. Sol à tomettes roses,   percolateurs chromés à l’ancienne derrière un vieux bar mal vernis  d’un brun  brou de noix. Des rubans  tue mouches  gluants pendaient d’un plafond roussi par les fumées. Le téléviseur haut perché près du plafond  diffusait des images un peu aquatiques du nouveau président Mitterrand et de sa cour.

Au fond, après l’escalier étroit  tournant  un rayon de soleil traversait    une serre garnie de plantes exotiques desséchée. De cageots  et des fûts à bière s’empilaient jusqu’à la porte vitrée qui donnait sur  le jardin. Le patron  avait  installé  une longue table de ferme. Il y avait, je ne sais pourquoi, un carré d’herbe non coupé au fond du jardin et quelques enjoliveurs empilés  contre un banc de pierre, aussi un monticule de  fleurs fanées, celles que le patron offrait à sa femme. J’avais  l’habitude  de réserver la table « de la véranda » quand on voulait diner d’une salade au magret de canard. La patronne, une espagnole assez maigre  prenait la commande. Avec son   ample chevelure aux  reflets  d’un bleu gras, torsadée, elle faisait partie de ces femmes dont on dit qu’ »elles ont du chien ».Elle posait un carton « réservé »   après avoir  aligné  avec soin des larges assiettes  décorées  de tulipes . Elle ajoutait  deux bols  emplis  de chips pour mes filles et deux carafes    d’un vin   épais et violacé. Quelques pieds de parasols  rouillaient là, entre des pots cassés. c’est là que dans ces lointaines  années avions passé des soirées douces dans cet endroit où la lumière du soir clapotait comme la surface d’une eau.. Mes  filles partaient cajoler  derrière le bar  une espèce de chien à poil dur couleur paillasson nommé « Tony » ..  Souvent, à partir de six heures du soir     deux  ou trois  forestiers   aux bérets  délavés et à l’accent rocailleux étaient accoudés au bar devant des pastis. Entre deux longs silences, ils plaisantaient brièvement  la patronne et son mari, un costaud   à rouflaquettes, arborant des  bretelles fleuries sur un embonpoint à la Falstaff .Il avait le pas trainant et  un éternel cigarillo éteint aux lèvres. Pourquoi  ces soirées sont-elles restées pour moi l’image d’étés  tranquilles et parfaits, comme je n’en ai plus  connus depuis ?  Jamais  je  ne m’étais senti si bien dans mon rôle  de  père, d’ami fidèle, choyé par ce couple, à l’écart du monde tourbillonnant et clinquant ,ici  entre montagnes mauves le soir, lacs forestiers  entraperçus, jardins clos  pour des siestes qui s’éternisent.

Les soirs plus frais  étaient le meilleur  moment,  dégustant  de simples salades de tomates  face à mes deux amis, lui avec  ses chemises froissées, sa nonchalance narquoise,  elle avec sa petite robe rose satinée  à bretelles, dont l’une tombait toujours sur son bras. Elle se poudrait trop le visage,ses lèvres luisaient  d’un ocre pâle bizarre ;elle  parlait des  guerres de Religion et du rôle des protestants dans la région,  car c’était  le sujet de son  roman ,un immense tas de feuillets roses qu’elle tapait chaque matin sur une petite Olivetti  .

  Je sortis de  ma voiture  rempli de ces images heureuses et marchai jusqu’à ce » Birlou ».

  Je découvris que la devanture vieillotte à la peinture grise écaillée  avait disparu .Il y avait à sa place  une supérette anonyme annonçant des rabais monstres. L’intérieur baignait dans une lumière froide de bloc opératoire   hyper éclairé  faisait tomber  une pâleur  vibrante  sur une allée de  bacs de surgelés. La caissière  vêtue d’une blouse blanche à col officier   dodelinait de la tête, le portable collé à l’oreille.

 Je me dirigeais  vers un homme à cheveux gris emmêlés, en veston d’intérieur, penché  pour rabattre  ses volets dans la maison voisine  et lui demandai depuis quand « le Birlou » avait  disparu. Il écarquilla les yeux et mit du temps à répondre en me scrutant :

-oh…plus de dix ans…pas moins…peut-être plus. ..oui peut-être plus.. ça se peut..

Il gardait le visage levé vers le sommet de ma tête .

-Ca  a mal fini…. Ils se sont séparé.. Elle je sais qu’elle  est partie soudain…on dit  vers Tourcoing.. et lui s’est pendu.. un an plus tard…. Il faudrait  demander au quincailler de la route de Castres.. il était  leur ami… Il doit en savoir davantage…bonsoir..

Le volet claqua.

  Je restai hébété, comme tout ce qu’il y a de luxuriant dans le monde avait disparu d’un coup Une partie de ma vie s’effaçait comme  un écran d’ordinateur qui bugge. Je revis le ciel merveilleux quand nous sortions le matin dans les ruelles pour acheter les journaux. Tout avait sombré ,les murs des maisons ne reflétaient plus que de l’absence comme si elles étaient l’absence même.

 Pour me rassurer  je marchai jusqu’à la route large  en direction de  Castres mais dans le virage, à la sortie du village  on avait abattu les platanes, sans doute pour   élargir la chaussée.. Je revins  dans la voiture, et restai un moment  les bras appuyés sur le volant, face à cette rue vide, morte, étroite, Une camionnette me dépassa dans un souffle,  puis une légère averse commença à tacher le pare-brise et je  rêvai que la pluie m’aimait.

Il y a plus de 15 ans, alors que j’étais  journaliste au Point,  j’avais rendez-vous  avec  l’écrivain José  Cabanis, dans sa demeure de   Nollet, près de Toulouse. Mais avant  de le rencontrer  je fis  un détour  par  le Tarn, au pied de la Montagne Noire, à  N…. C’est là que j’étais venu passer  deux étés   avec mes deux filles de dix et treize ans. J’aimais ce village  ancien au pied de la Montagne Noire où vivait mon meilleur ami et sa femme. Ils occupaient une belle demeure familiale de deux étages construite vers 1810,  avec un jardin clos. Le  versant Nord  de la Montagne noire et son immense masse forestière pèse sur  une partie de la ville et  rappelle les Vosges. Son versant Sud,  ensoleillé, presque brûlé l’été, avec ses vignobles roux  et ses champs d’herbe rase à moutons,  laisse ouvert  un ciel immense.

