Stendhal:chasse au bonheur sur fond noir

Il y a un  paradoxe chez Stendhal romancier : on dit de lui qu’il part « à la chasse au bonheur » selon son expression.  Mais cette « chasse au bonheur » prend un curieux détour ; elle a lieu sur un fond noir d’une grande violence sociale.

Pour « le rouge et le noir »,Stendhal puise sont inspiration dans un fait divers particulièrement sombre, ,l’affaire Berthet , un séminariste à Grenoble (où est né Stendhal) ,précepteur des enfants d’une Madame Michoud dont il avait été l’amant, a été exécuté pour avoir tiré sur sa maitresse. on sait moins qu’il a aussi était frappé par  le cas de l’ouvrier Adrien Lafargue qui a assassiné la jeune Thèrese Castadère.Il sera condamné en mars 1829. Un romancier normal aurait choisi ces deux faits divers pour condamner ces deux jeunes tueurs. Au contraire, en tire une autre leçon :il admire l’énergie de ces deux criminels , en mettant en évidence que le courage  est désormais réservée aux classes inférieures.Ces deux condamnés sont exemplaires. Il note : »Probablement tous les grands hommes sortiront désormais de la classe à laquelle appartient monsieur Lafargue. » et on voit bien dans le plaidoyer de Julien Sorel face au tribunal , déclaration de guerre assez fumante  à la société tribunal,  que l’auteur dénonce une société hypocrite et vermoulue.

Le dernier dessin connu de Stendhal

Une partie des lecteurs du « rouge «  furent choqués à l’époque, ainsi qu’une partie de la critique littéraire. Le critique influent Jules Janin qualifie Julien Sorel de « petit rustre », de « misérable » et « d’odieux jeune homme avec crimes, prisons, déguisements, conspirations, évasion, guillotine.

 Prenez » La chartreuse de parme », Stendhal  trouve ses sources dans  une sombre histoire , la chronique de la famille  Farnese, histoire d’une famille qui fait « fortune grâce à une catin ». Surtout il s’enchante des mœurs dissolues des pape de l’époque(1530) et  trouve dans  la destinée du futur pape Alexandre VI un épisode d’emprisonnement , d’empoisonnement et d’évasion (pour l’amour d’une certaine Cléria, qui annonce Clélia) qui, l’enthousiasme. C’est donc dans la brutalité de l’Italie de la Renaissance qu’il trouve, là encore les grands caractères  « énergiques » , ces « affranchis » qui lui servent de modèle.

 Une tante amoureuse d’ un neveu prélat, peu scrupuleux ,  un crime, la prison, l’évasion , on respire là quelque chose déjà du parfum du « bonheur dans le crime »,c’est un combat d’ambitieux  contre la platitude hypocrite d’une société  bourgeoise, d’étroite  surveillance des mœurs.

Madame de Rênal accueillant Julien Sorel

« La Chartreuse de Parme » réunit    des éléments romanesques empruntés  au roman de  cape et d’épée et aux chroniques criminelles(Stendhal a toujours lu et relu les chroniques historiques de Shakespeare avec délice). Sous le joli nom de Parme, Stendhal décrit  la cour d’un duché   constituée  de personnages sinistres.Voyez le sournois fiscal Rassi, le manipulateur et cynique Comte Mosca (sauvé par son amour pour la Sanseverina)… Ajoutez  des courtisans  désolants, courbés devant ce crétin  paranoïaque d’ Ernest IV, ignoble tyran capricieux.

Il reste  deux grands agités    sympathiques mais allumés quand même : Ferrante Palla  l’idéaliste bohème dans sa foret.., et le général Fabio  Conti, père attendrissant, mais aussi grosse bête lourdaude et vaniteuse. Curieuse matière romanesque, pour une chasse au bonheur non ? L’effet devrait être d’une noirceur insupportable.

C’est au contraire le roman de la légèreté onirique, de l’air vif, de l’enthousiasme juvénile, une musique pétillante, un roman des paradoxes ou, comme dans un conte de fées, par amour, un prisonnier refuse  de s’évader. Pourquoi ce récit  des faits aussi barbares prend-il un tour à la fois frivole, insolent, intrépide, fouetté :c’est que  l’auteur ne cherche pas l’objectivité, mais au contraire , tout est vu, pris, conté par un narrateur secret, ironique, insolent, désabusé, en déséquilibre entre cynisme et sagesse.  ajoutez surtout une insouciance, et une croyance en la vie imprévisible, ouverte,assez insensée qui électrise tout le roman. C’est un monde suprême et délicieux de pure théâtralité.

Il y a  pourtant de scènes humiliation assez terribles : souvenez-vous de Fabrice trimballé la nuit en ville dans une chaise à porteur dans une ambiance de lynchage, de quolibets et de crachats.. et de rires maléfiques -on dit que le sang coule sur les pavés….Mais un miracle a lieu.

 Il a lieu grâce à deux femmes, et à leur passion si bien colorée d’un sentiment protecteur et maternel. C’est la Sanseverina, tante amoureuse de son neveu, et Clélia Conti, transparente, candide, le sentiment amoureux approche le  religieux .Une version de la  jeune fille  palpitante et son   chevalier  emprisonné. Souvenons-nous que Stendhal fut un grand lecteur de l’Arioste.

Le roman s’éclaire alors, concentré, vif, radieux, aérien, il  devient tendre et limpide, devient une commedia delle arte dans sa rapidité, son éclat, ce mélange si orignal de monologues intérieurs et de dialogues qui s’engendrent ; le récit et ses péripéties, ses modulations du temps, rebondissent comme des  galets sur une eau limpide..  le roman devient eau vive, cavalcade. Il ne ralentit jamais le tempo du récit par de longues descriptions ; au contraire, il les morcelle, comme on le mesure dans le récit exemplaire  de la bataille de Waterloo. Même la description du lac de Côme reste brève ;il suffit de quelques  orangers, une ligne de saules, quelques ondes, un pureté frémissante de l’air, pour planter le décor. Comme ces tilleuls du jardin de Monsieur de Rênal, dans « le rouge et le Noir ». Stendhal   bannit tout ce qui ralentit et stagne, même sur le plan psychologique. Il cravache son récit .Dumas, en comparaison, est lent avec ses trois mousquetaires.

Merveilleuse  narration  allégée  grâce aux présences féminines, à leur présence d’esprit, leur attention vraie, leurs emportements, leurs désarrois…… même l’évasion de Fabrice qui devrait   nous mettre dans  une crainte devient un ballet, c’est Giuseppe Tomasi di Lampedusa, l’auteur du « Guépard, »fin stendhalien,  le premier à le remarquer avec autant d’acuité  et de précision.

Croquis de l’appartement Gagnon par Stendhal

Chez Stendhal, les femmes dégagent une   maternelle beauté protectrice (Madame de Rênal) ou une passion intrépide et   traversée d’inquiétudes  (La Sanseverina),  une intelligence remarquable dans l’écoute mais  hypersensible  aux  rumeurs et ragots de province  (souvenez-vous  de Bathilde Chasteller dans « Lucien Leuwen » se promenant  anxieuse avec Lucien autour de l’auberge du « Chasseur vert) »).

Même la sauvage et fière Mathilde de la Môle (qui donnera bien des idées à Barbey d’Aurevilly..) est craquante, bouillonnante, passionnée ,téméraire,  fidèle,  car   enceinte sans être mariée , elle jure à Julien de tenir sa promesse et  lui garantir son avenir.

 Toutes ces femmes prises par la passion se  révèlent  généreuses alors que les hommes sont le plus souvent    arrogants,  calculateurs, arrivistes. Et même si les héros Julien ou Fabrice ou  Lucien  ont des qualités de cœur, il y a   chez eux un sombre ambitieux mal refoulé,  voire  un petit Robespierre qui sommeille, et paradoxe, quand ils jouent les Don  Juan froids, ils deviennent vraiment amoureux! Mais les personnages féminins font entrevoir un ciel   radieux au héros. Elles apparaissent et alors la « promesse de  bonheur » s’épanouit,le climat change, s’ensoleille,c’est émotion tendre, clair- obscur  corrégien ou incandescence.Même les moments de mélancolie prennent quelque chose d’aerien et de tonique. Complicité,  passion vraie,  générosité, compassion, fièvre,  dépassement romantique, tout s’agrège.

 Les stendhaliens   auront remarqué   l’équilibre binaire du  féminin   dans chaque œuvre. Les romans  donnent toujours les deux figures  féminines  en opposition et en balance.

