« Le château » de Kafka, description d’un combat

Kafka  me pose toujours problème…Depuis  de quarante ans, je  le lis Kafka, tantôt dans la jubilation (ses nouvelles et récits  publiés de son vivant , son « Journal », certaines de ses lettres), tantôt dans la perplexité  totale avec « Le Procès »,puis avec  « Le Château » .

  « Le château «  est un roman resté  en chantier, avec multiples brouillons et ratures. Il fut  abandonné au milieu d’une phrase par un Kafka   malade et se refaisant une santé à la campagne. Le manuscrit fut   sauvé de la destruction par Max Brod, l’ami  qui a trahi   la volonté de l’auteur(voulait la destruction de ce chantier inachevé ) pour le bien de l’histoire littéraire

Le héros  K.  se dit arpenteur. Il est convoqué dans un Château pour accomplir une mission .Il arrive un soir de neige.  Or, cet homme ignore tout de ce lieu et de sa  mission. Une fois arrivé au village(« un ramassis de bicoques »), près du château. Quand il demande abri  il sent  un climat d’hostilité des villageois . « l’hospitalité n’est pas d’usage chez nous, nous n’avons pas besoin d’hôtes. ».L’hôtesse de l’auberge lui dit carrément : »Vous n’êtes pas du Château, vous n’êtes pas du village, vous n’êtes rien. »  K.  ne se décourage pas,et même reste parfois guilleret,  mais le lecteur note que déjà  la fatigue s’empare vite de lui et qu’il a tendance à s ’endormir quand on lui parle longtemps. Ce qui s’accentuera au fil des pages dans la deuxième moitié du roman..

Château de Brno

L’action du   livre ? Etre reconnu comme arpenteur et faire qu’on lui a demandé de venir exercer sa profession. A chaque fois qu’il croit franchir une étape dans  sa mission, une série d’interlocuteurs et de fonctionnaires du château dont l’identité n’est jamais bien certaine , ou de villageois  multiplient les obstacles. L’enchaînement des révélations de chacun  se contredit ou  se perd dans des incidents triviaux. Non seulement K. ne trouve pas sa place au village, mais on met en doute sa profession. Ceux qui doivent le mener au château se défilent. L’échec semble complet.

Une vraie  consolation, mais de taille, certaines femmes l’aident. Une l’aime : Frieda, une serveuse d’auberge,  elle tombe amoureuse de lui et croit en lui ;elle l’aide dans la mesure de ses faibles moyens   face à un village fermé et à un château qui communiquent  mal, ou pas du tout.

 Des  épisodes de comédie  éclairent parfois cette série de démarches devant une administration omniprésente et introuvable. Avec virtuosité, les plaisanteries des uns sont prises au sérieux par les autres, et le sérieux des uns fait éclater de rire les autres. K . est presque toujours  en décalage. Un grand nombre de personnages interviennent et font diversion(les amours de Klamm,  l’exclusion de la famille Barnabé du village -qui dénonce les ghettos ?-  les jalousies entre femmes qui courtisent K., les bouffonneries inquiétantes des aides) ou contredisent ce qui a été difficilement  établi dans des chapitres précédents, provoquant un vertige de commérages.     
 Le château et son administration   présentent  une telle puissance incontrôlable qu’on se demande de quelle métaphore il s’agit entre les villageois si rustauds et le château. Est-ce humain contre divin , apparence contre  réalité ?Exil et Terre promise ? K. est-il  l’image du juif errant ?  Ce qui est évident  c’est que les personnages et la présence des autres, dans  le village, est moins destructrice que dans » Le Procès ». Surtout  les femmes jouent un grand rôle plus positif , soit pour  ménager K., soit pour l’avertir, soit carrément pour le protéger .Mais est-ce de l’amour ou de simples désirs érotiques ? Impossible de savoir.

Dessin de kafka

Maurice Blanchot, lecteur de Kafka résume bien ce qui se passe  dans la tete du lecteur.

« Qui ne se souvient et qui ne se sent coupable d’y avoir ajouté ?quelle abondance d’explications, quelle folie d’interprétations, de commentaires, quelle fureur d’exégèses, que celles-ci soient théologiques, philosophiques, sociologiques, politiques, autobiographiques, psychanalytiques que de formes d’analyses, allégorique, symbolique, structurelle et même –tout arrive- littérale.

Que de clés : chacune n’étant utilisable que pour celui qui l’a forgée et n’ouvrant une porte que pour en fermer d’autres. D’où vient ce délire ? Pourquoi la lecture ne se satisfait-elle jamais de ce qu’elle lit,  ne cessant d’y substituer un autre texte qui à son tour en provoque un autre ? « 

Blanchot précise : »Le Château » n’est pas constitué par une série d’évènements ou de péripéties plus ou moins liées, mais par une suite toujours plus distendues de versions exégétiques, lesquelles ne portent finalement que sur la possibilité, même de l’exégèse .Et si le livre s’arrête, inachevé, inachevable, c’est qu’il s’enlise dans les commentaires, chaque moment exigeant une glose interminable, chaque interprétation donnant lieu non seulement à une réflexion, mais à une narration qu’il faut à son tour entendre, c’est-à –dire interpréter à des niveaux différents, chaque personnage représentant une certaine hauteur de parole et chaque parole, à son niveau, disant vrai sans dire le vrai «

  Cette analyse de Blanchot  est si vraie qu’à partir  du chapitre XIII,  j’ai commencé à perdre pied. Je me suis enlisé, n’arrivant pus à suivre au  chapitre XV. Et après un chapitre XIV  intéressant et encore lisible. Et si le chapitre XVII  intéresse encore, avec l’interrogatoire de nuit, le  demi sommeil envahissant, l’, épuisement de tous à l’Hôtel des Messieurs (hommes qui discutent dans le même lit,  jalousie de Frieda) le chapitre  XVIII m’a définitivement découragé.Je me suis demandé si Kafka n’avait pas eu raison de demander à son ami Max Brod de détruire ce manuscrit raturé..

C’est que, sans cesse  plus on cherche les clés à ces situations plus l’action générale se perd en ramifications et en histoires annexes

La question de l’attente du supérieur hiérarchique, celui qui a pouvoir  de  dénouer l’intrigue, se fait plus pressante mais en s’éloignant. On ne sait même plus à qui K. doit-il se soumettre pour faire avancer ses affaires. 

Pour Blanchot , bon guide, il faut rapprocher  cette construction vertigineuse du texte de « certains tours de la dialectique talmudique ». En tous cas, à chaque lecture du « Château », je suis frappé par le même  vertige qui saisit devant des vérités et des contradictions qui se multiplient.  Que des scènes soient érotique, comiques,  ou de pures  considérations administratives ou des retours  sur un passé qui se déconstruit à chaque révélation, qu’on soit dans une salle de café, dans une chambre, dans un traineau, une école,  dans une salle de gymnastique, , dans cet Hôtel des Messieurs qui fait songer à un hôpital ou tout au moins à un curieux  hôtel déglingué   pour  malades qui s’ignorent et qui  passent leur temps dans des lits grands ou petits.   Pourtant ,objectivement l’action est brève : six jours. Mais une dimension onirique  nous entraine dans des distorsions du temps :temps subjectif de pus en plus évident. Cris et chuchotements de comédie avançant au rythme d’un cauchemar. Qui nous réveillera ? Surement pas l’auteur.

On se souvient  alors des lettres de Kafka à Felice Bauer ou à Milena, car déjà, dans la vraie vie, Kafka  mettait  la frustration, les atermoiements,, les indécisions multipliées,  au cœur même de la relation amoureuse. Kafka trace -t-il une autobiographie indirecte avec ce roman ultime ?Kafka  scrute-t-il son fonctionnement mental sado masochiste dans une auto-analyse au sens psy ? L’idée est débattue en Allemagne par des biographes et critiques littéraires. Elle fait polémique. Les points de vie sont irréconciliables entre ceux qui mettent l’autobiographie indirecte et ceux qui ne voient qu’une fiction. Aucune argumentation définitive ne l’emporte. On constate quand même , que  Kafka malade écrit sur les maladies . .On se parle d’un lit à un autre, ce qui rappelle sans doute que Kafka, l’auteur, en congé à Plana,  est lui-même  malade. Les scènes de nuit se multiplient pour nous rappeler aussi   que Kafka écrivait de nuit.et ainsi j’ai eu tendance à  croiser la biographie  de l’auteur et ce roman .   Les démêlées entres Amalia et Olga rappellent  par certains côtés  ce que Kafka dit de ses sœurs dans ses lettres.pareil pour ls parents de Barnabé qui renvoient à la bio de l’auteur.

 Un critique, Berhnemer, a bien résumé la situation inconfortable en déclarant : » une bonne part de la puissance de l’effet produit par le texte de Kafka vient de l’intensité avec laquelle il appelle l’interprétation sans cesse  et nous en frustre en même temps ».

J’avoue, Il y a un moment où je  fatigue devant  cet art de désorienter le lecteur, par l’espace, le temps objectif et le temps intérieur, les buts, la logique ,les dialectiques, les argumentations sophistiquées et labyrinthiques.

 Le principal obstacle, c’est  les récits emboités. Ils peuvent  contribuer au plaisir de la lecture(comme dans « Jacques le fataliste » de Diderot) Ici  ils  coupent l’action, brisent le tempo, s’étirent et opacifient. C’est le récit interminable d’Olga qui s’émiette en élucubrations sophistiquées.., C’est également  l’interminable  épisode de Bürgel, personnage grossier, bavard,  qui n’en finit pas d’éclaircir la situation pour  mieux l’embrouiller  face à un  K épuisé, »fatigue affreuse » est-il écrit.

La ou les logiques m’ échappent. C’est le grand roman-rébus parfait. opaque et cependant fascinant, incompréhensible souvent et cependant d’un attrait rare dans sa première moitié.

 Un Exemple de chapitre réussi, le V :la Bouffonnerie  bureaucratique. La bouffonnerie démesurée et gogolienne du chapitre V est une grande réussite du roman.. Quand K., plein de dynamisme, rencontre enfin le maire du village « un homme fort éclatant de vie »  il découvre  un paysan  débonnaire,  aimable, mais malade(crise de goutte),  qui   reçoit dans son lit. Le maire  affirme   qu’il  n’y a aucun besoin d’arpenteur actuellement. Il se souvient  qu’il y a bien longtemps on a voulu faire appel à un arpenteur. Pour trouver le papier si ancien, on ouvre une des  armoires de la chambre qui contient des masses de décrets. Tombe alors  une avalanche de liasses de rouleaux.il confie : »j’ai mis le plus gros dans la grange » Il s’agit de trouver un petit bout de papier « sur lequel le mot arpenteur est souligné au crayon bleu »la femme du maire cherche avec une bougie dans un océan de papiers. ensuite le maire s’embringue dans une histoire folle  de dossier perdu  Tout au long de cette scène K. se montre impertinent, rigolard, guilleret  en pleine forme, et pas du tout découragé.  Enfin dernier trait d’humour de ce fabuleux chapitre V, Mizzi la femme du maire,   joue avec la si importante lettre d’engagement  de Klamm « dont elle avait fait un petit bateau ».

manusrits de Kafka

Ce qui m’a le plus frappé dans « le château » ? L’acribie Ou  l’obsession de la bureaucratie.