Je revenais donc  l’  humeur légère, tout empli de ces souvenirs d étés joyeux dans une  demeure si ancienne, avec ses bibliothèques, son grand escalier en spirale et son jardin avec magnolia

 J’arrivai par la route de  Castres. Ciel d’un bleu glacé. La départementale longeait   des champs nus,  terre ocre, lignes caillouteuses,  bâtiments agricoles, puis l’antique pont de pierre, l’écluse, enfin  le virage, et le clocher de Sorèze, massif.

Je remontai  les  ruelles  aux vieilles demeures serrées ,ses façades à colombages, ses encorbellements, son  mélange briquettes et  bois ,ses toits bas, ses successions d’épais  volets clos tout l’été ,ses boutiques à l’ancienne et son délicat parfum médiéval  avec cette  succession d’auvents, de balustres, de petites vitrines  étroites..

Le  silence  des rues est si épais au milieu de l’après-midi qu’on croit entendre la vague de chaleur brasiller sur les volets clos.

Avant d’atteindre la demeure ancienne  de mes amis, j’obliquai vers la place de la mairie  pour me garer  rue des jardiniers afin de retrouver un peu de notre passé    et de nos soirées si gaies, si insouciantes à l’époque    dans le jardinet et la serre ouverte  du  café «  Birlou » que tout le monde appelait « la véranda ».

 Ce café-restaurant  était formé d’un long couloir  brun, murs  constellés  des marques d’apéros et des sous-verres protégeant des vieilles photos pâlies  de matchs de rugby de l’équipe de Castres .Il y avait également deux larges affiches  pour des  corridas à Pampelune dans les années 6O.. Sol à tomettes roses,   percolateurs chromés à l’ancienne derrière un vieux bar mal vernis  d’un brun  brou de noix. Des rubans  tue mouches  gluants pendaient d’un plafond roussi par les fumées. Le téléviseur haut perché près du plafond  diffusait des images un peu aquatiques du nouveau président Mitterrand et de sa cour.

Au fond, après l’escalier étroit  tournant  un rayon de soleil traversait    une serre garnie de plantes exotiques desséchée. De cageots  et des fûts à bière s’empilaient jusqu’à la porte vitrée qui donnait sur  le jardin. Le patron  avait  installé  une longue table de ferme. Il y avait, je ne sais pourquoi, un carré d’herbe non coupé au fond du jardin et quelques enjoliveurs empilés  contre un banc de pierre, aussi un monticule de  fleurs fanées, celles que le patron offrait à sa femme. J’avais  l’habitude  de réserver la table « de la véranda » quand on voulait diner d’une salade au magret de canard. La patronne, une espagnole assez maigre  prenait la commande. Avec son   ample chevelure aux  reflets  d’un bleu gras, torsadée, elle faisait partie de ces femmes dont on dit qu’ »elles ont du chien ».Elle posait un carton « réservé »   après avoir  aligné  avec soin des larges assiettes  décorées  de tulipes . Elle ajoutait  deux bols  emplis  de chips pour mes filles et deux carafes    d’un vin   épais et violacé. Quelques pieds de parasols  rouillaient là, entre des pots cassés. c’est là que dans ces lointaines  années avions passé des soirées douces dans cet endroit où la lumière du soir clapotait comme la surface d’une eau.. Mes  filles partaient cajoler  derrière le bar  une espèce de chien à poil dur couleur paillasson nommé « Tony » ..  Souvent, à partir de six heures du soir     deux  ou trois  forestiers   aux bérets  délavés et à l’accent rocailleux étaient accoudés au bar devant des pastis. Entre deux longs silences, ils plaisantaient brièvement  la patronne et son mari, un costaud   à rouflaquettes, arborant des  bretelles fleuries sur un embonpoint à la Falstaff .Il avait le pas trainant et  un éternel cigarillo éteint aux lèvres. Pourquoi  ces soirées sont-elles restées pour moi l’image d’étés  tranquilles et parfaits, comme je n’en ai plus  connus depuis ?  Jamais  je  ne m’étais senti si bien dans mon rôle  de  père, d’ami fidèle, choyé par ce couple, à l’écart du monde tourbillonnant et clinquant ,ici  entre montagnes mauves le soir, lacs forestiers  entraperçus, jardins clos  pour des siestes qui s’éternisent.

Les soirs plus frais  étaient le meilleur  moment,  dégustant  de simples salades de tomates  face à mes deux amis, lui avec  ses chemises froissées, sa nonchalance narquoise,  elle avec sa petite robe rose satinée  à bretelles, dont l’une tombait toujours sur son bras. Elle se poudrait trop le visage,ses lèvres luisaient  d’un ocre pâle bizarre ;elle  parlait des  guerres de Religion et du rôle des protestants dans la région,  car c’était  le sujet de  roman ,un immense tas de feuillets roses qu’elle tapait chaque matin sur une petite Olivetti  .

  Je descendis donc  voiture  rempli de ces images heureuses et marchai jusqu’à ce » Birlou ».

  Je découvris que la devanture veillotte à la peinture grise écaillée  avait disparu .Il y avait à sa place  une supérette anonyme annonçant des rabais monstres. L’intérieur baignait dans une lumière froide de bloc opératoire   hyper éclairé  faisait tomber  une pâleur  vibrante  sur une allée de  bacs de surgelés. La caissière  vêtue d’une blouse blanche à col officier   dodelinait de la tête, le portable collé à l’oreille.

 Je me dirigeais  vers un homme à cheveux gris emmêlés, en veston d’intérieur, penché  pour rabattre  ses volets dans la maison voisine  et lui demandai depuis quand « le Birlou » avait  disparu. Il écarquilla les yeux et mit du temps à répondre en me scrutant :

-oh…plus de dix ans…pas moins….peut-être plus. ..oui peut-être plus.. ça se peut..

Il gardait le visage levé vers le sommet de ma tête .

-Ca  a mal fini…. Ils se sont séparé.. Elle je sais qu’elle  est partie soudain…on dit  vers Tourcoing.. et lui s’est pendu.. un an plus tard…. Il faudrait  demander au quincailler de la route de Castres.. il était  leur ami… Il doit en savoir davantage…bonsoir..