  1. la femme maternelle déjà installée socialement(  -Madame de Rênal , la Sanseverina, et madame de Chasteller

Elles cherchent a préserver, au final, la paix de leur cœur dans le tourment de la passion,  ce qui les rend très émouvantes.

  •  la jeune fille découvrant  sa première grande passion : Mathilde de la Mole, Clélia Conti. l’une sur le registre arrogant émancipé, l’autre dans le registre timide.

 Toutes ces femmes  laissent un sillage lumineux  et généreux dans les trois grands romans de Stendhal.

142 commentaires sur “Stendhal:chasse au bonheur sur fond noir

  1. ..que ce peintre est mauvais..qu’on le jette aux lions !..et qu’on prépare mon gouter..avant que mon bon peuple ne bouffe toute la brioche

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  2. et baroz et jicé qui se mettent en couple pour redoubler de gras dcochon..c’était écrit par junon

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  3. Mais à force de n’être point palatine par Monsieur, frère du Roi, ça se gate

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  4. Louis XIV exigeait des dames de la cour qu’elles enlevassent le chapeau à la Sainte Chapelle, même par moins 20°. La plupart ne résistait pas, seule la Palatine tenait le choc, redoublant d’amour pour Louis

    j’entends une voix qui dit..c’est point sur la tête qu’on redouble damour

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  5. elle avait des atouts graisseux

    hon dirait du meussieu courte à la crapette qu’elle dirait bonne clopine..dailleurs il a horreur qu’on lui dise tu me fends le coeur il préfère « tranche moi le lard »

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  6. Sissi, tout est avéré, dear JJJ. La Palatine, fondue du roi à moins 20, lui pardonnait même d’avoir rasé les cerisiers de son Heidelberg natal.

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  7. Qu’est-ce qu’elle aurait pas fait pour séduire son beau-fr par – 20° !… Elle l’adulait, et elle était si laide, elle avait des atouts graisseux. Il n’a jamais pu coucher avec, même s’il aurait bien voulu faire montrer à son frère comment la prendre. Car la vieille garce devenue bigote veillait au grain. Et pas qu’un peu.
    (enfin, toussa je l’ai lu dans un livre autrefois, d’un qui hollandais qui s’appelait van den Cruysse, une genre d’e dépouilleur de ses 60000 lettres, je crois… Mais MC va encore me dire que j’ai pas lu le bon !… Et vous, Phil ?

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  8. car par moins 20°, il se rase tous les matins

    c’est le test de la grandeur en France.
    Louis XIV exigeait des dames de la cour qu’elles enlevassent le chapeau à la Sainte Chapelle, même par moins 20°. La plupart ne résistait pas, seule la Palatine tenait le choc, redoublant d’amour pour Louis.
    Aujourd’hui avec le réchauffement climatique, plus que des mauviettes ramollies.

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  9. … prétention de dictateur qui perce sous le président de la république ?

    comme aurait dit le président deubeul yiou bouch du haut de son pupitre en plexiglass..je le déclare contextuellement saint et c’est mon droit sacrénom..’ hé yiou..tu frais mieux dtraverser la rue for getting a r!l djob’

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  10. hallons polo..je suis bête et dicipliné..et je me range derrière l’avis de moulte hestoriens..sil y a dans napo une hénigme c’est davoir réussi à personnaliser lenergie de tout un peuple..éduqué par le roué..délégué par robespierre soimême..pour la capitaliser et la dilapider dans dhimmenses konneries..je crois que l’himmense respect qu’a la droite pour lui tient dans ce grand oeuvre de merde: un four..une trahison..ça a été quun luciférien à mon cul..le gros léon est un gros con mais nonobstant je laime bien..tu parles que stindal dit qules les femmes plus sataniss ont le dernier mot..et c’est pas dla faute à rousseau

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  11. Stendhal avait le culte de l’énergie et admira napoleon toute sa vie..
    Lui même dans l’Intendance sous les ordres du général Daru, en 1806 il part pour les campagnes d’Allemagne, adjoint provisoire aux commissaires des guerres, aime Mina de Griesheim, En 1808 il devient intendant de l’empereur dans le département de l’Ocker.Campagne de Wagram en 1809. En 1812 il part pour la Russie le 23 juillet.. (dans son journal il rapporte tout ça . Il a écrit ce beau récit « Mina de Vanghel » en 1829 en se souvenant de Mina de Griesheim..) Pendant la retraite de Russie, il fait l’admiration des ses amis officiers car par moins 20°, il se rase tous les matins,un miroir accroché à un arbre alors que les cosaques harcèlent l’armée française.

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  12. Nous rappeler, avec Napoléon, qu’il faut savoir prendre son destin en main qu’il a dit Micron … prétention de dictateur qui perce sous le président de la république ?

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  13. Un Bigourdan est natif de Bigorre .En ce sens, au moins aussi fort caractère que l’ethnie du Cap Caval citée plus haut. La tradition familiale a transmis jusqu’à nous le souvenir d’un aieul à la mode de Bretagne qui, en ce début de vingtième siècle avait ces fortes paroles: « Quand je mange, je ne parle pas! ». Soit une veritable révolution culturelle dans une province ou les repas familiaux sont par nature animés.
    Sur Les Bigoudens et les délires interprétatifs suscités fin Dix-Neuvième début vingtieme, lire le poème éponyme de Charles Le Goffic, Poesies Completes, Tome II, « En Bretagne », Bigoudens. Chef d’oeuvre de comique involontaire et de bretonnerie fin de siècle.
    MC

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  14. Laptop und Lederhosen-culottes de cuir. Pauledel, germaniste d’élite, a sûrement goûté l’excellence bavaroise, mélange des contraires qui vous remonte les bretelles de la critique littéraire.

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  15. ne sollicitons pas trop vite la gifothèque à Bougreau

    je salue que polo laisse mettre des himages..ça fait république des livres..qui certes reste bananière..mais au moins on est sur le chemin qu’il dirait bonaparte

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  16. jouait pas à la « crapette »

    ça se joue avec 2 jeux l’un sur l’autre..en anglais ça se dit stripoquère..faudrait que tu te mettes a l’anglais polo..ou au moins a langlonormand qu’elle dirait bonne clopine..

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  17. hélas, il est du genre non bis in idem… Mais sait-on jamais ? SMS ressemble assez à Marie Dors-moi là… Vaudrait le coup d’oeil, par en’devant…

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  18. Léautaud ne jouait pas à la « crapette » avec Marie Dormoy, dear Mr Court, ou alors avec d’autres règles..
    Il passait pour un stendhalien en son temps, Brulard, sa lecture de chevet, qu’il connaissait par coeur.
    (à l’instant me souviens que Léautaud privilégiait les poitrinaires opulentes…ne sollicitons pas trop vite la gifothèque à Bougreau)

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  19. je le prend bien..même si léautaud a plutôt le look pour faire le hardeur zoophile des années septante..aujourdhui même havec hairy térezoune il faudrait plaider serré..et ça coutrait chaud en lawyeur et en analyse adn

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  20. Là, vous avez atteint le summum, jmb, J’sus écroulé de rire… Je sais pas si le blog à paul edel va s’en remettre, hein ! Je veux bin rester juste en dessous pour attester d’une impeccable prise de vue de terzoune en contre plongée !… Bàv, 🙂

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  21. ma bonté à moi sabolit dans celle des femmes dirfilou..vois et crois et..archtoungue bicyclette

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  22. ce triste jour du 5 mai 21, voici 200 ans ?

    c’qu’en pensait le gros léon..ainsi que de cristof colomb..je crois qu’on peut hélargir brulard à toute l’hestoire..polo fait pas dlotofixion mais de l’abolisment du moi dans le vésuve

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  23. D’ailleurs paysages et visages baignent dans cet état de grâce presque musical.Voilà, c’est un Miracle à l’italienne…

    la samâ c’est plus au sud hencore polo

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  24. Profondes remarques, PE sur les influences possibles ou non l’Oedipe beylien, (si écrasant dans les souvenirs d’enfance), et les mécanismes de sublimations éventuels dans les trois romans répertoriés… Ne les connais pas assez, donc me laisse volontiers convaincre par votre démo. qui a exactement répondu à ma question. Quand je découvrirai le LL et LCDP (et relirai le RN), je saurai me souvenir de vos suggestions. Mes crocs seront alors bien émoussés et devenus tendres. Vous souhaite une BJ et vous remercie.
    (Connaissez-vous une trace quelconque de ce qu’aurait ressenti ou pensé Stendhal de ce triste jour du 5 mai 21, voici 200 ans ?)