Comme tout bon bureaucrate qu’il était dans sa société d’assurances, Kafka  rédigeait  des longs  rapports sur les accidents, dans lesquels le  nombre et la qualité des détails importe  en premier lieu selon des codes juridiques. Outre le vocabulaire neutre et administratif qu’il utilise avec virtuosité dans ce roman , on retrouve le bureaucrate Kafka.Son  souci des détails est  poussé  à la manie et à l’obsession.. On appelle ça l’acribie. C’est ainsi que Kafka comptabilise   des objets dans un tiroir de son bureau : « Dans ce tiroir traînent de vieux papiers que j’aurais jetés depuis longtemps si j’avais une corbeille à papiers, des crayons dont la mine est cassée, une boîte d’allumettes vide, un presse-papiers de Karlsbad, une règle pourvue d’une arête dont les aspérités seraient trop rudes pour une route, beaucoup de boutons de faux-cols, de lames de rasoir émoussées (pour elles il n’y a pas de place au monde) .Cette « acribie » se retrouve ses Lettres à Felice. Il veut savoir ce qu’elle voit de sa fenêtre, les vêtements qu’elle porte, sa position lorsqu’elle écrit, ce qu’elle mange, son emploi du temps, qui l’entoure au bureau, dans quelle boîte elle poste les lettres, etc. Tous les détails que lui-même doit négliger faute de place ou de temps lui donnent en tout l’impression d’être parcellaire. À propos d’une histoire de logement il écrit à Felice : « Je ne pourrai en décrire que la millième partie, et de cette millième partie je n’aurai en écrivant qu’un millième présent à l’esprit, et de ce millième je ne pourrai te faire comprendre qu’un millième et ainsi de suite. » On trouve un autre artiste de l’acribie dans une partie les premiers textes de Le Clézio : »Le procès-verbal », » La fièvre », »le déluge », »les géants », en particulier

 Enfin je reconnais le génie de Kafka dans ses débuts de récit. Il embarque le lecteur  comme personne.

 « ll était tard lorsque K. arriva. Une neige épaisse couvrait le village. La colline était cachée par la brume et par la nuit, nul rayon de lumière n’indiquait le grand Château. K. resta longtemps sur le pont de bois qui menait de la grand-route au village, les yeux levés vers ces hauteurs. « 

Ce qui m’a le pus troublé dans ce « château » testamentaire » c’est qu’on retrouve dans la personnalité de K. du « Château »et dans  ses démarches inabouties et inlassables     ce qui est   souvent nommé   dans la correspondance  de Kafka avec Felice Bauer.

En effet, après avoir formulé sa première demande en mariage explicite dans sa lettre du 16 juin 1913, Kafka  enchaîne en dévoilant à sa destinataire une profonde déhiscence en lui : « Car je ne suis rien, rien du tout […]. Porter un jugement sur les gens et m’identifier à eux, cela je m’y entends un peu […]. Je n’ai aucune mémoire, je ne me rappelle ni ce que j’apprends, ni ce que je lis, ni ce que je vis, ni ce que j’entends, je n’ai de mémoire ni pour les êtres ni pour les événements, je me fais l’effet de rien avoir vécu, de n’avoir rien appris […]. Je ne peux pas penser, en pensant je me heurte continuellement à des limites, je peux encore saisir certaines choses isolées au vol, mais une pensée cohérente et susceptible de développement m’est absolument impossible. En fait, je ne sais pas non plus raconter ; bien plus, je ne sais même pas parler ; quand je raconte quelque chose, j’ai le plus souvent un sentiment analogue à celui que pourraient avoir de petits enfants qui s’essaient à faire leurs premiers pas. » Une telle rétractation en un sujet sans espace ni temps, une telle impression d’évanescence, d’inconsistance, une telle peur d’un effondrement psychique rappellent l’image de la roue quelquefois évoquée par Kafka : « Les choses se passent comme si, le centre du cercle m’étant donné ni plus ni moins qu’à tout autre homme, j’avais à parcourir la longueur du rayon décisif, comme tout autre homme, puis à tracer un cercle parfait. Au lieu de quoi, j’ai continuellement pris mon élan pour le parcours du rayon tout en étant obligé chaque fois de l’interrompre aussitôt […]. »

166 commentaires sur “« Le château » de Kafka, description d’un combat

  1. Resterait-il des thèses à écrire sur Kafka !
    Kafka et le marxisme, la cuisine de Kafka, Kafka et le cinéma…

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  2. Enfin Paul E.?!… un hommage à Bernard Lahire !… En le citant si longuement, je note votre capacité à voir autre chose dans la vie de Kafka que ses tourments psychologiques dont les « spécialistes » littéraires interrogent depuis cent ans le monde, à travers le seul microscope de la psychanalyse freudienne.
    Le mérite de Lahire, depuis son angle novateur, est de donner à voir bien d’autres dimensions du personnage…
    Je vous remercie d’avoir fait l’effort de lui rendre cet hommage que Passoul sera toujours incapable de faire.
    Pour ma part, sachant que Kafka ne s’était jamais intéressé à l’interprétation des rêves chez Freud, donc aux siens propres, seule la récente sociologie des rêves et des rêveurs de Lahire était apte à apporter un saut qualitatif décisif, à partir notamment de son précédent bouquin sur un Kafka « alternatif », (càd sociologisé, pour le dire vite)…
    Vous allez peut-être vite en besogne sur les traducteurs de K… en affirmant un Claude David indépassable.
    Que pensez-vous du Procès nouvellement traduit par GAG après Lortholary ?
    J’ai trouvé qu’il l’avait pas mal décapé… Bàv,

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  3. Bernard Lahire a écrit un texte passionnant à propos de Kafka défenseur des opprimés.
    « Kafka voit dans les employés maltraités, injuriés, méprisés, des sortes de frères de condition : « C’est pourquoi j’appartenais nécessairement au parti du personnel, auquel je me rattachais d’ailleurs de toute façon en raison de mon caractère craintif qui, en soi déjà, m’empêchait de comprendre qu’on pût ainsi injurier les gens et qui, ne fût-ce que dans le souci de ma propre sécurité, m’inspirait le désir de réconcilier le personnel – lequel, à mon sens, devait être effroyablement irrité – avec toi et avec toute notre famille ».
    Le magasin « me rappelait trop ma propre situation à ton égard », écrit encore Kafka. Il commence très tôt à se sentir symboliquement solidaire des employés de son père (ses « ennemis payés », comme Hermann Kafka les appelait) du fait que ce dernier les maltraite : « Je ne sais pas, il se peut qu’elle ait été la même dans toutes les maisons de commerce (à l’époque où j’étais aux Assicurazioni generali .
    leur manière ressemblait vraiment beaucoup à la tienne et je motivais ma démission en déclarant au directeur, ce qui n’était pas tout à fait vrai sans être tout à fait un mensonge, que je ne pouvais pas supporter cette habitude de lancer des insultes qui, d’ailleurs, ne m’avaient jamais atteint directement ; j’y étais déjà trop douloureusement sensible à cause de mon expérience familiale), mais étant enfant, les autres maisons de commerce ne m’intéressaient pas. Mais toi, je te voyais et t’entendais crier, pester, déchaîner ta rage avec une violence qui, à ce que je croyais alors, devait être sans pareille dans le monde entier ».
    Au magasin comme en famille, le père faisait montre de « tyrannie » et de mépris, injuriait (« Tu disais en parlant d’un commis tuberculeux : ‘Qu’il crève donc ce chien malade !’ ») et se montrait « injuste ». C’est même en observant l’injustice commise à l’égard des employés que Kafka prit conscience de celle dont il était lui-même victime : « J’appris que tu pouvais être injuste ; en ce qui me concernait, je ne l’aurais pas remarqué de sitôt, trop de culpabilité s’était amassée en moi, qui te donnait raison ».
    Kafka se solidarise avec les stigmatisés, les faibles et les plus souffrants. Il éprouve de la sympathie à l’égard des Tchèques (dominés par les Allemands), des juifs de l’est non assimilés (méprisés par les juifs occidentaux), de la langue yiddish (vue comme une langue pauvre et non civilisée par la plupart des juifs germanophones) et de tous ceux qui apparaissent à ses yeux comme les victimes d’injustices ou d’oppresseurs. « D’une façon générale, écrit Marthe Robert, Hermann Kafka abhorrait l’excès d’humilité qui poussait son fils à rechercher le commerce des classes inférieures – les bonnes, les juifs de l’est, etc. –, il y voyait la marque d’une pusillanimité méprisable et plus encore sans doute, la condamnation de ses propres ambitions
    . Lecteur de l’anarchiste communiste Piotr Kropotkine et du socialiste anarchisant Alexandre Herzen, fréquentant certains cercles anarchistes ou socialistes  toujours avec la même retenue et la même discrétion, Kafka montre un intérêt soutenu pour tous ceux qui luttaient en faveur des victimes de l’exploitation économique ou de l’oppression étatique. Mais cela n’est pas tout.
    Kafka travaille dans le secteur des assurances contre les accidents du travail. La compagnie pour laquelle il travaille à partir de 1908 est créée à la suite du vote de lois sur la protection sociale, entre 1885 et 1887, qui ont pour but de définir les responsabilités de l’État à l’égard des travailleurs. Kafka entre donc dans une compagnie qui va clairement dans le sens d’un progrès social et de la protection des ouvriers. Dans le cadre de son travail, il reçoit les accidentés et examine leurs dossiers, ce qui implique pour lui de comprendre les conditions de travail des ouvriers dans leurs aspects les plus concrets et techniques puisque chaque accident est l’occasion de décrire et de saisir le fonctionnement des machines, le maniement des outils et les situations de travail afin de déterminer s’il est dû à une erreur humaine et si l’entreprise est responsable. Par ailleurs, Kafka fait des visites d’usine pour observer les conditions de travail et les mesures de sécurité en vue de décider du niveau de cotisation des entreprises qui désirent être assurées. Il rédige ensuite des rapports contenant des observations écrites et des dessins de certaines machines particulièrement dangereuses, puis préconise parfois l’achat de machines qui comportent moins de risques pour les travailleurs. Par la suite, il est amené à « rédiger les recours contre les entrepreneurs défaillants, puis à représenter l’office devant les tribunaux (plaintes pour refus de contribution, réclamation de dommages pour accidents, etc.) et à codifier les cas d’accidents
    . En travaillant pour ce genre de compagnie, Kafka se place encore objectivement du côté du « personnel ».

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  4. Kafka et la psychanalyse.
    Il n’ y a jamais prêté une grande attention .Lorsqu’il rencontra le psychanalyste Otto Gross dans un train de nuit entre Vienne et Prague , des années avant sa mort en 1920, Kafka à demi endormi écouta Gross, une nuit entière, dans le couloir, voilà ce qu’il en écrit à Milena :
    « Gross me parla presque toute la nuit (mises à part de brèves interruptions, pendant lesquelles il devait probablement se faire des piqures*)- j’en avais tout au moins l’impression, car je ne comprenais pas un traitre mot de ce qu’il disait. Il m’exposait une théorie en s’appuyant sur un passage de la Bible que je ne connaissais pas, mais, par lâcheté et par fatigue, j’omis de le lui dire. Sans cesse il démontait ce passage, sans cesse, il apportait des matériaux nouveaux, sans cesse il sollicitait mon approbation. Je hochais la tête mécaniquement tandis que lui-même s’évanouissait presque devant mes yeux. Je crois d’ailleurs que, même si j’avais eu l’esprit mieux éveillé, je n’aurais pas mieux compris, j’ai l’intelligence froide et lente. C’est ainsi que se passa la nuit (..) à Prague je ne l’ai plus revu que fugitivement. »
    *on sait qu’Otto Gross le 13 février 1920 succomba à une overdose de stupéfiants.
    Kafka rencontre aussi Otto Gross à une soirée chez Max Brod ,mais il ne manifesta pas, dans ses lettres, le moindre intérêt pour la psychanalyse qui intéressait quelques-uns de ses amis.

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  5. Phil, merci pour votre intervention « Lire Kafka en allemand ».. et une bonne remise en place de Vialatte,ses traductions et ses textes, à mon avis surestimés .Ce sont les traductions de Claude DAVID qui ont ma préférence,notamment dans les lettres de Kafka.. Le nouvelles traductions du » procès » n’apportent pas grand chose.