Le volet claqua.

  Je restai hébété, comme tout ce qu’il y a de luxuriant dans le monde avait disparu d’un coup Une partie de ma vie s’effaçait comme  un écran d’ordinateur qui bugge. Je revis le ciel merveilleux quand nous sortions le matin dans les ruelles pour acheter les journaux. Tout avait sombré ,les murs des maisons ne reflétaient plus que de l’absence comme si elles étaient l’absence même.

 Pour me rassurer  je marchai jusqu’à la route large  en direction de Castres, mais dans le virage, à la sortie du village  on avait abattu les platanes, sans doute pour   élargir la chaussée.. Je revins  dans la voiture, et restai un moment  les bras appuyés sur le volant, face à cette rue vide, morte, étroite, Une camionnette me dépassa dans un souffle,  puis une légère averse commença à tacher le pare-brise et je  rêvai que la pluie m’aimait.

90 commentaires sur “Carnet: le retour

  1. Comme d’hab, pas sûre d’avoir bien compris.
    Il me semble qd même que moi non plus je ne me suis pas bien fait comprendre :
    par « conversation savante » j’entendais celle qui se déroulait ici à propos d’Offenbach  & c’était le simple dépôt d’un lien qui ne la faisait guère avancer. Mais j’ai la reconnaissance des oreilles & des yeux, & même du ventre (pour le rire — je précise qu’il n’y a pas eu dégustation de légumes à l’entracte).

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  2. je ne crois pas que soit savants les dialogues qu’il y a eu entre la « haute » et « basse » culture..pas plus ne serait savant de parler aujourdhui les « dialogues » bankabeul entre les basse et haute cultures..il il n’y a même plus de guillemets sauf a dialogue

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  3. trés bien..bonne clopine nous aurait écrit le porno bouffe à l’allemande ‘dère kolossal queenigue karott’..dirfilou aurait fait le patréon de son projet pour 10000 deutcheu mark!

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  4. L’opinion, ça se travaille ? je dirais même plus, ça se retourne :

    Voilà qui ne fera pas avancer la conversation savante (d’autant que j’ai déjà mentionné ici ce Roi Carotte, espérons que je n’avais pas mis le même lien)

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  5. Bouguereau c’est la constitution d’un mythe qui est déjà présent dès les Châtiments: « Victoire, il etait temps, prince , que tu parusses! Les filles d’opéra manquaient de Princes Russes ». Ce qu’Hugo n’avait pas prévu, c’est une musique se moquant d’elle même et tendant un miroir au cosmopolitisme parisien des années 1860. Un peu plus de dix ans plus tard en Albion, même phénomène avec les D’Oily Carte opéras de Gilbert et Sullivan «  unexpectedly Churchy after Offenbach «  dira Shaw. La politesse sera rendue d’outre-Atlantique par Cole Porter dont Can CAN est la réponse du nouveau monde à l’ ancien dans le Paris de 1900, avec Lilo pour Piaf.

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  6. tu causes comme dans un ressouvnir d’un déjeuner sur l’herbe expédié trop précocément meussieu courte..certes la campagne française est belle..est ce qu’on a un merci a dire à quelqu’un polo?

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  7. On dessine pour disparaitre

    un peu comme dans ce vieux conte chinois ou le gazier au pinceau se sauve au finiche derrière les roseaux qu’il vient de dessiner

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  8. certainement.. »un problème ».. »autre »..mais dans l’esprit du peuple estranger à pardigi ..le provincial..l’anglais..lallemand..le pape lui même..lesprit doffenbach y plane meussieu courte..ce n’est pas lui faire justice ou mal lui placer son orgueil

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  9. Le cancan est une création des années 1890. Offenbach parlait de galop infernal puisque le morceau fournit le finale du III eme acte d’Orphee aux Enfers. Avoir pour infrastructure Le Second Empire puis Mariane III amène nécessairement des changements de sensibilité, de la parodie mythologique à l’ opérette bourgeoise à musique sucrée et fin heureuse. La Salle des Bouffes Parisiens était fréquentée par la haute société mondaine. Le Moulin Rouge est un lieu s’encanaillement plus tard mythologise, mais c’est un autre problème.

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  10. Pat V quand vous vous exclamez »que la campagne est belle », ça me ramène immédiatement en arrière, vers cette Montagne Noire, justement….
    Quand je passais mes deux étés à N… souvent je partais dessiner vers Ramondens. Après un hameau calcaire surchauffé et désert la route étroite, humide traverse massif forestier touffu, obscur, étouffant dans un haut silence de cathédrale , avec d’étranges coulées de feuilles pourries. C’est là que j’aimais sortir de la voiture prendre alors mes crayons et mes fusains, mes carnets à spirale, mes boules de mie de pain, mon encre de chine .J’esquissais très vite la verticale des troncs serrés ,comme si on pouvait suivre l’appétit du bois sorti de la terre, ce bruit d’écorce qui claque à midi, qui reste là,, sournois insecte dans les fissures ,puis j’aimais épaissir le noir feuillu du sous-bois dans les cassures charbonneuses du fusain, à en trouer le papier.. Dans la lenteur de l’après-midi, en dessinant, je ne sais pas si vous avez ressenti ça, mais on subit les torpeurs lourdes de l’air, la lumière comme une eau chaude. L’épaisseur de l’herbe ne vieillit plus, les feuilles du carnet deviennent d’un vert absolu, crissant. les effleurements des roches couleurs de plomb avec des veines d’un bleu chimique qui parlent d’Athènes ou d’Olympie . les échancrures rocheuses, en ciseaux, en lamelles semées de mica, les plaques suintent d’une substance noirâtre : des milliers d’années sont là, anciennes ou futures, sous les yeux, sous la main. On dessine pour disparaitre.

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  11. mais alors le galop hinfernal du cancan en culotte fendue c’est infra ou super meussieu courte?..