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  25. Léautaud ne mettait rien au dessus de Brulard dont il relisait des passages à la lumière de ses deux chandeliers Louis XVI.
    Dear Bougreau, mandez-moi le lien de votre gymnaste callipyge, bitte sehr, c’est à faire circuler.

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  26. JJJ .Voilà un Stendhal à vous mettre sous les croc!. Stendhal a perdu sa mère à l’age de sept ans.il dit bien le choc qu’il a éprouvé dans « vie d’Henri Brulard « Mais quelles traces ça a laissé et quest- ce que ça a projeté dans ses trois grands romans et ses trois héros?Bien des différences.
    On remarquera l’absence de la mère dans Julien Sorel. et sa tension perpétuelle dés qu’il approche d’une femme.On notera aussi sa frénésie et sa révolte contre l’hypocrisie de la société, alors que Lucien Leuwen a une mère aimante et un père attentionné compréhensif,le contraire du père de Julien- ajoutez à cela avec fortune et bonne éducation,mais c’est justement ces atouts qui rendent la chasse au bonheur » si difficile dans la ville de Nancy,ses salons, son ennui… Que doit-il se prouver? C’est dans la dernière partie du roman, que Lucien connait l’humiliation,la vraie, mais c grâce à l’habileté de son père(on la retrouve chez Mosca dans la Chartreuse) qu’il triomphe…. Enfin dans « la chartreuse de parme », Fabrice a un père vraiment odieux-un frere odieux aussi- et surtout avec Waterloo, avec l’Autriche policière, avec la tyrannie du duché de parme il affronte de dangers Qui mettent vraiment, sa vie en jeu?MAIS il possède une arme miracle: un don de séduire, une insouciance divine La figure maternelle de sa tante, la Sanseverina,le protège,
    Enfin, avantage de Fabrice, au contraire de Julien Sorel , il se moque du jugement d’autrui. il a un état de grâce.D’ailleurs paysages et visages baignent dans cet état de grâce presque musical.Voilà, c’est un Miracle à l’italienne…Ce qui n’exclut pas d’ailleurs de moments de tristesse.Donc, complexe d’œdipe projeté? sans doute mais rien n’est simple avec Stendhal.Il débarque là où on ne l’attend pas.., je trouve que l’absence de sa mère, tres jeune, ne fige pas ses héros dans un complexe d’œdipe systématique. En amour, chez tous ces héros,on remarque que souvent l’attente anxieuse et sans doute plus importante et plus passionnée que la consommation charnelle.d’où l’infinité de stratagèmes pour la conquête.

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  27. le grand Est

    j’m’étonne que meussieu courte soit contre..dailleurs ça va chqu’à vladiviostok qu’il disoit napo..c’était pas un mesquin..on peut pasdire

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  28. avant la lettre freudienne

    il a tout déposé a l’inpi..la confession lesbuconscient..et même mo cul qu’il a emballé dans une envloppe soleau qu’il dirait serdgio..il aimait bien les envlope soleau serdgio..les agents de poutine shabillait en employé des postes à sa porte

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  29. J’avais un café de commun avec l’AF, et rien qu’un café.Jamais vu plus belle collection d’éthyliques

    ..pour l’af le roi n’est qu’une hutilité..qui ne respecte haucune doctrine aucune théorie comme tous les mouvements d’estréme droite..des..un chef épicétou..les royalistes les vraies c’est des genres de carpes koi meussieu courte..bien sûr ils boivent aussi pour ruiner leur patrimoine génétique..mais hau moins ça faitdes variants plus mordorés que des crêtes de coq qu’il dirait dirfilou

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  30. sans Ena, mais efficace

    oeuvre d’un autre duc, dear Mr Court, de Stainville dit Choiseul. aujourd’hui plus que des petits marquis, même pas poudrés.

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  31. Une autre taré a débaptisé toussa pour « le grand Est »… L’AF (l’académie ou l’action ?). Il fait quel temps à st malo ce 4 mai ? Icite, plu tte la journée, on est ravis, vu la sécheresse qui s’annonçait… Du coup, on s’ennuie un brin… et plus un stendhal à se mettre sous les crocs… Sur la rdl; ils disent qu’il faut pas raconter sa vie, qu’il faut rester dans le sujet. Vous y croyez, vous, à la thèse de la préfiguration avant la lettre freudienne du complexe d’Oedipe chez Beyle ? Ne vous ai pas vu écrire à ce sujet, Paul. Sans doute est-ce devenu un marronnier un rien scabreux…

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  32. Marie Leczinska eut l’image d’une Bonne Reine, ce qu’elle était à condition de ne pas trop regarder ses dettes de jeu. On doit quand meme à son Stanisla de père quelques oeuvres de philosophie Guimauve, et de beaux chateaux Lorrains. Lui donner le titre de Duc était aussi de bonne politique pour l’ ancien Duché rebelle e Charles IV; Bref, de la décentralisation à la Capetienne , sans Ena, mais efficace. On ne prévoyait ^pas qu’un jour un sinistre imbécile allait créer un monstre nommé Alsace-Lorraine Champagne Ardenne.
    J’avais un café de commun avec l’AF, et rien qu’un café.Jamais vu plus belle collection d’éthyliques.

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  33. les pinces fesses chez jacques chirac..les interview au gay pied et les folles aventures à pinces jusqu’à la porte maillot ne suffisent pas à sa libido dhétéro qu’elle te télégraphie bonne clopine..baroz

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  34. « j’ai eu cette chance inoui de me finir un soir avec des fondus bonapartistes »

    Vous vous êtes branlés de conserve, le boug ? Tu as essayé avec des royalistes demande M. Court.

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  35. laStendhalie chez l’Boug

    j’vais pas rprocher a polo d’aimer les accrochecoeurs et les cotes de moutons

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  36. Poeme sublime et pompier, mais bigrement attachant dans ce qu’il a de plus élevé

    j’ai eu cette chance inoui de me finir un soir avec des fondus bonapartistes..avec soldats de plomb…gravures..attirail d’époque dans le salon d’un qui avait dans des pots sur une étagère..un peu de terre de toutes les batailles..j’ai dit quelquechose comme « les femmes c’est sucre farine saindoux ».. »les hommes c’est iena austerlitz..waterloo »..ça a fait un chaud froid sur le coup..mais ils l’ont trouvé bonne et les bouteilles ont été vidées.

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  37. Il faudrait arriver à 100, avant que PE change le billet. Là, y aurait vrai commentarium devenu. De meilleure tenue. Comptons sur la bonne connaissance de laStendhalie chez l’Boug amenée par petits paquets. Bàv,

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  38. Oh, ce n’est pas le seul.Il est arrivé à une époque, sous Marianne III, ou l’on aimait peu Napoléon. C’est la meme histoire qu’avec Henri Bremond dont l’Histoire du Sentiment Remigieux en France fut accueillie comme un non-évènement par une université engoncée dans son refus de l’Histoire religieuse. Les grands historiens de l’Empire au XIXeme siècle furent des amateurs éclairés et de belles plumes: Houssaye, le fils d’Arséne, qui vous transporte à Iena, aux Cents Jours, a Waterloo, vous y etes!
    Frederic Masson, dont l’oeuvre est aussi considérable et parfois mieux écrite que Madelin. Je ferais une place à Walter Scott dont l’Histoire de Napoléon, sans etre un hommage, représente un grand effort pour etre impartial à une époque ou beaucoup de témoins vivaient encore. (Il y aura une provocation en duel de Scott par Gourgaud) Et bien sur le Pére Hugo et ses Funérailles de l’Empereur, publiées, on le sait peu, à petit nombre. Pas le genre à surfer sur l’évènement, le Père Hugo, en 1841 . Poeme sublime et pompier, mais bigrement attachant dans ce qu’il a de plus élevé.

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  39. @ vW… Souvent entendu citer la biog du sinistre Fouché comme l’une des plus réussies de SZ. M’avait jadis bluffé plus que n’importe quelle autre… aussi. On sait qu’elle est largement assise sur les fondations de Louis Madelin. Mais pas lues… Ignore par ailleurs si Tulard y a rajouté qq chose de plus décisif que Zweig… M’étonnerait. En revanche, de Waresquiel, dernier en date au coltinage (2014), aurait eu accès à un fond d’archives inédites… et modifié de façon décisive la perception du personnage qui foutait les j’tons à Napoléon…
    Ne sais ce que vous en pensez sur cette chaine. Bàv,

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  40. Avec retard, et pas sur le bon fil (mais si je retourne sur le billet consacré à Cortège dans la ville personne ne le saura), non pas un compte-rendu de lecture (qui serait trop tardif & donc probablement importun/inopportun), mais une réponse à la question de 3J sur la Rdl :
    « Je tourne devant les livres, rangés sur des planches poussiéreuses. Les connaître tous. Ne plus ressentir cette impatience, cette incompréhension, cette inassouvance. [sic] »
    (Ce qui donne par la même occasion une toute petite idée des torsions pratiquées sur le langage.)