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  6. Du temps de l’éphémèrre librairie Les Fruits du Congo, Rue de l’Odeon,Il m’est passé entre les mains la these de Gaudon sur Hugo, Le Temps de la Contemplation, avec un envoir à Vialatte. Pas compris comment ces deux-là se sont rencontrés.
    Il est de fait qu’on ne rencontre plus sur les Présentoirs « L’Elephant seul est irréfutable », le titre exact me revient qui se conclut à chaque chapitre par « Et c’et ainsi, etc » . Partage votre avis de germaniste amateur sur le peu que j’ai traduit de Kafka. Trompeuse facilité apparente

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  7. Merci dear Mr Court. A vous balader avec tel titre exhibé,
    vous risquez de finir comme la bande à gaza… l’époque n’est pas bien fortiche du second degré, ni du reste d’ailleurs.
    Lire Kafka en allemand est une grande et drôle expérience qui fait apparaître la langue comme étrangère à ceux qui croyaient la connaître. Incises, apparentes improprietés, entortillements, tout l’oppose à Zweig, par exemple; me rappelle parfois Schnitzler, sans le commerce facile avec les femmes.
    Donc…rien à voir avec Vialatte dont la prose sautillante finit par agacer, surtout dans les récits temoignages d’après-guerre où ses capacités germaniques l’ont amené à décrire la dénazification. Vraiment dommage s’agissant d’un témoin de première ligne sur les rapports entre Français et Allemands. Le linguiste Adrien Sauvageot est bien plus intéressant dans ses souvenirs allemands.
    Idem dans les chroniques littéraires de « La montagne », un peu à l’emporte-pièce, style clownesque parlotte qui decourage l’achat de ses œuvres complètes. Quant aux « Fruits du Congo », malheureusement politiquement correct avec cinquante ans d’avance.

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  8. @ Notez que le « personnage » est parfaitement capable de se faire comprendre..
    Perso, n’en ai jamais douté… Je croyais que vous demandiez de l’aide au décryptage…
    Bàv

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  9. Merci JJJ . Notez que le  » personnage » est parfaitement capable de se faire comprendre. Je n’avais pas vu le rapprochement avec Crumb. Du Blum la réplique de Porto-Riche : « je ne t’ai pas epouse pour te rendre heureux’ je t’ai épousé pour t’ avoir » me ferait presque reconsidérer le cas du  » Racine Juif  » comme on disait alors. Voir aussi de la même période, le Couple Moderne de Jules Bois, délicieusement désuet .Phil, promenez-vous dans Paris avec le tres loufoque  » Et c’est ainsi qu’ Allah est grand  » Vous ne risquerez rien’ a moins qu’on ne lise par dessus votre épaule. j’ai aimé ce Vialatte là. Bien à vous. MC

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  10. Écriture penchée à gauche, si Kafka droitier, pas bon signe. Pas verifié s’il y eut ici un commentaire d’un lecteur ice de Kafka en allemand ? Chez le prestigieux passou, pas un, me semble. Toujours étonné que Vialatte à la courte prose souvent exagérément facétieuse se soit coltiné les arabesques d’un assureur acribique. Jamais pu finir les fruits du Congo, pas plus que le journal de Franz K. Agréable de contempler quelques secondes interneteuses le manuscrit de Kafka.

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  11. Tu y vas fort.

    c’est pas en fzant le laotseu laconique que tu vas t’en tirer polo..ton kafka c’est du panzère hidjack
    tu parles pas angliche mais tumeussieu y dit quavant c’était du boulot pour haller chercher une gonzesse le samdi soir en plus de shabiller classe..faut aussi dla conversation

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  12. Pardon d’avoir essayé de vous éclaircir, MC… Car pour sûr, l’obscurcissement est également une technique pour éviter de trop tyranniser le lecteur…
    Voilà un nouvel éclairage intéressant sur notre personnage, MC et PE.

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  13. qui a til de plus expressioniss qu’un buldozer poussant des monceaux de cadaves étique dans une fosse polo..chte ldemande pas..c’est odlà dton assentiment

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  14. ***Pour Léon, je ne m’associe pas

    « l’assentiment » n’a rien a voir landans..il est même débile..himpuissant et fait qu’agraver ton cas qu’il dirait kafka

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  15. à la créativité du génie de Kafka, qui le fait transpirer

    non c’était bien littéral..les gouttes de sueurs et les mouches ont bien remplacé l’auréole..la bédé est un genre pas mal surdéterminé spirituelment et beaucoup de dessinateurs en surjouent pour tyranniser le lecteur..son esclave

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  16. appel aux bonnes volontés, dont je m’exclus

    vdqs..l’himage est elle d’olivier deprez..de birga ou c’est du remplissage polo..en même temps polo il faut se garder de la manière quasi intrinséquement expressionniss d’un lino et du genre ‘historique’ duquel ton kafka srait un héro..outre qu’il aimait pas..il faisait « mauvais genre ».. »l’expressionnisme » est estrémenent difficile à confiner esthétiquement..on pourrait dire sans exagération expressionniss qi’il a en quelque sorte toujours existé..les nazi l’étaient trés phurieusement malgré le dégout de l’itlère et de herman pour « lui » et son expression qui peut faire « aussi » misérable..si gueubèle a opiné par parfaite flagornerie..lui il kiffait..il « savait » pourquoi..c’en est hassez pour prendre tout ça avec moutcho longues pincettes

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  17. @ MC – …Pas sans peine…, des associations libres sur les derniers rebonds, néanmoins toujours chargés de sens, ironiques mais explicatifs ou hypothétiques et toujours plutôt bienveillants, quoiqu’on puisse en penser….
    Ne me remerciez pas, c’est purement gratuit… Je comprends bien votre désarroi…

    1 – ( dixit : diatribe antireligieuse enrôlant le pire Bloy quitte à lui faire dire ce qu’il n’a jamais dit).
    … comme Bloy, cul par dessus tête – à remettre d’aplomb
    2 – (dixit, en français moderne) /// Je crois que n’importe quel auteur de BD quand il met des gouttes de sueur et des mouches au front en guise d’auréole est convaincu que ça vient de Kafka.. un hommage en somme) – à propos du dessin de Crumb récemment incrusté dans le texte /// – Y voir une explication très profonde de la part de jmb, qui veut dire : un dessinateur inspiré rend hommage à la créativité du génie de Kafka, qui le fait transpirer. Son inspiration aide autant le caricaturiste que PE, qui rendent tous deux à K. un hommage mérité…
    Ajoutons, dit-il, au geste de PE un hommage à MC pour avoir su détecter Sergio Birga dans le premier dessin…
    _______
    Bàv, (jm) bouguereau, P. E, MC – Hommage associé à l’ami Franz K…

    (***Pour Léon, je ne m’associe pas, si c’est Bloy… Si c’est Blum, je veux bien -> Frantz aurait pu méditer son traité très libéral sur le mariage.., s’il avait été traduit en allemand de son temps… Qui sait s’il ne lui aurait pas été utile ?)

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  18. Je la,ce un appel aux bonnes volontés, dont je m’exclus,pour la conception (exhaustive) et la diffusion (restreinte) d’ un « Bouguereau sans peine ». On pourra peut-etre lui répondre si c’ est bien fait. A vot ‘ bon coeur…

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  19. ..je cois que n’importe quel auteur de bédé quand il met des gouttes de sueur et des mouches au front en guise doréole est conavaincu quça vient de kafka..un omage en somme..à meussieu courte ça lui donne un genre dair noble..c’est son droit qu’il dirait léon bloy

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  20. renfield aurait dit qusa recherche aurait donné olivier deprez..halors coua polo..tu sais donc pas que ton kafka est surtout dvenu un pape de la sousculuture..et qu’il brille comme le rat douanier dans les égouts daans un fameux conte et qui crie ‘il n’a pas son passeuport il n’a pas son passeuport’ à un autre pov rat qui nsait pas que tout est en miroir de lahaut..et que meussieu courte y est cul par dessus tête..et quenfin ça circule mieux dans sa tête

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  21. Connaissant votre goût pour l’expressionisme, je ne suis pas surpris . Cf la série des Halles, aussi, sur le même support, où il fait valdinguer Paris.J’ai déjà parlé de son Kafka ici. Je suis heureux que vous l’ayez choisi .Bien à vous. MC

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  22. Il y a un côté Sergio Birga dans cet Homme à la Valise qui illustre votre texte, Paul Edel. Est-ce de lui? Il a consacré beaucoup de temps à représenter l’univers de Kafka avec cette technique là….

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  23. Oui,

    voilà polo..tu as raison..faut rester positif..quand même faut rconnaite que chez kafka qula nature n’est consommabe que médiatisé par l’homme..d’autres..bien bouillu..stérilisé..pasque quand même chez lui en brut elle a été pétri par ce con d’ahrimane..par allah ça pu pas durer comme ça..sacrénom de non qu’il allait dire meussieu courte..mais un coup sur la tête le sauve de l’henfer

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  24. Oui, le sens de la nature est plusieurs fois exprimé par Kafka dans ses nouvelles éditées. La preuve :
    « Toujours l’impression, dans ce train où nous sommes enfermés, de respirer le seul mauvais air qui règne à l’entour, alors que la campagne, que l’on ne peut bien observer que d’un train de nuit comme sous l’éclairage d’un projecteur, commence tout naturellement à se dévoiler. Les montagnes sombres ne laissent passer d’abord qu’une étroite vallée entre notre train et elles ; puis éclairées d’une lueur blanchâtre par la brume du matin comme par le jour d’une lucarne, les prairies apparaissent peu à peu dans toute leur fraicheur, comme si personne ne les avait encore jamais foulées ; elles sont d’un beau vert plantureux, ce qui, dans cette année de sécheresse, me plonge dans l’étonnement ; enfin, l’herbe pâlit lentement à mesure que le soleil s’élève. -Des arbres avec de grosses et lourdes branches couvertes d’aiguilles, qui tombent le long du tronc jusqu’au pied.
    On voit fréquemment ces formes sur des tableaux de peintres suisses et je les avais prises jusqu’à aujourd’hui pour des stylisation..
    Dans les prairies, partout des clôtures soigneusement entretenues ; certaines sont faites de troncs d’arbres gris, pointus comme des crayons ; d’autres des mêmes troncs coupés en deux. C’est ainsi que nous coupions nos crayons, quand nous étions enfants pour recueillir la mine de plomb ».
    Superbe.