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  12. Comment ça ? Le témoignage de Marguerite Bellanger, ancienne maîtresse impériale en 1870 résume bien ce qu’on pense les contemporains; «  On s’amuse, mais ce n’ est plus ça « . Difficile dans ces conditions d’écrire une nouvelle Vie Parisienne pour une société avide en apparence de vertu retrouvée et de puritanisme bourgeois. Mossieur Marx , qui n’ est pas Mossieur Court, il disait que l’ infrastructure kommande la superstructure. Commande en Tour qu’elle dirait, bonne Clopine..

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  13. Mon intuition est qu’il a toujours été ravagé par la timidité

    plus j’ai honte et plus ça monte qu’il écrivait gustave flaubert à manman..dans une lettre connute de moi seule qu’elle dirait bonne clopine

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  14. parce que les conditions particulières à la naissance de ce genre ont disparu

    ..et comment ça meussieu courte

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  15. On est grand par l’amour et plus grand par les pleurs

    l’un précédent les autres..le premier introduisant le don des pleurs tant c’est bon dirait bonne clopine..le voilà l’ordre du monde polo..sois ferme sacrénom

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  16. Ne pas oublier Edmond Audran dans ceux qui ont maintenu la tradition du Bouffe en musique. Niesztche avouait dans les lettres à Peter G. beaucoup priser la Mascotte qui, en dehors d’un duo trop célèbre sur les mérites comparés des gallinacés et des ovins souvent hélas chante au premier degré,, merite mieux qu’ un coup d’œil. on n’oubliera pas du meme Miss Helyett, la Poupée, parodie par instant des Contes d’ Hoffmann, et Gilette de Narbonne…

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  17. Offenbach a été le compositeur du Second Empire, sachant alterner bouffonnerie et mélancolie. Meme dans Orphée l’air « Quand j’etais Roi de Beotie » va dans ce sens.
    Après 1870 quelque chose se casse, la melancolie l’emporte, et l’Opera-Bouffe s’assagit, disparait, pour finir par se fondre dans l’Opera-Comique.Le dernier succès, en dehors des treprises et des pièces à machines, c’est la Fille du Tambour-Major, musique allègre, qui porte le sceau du maitre, musique de qualité, mais qui n’est plus l’opéra bouffe, parce que les conditions particulières à la naissance de ce genre ont disparu. Je ne vois guère dans les années 1900 que Claude Terrasse, le musicien de Jarry, a avoir tenté de le ressusciter dans les Travaux d’Hercule ou La Fiancée du Scaphandrier.
    Les Contes d’Hoffmann sont vécus comme une machine à remonter le temps autant qu’un démontage sans doute inconscient de ce que Kracauer nommait l’Offenbachiade. Le vide et la tragédie à la place du remuement et du tourbillon comique. C’etait aussi le moyen d’intégrer via l’Opéra Comique, la Pléiade des Musiciens Sérieux. Enjeux malgré eu d’une bataille idéologique au vingtieme siècle entre un Musicologue Est-Allemand (Falsenstein?)et des Musicologues américains, la partition originale étant réputée perdue.Qui plus est, ce qui avait été joué le jour de la Première etait considérablement coupé: deux actes sur trois. Si vous ajoutez que la partition avait été achevée par Guiraud (Une référence: il a aussi fini Carmen pour L’Opera, ou les ialogues parlé sont interdits) . Sous prétexte de recherches, on fit donc subir à ces Malheureux Contes des insertions de ce qu’Offenbach avait sagement coupé, ou, plus genant, de ce que d’autres avaient coupé croyant lui rendre service.Et l’incroyable se produisit sous Gérard Mortier: on retrouva la partition!
    Depuis, la situation s’est stabilisée: la Version Cluytens I , avec Jobin, reprend la version Guiraud.
    La Version Cluytens II , avec un plateau international dont Schwarzkopf, ajoute un septuor final à l’acte venitien, d’ailleurs fort beau, mais dont on sait qu’il est né à Vienne bien après la mort du Maestro.
    D’autres versions se bornent à rehabiliter les morceaux applaudis lors d’un générale au piano et dont les témoignges nous disent qu’ils sont d’Offenbach. Nicklausse, le fidus achates d’Hoffmann ,Mezzo vers 1882, Baryton sous Guiraud, redevient Mezzo, tandi que réapparait le quatuor final avec choeur « On est grand par l’amour et plus grand par les pleurs ». Les Falsensteineries tendant à faire d’Offenbach tendant à faire d’Offenbach une figure pouvant servir à la propagande de feue la RDA disparaissent du tableau.
    Ce n’est pas un joli sujet d’opera bouffe, tout ça?
    Bien à vous.
    MC

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  18. Si vous saviez à quel point vous vous trompez, PE., au sujet de mon rapport à Franz Kafka !
    Vous raconter ma vie avec lui depuis 50 ans ne suffirait pas à vous convaincre…
    Merci de vos conseils de bonne volonté, néanmoins, ils me touchent, voire m’émeuvent. Vraiment… Bàv,

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  19. Je viens de m’aviser que le syntagme « qu’elle dirait bonne clopine » était une manière pour jmb de ne pas dire « je »…, et qu’avec celui de « polo », il s’adressait à n’importe qui voulait bien le lire… Mon intuition est qu’il a toujours été ravagé par la timidité et n’a jamais su affronter directement son trop plein de talents inexploités,, (son potentiel, kelorédittérézounin !) Évidemment, toussa n’est qu’une intuition féminine, de ma part, donc ça compmte pas. Je vous saurais gré d’en prendre néanmoins bonne note sur le carnet du retour à Malo St.- Bàv,

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  20. JJJ.La critique littéraire n’est pas une science exacte,mais ce n’est pas non plus affirmer n’importe quoi à propos des écrivains.Les textes sont là. Les lettres sont là, il suffit de les étudier,les examiner avec courage et patience.ce que d’innombrables historiens sociologues et critiques littéraires nous proposent à propos de Kafka Il semblerait que vous n’ayez jamais ouvert le si fascinant » journal » de Kafka ni lu son abondante correspondance à ses amoureuses pour avancer ce que vous affirmez. Sa vie fut très difficile.lisez » la lettre à son père »,jamais envoyée.