    Paul Edel, mon exemplaire d’occasion était dédicacé au feutre rouge « au rédacteur en chef de la revue qui fera boum ! amicalement ».
    Une clef (à propos du duc d’Alençon et de celle qui écrit à côté) est fournie par la 2ème épigraphe — comme vous le savez certainement.

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  41. Tant qu’à faire, partageons votre culture po^pu, jmb, L’avions ouliée, celle là…
    Langoncet va s’en prend’un nouveau coud’vieux…

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  42. J’apprécie beaucoup votre humour (involontaire ?), MC…

    Je suis une fleur de provinceu..ni trop grande ni trop grosse ni trop min-in-ceu

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  43. « On m’emmene épouser un Prince magnanime » Quelque chose comme le degré zéro du compliment

    halors qu’une bonne fille du pays dbray en montant a paris aurait dit ‘ça vaut la peine cette fois cy jvais ptête me faire démonter par derrière par un cidevant’

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  44. y parait que patton en lorraine aurait dit à un de ses fils de pute ‘aprés avoir charié de la merde en louisianne te vla à libérer des fumiers’..tout ça en english hévidemment polo

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  45. Merci dear Mr Court pour cet air propre à déconfiner la population
    en Lorraine il y eut duc et duc, j’imagine que celui qui passe par versailles et st petersbourg est le gros Polonais Stanislas qui laissera baba la Lorraine avec ses constructions et Louis XV avec sa fille peu gracieuse…il prenait le trône de ce François-Etienne qui en mariait un bien plus considérable

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  46. Voyons Phil, lorsqu’on est sensé etre à St Pétersbourg, etant passé par Versailles à l’aller, qu’o,n quitte Pierre Le Grand pour retourner en France, il faut quand meme avoir quelques solides raisons.
    La maison de Lorraine à cultivé une bonne sére de Ducs frappadingues grand bruleus de sorciers, dont au Dix Septième Siècle Henri II, et dans une moindre mesure Charles IV.
    Pour les mariages d’etat, mon bon maitre Georges Couton faisait un sort à ce vers de Suréna ou il voyait très finement le coté langue de bois et le manque d’enthousiasme de l’intéressée:
    « On m’emmene épouser un Prince magnanime » Quelque chose comme le degré zéro du compliment. Quelque chose de cassé, aussi, dans la mystique royale, vers 1675.
    Et l’autre Autrichienne s’en tirera moins bien qu’Anne d’Autriche qui elle, avait Mazarin comme conseiller et un fils a placer sur le trone.
    Ne pas s’etonner si ces mariages débouchent sur des situations Offenbachiennes au siècle suivant.
    Bien à vous.
    MC

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  47. cette petite tête qui ne fut grande que dans le malheur, les publications d’ Evelyne Lever.

    la théorie de Zweig, enrobée de chantilly à l’autrichienne, dear Mr Court; Ces biographes d’intuition comme vous dites racontent l’histoire avec l’après, l’avant fatalement plus difficile d’accès quand il faut trouver et déchiffrer. Le père de Marie-Antoinette, François-Etienne de Lorraine, cheville ouvrière de la prospérité de son temps passe pour ces biographes cathodiques pour un laquais niais épris de sa grosse et certes intelligente Marie-Thérèse. c’est bien que la graphie des milliers notes laissées par l’empereur pour donner ses ordres, toutes en jargon franco-autrichien-lorrain, reste indéchiffrable à la plupart des doctorants qui optent pour des thèses sur le reich et ses avatars, histoire de garder une chance de causer dans le micro d’arte un jour.
    Zweig, qu’il ne faut pas réduire à un Bernstein historien, eut meilleur goût que Lever de considérer hollywood trop vulgaire pour filmer son travail.

    Dear Bougreau, je n’aurais oser le dire et c’est bien dit. Battons-nous en blog pour le couloir de Danzig. Le mélange des genres fait mauvais genre, une belle émission.

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  48. Pas encore eu le temps de décaviarder… Mais vous, ouigre ? Quel homme !

    Le grand amour de Marie-Antoinette
    Lettres secrètes de la reine et du comte de Fersen
    Évelyne LEVER, Taillandier, 2020

    Oui, Marie-Antoinette a vécu un véritable roman d’amour avec le comte de Fersen. Cette question, qui a bouleversé tous ceux qui se passionnent pour la reine, est enfin résolue grâce aux preuves irréfutables apportées par une technologie de pointe appliquée aux lettres qu’elle a échangées avec le gentilhomme suédois. La correspondance miraculeusement retrouvée et acquise en 1982 par les Archives Nationales, comportait des passages raturés illisibles. Grâce au travail réalisé par une équipe de scientifiques dans le cadre du projet REX employant des outils de très haute technologie, il a été possible de décrypter toute une série de lignes qui étaient perdues pour l’histoire. Soumis à la fluorescence des rayons X, ils ont révélé leurs secrets en 2020. Evelyne Lever, qui avait été l’une des premières à consulter ces précieux documents, a eu le privilège d’assister à leur « décaviardage ». – En une dizaine de chapitres, elle retrace cette poignante histoire d’amour qui s’ébauche au début du règne de Louis XVI et se poursuit pendant la Révolution, avant de publier l’intégralité de ces lettres secrètes où se mêlent sentiments et projets politiques. La personnalité des deux protagonistes en sort considérablement enrichie. Une histoire fascinante.

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  49. @ cette petite tête qui ne fut grande que dans le malheur – J’apprécie beaucoup votre humour (involontaire ?), MC…

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  50. Ouî Phil. Ce que je veux dire c’est qu’il travaillait sur les documents de son temps et pour le reste, marchait à l’intuition. Ce qu’il pouvait connaître de la Correspondance de Marie Antoinette était bien moindre que nous, puisque le registre ou les archives Fersen, gardées par la famille , avait été caviardées à l’ encre par le descendant suédois à la fin du siecle. Ce n’ est qu’il y a quatre cinq ans qu’on a pu avoir le matériel pour lire sous les ratures. De toute manière, il n’y a rien d’explicite. Voir si on aime cette petite tête qui ne fut grande que dans le malheur, les publications d’ Evelyne Lever. Bien à vous. MC

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  51. si on pouvait chers commentateurs revenir à Stendhal…Cet écrivain le mérite

    tiens dirfilou te souviens tu de cette scène culte du tambour que polo n’aime pas..de mémoire : quand le tambour « polue » justement le rythme d’une marche militaire pour faire valser la chemise brune avec la gretcheune..mais polo préfère le ein zwei de jour..et le cinéma cochon le soir..mais pas les deux en même temps sacrénom

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  52. que l’ancien régime et le nouveau se tire la bourre dans les ragots la vilénie et l’injustice ça prouve que l’homme est égaux..surtout la femme..mais n’oublie pas sacrénom que selon josef de maistre c’est le bourreau qui est le coeur politique du premier..et comment!..dans le second..on trouve qu’un cageot de tomate pourrite pourrait faire le fameux lorgane

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  53. merci JJJ. Brötchen est aujourd’hui un petit pain…les Autrichiens, qui connaissent la nuance du moelleux, sont sûrement plus pâtissiers en traduction. ils ont inventé le « Kipfel » que les Allemands impuissants en ce domaine servent en bête « croissant ». enfin, la vérité est dans les archives, comme dit Mr Court, voir les lettres de Marie-Antoinette à Marie-Thérèse vers 1789 (relues par l’espion)

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  54. sie haben kein Brot, geben wir ihnen ein Brötchen
    (d’après Deepl, ignore si SZ avait employé ces termes, n’ai pas la version originale – cf. MC)

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  55. sa petite bio fait tout de même cinq cents pages en poche, dear JJJ. celle de Marie-Stuart est effectivement « raccourcie ». plus souvenir s’il tord le cou à l’histoire de la brioche, d’ailleurs suis re-curieux de savoir le mot allemand-autrichien pour « brioche »

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  56. Lu chez Ph. Berthier un parallèle intéressant entre les projets d’autobiographies respectifs de Chateaubriand et Stendhal. D’autant plus stimulant pour moi, qu’après avoir fréquenté récemment ces deux écrivains (MOT vs Sd’E et VHB), je pouvais d’autant mieux comprendre, en l’occurrence, ce que racontait ce « spécialiste »… Qui, sans cela, me serait resté totalement indifférent:. Ai eu comme le sentiment d’être devenu un peu moins bête dans ma compréhension de ces deux grands bonhommes… De ne plus en être resté à mes réactions de primo lecteur amateur de mémoires en tous genres. D’être allé un peu plus loin… sans pourtant me départir de cette agaçante fixette mentale : en quoi ce Berthier parle-t-il de lui-même avant que de me parler de Stendhal ou Chateaubriand ?… Toujours ce même réflexe inhibiteur mâtiné d’un brin scepticisme, y compris face à la plume de Paul Edel, quand il nous fait part de ses enthousiasmes…
    Bon, c pas grave… c pour faire avancer le fun… c gratuit, c irresponsable, y a pas mort d’homme, faut commencer sa journée ainsi, se désempoisser des cauchemars nocturnes, se laver la figure à grande eux froide. S’essuyer les miettes à la commissure, Dire bonjour à tout le monde et au soleil qui va nous réchauffer l’atmosphère des saints de glace… Faire attention aux plantes, encore 15 jours. Aller bon pied bon oeil. Le souhaiter au monde vivant, Se courager ensemble. Bàv.