    F. Kafka. « Le premier grand voyage en chemin de fer ». Traduction de Claude David.

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  25. le gros léon nse laisse point ‘enroler’..sauf si l’on se compte parmi ses cochons violet à qui il donne même post mortem et les noeils fermés toutes les verges qu’ils ont bsoin poour se fesser afin de rjoindre lciel où il est..sapré dsapré msieu courte

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  26. Gaffe de correcteur automatique!!!! lire « normalement »! « oralement » a aussi ses charmes mais dans d’autres lieux en principe…..😂

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  27. Bougereau Je réponds à JJJ, pas à vous ni à votre remplissage..Mais pour votre information’le vœu de chasteté existe bien oralement dans les ordres cloîtrés. Au reste, je ne vois pas pourquoi l’exemple de Balzac , swedenborgien ,nous vaut cette diatribe antireligieuse enrôlant le pire Bloy quitte à lui faire dire ce qu’il n’a jamais dit./z__

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  28. Cette histoire de chasteté favorable à la création littéraire

    ce n’est hévidemment pas cque dit ce michton de kafka..qu’est moins bête que le critique..fesez gaffe avec la chtouille qu’elle dirait bonne clopine

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  29. la droite est trés mauvaise conseillère qu’il dirait cain marchenoir..est il necessaire de rapler que le prêtre fait voeux de célibat pas de chasteté..la rétention du sperme nest quun raccourci conement néocatholique uberisé par toutes les ptétention de moinion de science profilactique et médcine morbide saisissant le vif fin 19e..dont freud préemptant tous la mise et le fromage…la littérature telment intelligente toujours trés bêtment proche de ces sotises protomoderne en a fait les frais..du coup faut se détende du troudball polo..c’est normal que kafka de loin fasse joli crétin qu’elle dirait bonne clopine..c’est à ce prix là que les himages font photogénique dans les applis

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  30. Cette histoire de chasteté favorable à la création littéraire se trouve aussi chez Balzac et pas seulement. Une hostilité foncière au mariage chez Jules Verne, peut-être pour les mêmes raisons que Kafka: perte de la liberté, encroûtement, obligations. Pourtant Verne fut un littéraire très consciencieux, pondant ses deux volumes par an demandés par Hetzel avec régularité. Mais il est vrai que le Verne d’Amiens n’est plus le Verne de Paris…il y a aussi les romantiques repentis façon Zola qui , partis pour sauver hugolienne ment une prostituee, se retrouvent bourgeoisement mariés à madame Zola,à la jeunesse tumultueuse du côté de Chatou, avant de la tromper avec sa bonne Jeanne Rozerot, donnant l’actuelle postérité Zola. Apres la mort du mari, les deux femmes se réconcilieront, Alexandrine , heureuse de ces enfants cuisse gauche, et Jeanne, contente d’un avenir pour ses enfants..,

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  31. Que dire alors du couple Léonard et Virginia Woolf ?
    Et en quoi la chasteté serait-elle favorable à la création littéraire !

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  32. Janssen J-J mai 16, 2021 à 10:04 Votre commentaire est en attente de modération. Ceci est un aperçu, votre commentaire sera visible après validation. (‘avais mis deux liens… Or c apparemment interdit, donc j’en enlève un et je CC) :

    @ paul, jzmn et MC… (Paul, ne me faites pas dire que ce fut le cas du dilemme de Franz par rapport à Felice – mais essayons un brin de nous déporter de Prague, un moment). Il y eut des mariages ascétiques durables reposant sur un pacte solide entre les conjoints… par exemple, ne jamais céder à la tentation de faire l’amour avant que d’avoir achevé l’écriture de l’œuvre : Max et Marianne Weber tinrent au moins cinq années à ce régime de fer ascétique proposé par Max… Mais peut-être lui fut-ce plus aisé dans la mesure où Max connut une très profonde dépression neurologique au tournant du siècle… Source : la « lettre fondatrice » de Max Weber adressée en 1893 à sa fiancée Marianne en vue de leur mariage, « lettre-contrat » d’un engagement ascétique, et lettres subséquentes du même acabit…, (une analyse détaillée dans la superbe psycho-biographie historique de François Bafoil dédiée à Max Weber). Sur le concept plus large de « compagnons-époux » et de sa vogue ultérieure en Allemagne, dimension assez peu connue en France, des éclairages très utiles à mes yeux… https://www.cairn.info/revue-les-etudes-sociales-2019-2-page-131.html Bien à vous…, à toutes fins utiles…

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  33. @ paul, jzmn et MC… (Paul, ne me faites pas dire que ce fut le cas du dilemme de Franz par rapport à Felice – mais essayons un brin de nous déporter de Prague, un moment).
    ____
    Il y eut des mariages ascétiques durables reposant sur un pacte solide entre les conjoints… par exemple, ne jamais céder à la tentation de faire l’amour avant que d’avoir achevé l’écriture de l’œuvre : Max et Marianne Weber tinrent au moins cinq années à ce régime de fer ascétique proposé par Max… Mais peut-être lui fut-ce plus aisé dans la mesure où Max connut une très profonde dépression neurologique au tournant du siècle…
    Source : la « lettre fondatrice » de Max Weber adressée en 1893 à sa fiancée Marianne en vue de leur mariage, « lettre-contrat » d’un engagement ascétique, et lettres subséquentes du même acabit…, (une analyse détaillée dans la superbe psycho-biographie historique de François Bafoil dédiée à Max Weber)
    https://journals.openedition.org/allemagne/820
    Sur le concept plus large de « compagnons-époux » et de sa vogue ultérieure en Allemagne, dimension assez peu connue en France, des éclairages très utiles à mes yeux…
    https://www.cairn.info/revue-les-etudes-sociales-2019-2-page-131.html
    Bien à vous…, à toutes fins utiles…

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  34. Peut-on parler d’homosexualité, Paul ?

    ..il se srait déjà tapé un iench..c’était haussi un nazi..et il roule en mégane..à partir de là tout est possibe baroz

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  35.  »
    « Dans ses lettres envoyées à Berlin, il ne cacha pas cet aspect ascétique du mariage »
    Peut-on parler d’homosexualité, Paul ?

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  36. On regrette de n’avoir pas les réponses de Felice

    non mais quel cochon tu fais polo qu’elle dirait bonne clopine

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  37. je ne reconnais pas l’autorité morale..

    baroz c’est le tchère man inamovibe de « carambe & bouille and co »..il roule en mégane

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  38. Kafka et sa conception originale du mariage.
    Souvent dans ses lettres à Felice Bauer, Kafka parlait du mariage comme on marche à l’échafaud.
    Voici la comptabilité kafkaïenne qu’ils perdraient en se mariant:
    »Moi je perdrais ma solitude, qui est effroyable la plupart du temps, et je te gagnerais, toi, que j’aime par-dessus tous les êtres humains. Mais toi tu perdrais la vie que tu as menée jusqu’à présent presque entièrement à ta satisfaction. Tu perdrais Berlin, le bureau qui te plaît, tes amies, tes petits plaisirs, l’espoir d’avoir un mari sain, gai, bon, ainsi que des enfants bien portants après lesquels, pour peu que tu y réfléchisses, tu soupires bel et bien. En compensation de cette perte absolument inestimable, tu gagnerais un être malade, faible, insociable, taciturne, triste, rigide, presque sans espoir, dont l’unique vertu consiste peut-être en ce qu’il t’aime. » lettre à Felice.p.459 ed. pléiade.
    La même année dans son « journal » ,il écrivit le 14 aout : »Le coït considéré comme châtiment du bonheur de vivre ensemble. Vivre dans le plus grand ascétisme possible, plus ascétiquement qu’un célibataire, c’est pour moi l’unique possibilité de supporter le mariage. Mais elle ? »
    Dans ses lettres envoyées à Berlin, il ne cacha pas cet aspect ascétique du mariage. On regrette de n’avoir pas les réponses de Felice.

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  39. « les « Gout de… », dont nous avons en primeur les pages… »

    Du fait de mon absence de surmoi, qui fait que je ne reconnais pas l’autorité morale de mon éditrice, MC.
    Ce que, juridiquement et commercialement, JJJ me reproche !

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  40. Il voulait dire qu’il ne sortait pas toujours sexuellement « couvert », qu’allait parfois à l’aventure à découvert, naguère, du moinss je crois,. Bàv,

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  41. Je me permets d’etre sceptique sur cette absence de surmoi… Je me souviens des Contes d’Annibal, je me souviens du « jeme souviens’ non pérecquien, et je passe sur tous les ‘Gouts de » Certains ointéressants , dont nous avons en primeur les pages…

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  42. Je n’ai pas eu le temps de le dire à mon père, le boug.
    Je n’ai pas de surmoi, contrairement à toi !

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  43. Lesquelles ne firent que le renforcer dans son obstiné besoin d’écrire dans sa nuit solitaire absolue…

    c’est ça..tu sais polo..y parait que mic jéjère il avait écrit la chanson rien que pour lui..et pis y s’est dédit..pasqu’y voulait aussi du nouarte..pourtant..pourtant c’est la sienne..le violon du début

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  44. Le père de Paul voulait qu’il soit quincailler, comme lui, et qu’il prenne la succession. Quand il le surprenait un livre à la main, il lui filait une claque.C’est du moins ce qu’il nous en a dit…

    non il a répondu ‘je serais kafka ou tueur en série’..tandisque toi baroz t’as dit à papa ‘puisque c’est comme ça ou jme frais pédé ou jbossrai à la mairie dparis’

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  45. Comment expliquez vous cette si cinglante « Lettre au père »? un fantasme? surement pas..

    un simulacre polo..un simulacre..tu connais la chanson readers on dze storm polo..ça commemence comme ça « reader my friend..some are born to sweet delight..some are born to the endless night..fazeur zis is zi end my friend »..tout est dans le roquénerol polo

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  46. Le père de Paul voulait qu’il soit quincailler, comme lui, et qu’il prenne la succession. Quand il le surprenait un livre à la main, il lui filait une claque.C’est du moins ce qu’il nous en a dit…

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  47. t’as beau faire ton malin mais dans la république des faux culs baroz c’est l’plus joufflu qu’elle dirait bonne clopine

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  48. Evidemment j’avais pas vu ça sous cet aspect…. Comme quoi je resterai toujours un grand naïf… Mais là, jzman, je vous trouve vraiment dur avec Paul… Est-ce de votre part, une thèse, une hypothèse, une intuition, ou un jeu consistant à vouloir faire repartir la baballe ? Je le soupçonne un brin. Bàv et à Paul… Tout cela n’est pas tragique… C’est du plaisir avant tout, non ?…

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  49. « Lire et écire, toujours et partout, en dépit de tous les obstacles matériels qu’il dût affronter… Né pour cela… La prohibition de cette pulsion par le Père »
    Idem pour le petit Paul, qui veut pouvoir haïr le sien via Kafka. Ne pas lui enlever ce plaisir, JJJ !

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  50. Mais je n’ai pas de THESE à défendre, ni même à prouver une pronfonde intuition !… qui s’est enracinée en moi depuis longtemps, (cher Paul,… et dont il m’importe peu qu’elle soit partagée ou non. Je le rends publique, car votre blog m’y autorise, Voilà tout)… depuis le temps que je fréquente FK, et entre autres, Klaus (S) Wagenbach… Je n’ai retenu du propos de ce dernier que sa démonstration sur le besoin très précoce de K. de maîtriser un allemand impeccable par rapport à un mélange de tchèque vulgaire dans lequel il avait été socialisé et dont il voulait s’émanciper… Je vous demande de réfléchir à ce sourd processus d’émancipation de non reproduction de classe, de condition et de culture chez K, au nom d’une conviction tenace, intime et secrète. Lire et écire, toujours et partout, en dépit de tous les obstacles matériels qu’il dût affronter… Né pour cela… La prohibition de cette pulsion par le Père ?… Il fallut constamment à Franz la mettre en scène pour donner le change à son milieu qui ne le comprenait pas.. Quant à la scène d’humiliation à l’Ashkanisher Hof…, c’est une épreuve cruelle qu’il assuma pourtant bel et bien jusqu’au bout, quelles qu’en furent les conséquences… Lesquelles ne firent que le renforcer dans son obstiné besoin d’écrire dans sa nuit solitaire absolue… Il n’éprouva jamais le besoin de dire à quel point il fut un grand « aimant » des autres vivants normaux à qui il aurait tant aimé ressembler. Otla lui manifesta toujours de la tendresse, sans jamais « juger » des étranges comportements de son frère aîné…. Comment pouvez-vous ne pas SENTIR cela, derrière la noirceur et la douleur apparentes de son journal… purement purgatif ? (comme ils le sont à peu près tous)… Pourquoi avez-vous à ce point besoin de mes preuves ?… Qu’est-ce qui s’ébranle en vous, dans cette anodine conversation ? – Chacun a un rapport au monde de K. des plus indicibles, ne le coryez vous pas ?… La disputatio tourne immédiatement au ridicule quand on demande à l’autre de vus convaincre avec des preuves qui vous auraient échappé. Alors que, par ailleurs, vous avez professé pas plus tard qu’il y a deux ou trois jours la critique littéraire comme une non science, et j’ajoute… pas plus qu’un art, So what ? (alors quoi ? il n’y a pas de rivalité entre nous sur ce terrain bien trop labouré, voyhons don’q!)