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  21. « la création « est un salaire pour le service du diable »

    tu sais polo t’as pas bzoin de te mettre du noir sous les noeils et enfiler des bagouzes tête de mort comme meussieu courte pour me faire de l’effet qu’elle dirait bonne clopine

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  22. Vouloir se faire remarquer n’est pas incompatible avec avoir une intuition, voyons donc !…
    Un début de preuve, des preuves, des preuves !…… M’enfin, PE,, on est sur un blog « littéraire », que je sache, pas sur un blog d’historiens de la littérature ou de la musique, où devrait primer à chaque minute, comme sous votre plume ou celle de jmb, la plus grande objectivité possible. Sordide ou aimable, la subjectivité, qu’importe, hein, pourvu qu’on ait l’ivresse… Je ne faisais que renvoyer la balle à notre ami MC,votre modèle d’objectivité en matière de « preuves » matuvuistes ? Bàv et elena.

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  23. Mais là, chez edel, c encore devenu pus difficile à décrypter…

    t’as raison polo c’est l’hopital qui veut faire aussi bien que le georges 5..je préfère les bains au champagne à sa lance à soigner mon cul a l’eau froide qu’elle dirait bonne clopine..et paf

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  24.  » Je me demande si Offenbach n’était pas plus malheureux, au fond de lui-même, que Kafka. »
    Avez vous le début d’une preuve de ce que vous avancez JJJ? ou bien est-ce un simple gout des paradoxes qui ne repose sur votre « intuition »,bref une manière de se faire remarquer…

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  25. 1 – Je me demande si Offenbach n’était pas plus malheureux, au fond de lui-même, que Kafka. Les bouffonneries primesautières de la grande duchesse m’ont toujours paru suspectes de ce point de vue… Et quand on écoute attentivement les contes d’Hoffmann, si on ne ressent pas le caractère profondément mélancolique et morbide de cette musique, je crois qu’on n’a décidément rien compris au compositeur qui sut vraiment donner le change.
    2 – Bien sûr qu’il y a un lien entre R et T…-> Ils ont chacun fait de la menuiserie… Quant à savoir si Thomas était prédestiné à s’envoyer en l’air sur les conseils de son grand père Robert pour mieux observer Mitterrand, je n’irai pas jusqu’à vouloir en accréditer l’idée, on manque encore d’éléments. En attendant, vive Thomas !…
    https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/passionnes-d-astronomie-guy-et-christiane-suivent-thomas-pesquet-depuis-leur-appartement-de-l-ile-1619188437
    Bàv

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  26. Pesquet…Ce serait trop beau s’il y avait un lien entre celui de l’Observatoire coté Jardins, et le Cosmonaute dans l’Espace.On purrait entamer si c’était le cas quelque chose sur la prédestination.
    Je me demande quand meme si on ne confond pas Kafka avec Jacques Offenbach…
    Bien à vous.
    MC

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  27. @ des querelles ethnique d’étui pénien
    il veut dire qu’on s’y fout sur la gueule just’ pour savoir qui aura la plus grosse sur la rdl…
    Faut dire qu’il a jamais rompu avec la gode ceinture, lui,, c + fastoche comme ça…Mais là, chez edel, c encore devenu pus difficile à décrypter…

    @ Non, non PE. vous n’avez jamais voulu croire que Kafka, au final, fut un homme très heureux. de son sort, ce qui transpire dans ses romans et nouvelles… Et que s’il a toujours démoralisé le monde de ses lecteurs, c’est que personne ne l’a jamais vraiment compris…, (sauf la petite fille qu’il sut consoler en lui racontant les aventures de son nounours disparu, et c’était pas des histoires de nains de jardin).
    Ils étaient tous morts de rire à l’écoute de ses histoires, ses potes… Toute leur vie, ils ont rigolé… Parfois, il fatiguait ses sœurs et max…, suffisait qu’ils n’y fissent point attention. Lui-même ne croyait pas à sa propre hypocondrie… Son journal n’était qu’un dévidoir de ses atrabiles temoraires, comme les carnets de Cioran, mais sa vraie vie n’était pas là… De même que notre masochisme littéraire n’est pas kafkaïen, contrairement à ce que j’ai cru moi-même longtemps…
    Bàv

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  28. Si vous m’invitiez chez vous, je vous parlerai

    ..tout ça c’est pour pulser ton chouchène dans son gosier polo..méfie

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  29. la rdl..des querelles ethnique d’étui pénien polo..ici on s’aime par tous les trous qu’elle dirait bonne clopine..sauf meussiue courte..qui en réserve un que pour sa manman..mais c’est son droaaaa

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  30. JJJ j,vous écrivez avec bravoure : « Vous ne voyez rien, derrière les malentendus, de l’amour qui se répand de manière exponentielle entre les gens » ….c’est vrai j’ai un peu de mal à voir cet « amour qui se répand.. » entre les commentateurs, notamment sur la RDL,
    J’ ai également du mal à voir un message joyeux dans les œuvres de Kafka.,lui qui écrit que « la création « est un salaire pour le service du diable » dans une longue lettre à son ami Max Brod.. Enfin le rayonnement d’une intelligence et d’une lucidité éclaire et parcourt chacune des phrases de Kafka. Cela suffit à ma lecture,même si l’énigme et la multiplicité des interprétations dominent « le procès » et le si extraordinaire fascinant « le château »œuvre ultime et laissée en plein chantier ouvert.. les meilleurs esprits en cherchent les clés à travers une fascination immédiate.. ça va d’Elias Canetti à Marthe Robert et de Maurice Blanchot à Milan Kundera..

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  31. @ leurs malentendus, leurs montagnes de querelles, leurs insultes, les mépris étalés, répétés, les formules d’intolérance accumulées, les reproches , les interprétations tordues, les justifications oiseuses, voire les insultes,

    non non je ne crois pas du tout, paul E… vous ne voyez rien, derrière les malentendus, de l’amour qui se répand de manière exponentielle entre les gens… leur irrépressible besoin de (se) parler, à défaut de se comprendre…. Les milliards de bavardages n’empêchent personne de relire Kafka dans son coin… Vous en êtres la meilleure preuve. et moi de même, sauf que je n’en tire pas la même conclusion, mais est-ce si grave ?… Si vous m’invitiez chez vous, je vous parlerai de mon ressenti différent du vôtre au sujet des lettres de franz à milena… Or si je vous en parlais ici, vous n’iriez pas me comprendre…Ou du moins resteriez incapable de décoder ma démarche comme étant pulsée par une attitude amicale, positive, joyeuse, espérante,… Personne ne s’aperçoit plus de qui crève l’écran, pour ne voir que ceux qui crèvent d’amour inassouvi derrière leurs écrans… Hein ?