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  57. dear Mister Court, j’ai vu la carte de visiteur de Zweig en son temps, tamponnée Bibliothèque Nationale. certes ça ne dit rien de ses incursions dans les vraies archives…mais éloigne un peu du genre « bio de Sissi par Nicole Avril »

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  58. JJJ. je n’ai pas lu le stendhal de SZ, et je le regrette.Je recommande le Stendhal de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, aux edtions Allia.Deux aristocrates épris de liberté! tres fine lecture par l’auteur du Guépard.

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  59. @ Phil et MC – On dit que SZ eut accès le premier à une correspondance privée entre Marie-Toinon et Axel… Est-ce avéré ? Et si oui, me suis toujours demandé qui de cet apport sur le connaissance de cette autre malheureuse queen coupée en deux… Elle n’aurait jamais parlé de brioches, ai -je gardé le souvenir… Et aurait beaucoup souffert des rumeurs d’inceste à son sujet… – Au demeurant, pas désagréable à lire, sa petite bio.
    @ Quant à Stendhal, que faut-il retenir de la peinture de SZ, Paul ? Est-il bien nécessaire d’aller la visiter, comme on nous le suggère ?
    Bàv.

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  60. La biographie de Balzac par Stefan Zweig se lit comme un roman, d’ailleurs la vie de Balzac est un roman…
    Passionnant d’un bout à l’autre. Si l’on ne connaît pas le détail de ses derniers jours, on se dit qu’un romancier n’aurait pas osé…

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  61. C’est évidemment plus facile et moins exigeant que Leuwen ou Armance, ces biographies qu tout le monde lit et qui fonctionnent plus à l’intuition qu’au document….M

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  62. Pas lu la bio de Balzac, dear JJJ, avalons comme vous les sept ou huit pléiades avant de s’occuper des vues autrichiennes sur l’ogre en ce cas. for me, jamais. à l’âge où l’on valse à Versailles, lu Marie-Antoinette, les bios des queens (Marie-Stuart) sont agréables, certes calibrées « têtes bonnes à couper » mais toujours moins idiotes que les biopics de cinéma. Zweig parlait écrivait remarquablement français.

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  63. Peut-être faut-il en dire ce que disait un de mes collègues sur Henri Bremond. Qu’il n’a pas les bons bouquins mais qu’il pose toujours les bonnes questions, JJJ!

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  64. OK, Phil, mais est-ce que sa bio de Balzac, al SZ vaut grand chose ? Ne l’ai point lue…

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  65. Pas le genre, si j’ose dire, à figurer sur les registre d’infamie de la Préfecture, Stendhal. C’est l analyse d’Armance par Gide et surtout les conclusions que certains ont cru bon d’en tirer qui sont responsables de cette bien pauvre rumeur. Armance est le roman de l’impuissance à vivre, tout simplement. Le roman ou le Moi est une prison.
    Je place très haut Leuwen parce qu c’est aussi le grand roman politique que Balzac n’a pas écrit en mem temps qu’une très belle quete de bonheur doublée d’un roman initiatique. Personne n’a mieux détaillé au temps du suffrage censitaire (le fin du fin du progrès d’alors) les tripatouillages gouvernementaux, et leurs echec face à Mairobert, qui n’est pas le candidat du pouvoir mais qui est celui contre lequel on ne peut rien.
    Je rappelle pour le plaisir que tous les moyens éaient bons pur influencer un candidat, jusqu’au trombinoscope de la Chambre. Quand Louis Philippe a eu la velléité supprimer la chambre des pairs, les notices des députés se concluaient le plus souvent par un péremptoire « il votera sans doute l’abolition de la Chambre des Pairs ».
    Et puis il y a cette verdure et ces couleurs pastels, opposées au luxe sévère de Leuwen père: le rose et le vert, le chasseur vert, et Bathilde de Chasteller dont le nom prouve que le verlan ne date pas d’hier, et qu’on peut porter un prénom moyenageux en étant la plus charmante des femmes…
    Bien à vous.
    MC

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  66. Pour revenir au sujet, jzmn, je peux vous dire que Stendhal n’a pas laissé grand chose en matière d’amours inverties, ni dans sa vie privée, ni dans ses romans… Je crois. A moinsss que Paul Edel nous démente ce point factuel, ce qui ne nous ferait pas tellement sortir de son sujet…

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  67. Il n’y a pas de « littérature gay », jzmn, et vous le savez bien ! Qu’est-ce que c’est encore que cette invention ?
    Il n’y a que de la bonne littérature, et… le reste, de la merde, de la daube, sur lesquelles « LA critique littéraire » occupe pas mal de monde à s’entregloser sur la rougeur de sa propre crête de coq…
    « La confusion des sentiments » fait partie de la première catégorie. Il n’y a plus de tellement de débat à ce sujet.
    Bàv

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  68. si on pouvait chers commentateurs revenir à Stendhal…Cet écrivain le mérite .
    je crois que c’est le spécialiste Michel Crouzet qui a noté quelque part que dans » la Chartreuse de parme,  » le récit d’aventure, la ligne courtoise et chevaleresque, le picaresque si allègre sont regroupés hors du politique..,mais dés qu’il s’agit de la « politique » -Mosca et le duc de parme et sa police,il se « lâche » .., le consul, de civita vecchia- toujours suspect pour les autrichiens, pour les états du Vatican et le gouvernement de la Restauration(ce qui fait du monde,) s’en donne à coeur joie pour étaler la lourdeur et la laideur du niveau « bas », de l’état policier du Duché de Parme.on oublie qu’à l’époque ce sont des scènes de la vie politique moderne qui choquent les milieux conservateurs.Et tiennent Stendhal pour un agitateur politique. Mais c’est dans  » Lucien Leuwen »,que Stendhal généralise le burlesque des querelles politiques dans les salons de Nancy entre Conservateurs et republicains.Là l’éteignoir  » politique » et l’ennui sont analysés dans leur puissance corosive.C’est aussi le seul roman où la figure paternelle se fait tendre et complice entre Leuwen père et Leuwen fils.Stendhal s’invente un père idéalisé,lui qui détestait tant le sien..Enfin, la campagne électorale de Leuwen qui clôt la fin du livre en normandie n’a rien perdu de son actualité.

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  69. la littérature ne connait pas le hors-sujet, dear JJJ. Zweig avait le choix entre Balzac et Stendhal pour sa série de bios, les combinaisons du rouge et noir ont dû paraître trop familières à l’austro-hongrois fils de banquier du Vatican

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  70. Attendez, fil… 2048… Voulez dire : 100 ans après l’écriture du roman de Blair ? ou 100 ans après la longue marche d’où naquit la Chine de Mao ? -> Faudra préciser tout ça à Macron qu’a encore 24 plombes à tirer…, le risque de se gourer dans les futurs anniversaires…
    Bon, maintenant, faudrait peut-être revenir à mesdames de reynal et de la môle, car paul va finir par s’impatienter. Bonne journée, Paul.

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  71. gay ? ou yag-e… comme aurait dit WSB… Pas TAF la même drogue, quoiqu’on puisse avoir des mélanges détonants, surtout chez William… Non, Stefan n’eut le temps d’essayer d’autres « épisodes », d’après ses journaux. N’avait pas de moments perdus. Voilà pourquoi nos gays le lisent peu, font un brin la moue sur sa graphomanie, ils ont bien tort… Comme si, nous autres, on allait cracher sur Simenon et son érotomanie. Jzmn, Savez-vous qu’on est déjà le 2 mai 2021, ce matin, et que la nuit bengalie fut agitée ?