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  51. Bien à vous,

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    vallalectrice 19 mars 2017
    Je l’ai acheté à Prague, en français et dans un bar, la bas ça paraissait une évidence de lire Kafka, comme si son âme était assisse à la table d’à coté. Ou comme si c’etait lui qui me racontait ses histoires. Mais de retour chez moi…Le charme était rompu, et décidément ce n’est pas un auteur pour moi. Mais j’ai été contente de passer quelques minutes avec lui.

    je trouve que celle là est pas mal..ça me fait penser a l’ouzo et la grappa..la bas on en bois en tonneau avec robinet..on ramène à sinmalo et polo le phinit en marinade de son poulet classe a le lundi à midi quand il hinvite meussieu courte..à la maison hon jette pas qu’il dit polo

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  52. polo y’est jaloux dla république démocratique du gros livre de jéruzalème à lassouline avec ses ptis archevèques..lui haussi y veut sa confédération impériale des brochures registres ouvrages et opuscules..t’es qu’un soufifre baroz..camembert

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  53. Janssen JJ. Il semble que vous ayez sauté de nombreuses lettres de ce recueil qui témoignent d’un rapport difficile de Kafka avec ses parents Vous savez également que dans une carte postale, en général on ne règle pas ses comptes. Des rapports de tendresse de K avec ses parents? je n’y crois pas une seconde.Il suffit de lire des lettres à Felice Bauer pour voir même que toute intervention familiale est considérée avec anxiété sinon angoisse comme présageant des emmerdes.
    Vous n’ignorez pas la rencontre du 12 juillet 1914, à Berlin, à l’hotel de l’Askanischer Hof avec Erna Bauer,la sœur de Felice et Ernst Weiss, qui fut une mise en accusation de la conduite de Franz.Kafla le sentit comme un « procès » et un tribunal »..Lorsque Kaflka en avertit ses parents, le père égare la lettre.mais bien sur qu’il y eut entre Kafka et son père, des moments de paix.Heureusement
    .Vous savez que le thème du père hante tous les textes de Kafka,puis dans le Journal et dans les lettres.Ce père incarnait la loi dans sa famille comme dans son magasin.On sait que le père de Kafka a maltraité ses enfants comme ses employés .Bien sûr Kafka a noirci le trait exagéré dans sa » lettre au père » , comme un bon avocat plaidant une cause, c’est évident. Ce qui est passionnant c’est la dernière partie de la lettre qui concerne le judaïsme.Kafka accuse son père d’hypocrisie.  » Mais que m’as tu transmis en fait de Judaïsme?.. » demande-t-il.
    « Tu allais au temple environ quatre jours par an ,tu y étais à tout le moins plus proche des indifférents que des convaincus, tu t’ acquittais patiemment de la prière comme on accomplit une formalité.
    . Les commentateurs et les biographes ont souvent noté que la part autobiographique dans le roman « le Château »,notamment l’épisode de la famille de Barnabé , si long et si précis sur les relations entre parents et enfants.et si riches sur la fermeture familiale par rapport au reste de la communauté du village.Ce qui est évident c’est qu’il y eut une grande douceur entre frère et soeurs, Franz et surtout 0ttla.
    Comment expliquez vous cette si cinglante « Lettre au père »? un fantasme? surement pas..
    votre thèse me laisse perplexe. .ou alors,apportez les preuves , trouvez moi plusieurs textes de kafka qui vont dans votre sens de cette tendresse bizarrement  » insoupçonnée ».ils contrediraient les biographehes je pense au sérieux Klaux Wagenbach.

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  54. On ne mentionne jamais toutes les cartes postales qu’il envoyait régulièrement à ses parents, y compris jusqu’à la fin de sa vie… Elles ont été publiées après avoir été retrouvées vendues (par des proches de Max Brod ?) chez un brocanteur de Prague, je crois… Elles témoignent de la tendresse insoupçonnée d’un petit garçon n’ayant jamais cessé d’aimer et respecter ses parents jusqu’à sa mort, malgré les prétendues misères qu’ils lui auraient fait endurer. Ah voilà… Je viens de retrouver un lien …
    https://www.babelio.com/livres/Kafka-Lettres-a-ses-parents-1922-1924Une-annee-dans/63813
    Bien à vous,

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  55. Les textes publiés de son vivant, oui. Au diable les brouillons et petits secrets, ainsi que Kafka le voulait.

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  56. Je me demande s’il n’avait pas sous les yeux une gravure du Cri de Munch,

    (s/ le père détesté… mais non, justement, ne dites pas cela.!.. Voulait tant s’en faire aimer, il l’adulait… Mais n’a jamais réussi à comprendre à quel point Hermann l’aimait. Pas besoin de psychanalysme pour cela, c tellement élémentaire ! pourquoi en être surpris ?)

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  57. dommage qutu parles pas angliche polo..leur def wiki est plus courte moins idéologique téléologique faussement littéral et surtout moins pompière..

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  58. .Quand on lit « Un médecin de campagne », cette nouvelle de Kafka absolument stupéfiante de violence – si inspirée dans les images,( texte composé avant la fin de 1916 –et publié en 1918) on s’aperçoit que le texte correspond exactement à la définition de l’ expressionnisme allemand de ces années-là : un art qui projette une subjectivité et tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Les représentations sont souvent fondées sur des visions angoissantes, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive. Celles-ci sont le reflet de la vision pessimiste que les expressionnistes ont de leur époque, hantée par la menace de la Première Guerre mondiale puis par son déroulement de fresque morbide.. Les œuvres expressionnistes mettent souvent en scène des symboles, influencées par la psychanalyse naissante et les recherches du symbolisme. Tout le texte colle à cette définition par une série de scènes qui ont quelque chose n des gravures sur bois, comme ces chevaux énormes qui franchissent le portail de la soue à cochons, les visages menaçants en gros plan qui se collent les uns aux autres, des mouvements précipités et disloqués des personnages, des effets de lanterne sourde, des têtes de chevaux qui poussent des fenêtres, la grande plaie grouillant de vers au flanc du garçon, un village entier qui dépouille et dénude un médecin,, des éclairages blêmes des nuages qui passent devant la lune, une voiture folle brinquebalant, avec accroché à son arrière un manteau de fourrure disloqué qui balaie la neige du chemin, autant ,oui, de gravures expressionnistes comme si ce récit(dédié au père détesté ! ô surprise ) rassemblait toute la force visuelle de l’expressionnisme.

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  59. Il a écrit des choses assez justes sur le Roman Historique et son annexion par la Bourgeoisie, mlais il y a quelque chose de Spenglerien à faire de Kafka un auteur représentatid de la décadence de l’Art. Sauf à avoir quelques souvenirs de rhétorique stalinienne, précisément, du moins celle qui a fait taire Chostakovitch.

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  60. « Kafka résume toute la décadence moderne de l’art. »
    Le philosophe marxiste Georges Lukacs écrit en 1957 dans son essai « la signification présente du réalisme critique » à propos de Kafka :
    • Cette impression d’impuissance, élevée au rang de vision du monde, devenue chez Kafka l‘angoisse immanente au devenir du monde, le total délaissement de l’homme en face d’une frayeur inexplicable, impénétrable, inéluctable, fait de son œuvre comme le symbole de tout l’art moderne. Toutes les tendances qui, chez d’autres artistes, prenaient une forme littéraire ou philosophique, se rassemblent ici dans une crainte panique, élémentaire, platonicienne, devant la réalité effective, éternellement étrangère et hostile à l’homme, et cela à un degré d‘étonnement, de désarroi, de stupeur, qu’on chercherait en vain dans toute l’histoire de la littérature. L’expérience fondamentale de l’angoisse, telle que l’a vécue Kafka, résume bien toute la décadence moderne de l’art ».
    Notons que Lukacs parle de la « réalité effective » après des années de terreur stalinienne.

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  61. la truie au trente petits cétait celui du latium baroz. premier animal digne de sacrifice…la louve une tard venue

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  62. Cette formule, je suis comme une truie qui doute, une fois qu’on l’a entendue, on ne l’oublie plus..
    C’est le slogan de la condition humaine d’aujourd’hui !.

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  63. aux spécialistes éventuels, connait-on des analyses graphologiques de l’écriture de kafka, qui m’a personnellement toujours fasciné ?… des lettres parfaitement droites et élégamment reliées entre elles, des barres de t impeccables, etc… Et sa signature, bon dieu…

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  64. Non, jmb…, vérification faite…, la romancière en question n’était pas Marie Darrieusecq, mais un romancier, Claude Duneton… Voilà ce que cet enseignant disait de sa lassitude à enseigner la littérature :
    « Une truie, c’est vorace. Ça vous avalerait le diable et son train… Si par hasard un jour elle rechigne, elle se détourne de son baquet, c’est que rien ne va plus. Une truie qui jeûne est une truie malade, elle file un mauvais coton… Les profs non plus ne manquent pas d’appétit. Nous avons des boulimies tenaces, intellectuelles s’entend. Nous croquons les enfants tout crus… et puis un jour il vient des répugnances. Le malaise, dit-on, nous envahit. C’est que, pour enseigner, il faut avoir la foi. L’une ou l’autre, n’importe laquelle. Une foi qui écarte le doute sur le sens de la profession, Si on la perd, On est foutu. C’est joli une truie. C’est plein de mamelles. Un prof aussi. Mais je suis comme une truie qui doute, je ne suis plus bon à rien.
    Bàv,

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  65. Dans « les préparatifs de noces à la campagne », l’une des nouvelles les plus anciennes de FK, Raban pense en lui-même: « Quand je suis au lit, j’ai la silhouette d’un gros coléoptère, d’une lucane ou d’un hanneton, je crois ». Raban est un jeune homme « moderne », de son époque, il doit donc aller à la rencontre de Betty sa fiancée à la campagne. Leur mariage est programmé, mais Raban doute. La nouvelle tourne autour de cet état de doute relatif au mariage : « Betty ne m’a-t-elle pas souvent raconté que la concupiscence des hommes la faisait souffrir et qu’elle devait repousser leurs avances ». Le verrait-elle lui même sous cet aspect cochonesque ? Comment lui faire comprendre que non, il ne se sent pas de leur ressembler…, peut-être parce qu’elle en accepterait l’augure, avec lui ?… Raban musarde dans la ville, hésitant à prendre le train, et se laisse aller à suivre son ami Lement croisé à un arrêt de tramway. Une fois arrivé sur place, Raban ne signale pas son arrivée à sa promise.

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  66. oui, je est une autre, et « je suis comme une truie qui doute »…, avait dit une romancière, je sais plus laquelle… C’est pas une cochonceté supplémentaire, non ! Bàv, jmd.

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  67. Vous êtes-vous demande combien de personnes connaissaient cet opuscule de Saby?

    ha meussieu courte..ce sont précisément les champs quasi catalaunique de l’hinconnaissance aujourdhui qui nous séparent sans qu’on en ait justement conscience..car ce monde est si vaste..et pour chacun

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  68. telle la truie moyenne que nous sommes tous, à égalité, au fin fond de nous-mêmes

    ..ben mon cochon

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  69. depuis que mon prof de fac de Caen nous a introduit à ses nouvelles, « Tristan » ou « Mort à Venise..ça fait plus de cinquante ans!. la familiarité fait sans cesse bouger notre connaissance d’un auteur

    ..prof de fac et familiarité peuvent faire bon ménage et beaucoup d’enfants..et tout ces lecteurs qu’on pas eu ces genres de mariages arrangés polo..hordes de barbare se rencontrant aux hasard des steppes..ne couvant que quelques oeufs..bigarrés comme celui du vanneau craintif

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  70. Jean Langoncet.Ce top 100 ce serait l’ensemble des courts textes publiés de son vivant, avec, bien sûr,, »le médecin de campagne » et « la métamorphose »

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  71. Y-a-t-il un livre de Kafka dans votre top 100 de la littérature, Paul Edel ?