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  32. comment comment polo tu veux que notre thomas pesquet dise hallo hallo ioustonne we have a problèmo..jvais tdénoncer au hergé

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  33. Quand je surfe sur les blogs et les réseaux sociaux avec leurs malentendus leurs montagnes de querelles, leurs insultes, les mépris étalés, répétés, les formules d’intolérance accumulées, les reproches , les interprétations tordues, les justifications oiseuses, voire les insultes, comment ne pas penser à cet extrait de lettres si prophétique de Franz Kafka quand il écrivait en 1922 à Milena Jesenska ceci :
    « Comment a pu naître l’idée que des lettres donneraient aux hommes les moyen de communiquer ? (..) L’humanité le sent et lutte contre le péril ; elle a cherché à éliminer le plus possible le fantomatique entre les hommes, à obtenir entre eux des relations naturelles, à restaurer la paix des âmes en inventant le chemin de fer, l’auto, l’aéroplane ;mais cela ne sert à rien(ces inventions ont été faites une fois la chute déclenchée) ; l’adversaire est tellement plus calme, tellement plus fort ;après la poste il a inventé le télégraphe, le téléphone, la télégraphie sans fil. Les esprits ne mourront pas de faim, mais nous, nous périrons.»
    si Kafka vivait aujourd’hui, il comprendrait que ces milliards de gens,l’oreille vissée vissés à leur mobile, ou des familles entières,enfants compris, de tapoter sur les minuscules claviers , que la couverture net mondiale et les réseaux sociaux, au lieu d’aider à communiquer sont une source grandissante de malentendu. le Net multiplie d’une manière exponentielle le « fantomatique » » -si belle expression de K.- entre les hommes et les femmes.

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  34. Mais l’a jamais raconté ça…

    ..du loup du diable du fantôme..qu’est ce qu’il a pas inventé lmichlet sur le moyen age..je me souviens d’un passage de droit de cuissage comme si tu y étais et que tu tnais les jambes..vieux saligaud..pour que ton mssieu lbaron et ton père le lcuré prennent leur du..bonne clopine dans les cuisine riant de voir que cette fois là elle y coupait..sapré dsapré michlet

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  35. Jack Palance au volant, profil en pied de biche

    bosque plus plantage en zingue ça te refait le portrait..

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  36. disait mon garagiste à bras velus

    polo lui y devait souffler pour voir l’heure..toujours en retard mais sur les chapeaux de roue à ses rencards

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  37. alfa roméo, les esthètes de la petite route qui tortille apprécient. ça chasse du derrière. ais seulement les premières, position de conduite, accélération etc..aspirateurs à femmes, disait mon garagiste à bras velus.
    une alfa s’encastre dans « le mépris », avec Jack Palance au volant, profil en pied de biche

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  38. @ chuis haussi grand fane de michlet.

    Mais l’a jamais raconté ça… et j’su pas monsieur l’baron bihoreau de falanstère. Pas déc… quand même.
    Et tu me vouvoies pas comme ça… jmb ! merci.

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  39. bien sûr Mister Court, l’absence de prénom ne préjuge en rien d’un manque de qualité; à l’époque, bien jeune, « exbrayat » sonnait à mes dignes oreilles aussi moche qu’embrayage (le prénom n’est pas pour les chiens, aujourd’hui toujours du mal à prendre un livre de « Rezvani ». et vous ? )
    sur la foi de vos septante titres lus in extenso d’exbrayat, lirai volontiers quelques-uns, sous éclairage boule chinoise laser dans une baignoire orange; mandez-nous un florilège du claude exbrayat, bitte sehr

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  40. ah, le son du moteur, quand on démarre le matin…jamais retrouvé mieux

    hum..moins si elle avait couché dehors un 15 janvier à sinmalo polo..

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  41. Claude Parent, ce fut une époque

    bénite..et du décor mais façon axion painting beurré au nouar de suie

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  42. la rareté du bois en France au MA ??? Vous plaisantez ?

    jamais avec le vouvoiment..et oui msieu lbaron..déforesté..au m.a…la franche..quune vaste land mitée de marécage sec et mouillé..pourri de moustique..la forét est gauloise daprés jojo..toutafé paienne..n’en déplaise a karlos..chuis haussi grand fane de michlet..mais coum grano salis msieu lbaron..coum grano salis

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  43. non meussieu courte un agitprop n’insulte pas le média..il faut être extraverti absolument..régle d’or

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  44. Je ne vois pas en quoi l’absence de prenom sur la tranche des masques concernant Exbrayat est supposee déplaire. A moins d’être allergique au comique de l’ auteur? Mais il n’ est pas que cela et dans ses 70 titres, il y a assez peu de dechets. Je précise que je ne vis pas sur des souvenirs lointains , ayant eu ma période il y a un ou deux ans…. Non Pat V je laisse le sublime a Longin et à Fumaroli, lequel en parlait très bien. Tristesse de voir les biens d’un grand bonhomme disperses à l’ encan. Claude Parent, ce fut une époque. il eut son heure de gloire médiatique ( ah les bétons inclinés!) et mourut dans un relatif oubli. Les stations resteront peut être comme une preuve de legerete. Bien a vous. . MC. PS. ne m’en veuillez pas mais lisant un Philippe Kerr plus soviétique que nature, je me disais que « commere réactionnaire » ferait une bonne insulte façon Pravda des grands jours!🤓. Cordialement. MC

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  45. oui beau musée Goya et prendre son café le matin à la terrasse de la brasserie de l’Europe place jean Jaurès.. et flâner le long de l’Agout et de ses belles maisons en bois coloré.

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  46. Et le musée Goya à Castres, Paul Edel? Et la pharmacie où vécu le légataire du sculpteur Ossip Zadkine?