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  72. yes dear jjj, trente ans que ça dure et nous en avons jusqu’en 2048, pas besoin d’un Orwell pour deviner.
    Lapaque au Brésil, j’avais oublié ce passage sur Bernanos, Mr Court.
    Zweig, auteur le plus traduit de son temps dit-on, avait de quoi sombrer dans la sévère déprimette en arrivant au pays des perroquets. n’aura jamais pu voir « Notorious / Les enchaînés » à Copacabana, avec la mère de Claude Rains (Sebastian, comme Lapaque) qui clope au lit et cause le brésilien avec l’accent de Berlin.

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  73. Je rappelle à ce propos que selon Lapaque, dont le Bernanos au Brésil -c’est le propos, sinon le titre- interroge les derniers témoins, Bernanos seul aurait perçu la volonté de mourir de Zweig après qu’il soit sorti de chez lui.
    MC

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  74. Merci dear Bougreau, perfekt timing, j’avais de vagues souvenirs de chars d’assaut

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  75. Présent sur tous les fronts bloguesques, vous êtes, dear JJJ. vous me rappelez ses tourelles de chars qui tournicotent, chenilles bloquées. je ne savais pas que sa dernière femme fût « dérangée et morbide ». bien possible, difficile de rester zen avec un copulateur collectionneur compulsif, autographes et femmes misent en bocal. Dans son journal, chaque nouvelle femme de passa(g)de est indexée comme « épisod(e) ». le prestige du français est intact à cette époque. irai un jour à Petropolis. A Rio, l’Europe centrale est inutile.

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  76. personne n’a jamais dit aussi qu’un belle charcuterie

    une charcuterie ‘continentale’ hévidemment

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  77. Les libertés sont plurielles, pas comme ton géniteur

    il n’est pas pluriel..mais il est hincertain qu’il dit le rabin

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  78. ..depuis wagner le clip est un pestacle total..c’est un genre qui je crois a à bien des égard a remplacé la série z..une idée trouvé..quelquefois honteusement repompé avec wagner par exemple..mais reficelé comme un roti toutafé appétant chez le charcutier..personne n’a jamais dit aussi qu’un belle charcuterie c’est plus grave et plus léger à la fois..meilleur en somme n’ayons pas peur de le dire..que le théâtre du globe à shakespeare..tu noteras que le monde m’a hattendu pour que cette révélation soit faite..hic et nunc

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  79. « Le nom du collectionneur ne commence pas par un Z, par hasard? » (dixit MC)

    chte parie mon string que ce blouzon nouére de meussieu courte voulait zizitop qu’elle dirait bonne clopine

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  80. Celle de Langoncet est encore plus impressionnante, la vidéothèque, veux-je dire. Bien à eux deux. Elle donne un nouveau parfum à ce blog jusqu’à présent un peu trop sérieux…, sans toutefois le dégrader, me semble t il.
    Bien à PE et à St Malo.. sa sympathique station balnéaire.

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  81. @ Phil, « Le nom du collectionneur ne commence pas par un Z, par hasard? » (dixit MC)
    Ai cru bon de rebondir sur la piste de ce dirfil un brin tendu. N’ai pas été démenti depuis lors par l’intéressé…
    Tant mieux si ça vous sort du sujet covid19 et ses succès damnés stendhaliens… La dernière jeune femme de Zweig, Lotte, accepta de partir avec lui, elle était elle-même passablement mentalement dérangée et morbide. Nul ne peut dire s’il l’aura « obligée » (cf. là dessus, le roman de Seksik, »les derniers jours de SZ », a l’air de suggérer que non, au contraire). Bàv

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  82. il avait choisi sa nuit en toute connaissance de cause, à Pétropolis,

    que vient faire Zweig dans cette discussion ? manqué un wagon mais ça change des thromboses à Stendhal, même sans vaccin. il me semble que l’écrivain austro-hongrois entraîna dans sa chute véronal une jeune secrétaire devenue sa seconde femme qui, elle, n’a peut-être pas « choisi sa nuit en connaissance de cause ». La vidéothèque à Bougreau est considérable.

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  83. chaque mètre de cette terre a probablement concédé son pti soin palliatif polo..hassez de fétichisme morbide..imagine..imagine all dze pipol et langoncet qui nous montrerait l’url du siège arrière de la simca 1000 où il a été conçu..avec un coup d’vince..assez..hassez!

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  84. Vous êtes sûr de cet emplacement pour l’ Hotel de Nantes. Paul Edel? Certains le plaçaient plutôt dans les derniers bâtiments non expropries de l’ ensemble Louvre-Tuileries. J’ ai même vu un grand spécialiste du patrimoine aujourd’hui regretter de ne pas en voir des débris lors des fouilles du Louvre, côté Tuileries. Bien à vous. MC

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  85. … à ma connaissance, Zweig n’a jamais connu d’accident vasculaire cérébral, il avait choisi sa nuit en toute connaissance de cause, à Pétropolis, Il avait cessé de collectionner les autographes et de chercher à mettre la main sur des correspondance rares, et ce…, depuis pas mal de temps.
    Enfin, pour ce que j’en sais, hein, par ses journaux.
    On connait le goût de Stendhal pour les Mémoires, ce qu’il y recherchait avant tout, d’après Berthier, c’était le « dessous des cartes, l »envers de l’Histoire, les anecdotes et petits faits vrais qui seuls permettent d’appréhender la saveur authentique d’un moment ou d’un personnage »… On sent qu’il y a de ça aussi, chez Zedel quand il nous raconte une attaque d’apoplexie dans la rue, comme s’il en avait été le témoin direct. Quand on aime… hein, c’est jusqu’au bout, comme aurait dit bonne grand mère Adrienne – Bàv,

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  86. C’est en décembre 1840 que la santé de Stendhal s’aggrave. Il avait la goutte, la gravelle, des accès de fièvres paludéennes(les marais de Rome), et il ne pouvait prendre de la quinine à cause de ses reins. Il avait visiblement de l’hypertension, des étouffements et des vertiges.
    Le 11 février 1841 il a « une attaque », avec aphasie. Il cherche ses mots. Son médecin diagnostique une « attaque d’apoplexie ».Il cache son mal à ses amis. Ensuite il a sans cesse des migraines, des étourdissements. Revenu à Paris en 1841 le 8 novembre, ses amis notent « il a vieilli, son esprit a baissé, mais il fait de l’esprit, il ne peut achever son diner » Il a la parole lente et embarrassée .Mais il cherche à donner le change en voulant se montrer gai. En fait ce qu’on appelait au XIXème siècle « apoplexie », on l’appelle aujourd’hui A.V.C.
    Il meurt à 59 ans
    .C’est au 22 de la rue Neuve-des-Petits-Champs, à l’hôtel de Nantes, qu’il meurt vers minuit, aujourd’hui rue Danielle casanova .
    c’est sur le trottoir, à l’angle du Boulevard des capucines et de la rue des Caoucines qu’il tombe à Sept heures du soir au milieu des passants..Il n’a jamais repris connaissance.

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  87. Normalement, en cas de parésie faciale, la commissure droite de la bouche sous l’œil droit aurait dû être légèrement tombante… Est-ce un auto-portrait réaliste ?

    hon dirait une pub d’ipod qui moque le ruawaï a dirfilou

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  88. et ça nous semble aussi grotesque !

    l’amour..sil est bel et bon fait faire d’incroyable bétises au prorata meussieu courte..mais on doit les faire à ses dépends..pas à çui du partenaire..c’est du b.a. ba de première année de réthorique jésuite..sauf évidemment affaire conclute et handcuff passé dans le lit cage..et halors les lettres laissées à ce sujet sont autant de péchés mortelles..vdqs et surtout dsk

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  89. « Celui de « Mort à Venise » ne l’est pas moins »

    Là,on atteint le pathétique, Phil !

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  90. C’est l’amour romantique Jazzi, Berlioz nous raconte dans ses Mémoires comment il a voulu empoisonner l’infidèle Camille Pleyel, et ça nous semble aussi grotesque ! Merci pour Metilde, Paul Edel. La lettre a été publiée? Le nom du collectionneur ne commence pas par un Z, par hasard? Bien à vous. MC

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  91. Normalement, en cas de parésie faciale, la commissure droite de la bouche sous l’œil droit aurait dû être légèrement tombante… Est-ce un auto-portrait réaliste ?