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  72. Janssen, JJ. Ce qui est bien avec la lecture d’un grand auteur , c’est qu’elle enclenche une dynamique, et que,une fois de livre refermé, on repense pendant des jours aux passages lumineux, à ceux qui apparaissent obscurs.On re-ouvre le livre au milieu de la nuit, et ainsi, de corrections en corrections, on approche le texte mieux.Kafka est vraiment un de ceux qui, comme Thomas Mann ou Musil ou Broch ou Proust ,; demandent des visites multiples,à intervalles réguliers. Je reprends Mann tous les deux ou trois ans… depuis que mon prof de fac de Caen nous a introduit à ses nouvelles, « Tristan » ou « Mort à Venise..ça fait plus de cinquante ans!. la familiarité fait sans cesse bouger notre connaissance d’un auteur . » . des lectures recommencées pour mieux interpreter, comprendre,creuser, analyser,voir les thématiques reprises ou modifiées d’un texte à l’autre…Le travail de lecteur ou de critique littéraire est infini.

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  73. Ne le prenez pas mal, voyons, MC… VOus avez tous les droits. Quelle susceptibilité à fleurs de peaux, voyhond don… J’adore vous asticoter un brin, on ne se refait pas, mais notez bien que je prends en général très au sérieux ce que vous avancez. Vous imaginez bien que je ne connais point ce monsieur Saby ni d’Adam ni d’Eve. En revanche, un Pascal Mayzounave, oui, avait cru devoir apporter de nouvelles révélations sur la barbarie du 10 juin 44 d’Oradour sur Glane (dans un bouquin finalement paru chez Ch. Souny)… Rares sont ceux qui ont essayé de corriger son manuscrit avant publication, bien qu’on ait pu nourrir des doutes sur la fragilité du témoignage, et ceci, en en discutant passionnément au restaurant du coin avec lui.

    @ « plus Paul avance et plus c’est génial ! »… Je crois surtout que les commentaires suscités par la lassitude déconcertée de sa lecture l’ont en réalité redopé, bousté et relancé. Au point que reparti sur de nouvelles pistes, il a su faire de nouvelles découvertes architecturales et nous en chantourner les apports de la manière la plus juste pour FK dont il désespérait un brin au départ… Et je trouve ça formidable… Un ‘spécialiste’ qui doute de sa lecture, voire de l’écrivain estimé, ose le dire, ose écouter les commentaires, en accepter certains et repartir d’un bon pied… Ce n’est pas là de la simple nuance ou de la correction… C’est plutôt la marque d’un lecteur généreux.
    Qui doute toujours un brin, telle la truie moyenne que nous sommes tous, à égalité, au fin fond de nous-mêmes. Quand nous sommes face à des bouquins qui nous déroutent et dont nous jalousons ceux qui prétendent les avoir plus facilement pénétrés que nous-mêmes, veux-je dire…
    Bàv,

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  74. JJJ. J’ ai le droit d’être nostalgique de conversations avec un homme intelligent sur ces questions! Vous êtes-vous demande combien de personnes connaissaient cet opuscule de Saby? Et si ces rencontres n’étaient pas motivées par des raisons professionnelles? C’est le cas ici. Je ne cite pas de nom, c’est tout.

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  75. pourriez-vous nous dire vers quelle page du roman ils s’enkulent. Merci, Bàv

    ne lisant que dans des éditions d’incunable sur plus blanc vélin que cul d’anjlo jésuite..que j’ai trop peur de t’enduire d’erreur avec tes paginations d’éditions en peau doinion qui sentent telment bon qu’il dirait dirfilou

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  76. De fait, Kafka n’a pas voulu, pu, brûler son texte, laissant finalement son ami Max Brod seul juge

    tout ça c’est du markettingue..un truc de jésuite de première année de maternelle baroz..dailleurs du style jésuite prague en est pétri..massé quelle dirait bonne clopine

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  77. baroz n’a rien dun additif améliorant du texte polo..en plus d’être un agent prochichon il est sulfitant..

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  78. Quoiqu’il en soit, Paul, on peut se demander si les meilleurs romans ne sont pas ceux donnés pour ratés, inaboutis, inachevés, conçus sans plan d’ensemble, comme des errances infinies qui ont conduit leur auteur en un point où il ne se retrouvent plus. Perdus.
    De fait, Kafka n’a pas voulu, pu, brûler son texte, laissant finalement son ami Max Brod seul juge.

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  79. Au début, il fallait brûler le manuscrit du Château, et plus Paul avance et plus c’est génial !
    A l’arrivée, je crains l’orgasme…

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  80. @ un éminent chercheur parisien sur ces questions toutes époques confondues, avec lequel, dans le monde d’avant,, je dinais regulièrement au restaurant. (MC)
    Passionnément utile… pour la culture générale du blog.sur l’ésotérisme nazi, Gaby Attal et moi pensons que vous allez pouvoir bientôt reprendre la conversation sur l’intérêt du livre d’Edouard Saby à la terrasse d’autrefois, qui réouvre le 19. Vous aurez en outre le droit d’y convier Van Worden, Paul E, et Pierre A, & Christiane comme chèfe sténographe de vos propos (en cas de défaillance, je vous envoie ma soeur)…
    @ jmb : je n’ai pas commencé les frères Karamel… Pour aller plus vite à l’essentiel, pourriez-vous nous dire vers quelle page du roman ils s’enkulent. Merci, Bàv.

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  81. Le plus fascinant dans « le Château » c’est qu’il écrit sans plan pré établi, et que malgré cette absence de plan, de brouillons, il y a une extrême complexité de construction comme dans une fugue de Bach. Les innombrables relations entre les personnages, les évènements innombrables entre le Château, le village, et K., les relations de jalousie, de concurrence, de hiérarchie entre sœurs, domestiques, messieurs, fonctionnaires, ou la complexe constellation de la curieuse famille de Barnabé sont rectifiés au fil de la plume, et corrigés à trois, quatre ou dix chapitres de distance. Chaque phrase est un fragment d’une immense mosaïque, et tout ça sans schéma de travail. Visiblement dans ce travail sur ce long roman Kafka se fie à son inspiration avec une confiance et une grande sureté.et même quand on publie ses ratures et ses pages biffées, malgré quelques redites,et décrochages chronologiques ça reste impressionnant..

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  82. Oui, Van Worden, je l’ai dans ma bibliothèque rayons curiosités d’époque sur l’Esotérisme Nazi (quoique Saby, evidemment, ne le soit pas! Mais il faut bien trouver un classement) Ce n’est pas un livre déshonorant, loin de là . J’en étais tombé d’acord avec un éminent spécialiste de l’esotérisme qui l’avait aussi..
    Bien à vous.
    MC

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  83. oui, j’ai fait des « carottages » et des coups de sonde

    des promesses quelle dirait bonne clopine

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  84. « souvent les hétéro pleurent maman le défaut dbière et de drame..ils ont une âme eux »

    Des cheveux longs mais des petites bites, le boug !

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  85. Mais alors, tu as dépassé le chapitre XVIII, Paul !

    ..tout ça pour qutu puisses réponde à ce pauvre polo que pour ta part t’en es où les karamasof s’enculent

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  86. Nous n’avons pas le même sens du beau, le boug !

    pépèpe..comme dirait bonne clopine c’est pasque 4 mecs font du bruit que je crois opportun dme pointer pour conclure qu’ils hurlent au manque de cul baroz..souvent les hétéro pleurent maman le défaut dbière et de drame..ils ont une âme eux

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  87. l’aurait mieux fait dfaire des sabbath au bain dsiège à la lowenbrau comme dans les gravure a baldung le green et même faire bouillir quelques enfants dans du schnaps..mais voilà..ce gros cul dplomb d’adolf y croyait en rien..’et si qu’on pouvait l’changer en or tu srais riche’ qu’il disait à herman..te dire lélévation kénotique du mec keupu

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  88. M.C connait-il cette curiosité : »Le tyran nazi et les forces occultes d’Edouard Saby aux éditions de l’école addéiste 1944 ?

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  89. Nous n’avons pas le même sens du beau, le boug !
    Mais alors, tu as dépassé le chapitre XVIII, Paul !

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  90. Samson sans sa Dalila ça donne des mâles chevelus en rut en attente de la shampouineuse, le boug !

    ça prouve surtout que t’as aucun sens du beau baroz..ce que l’on appelle « genre » est une dévaluation dune forme que l’on ne veut pas reconnaitre..ou seulement de loin..et on nvoit quune skyline qu’il dirait kafka

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  91. dans ses hernies à pinchon y’a des beaux polype adénomateux..c »est vrais..mais t’es toujours plus ou moins dans l’cul d’une vache qu’il dirait polo

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  92. des effets circonlutatoire polo..pour faire des himages sacrénom ! par exemple..mino j’avais un copain qui avait exactement la même coiffure de ouf avec la raie au milieu..le matin quand il entrait dans la classe toujours en retard et ça lui donnait cet air de sofistique mystique apostolique..qui plaisait folment aux gonzesses..et ce couillon m’a dit un jour ‘c’est ma coiffure mobilette..ou que j’aille les 300 derniers metres je les faits toujour sans casque..et voilà le travail’..je vois trés bien kafka sur une peugeot ou une vespa sans casque..et tu auras bien remarqué qu’on a aucun rapport de police..c’est louche épicétou

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  93. LES HERNIES DANS LES TISSUS ROMANESQUES, y’a que ça de vrai, que disait Thomas Pynchon.
    Faut s’y faire, après K., c’est devenu un must, mais personne ne l’a vraiment égalé…
    Bon, j’ai rin dit, hein…

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  94. Jazzi, un des passages les plus déconcertants de ce roman, « Le Château »c’est quand, au milieu du livre ( vers les pages 3OO en édition Folio) le lecteur a l’impression de bifurquer vers un autre roman à l’intérieur du roman principal.
    Kafka se met à nous raconter la terrible histoire de la famille du jeune Barnabé, avec le père instructeur chef des pompiers, la mère, et surtout les deux filles Amalia et Olga. Amalia est altière, droite, impassible, saisie dans une noble solitude de cariatide avec sa blouse blanche. le fonctionnaire du château Sordini, l’a remarqué et tombe amoureux de cette Amalia. Il lui fait parvenir une lettre. Une lettre du château, ça ne se refuse pas, surtout quand elle contient une invitation. Mais dans cette lettre on comprend que la déclaration d’amour est interprétée par Amalia comme quelque chose d’obscène qui devient une offense pour la jeune fille.(ici sans doute une allusion autobiographique aux ruptures de fiançailles de Kafka d’avec Felice Bauer) C’est d’autant plus déroutant qu’en général, tout ce qui vient du château est accepté comme un signe d’élection. Le refus d’Amalia provoque une honte si grande dans la famille que celle-ci se cloitre et s’isole du village. Les villageois ne comprennent rien à ce comportement foutraque car la famille de Barnabé s’est barricadée toute seule derrière ses fenêtres en plein été .Elle devient un objet d’opprobre par sa faute , alors que le Château, lui, dans sa superbe indifférence, ne commente rien de tout. C’est alors que Kafka offre un curieux parallèle entre les deux sœurs Olga, et Amalia. Là où Amalia s’est refusée, en Vierge effarouchée, au fonctionnaire Sordini, Olga elle, au contraire offre son corps aux serviteurs du Château qui descendent à « l’hôtel des messieurs ». D’un côté la Vierge, de l’autre la Prostituée. Olga nous rappelle la prostituée Sonia de Dostoïevski qui essaie de racheter la faute qui pèse sur la famille dans un geste christique de rachat du péché. Et là, le tempo du récit change, précipité et abandonne le majestueux tic-tac si métronomique si régulier et si réussi du début du roman au profit de convulsions dostoïevskiennes. Le discours de péché, du repentir, de faute et d’expiation au sens chrétien enclenche un autre roman, ça agit comme une sorte de hernie dans le tissu romanesque. Là encore je suis resté perplexe.