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  47. Jean Langoncet. A l’époque des deux étés merveilleux passés avec mes filles au pied de la Montagne noire j’avais acheté d’occasion une alfa romeo Giulia 1300 rouge. J’avais eu un coup de foudre pour cette voiture en voyant Jeanne Moreau et et Mastroianni circuler dans Milan dans « La Notte »,le film d’Antonioni.
    ah, le son du moteur, quand on démarre le matin…jamais retrouvé mieux.Je me souviens des routes forestiètres sinueuses de la Montagne noire et les subites nappes de fraicheur à odeurs résineuses qu’on traversait, toutes vitres baissées en plein été..

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  48. Quant au portrait, il vaut ce que vaut l’artiste, dans le cas présent, pas grand chose. Mais je vous laisse le trouver sublime de ressemblance, vu la force et le sens des nuances de la main qui l’ a trace. On a les preferences qu’on mérite. MC

    un bon dessin vaut mieux etc. bref on veut un lien

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  49. une traduction française donne ça polo

    « Mon papier peint et moi nous livrons un duel à mort. L’un ou l’autre de nous va devoir s’en aller »

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  50. Au fait, je n’ ai pas de papiers peints à la hauteur desquels je puis rester. « M’ en préserve le ciel d’en avoir de semblables »

    oscar wild à sa mort à fameusement débatu avec lui..il a perdu

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  51. Et en dehors de ce temps bien particulier des préparatifs et de la consommation des repas, un grand feu pour se réchauffer!

    prés de la montagne noire je ne sais pas mais en revanche je sais que dans les autres régions du sud ouest..outre quelques savoir faire cachée qu’on se mimait entre femme au sabbat..officiellement on évaluait la valeur d’une ménagère bonne à marier à la plus faible quantité de bois quelle savait utiliser pour la pitance..on oublie vite que le bois quand tout le monde en veut était rare..même en france..et ce depuis le moyen age

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  52. vu la force et le sens des nuances de la main qui l’a tracé tu te vois saisi bien viandard dans ce chié portrait qu’il dirait meussieu courte

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  53. @ vla qui cause comme térezoune le néorural à béret enfoncé ch’c’aux noreilles en crachant dans ses mains avant dlui saisie la croupe à la pauvre édentée..même en pays dbray on nfait pu comme ça d’puis louis 11 qu’elle dirait bonne clopine..ça c’est l’influence toujours ‘prégnante’ de l’anglais dans le sud ouest polo

    C trop drôle, on rit mais on rit… et personne ne relève jamais ces perlettes dont ce site est truffé.
    Y a trop d’injustissssses, comme i disent les anglais du sud ouest…

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  54. Et bien voilà, « vous n’aimez pas » c’est votre droit, mc,!
    Cela suffisait sans que vous nous rajoutiez des qualificatifs qui ne correspondent pas le moins du monde à la peinture désignée.
    Pour ceux qui seraient curieux de sa peinture et de son dialogue avec l’architecte Claude Parent (entre autres!) qui a fait les plans de sa maison dans le Tarn sur le tumulus romain de St. Germain des Prés, voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Carrade

    Non, pas de mot »sublime » concernant votre portrait par un tiers, excessif sûrement. Mais qui peut se dire être sublime? Pas vous je suppose?

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  55. bouguereau
    avril 23, 2021 à 9:24

    Oui, vous avez raison. Au mieux il s’y trouvait une cuisinière ou une gazinière avec ce que l’on nomme en occitanie, le cantou, large cheminée dans laquelle on cuisait les aliments, de la soupe aux gâteaux du dessert. Et en dehors de ce temps bien particulier des préparatifs et de la consommation des repas, un grand feu pour se réchauffer!

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  56. Je reconnais que c’est un coloriste , étant allé sur votre lien. Fallait-il que je fasse de surcroît le pèlerinage dans le Tarn? Mais j’en ai assez des coloristes qui vous imposent une géométrie déjà vue et sans poésie. Sa seule utilité paraît être de produire en masse. Je crois avoir d’autres goûts que les votres. Pour le reste, on est toujours là commère réactionnaire de quelqu’un ,surtout quand on ne partage pas ses gouts. La phrase de Giono était drôle et méritée. Au fait, je n’ ai pas de papiers peints à la hauteur desquels je puis rester. « M’ en préserve le ciel d’en avoir de semblables », dirait le bon Molière. Je tiens que les couleurs se détachent mieux sur une teinte unique, fut- elle blanche. Quant au portrait, il vaut ce que vaut l’artiste, dans le cas présent, pas grand chose. Mais je vous laisse le trouver sublime de ressemblance, vu la force et le sens des nuances de la main qui l’ a trace. On a les preferences qu’on mérite. MC

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  57. Cela fait un bien fou que de vous lire . Je n’en demande pas tant à la littérature et à ce « retour ».

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  58. il vous suffit de demeurer dans votre cuisine mentale, à hauteur de son papier peint

    toute la france rurale était dans la cuisine..c’était la seule pièce chauffée..et le papier peint au dessus des crédences de carreaux blancs..cahin caha..y montait quand même jusqu’au plafond

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  59. pour ceuxlà qui s’interesse aux travaux mohderne sur la ruralité..il y a un revival himportant du ‘travailler au pays’ et qui joue plutôt gagnant : les futés veulent faire plombier au village et plus smicard technico-commercial bac plus 3 à la ville…ça pose un cas de conscience problème dailleurs aux enseignants..enfin c’est pour la petite histoire de maintenant

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  60. un bug, effectivement, pour « repartir vers Tourcoing » !

    pépèpe..à roubaix aussi y’a une lumière..mais si une part importante de gens ne voyageait pas (certains ne voulaient même pas traverser les limites de leur village)..il y avait aussi beaucoup de mouvement pour une part non négligeable

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  61. belles expressions ravivées, bien rétives aux traductions: « entendre la vague de chaleur brasiller sur les volets clos »

    en normand on pourrait dire que ça y grésille comme aprés ma fessée qu’elle dirait bonne clopine

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  62. Les Exbrayat, rangés à côté des Agatha Christie, déplaisaient dès la couverture par l’absence de prénom

    c’était le temps ou l’on se voulait le seul de la ligné de son patronyme dirfilou..depuis lassouline on ne dit plus proust mais marcel..tu noteras qu’il ne dit cependant jamais ferdinand..pour montrer qu’il ne garderait pas les oies avec lui..ou quça va sloger la familliarité critique désinvolte et supérieure des contemporains