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  92. »Telle est la destinée des âmes tendres ; on se souvient des peines dans les plus petits détails, et les instants de bonheur jettent l’âme tellement hors d’elle-même qu’ils lui échappent. »

    ..cque je veux dire c’est que vouloir se souvnir des peines dans ses plus ptis détails de la destinées d’une ame tendre c’est pourrait être pour « l’autre »..le stindalien..un instant de bonheur qui ne lui échaprait pas..hach la litterature

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  93. Celui qui possède la version définitive de cette lettre n’a jamais permis que les stendhaliens la consulte

    alors comme ça polo..d’autor tu dis qu’il aurait prouvé par là qu’il était pas stendhalien..et si tous les autres c’était des faux..des faux culs je veux dire polo

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  94. Celui qui possède la version définitive de cette lettre n’a jamais permis que les stendhaliens la consulte

    ..cque c’est que la conspiration des couillons toudmême

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  95. « Il se teint les cheveux, achète des lunettes vertes, modifie sa façon de s’habiller et prend la diligence »

    Quel couillon, tout de même !

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  96. J’ai écrit dans la collection « Une journée particulière »(Lattes) à propos de cette célèbre et noire rencontre du 3 juin 1819. Stendhal a trente-cinq ans.
    Il n’a encore écrit que des traités sans grands succès. Il a pris beaucoup de notes pour ses ouvrages futurs et s’est installé à Milan depuis cinq ans. Lorsqu’il rencontre et s’éprend de Matilde Dembowski, il ignore qu’il commence la plus déchirante de toutes ses passions. Car, malgré la cour assidue qui lui est faite, cette jeune veuve républicaine convaincue se méfie de l’ancien officier des armées napoléoniennes. Il a la réputation(fausse) de cynique et de libertin. Elle ne goûte pas sa conversation et, pour tout dire, le trouve importun. Mais Stendhal est amoureux. Aussi, quand la jeune femme part pour Volterra, visiter ses enfants, il n’hésite pas. Il la rejoint incognito ; Il se teint les cheveux, achète des lunettes vertes, modifie sa façon de s’habiller et prend la diligence. Il va la rejoindre. il espère enfin la séduire. Mais, à peine arrivé, il est reconnu, elle trouve ce déguisement grotesque et le repousse avec colère en lui ordonnant de ne jamais reparaître à sa vue. . Il écrit alors 4 longues lettres pour se justifier , mais rien n’y fera. On a ces longues lettres plaidoyer , sauf une, la dernière ; on en possède par bonheur les brouillons pleins de ratures, d’ajouts, de corrections biffées, des phrases ajoutées dans les marges, et qui témoignent d’émotions et d’un désarroi absolu. Celui qui possède la version définitive de cette lettre n’a jamais permis que les stendhaliens la consulte. La figure de Matilde Dembowski a hanté l’écrivain jusqu’à sa mort. Dans un passage de ces lettres où il se met à nu, il écrit à Matilde (qu’il appelle Métilde) :
    »Telle est la destinée des âmes tendres ; on se souvient des peines dans les plus petits détails, et les instants de bonheur jettent l’âme tellement hors d’elle-même qu’ils lui échappent. »

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  97. Toutes ces femmes prises par la passion se révèlent généreuses alors que les hommes sont le plus souvent cruels arrogants, calculateurs, arrivistes

    tout ça est atrocement genré… comme si les femmes n’avaient jamais l’intelligence d’aucune bassesses pour « se prévaloir » comme auraient dit édith cresson à cantospérebear

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  98. un livre de poche abandonné dans une rue de La Rochelle

    tu m’étonnes que subséquemment ils odorifèrassent qu’il dirait médor à dirphilou

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  99. Etait-il si compétent pour en juger, MC ?

    le peuple est souverain..si par hasard il y avait précipitation dans le raccourcissement du cydevant..qu’un concordataire nous ressuscite le citoyen

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  100. Le tout posé sur un corps courtaud et crapaudesque…

    y’a faute dans les proportions baroz..qu’il te frait un fist feuquingue que tu sentirais rien..ça ressemble beaucoup à ce qu’on appelait jadis « un portrait charge » : un gros portrait sur un petit corps pour la ressemblance dans le grotex..aujourdhui les portraits quand ils sont présentés dessinés dans la presse sont des carambouilles à la vazline..sans chien aucun

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  101. Il y a pourtant de scènes humiliation assez terribles

    il y a une faute qu’elle dirait clopine..ça s’écrit « saines »..et « assez terrible » c’est bien des hommes a toujours en faire beaucoup.. »et on s’h’abitue..malheureusement ! » qu’elle ajouterait dans un soupir

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  102. « Le beau portrait au crayon d’un certain Lehmann,daté du 8 aout 1841,laisse voir une trace de son attaque cérébrale récente »

    pas évident. Je lui trouve plutôt une bonne bouille et le regard serein, Paul !
    Le tout posé sur un corps courtaud et crapaudesque…

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  103. On dit qu’André Suarès admirait Stendhal ! C’est une plaisanterie… J’ai retrouvé un chapitre du voyage du condiotierre dans un livre de poche abandonné dans une rue de La Rochelle (aujourd’hui, on jette les livres en province, je sais pas si c’est pareil en capitale ?). Et donc, en l’ouvrant, et bé nom de dieu, qu’est-ce qu’il lui a mis à Stendhal sur ses propres voyages en Italie ! Pfuuuuu ! Je sais, je sais, c’est pas trop le cœur du sujet du jour… Bon, mais maintenant que Stendhal me tient à coeur… Hein, com’dirait jmb ! – Comment peut-on expliquer pareille horreur de son style chez ce Suarès ?… Etait-il si compétent pour en juger, MC ?

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  104. il égale Vacquerie, bien sûr! Vacquerie , frère du gendre de VH disparu à Villequier. Oscille entre une poésie personnelle et l’ influence de l’ astre Hugolien. Réussit tout de même à exister, bien que ce soit difficile….

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  105. Aurait-on oublie Metilde dans ce beau.palmares? Pour le reste, Lehmann fut un portraitiste mondain, ingresque, et côté. qui accepta en parfait gentilhomme que Marie d’ Agoult utilise son nom et son art pour en faire un roman à clé, une sorte d’ Elle et Lui ou elle réglait ses comptes avec Liszt. Vacquerie, dont le goût pictural était fin, lui dédie un exemplaire de son premier recueil, Les Demi-Teintes. Rappelons que selon le Journal d’ Adèle, il eut un Delacroix : le Christ aux Oliviers. Lehmann devrait interpeler sur les goûts esthétique de Stendhal.Bien à vous. MC

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  106. OK,… je prends bonne note… Berthier charrie un brin… Mais à quel saint se vouer, dès qu’on va voir un spécialiste pour une fois ? C’est toujours un vrai pb pour le béotien (bécessin) moyen… Alors maintenant il y a une bible, Crouzet… et pour les nuances… du Martineau…
    Bon… vaut peut-être mieux en rester à l’Edel — Zwicker, que l’on sous estime toujours en Alsace alors qu’on a tort, c’est un super mélange de cépages ! Les bouteilles sont d’un litre, alors on les fuit… Quelle bêtise !)
    Hein ! après tout, on a commencé par ce cru. – Et ça nous a pas trop mal réussi 🙂 !

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  107. Très amusant.
    Aprés la publication de « le Rouge et le noir » Stendhal, vexé d’être confondu avec son personnage de Julien Sorel, dans plusieurs lettres, écrit le 28 avril 1831 A Sophie Duvaucel :
    « Julien n’est pas si futé que ça…Ce jeune homme de dix huit ans est niais à Paris.il songe toujours au modèle à imiter et quelquefois il y a quatre règles contradictoires sur la façon dont il faut tirer son mouchoir de sa poche chez une duchesse. Mais nos jeunes paysans du Dauphiné savent très bien suivre leur intérêt. »
    Il récidive en écrivant à Albertine de Rubempré :« Il y a trois jours, j’ai reçu une lettre dans le genre de la vôtre et pire encore, car, vu que Julien est un coquin et que c’est mon portrait, on se brouille avec moi.. Du temps de l’Empereur, Julien eût été un fort honnête homme ; or j’ai vécu du temps de l’Empereur, donc. . Mais qu’importe ? Si j’étais un beau jeune homme blond, avec cet air mélancolique qui promet les plaisirs à la mode, mon autre amie ne m’aurait pas jugé si coquin. »
    Il écrit à cette époque à ses lectrices amies qui lui écrivent pour lui dire qu’elles n’aiment pas ce roman , surtout choquées par un héros « aussi affreux coquin » :
    « Rassurez-vous, dans six mois, personne ne parlera du « rouge »..
    Et curieusement, aucune de ses lectrices ne lui reproche les portraits de Mathilde de la Môle ou de Madame de Rénal.