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  95. Samson sans sa Dalila ça donne des mâles chevelus en rut en attente de la shampouineuse, le boug !
    Pas mon genre, qu’il dirait Polo…

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  96. mais, outre qu’elle se lit’ elle témoigne d’un besoin endémique de l’Historiographie du nazisme de trouver un coupable’

    sans compter qu’a c’t’époque y croire c’eut été le hp direct..hévidemment depuis y’a eu le chichon qu’a changé la donne..himagine qu’avant de couler comme un uboat baroz m’a demandé si chpourrai pas lui avaoir la croix de fer..pasque je srais pote havec herman..jlui ai mis un plomb en plus..y’a des limites qu’il dirait polo

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  97. certaine aventure arrivée à Ron Hubbard dont j’ai reproduit les débuts d’escoc vaut pour elle appartenance à sa secte

    ses premiers bouquins ne sont pas nuls et il a fastochement hembobiné une bonne part de la science fiction américaine..et lui même pour commencer qui n’y croyait guère des masses..moins qe les simples d’esprits de droite meussieu courte..forcément fallait en être dans la sousculture américaine..c’est en fait une victime

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  98. Le livre, paru sous le titre Le Juif de Linz dans le monde anglo-saxon, s’est fait vertement accrocher, et demeure très contesté, ne serait-ce que pour le résumé des plus cavaliers de la pensée de Wittgenstein, etl’absence de preuve de rappoirts quelconques entre W et H. Il faut donc le lire avec le coté Histoire d’une Hypothèse. La caution des PUF leur a été reprochée. Trois articles sur le net demeurent, dont celui d’Abbayag, du Journal Le Temps, et l’articulet de plus légers de Maggiori dans Libé. A citer avec des pincettes, donc.
    Je n’ai pas de dettes aux Delpla , j’ai lu le seul François Delpla. Sa démarche, opposée aux fonctionalistes, qui analysent l’atrocité du systeme comme un tout dejà donné, et en arivent à minorer le principal metteur en scène, pour le placer en arbitre de querelle de clans, consiste à retrouver au contraire, la trace du paranoiaque intelligent dans les mesures politiques prises, meme celles dont les documents le dédouanent.Cette approche est féconde dans son Hitler, et connait des hauts et des bas dans la suite.Mais j’aurais pu citer aussi bien Longerich, dans les plus récemment parus.
    Quelque nom que je prononce, Marie Sasseur aura toujours des conclusions hatives et dénigrantes.certaine aventure arrivée à Ron Hubbard dont j’ai reproduit les débuts d’escoc vaut pour elle appartenance à sa secte, alors..
    Je crois que mon interet pour cette histoire vient aussi de la meme question que vous: d’ou cela vient-il? D’ou recherches personnelles sur la piste des sociétés secrètes -a l’époque, le mythe d’Hitler fait par la Société de Thulé- On commence par les mauvais bouquins , (Ribadeau-Dumas, caricatural, Ambelain, qui l’est tout autant, Ron Machi truc, dernier venu, mais qui tiuent une bonne couche). D’ou mon intéret pour Alleau et Goodrich Clarke qui ont fait de l’assez bon et du bon travail, sachant qu’ils ne sont pas indépassables. Chemin faisant, on s’aperçoit que cette piste a été en bonne partie créée et gonflée dans les années 1968-1970 pour déresponsabiliser l’Allemagne, et les actions de Thulé sot revues à la baisse tandis que meurt le « Nazisme réinventé » de Pauwels et Brissaud.Là dessus, voir les études de Stéphane François. Il n’est pas impossible que le mythe connaisse ces temps-ci un autre avatar, arabo-antisémite, ou quAH apparaisse à certains peu équilibrés comme une figure kénotique pour le salut de l’Europe. Il me semble ue nous n’en sommes pas loin.
    Bienà vous. MC

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  99. @ elle témoigne d’un besoin endémique de l’Historiographie du nazisme de trouver un coupable

    Oui, et c’est édifiant !… Je ne connaissais pas encore l’histoire du lien AH-Wittgenstein.
    Rosenbaum ne mentionne pas cette K. Cornish… Tout se passe donc comme si vous souhaitiez le compléter…, car il ne pouvait pas connaître ce bouquin.
    J’imagine que vous allusionnez + précisément : « Wittgenstein contre Hitler, le juif de Linz » (paru en original en 1998, puis aux pUF en français).
    Votre dette aux Delpla m’a l’air d’être immense. Je suis quelque peu surpris par votre intérêt au sujet, contrairement à SMS qui semble, elle, en tirer des conclusions hâtives sur votre compte.
    Il y a quand même de quoi se poser des questions dans votre manière d’en placer une sur tous les fronts.
    Bàv,;J J-J.

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  100. La mort de la Mere a suscité des. analyses variées et l’équation Docteur Juif Mort de KLara à sans doute pese. Tout ce qui pourrait établir la nature du trouble grave pour lequel AH a été soigne en 1918 a disparu de par la volonté de l’ intéresse une fois au pouvoir, preuve que quelque chose s’est joué la. Reste pourtant sur cette période un troublant roman à clés, analyse en son temps par Francois Delpla, qui est paru dans l’entre-deux guerres et à circulé hors d’ Allemagne » . Mais les deux faits ne sont pas de meme importance. Il n’est pas prouvé que le Chemin qui mène à Wannsee s’origine dans cette double détestation. AH est un homme capable d’inciter à l’ exil le Caporal Allemand d’origine juive qui lui a fait gagner la Croix de Fer. D’autres candidats ont été pressentis, dont le Livre de Kimberley Mac Cornish,, Wittgenstein et Hitler, qui fait remonter cette haine à leur école commune de Graz. On a jugé cette these aventureuse et pire , mais, outre qu’elle se lit’ elle témoigne d’un besoin endémique de l’Historiographie du nazisme de trouver un coupable’
    . Demarche légitime, mais qui focalise sur des personnages disparates : les médecins? Haushofer père et fils? Wittgenstein et le train de vie de sa famille? Sans jamais emporter de réponse définitive. Bien à vous. MC

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  101. A tout hasard pour info, qui a peut-être à voir avec le billet et le testament, (ou rien à voir), ceci…
    —-
    L’artiste peintre Hitler se serait senti beaucoup d’affinités avec le monde de Kafka qu’il aurait pressenti comme un prophète de l’Holocauste à qui il lui revenait de mettre en oeuvre la « solution finale » pour y exterminer la vermine du monde (décrite dans la Métamorphose, la Colonie pénitentiaire et le Procès)… Au point que le bouquin de Rudolph Binion (in « Hitler et l’Allemagne, l’envers de l’histoire », 1994), déclencha une polémique quand cet universitaire découvrit qu’un oncle de Franz, le dr Bloch, médecin de campagne, avait « soigné » Klara, la mère d’Adolf, d’un cancer du sein en 1907 (à l’iodoforme), dont elle mourut le 21.12.1907. En effet, le fils adoptif de ce médecin, John Kafka, aurait d’après Binion, accusé ce dernier d’avoir sciemment cherché à établir qu’Hitler se serait donné pour mission d’arracher le « cancer juif de la poitrine de l’Allemagne en se servant de gaz emprisonné » (une parole à comprendre par le fait qu’il avait été hospitalisé en 1918 pour empoisonnement au gaz)… La décision de 1941 aurait donc trouvé à s’originer dans une haine et une séduction refoulée pour ces deux deux juifs (Frantz et le médecin Bloch), une pulsion maturée dans le ressentiment inconscient (puis explicitement assumé) d’Hitler pour la mise en œuvre de la Solution finale…
    (à retrouver dans le chap. 13 de Ron Rosenbaum : « le conte des trois Kafka : un récit édifiant », op. cit, 401-418).
    —-
    Cher Paul Edel, herdéliens et autres férus de Kafka, je ne signale tout ceci que pour alimenter le blog ce que j’ignorais pour ma part hier matin, à savoir les toujours ahurissantes ‘causalités diaboliques’, plus que jamais de mise aujourd’hui, prétendant expliquer les mystères des impacts du « monde kafkaïen » imaginaire sur la marche du monde réel,. Bien à vous,

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  102. Tte à ce rapprochement, je me demande même si l’acribie (soulignée à juste titre par P. Edel) n’aurait pas qqch à voir avec la fragmentation évoquée ds « Une Lettre de Lord Chandos » (juste après « aussi véreux qu’il est possible ») :
    « Mon esprit m’obligeait à regarder toutes les choses qui se présentaient au cours de tels entretiens à une distance inhabituellement proche : de même qu’une fois j’avais vu dans un microscope un bout de la peau de mon petit doigt […] Je ne parvenais plus saisir [les êtres humains & leurs agissements] avec le regard simplificateur de l’habitude. Tout se décomposait en fragments, et ces fragments à leur tour se fragmentaient, rien ne se laissait plus enfermer dans un concept. »

    Bon j’arrête, si ça n’inspire pas du tt ceux qui les connaissent bien mieux que moi c’est sans doute que je force les choses au-delà d’une affinité minime (parmi tant d’autres chez Kafka) ou d’un je-ne-sais-quoi ds l’air du tps (mais « traduit » tr différemment). Ce n’était peut-être au fond qu’un prétexte pour citer cet « Entretien sur les poèmes » qui me fascine. Merci de lui avoir accordé l’hospitalité !