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  63. Cette espèce de nostalgie larmoyante de tous les urbains perdus en mission dans le sud-ouest à l’approche de la grande vieillesse…

    vla qui cause comme térezoune le néorural à béret enfoncé ch’c’aux noreilles en crachant dans ses mains avant dlui saisie la croupe à la pauvre édentée..même en pays dbray on nfait pu comme ça d’puis louis 11 qu’elle dirait bonne clopine..ça c’est l’influence toujours ‘prégnante’ de l’anglais dans le sud ouest polo

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  64. Il voulait dire qu’Exbrayat s’appelait Charles, mais anéfé, ce n’était jamais marqué sur les couvertures. Comme pour les San T’ Antonio …. comme si on savait qu’il s’agissait de Fred Dard ? On s’en tapait, suffisait d’avoir lu le dernier San T’Antonio – Béru…,, sinon les derniers Guy Décarre, bcp + chics, bien rangés sur la toile cirée du frigidaire à côté du papier tue mouches farci,…
    C’était qui, Michel Carrade, au juste ? Michel Charasse, plutôt, non… du temps de Mitterrand ?

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  65. et je ne vous parle pas des drames que j’ai personnellement vécus à Mirandol-Bourgnougnac !
    http://www.mirandol-bourgnounac.fr/
    « Elle est partie soudain…on dit vers Tourcoing.. et lui s’est pendu.. un an plus tard »…
    Et voilà, la faute à qui ???? au portable qu’elle avait dans l’oreille dans la supérette, en dodelinant de la tête…
    Cette espèce de nostalgie larmoyante de tous les urbains perdus en mission dans le sud-ouest à l’approche de la grande vieillesse… Comme par hasard, l’histoire des carnets ne raconte pas la rencontre programmée avec José Canabis (?), dont ces souvenirs liminaires eussent dû être les simples entremets…
    Résultat : ça daube chez les internautes… Et tous ces platanes, plantés sur ordre de Napoléon sur toutes les chemins de France…, que même la tempête de 99 n’a pas réussi à éradiquer…
    NB / Mais pourquoi nous faire ire deux fois le même billet, Paul ? Une première fois, ça va, mais deux fois, euh…
    NB »/ Si je puis me permettre : Pat V,, vous y allez un peu trop fort avec MC. Il ne mérite pas cela.

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  66. (L’étroitesse de nos routes nationales, légèrement bombées depuis l’ancien régime, n’est plus adaptée au gabarit des véhicules actuels. La plus petite Renault d’aujourd’hui, disons une twingo, en impose à une R12 break d’hier. Carrossier est un métier en plein renouveau. Quels étaient vos modèles à l’aller et au retour, Paul Edel ? Peut-être s’agissait-il du même, passé à l’état de collection)

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  67. On ne vous demande même pas d’y aller voir, il vous suffit de demeurer dans votre cuisine mentale, à hauteur de son papier peint.
    Bonne soirée.

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  68. pas tout à fait la France profonde, dear Bougreau..un bug, effectivement, pour « repartir vers Tourcoing » ! une patronne maigre espagnole qui sert du magret de canard en France a des risques de finir dans Simenon. belles expressions ravivées, bien rétives aux traductions: « entendre la vague de chaleur brasiller sur les volets clos ».
    Les Exbrayat, rangés à côté des Agatha Christie, déplaisaient dès la couverture par l’absence de prénom.

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  69. @MC.
    On connait les goûts profonds de Giono en peinture (+=+) et il ne faut pas se cacher derrière son autorité (?) pour répéter des simplismes sur la peinture du XXème siècle, comme sur celle de Mondrian, qui sonnent comme une volontaire ignorance crasse. Vous qui réclamiez des « arguments » sur vos propres propos sur un autre blog, vous voilà réduit à des avis de commère réactionnaire en ce qui concerne la peinture de Michel Carrade. Il y a peu, on vous a tiré le portrait, ailleurs sur le web et je dois dire qu’il vous ressemble assez bien…hélas!
    ( Avez-vous vu une œuvre en vrai de ce peintre, j’en doute.)

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  70. je crois polo que notre « génération » expérimente la concomitance ‘de la fin du moyen age en france’..qui daprés l’historien datait de 1960..avec lage de nos artères..un genre de somatisation avec des symptomes différents selon l’implication

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  71. Jazzi, pas mal de drames familiaux dans les fermes de la région

    dans les années 60’s pour parles comme vontraube l’espérance de vie d’un ouvrier agricole était de trés loin la plus basse de france..son taux de suicide le plus élevé..et franchment..cher pays de mon enfance

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  72. Mondrian peint les carreaux de ma toile ciree

    tu vois meussieu courte ça c’est de l’art mohderne..les pets ça srait dl’art contemporain..

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  73. Une partie de ma vie s’effaçait comme un écran d’ordinateur qui bugge

    sur le coup jme suis dit que ça fsait un peu pouette pouette..et puis revoyant le début jme suis dit polo y est trop grave fort..y se hack..que dis je y se hack..y se rançongicielle

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  74.  » Mondrian peint les carreaux de ma toile ciree. « . Giono. Et cet estimable dinosaure , celles de certain papier peint?

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  75. Il existe de très belles demeures dans cette région notamment celle du peintre MICHEL CARRADE à St Germain des Prés vers Puylaurens. J’ai un de ses tableaux devant les yeux alors que je vous écris Paul Edel. Je connais ce pays vétuste et moderne à la fois…
    https://www.wikiart.org/fr/michel-carrade

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  76. Avec la femme du bistrotier, ça ne finit pas aussi bien qu’avec la femme du boulanger : sont plus rudes dans le sud-ouest !

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  77. C’est la France d’ Exbrayat, je le dis sans dédain dusse- je me faire tuer pour une référence légère, qui a tenu bon an mal an jusqu’aux annees 1980. Encore avez-vous trouvé une caissière. Aujourd’hui ce serait un robot. De quel roman s’agit- il, s’il a été mené à bien. C’est difficile d’être à la hauteur d’une telle période. La Chronique du Règne de Charles IX de Merimee ne tient pas face a d’ Aubigne. Merci pour ce texte. Bien à vous. MC.

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