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  108. Franchement Berthier exagère! à 21 ans, en 1804 Stendhal est un amoureux comblé par la pétillante Mélanie Guilbert, jeune actrice sous le nom de Louason et il l’a suit à marseille où il veut devenir marchand d’épices pour rester auprès d’elle.. ils sont heureux, -voir lettres) plus d’un an ; ensuite Mina de Griesheim en 1807 ; en 1811, il a une bonne fortune avec Angelina Bereyter, actrice. Il souffre sans se plaindre pendant la campagne de Russie et fait l’admiration de ses officiers en se rasant le matin par – 10 degrés. .
    Angela Pietragrua devient sa maitresse en 1811..,et ils eurent pas mal de disputes comme tout couple dans la passion et puis il y a le terrible échec de Stendhal pour Métilde Dembowski à Milan en 1818. Il espéra tant d’elle et ce fut un tel échec fiévreux qu’il mit plusieurs années à s’en remettre. Les lettres pour s’excuser de ses maladresses sont vraiment tragiques. il voulut « se bruler la cervelle pendant plus d’un an.. et on n’a retenu que cet liaison malheureuse, pour lui dresser une légende d’amant malheureux… mais il fut heureux avec la délicate et délicieuse Clementine Curial en 1825 et ce fut une belle historie.. et en 1830, Giulia RInerie, (tres belle) lui fit des avances et devient sa maitresse.
    c’est à cette époque qu’il corrige les épreuves de « le rouge et le noir». .C’est la dernière grande liaison. car il faut attendre 1840, cet amour d’un consul vieillissant avec une jeune romaine mystérieuse que Stendhal nomme « Earline « dans son journal. . il suffit de lire sa correspondance, ses journaux intimes, pour comprendre ce qu’il a vécu avec les femmes aimées.. .le livre, la biographie qui résume tout admirablement est de Michel Crouzet « Stendhal ou monsieur moi-même »(Flammarion) .c’est la Bible actuelle des stendhaliens. J’aime tout particulièrement « le cœur de Stendhal » (2 volumes Albin Michel) d’Henri Martineau pour la délicatesse de touche, les nuances, l’empathie, l’intelligence évidentes, la bonne lecture, la vérité des sources.. de Martineau. Pour moi, indépassable.

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  109. Stendhal aima beaucoup les femmes, et nous sommes d’accord avec la manière dont il les dépeignit dans ses trois grands romans… Dans sa vie réelle (et ne me dites pas qu’)n s’en fut…), il fut très rapidement déçu de ses nombreuses maîtresses… ou plutôt elles furent souvent déçues par lui. Son « fond noir », c’était sa maman Gagnon trop tôt disparue… Il paraitrait que tout cela fut très freudien, d’après Béatrice Didier. J’ignore encore si on adhère à cette exégèse… Philippe Berthier a l’air de dire qu’entre les figures de Werther et Don Juan, le « serial lover » Brulard aurait été un éternel « amant malheureux » et que par conséquent…, il aurait échafaudé dans ses romans comme une « théorie de la productivité du manque »… ! Hou là. Bon, mais moi, j’en sais rien comme dirait jmb, Paul Edel, vous avez sans doute échangé avec Berthier ou relu son guide de lecture, avant d’écrire ce papier, non ? En tout cas, il me reste dix ans pour découvrir la Chartreuse et Lucien Leuwen. Car pour le Rouge et le Noir, non, j’ai assez donné à 17 ans et des poussières… Mathilde de la Môle et Sorel Julien, toussa… vuqu’une fois n’est pas coutume, hein…
    Bravo pour ce nouveau billet, grâce à vous, cet Henry Beyle m’est devenu un peu moins mystérieux ou plus familier, ces derniers temps… C’est gratifiant quand même… Non ?

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  110. LES PRIVILEGES
    Voilà le début d’un texte tres curieux pour les stendhaliens : »les privilèges ».
    Il fut écrit par Stendhal à Rome le 10 avril 1840, alors qu’il est amoureux d’une mystérieuse « Earline » dont on n’a jamais pu découvrir l’identité. sa santé se détériore gravement. Alors Stendhal se met à rêver en composant 23 articles, lui, amoureux du Code Civil exprime ses fantasmes en toute liberté. Il met, bien sûr, alors qu’il est malade, en premier, des notations relatives au corps et à la santé On note aussi le rêve d’être transporté magiquement d’un lieu à un autre .l’article 7 « occuper deux corps à la fois » est très curieux dans son désir d’ubiquité.. On peut considérer que cette liste de »privilèges »,et de miracles, est un texte ultime. Enfin, pour cet agnostique absolu, on peut s’étonner qu’il ait mi « God » au début de son texte. Ironie ou pas ?
    Personnellement, j’aime beaucoup l’article 21 qui transforme Stendhal en espion.
    « Vingt fois par an, le privilégié pourra deviner la pensée de toutes les personnes qui sont autour de lui, à vingt pas de distance . Cent vingt fois par an, il pourra voir ce que fait factuellement la personne qu’il voudra ; il y a exception complète pour la femme qu’il aimera le mieux. Il y a encore exception pour les actions sales et dégoutantes. »
    Ce privilège : »deviner la pensée de toutes les personnes qui sont autour de lui, à vingt pas de distance », il l’a souvent réalisé dans ses romans, surtout dans « La chartreuse parme »

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  111. Le beau portrait au crayon d’un certain Lehmann,daté du 8 aout 1841,laisse voir une trace de son attaque cérébrale récente(« je me suis colleté avec le néant » écrit-il) sur la partie gauche de son visage du dessin.on voit son oeil resté à demi fermé et une crispation des traits.

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  112. Il était en chemise bien blanche et avait sous le bras une veste fort propre de ratine violette.

    indeed le portrait change, PaulEdel. il est en blanc. la chemise est-elle bouffante ? cette ratine, propre de surcroit, me tarabuste. vais relire le rouge et le noir dans un poche qui sent le bon poche (odeurs différentes selon époque, années 60, septante ou quatre-vingts). la force de la littérature.

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  113. La maman et la jeune vierge, mais où est passée la putain !

    ..y’a des maisons pour ça

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  114. Le dernier dessin connu de Stendhal

    gaffe à la métonimie polo j’ai cru qu’il était de sa main..et bien vu en gros tétard..sûr que je suis pas l’seul à s’en faire la même idée

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  115. Phil.la gravure ne tient pas du tout compte de ce qu’écrit Stendhal: »Il était en chemise bien blanche, et avait sous le bras une veste fort propre de ratine violette. »

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  116. Collants jaune canari, chausses rouge sang et pompes à boucles, ça posait son jeune homme, Madame de Rênal a des vapeurs dès le portail.

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  117. STENDHAL

    Le bonheur, tu n’en parleras surtout pas

    Souvent pour moi décrire le bonheur, c’est l’affaiblir.
    Journal, 24 octobre 1811

    On gâte le bonheur en le décrivant.
    Journal, 9 septembre 1813

    Le bonheur est contagieux. Si vous voulez être heureux, vivez au milieu de gens heureux. Je ne voudrais pas pour tout l’or du monde me trouver pour longtemps à Rome ou Turin, et j’habiterais volontiers à Milan. Par une combinaison heureuse et probablement passagère, dans cette ville les revenus de la plupart des gens se trouvent dépasser leurs dépenses. D’ailleurs la pauvreté n’y est pas honte.
    Journal, 14 mai 1818.

    Dans l’excès du bonheur lire est bien difficile, cependant on s’ennuie à la longue si l’on ne lit pas.
    Journal, Ier août 1830

    Ma principale objection n’était pas la vanité qu’il y a à écrire sa vie. Un livre sur un tel sujet est comme tous les autres ; on l’oublie bien vite, s’il est ennuyeux. Je craignais de déflorer les moments heureux que j’ai rencontrés, en les décrivant, en les analysant. Or, c’est ce que je ne ferai point, je sauterai le bonheur.
    Souvenirs d’égotisme

    On gâte des sentiments si tendres à les raconter en détail*.
    Vie de Henry Brulard

    La beauté n’est que la promesse du bonheur.
    De l’amour

    *Phrase par laquelle s’achève cet ouvrage et qui sera même donnée comme la principale raison de son abandon.

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  118.  » Les stendhaliens auront remarqué l’équilibre binaire du féminin dans chaque œuvre. »

    La maman et la jeune vierge, mais où est passée la putain !

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