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  103. Qu’est ce que c’est que cette machine idiote qui se mêle de penser à la place du rédacteur ?

    faut apprende le lacher prise comme dans matrisque meussieu courte..t’atteindrais à un niveau de conscience supérieur dans lquel on communique sans parler qu’elle dirait bonne clopine

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  104. Pour Benjamin le « testament » est un « truc de Jésuite »

    ..hach..jolie contresens qui prouve a lui seul que kafka à jéruzalème est dvenu plus grosseu qu’ ein moulinsart ink..mais çan’neu meu regarde pas qu’il diroit kafka en foumandchou

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  105. une sorte DE religion nouvelle

    & ds la citation de Kafka : « alors que pour LES autres »

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  106. La figure de Chandos paraît à la fois distincte de Hofmannsthal, parce qu’elle sombre tt entière ds l’échec de l’identification aux choses, au monde extérieur comme moyen de connaissance (le dédoublement , l’ « Ichlosigkeit » du poète passant de l’extatique au catastrophique), échec & en qq sorte sanction de ce que Broch définit comme un pan-esthétisme, d’une sorte religion nouvelle au service exclusif du Beau, & tt de même proche, ds la mesure où l’auteur, s’il ne s’est pas tu, a renoncé au lyrisme.
    Tt cela paraît bien loin de Kafka, mais en revenant à cette Lettre, je suis retournée aussi aux notes de J-Cl. Schneider (ce que j’aurais pu faire plus tôt — rien de « fortuit » finalement : mon rapprochement n’était donc qu’une réminiscence).
    Aux § « J’étais empêché, au fond de moi, de prononcer un jugement sur les affaires de la cour, les incidents au Parlement […] les termes abstraits, dont la langue pourtant doit se servir pour prononcer n’importe quel verdict, se décomposaient dans ma bouche tels des champignons moisis. »
    & « Or ce doute s’amplifia peu à peu comme une rouille qui ronge autour d’elle. Même dans les conversations usuelles et terre à terre, tous les jugements qu’on émet d’ordinaire à la légère et avec la sûreté d’un somnambule […] Une irritation inexplicable […] m’envahissait quand j’entendais des paroles du genre : cette affaire s’est bien ou mal terminée pour tel ou tel; le shérif N¨* est un méchant, le prêtre T* est un homme bon ; […] Tout cela me semblait si indémontrable, si erroné, aussi véreux qu’il est possible. » (« Lettre de Lord Chandos »)
    J.-Cl. Schneider compare le 1er récit de Kafka Description d’un combat (même année, 1904) :
    « Et j’espère apprendre de vous ce qu’il en est au juste des choses pour qu’elles sombrent autour de moi comme une chute de neige, alors que pour els autres rien qu’un petit verre d’eau-de-vie sur une table est aussi solide qu’un monument. »

    Selon Max Brod, Kafka aurait été profondément impressionné aussi par « L’entretien sur des poèmes »

    « [Gabriel] Les sentiments, les pressentiments, tous les états les plus secrets et les plus profonds de notre être ne sont-ils pas de la manière la plus étrange entrelacés à un paysage, à une saison, à une qualité de l’air, à un souffle ? Certain geste que tu as pour sauter de voiture ; une nuit d’été sans étoile, étouffante ; l’odeur des pierres mouillées dans un vestibule ; la sensation d’eau glacée sur tes mains qu’une fontaine éclabousse ; c’est à quelques mille choses terrestres de ce genre que tout ce que tu possèdes en toi est lié, tous tes états, tout ton désir, toutes tes ivresses. Plus que lié : ils ont grandi ensemble par les racines de leur vie à tel point que — si ton couteau les séparait de ce sol, ils se recroquevilleraient et s’anéantiraient entre tes mains. »
    « Pareille à l’arc-en-ciel immatériel, notre âme est tendue par-dessus l’irrépressible éboulement de l’existence. Nous ne possédons pas notre Moi : il souffle sur nous du dehors, il nous fuit pour longtemps et revient à nous en une bouffée. […] Des émotions reviennent, qui ont déjà un jour ici fait leur nid. Mais est-ce que ce sont vraiment elles de nouveau ? N’est-ce pas plutôt simplement leur progéniture qu’un obscur sentiment du pays natal a ramenée jusqu’ici. Bref, quelque chose revient. […] Nous ne sommes pas plus qu’un pigeonnier. »

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  107. Chandos ! Qu’est ce que c’est que cette machine idiote qui se mêle de penser à la place du rédacteur ? Cela promet des Lendemains qui chantent…. » un truc de Jésuite? » Mais quand le Jésuite brûle, il brûle!

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  108. Chandler non plus n’existe pas. Personnage prétexte. Et c’est une figure d’esthète renonçant à la littérature, ce que n’ est pas Kafka. (Ni H, d’ailleurs!). Il y a là une divergence, je crois, que ce soit une mise en scène ou pas. MC

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  109. On connaît la légende du « testament » de Kafka et le rôle joué par Max Brod :

    « Mon très cher Max, ma dernière volonté : tout ce qui se trouve dans ce que je laisse derrière moi (donc dans la bibliothèque, l’armoire à linge, la table de travail, chez moi et au bureau ou bien dans quelque lieu où cela aurait été transporté et tomberait sous tes yeux), tout, qu’il s’agisse de journaux intimes, de manuscrits, de lettres (écrites par moi ou par d’autres), de dessins, etc., doit être totalement brûlé sans être lu, de même tous les textes et tous les dessins que toi ou toute autre personne à qui tu devras les demander en mon nom pouvez détenir. S’il est des lettres qu’on refuse de te remettre, il faudra qu’on s’engage à les brûler.
    Ton FRANZ KAFKA »

    Coup de maître et même coup de génie de Max Brod : sa « trahison » fait polémique dans le milieu de la critique littéraire, et on lit Kafka. Ehm Welk (romancier et dramaturge de l’époque) écrit dans la Vossische Zeitung qu’il est « impardonnable de rompre la confiance d’un ami mourant… pour que trois mille lecteurs – dont un millier tout au plus s’intéressent vraiment à Kafka – puissent lire un livre ». Walter Benjamin en revanche défend Brod et parle de sa « fidélité absolue envers Kafka », lequel aurait su que son ami ne détruirait jamais ses écrits. Pour Benjamin le « testament » est un « truc de Jésuite ».
    A sa mort en 1924, peu d’oeuvres de Kafka ont été publiées, parmi lesquelles : Considérations, Le Verdict, A la Colonie pénitentaire, La Métamorphose, Le Chauffeur (premier chapitre d’Amérique) et des courts récits dans des journaux et revues. Pour la scène littéraire, Kafka est un maître de la « petite forme » : récit de quelques pages ou nouvelle. Restent à l’état de manuscrit les trois grands romans inachevés : L’Oublié (Amérique), Le Procès, Le Château. Comme le note Benjamin, Kafka n’a pas voulu cacher ces oeuvres (il en a d’ailleurs confié les manuscrits à des amis), mais il considérait qu’elles étaient « inachevées, inachevables, impubliables ».
    Le jour même de l’enterrement de Kafka, Brod reçoit plusieurs offres d’éditeur, parmi lesquelles celles de Samuel Fischer, Ernst Rowohlt ou Kurt Wolff. Il songe à l’édition des trois romans en suivant la chronologie de leur composition, mais cela se révèle impossible car Wolff, qui a publié le premier chapitre d’Amérique et estime être l’éditeur de Kafka, en détient les droits et bloquerait ce projet avec une autre maison d’édition que la sienne. N’ayant pas en sa possession le manuscrit du Château, Brod se rabat donc sur Le Procès et accepte l’offre de la maison berlinoise « die Schmiede » qui avait déjà édité le recueil de nouvelles Un artiste de la faim (Kafka en corrigeait les épreuves la veille de sa mort et on trouve plusieurs mentions de la maison d’édition dans les Feuillets de conversation, ses petites notes grâce auxquelles il communiquait avec les gens autour de lui puisqu’il ne pouvait plus parler).

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  110. Le mythe moderne que tant d’écrivains ont l’ambition d’écrire, n’existe pas

    hum..frankenstine s’appellait « ou le prométhé mhoderne »..déjà y’a du vache de louche..hévidemment ça tombe sur un povre d’esprit..comme le coup de lenfant innocent pis tout..et un jlai pas fait exprés..mon cul qu’il dirait meussieu courte en lui filant une mandale..

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  111. les amorces du contre-mythe adéquat à la situation

    et même contreblatte qu’il dirait baroz si qu’y pouvait causer au fond..avec les crabes

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  112. Certes, « il FAUT LIRE ».., et le faire savoir, pour beaucoup de pratiquants accumulant de vains efforts avec un orgueil enfantin ridicule ….mais plus important, il FAUT VIVRE.

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  113. Je connais assez mal Kafka. Le grain de sel que j’ajoute n’a donc sans doute pas gd intérêt, mais on ne sait jamais, le rapprochement qui m’est venu (fortuitement) à l’esprit pourrait peut-être stimuler ou fournir un éclaircissement à des germanistes distingués, plus capables que moi de l’exploiter ?
    Il s’agit de Hugo von Hofmannsthal, celui de la Lettre à Lord Chandos et des autres textes en prose.

    En ce qui concerne la Lettre, selon son biographe Reiner Stach, « Kafka se retrouvait dans cette mise en cause radicale du langage » & il en aurait parlé avec Felix Weltsch (https://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article3745)

    Et je me suis rappelé que ce rapprochement avait été fait Broch ds son essai « Hofmannsthal et son temps » (ds Création littéraire et connaissance)* : « Le mythe moderne que tant d’écrivains ont l’ambition d’écrire, n’existe pas. Il existe seulement quelque chose que l’on pourrait […] qualifier de contre-mythe. »
    L’objet de l’angoisse s’est déplacé « des forces originelles qui menacent et anéantissent l’homme » à « la nature domptée et devenue civilisation. Il réside dans les œuvres de l’homme ». Et « la situation est aussi effroyable que peu héroïque ». Selon Broch, c’est chez Kafka & chez Hofmannsthal que se trouvent « les amorces du contre-mythe adéquat à la situation », « il s’agit de symboliser l’impuissance en soi, bref celle de l’enfant ».
    Cela se trouve p. 167 (& p. 171), ds la partie III « Les écrits en prose ».

    * mais Broch rapproche de Kafka « L’Orage nocturne » & Andreas

    Pas sûre que cela élucide quoi que ce soit

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  114. ses crobards façon animation néoexpressionniss sont pas mauvais tu tout..font un peu penser aux années cinquantes..saul bass pour faire rapide..mais pas que

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  115. hach saint vitus et ses danses..et dire que ça fsait marrer lpopulo..c’est un peu comme lassouline rien qu’a penser aux famapoil qu’on torture dans les caves des chateau tounoir..mais là il est refait..tout ce beau boulot sans bébêtes c’est un peu vain au phiniche qu’elle dirait bonne clopine..elle marque un point

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  116. D’accord sur ce labyrinthique Chateau de Prague comme possible modèle, Van Worden. Paul Edel a cependant raison de dire qu’on est à la campagne, mais le chateau Pragois est encore de nos jours construit à la lisière de la ville. du haut de l’escarpement coté montée vers St Vitus, la campagne est présente.

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  117. Chateaubriand au Hradschin : « L’édifice dessinait sa masse noire sur le ciel;aucune lumière ne sortait de ses fenêtres : il y avait là quelque chose de la solitude, du site et de la grandeur du Vatican, ou du temple de Jérusalem vu de la vallée de Josaphat. »

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  118. vous comprendrez peut-être que pour le vrai jmb il s’agit d’un problème d’usurpation d’identité, JJJ

    ..et moi qui pensais que tu craignais qu’on mafuble..ha ça maprendra et te préter dlumanité..t’es bon qu’a sonder chez les crabes angliches..plein dmétaux lourds

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  119. comment tu peux croire que t’vas gagner ta vie à gribouiller tes conneries, hein mon garçon, qui y aurait bin fait comprend’…

    himagine..himagine un lovecraft travaillant..mettons chez hsbc..pas trop vite le matin..doucement l’aprés midi..pas déclassé du tout..qu’a largement les moyens de payer des coups aux copains..hévidemment ça ça plaira pas à cholème..a benjamine..à brecht..à polo..et pourtant..

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  120. quel relou ce baroz..il coule comme un plomb..les crabes vont le jaffer..et les anglisches vont le revende a saint malo à pas cher..tout bénéf qu’il dit bodjo

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  121. C’est vraiment incroyable ce que vous me dites, jzmn je l’ai commandé itou chez mon centre Leclerc la semaine dernière et l’ai récupéré avant hier… Anéfé, c’est du lourd même en poche… 1220 pages dans l’éd. de Georges Philippenko et une traduction d’Elizabeth Guertik : j’espère qu’ils auront été à la hauteur).
    J’avais décidé de m’y attaquer aussi, et vous conviendrez que nous ne nous sommes point concertés… Une emprise commune de puck sur l’autre chaine, maybe ?… provoquant comme de la télépathie sans fil entre nous ? Il commence à se passer des choses vraiment médusantes, et ça mfout un brin les j’tons… —

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  122. N’ayant pas lu Le Château ni ce que Blanchot en a dit, je m’en tiens à ce qu’écrit Paul, JJJ.
    Pour ma part, j’ai commencé la lecture des Frères Karamazov…

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  123. J’espère que vous plaisantez, jzmn, car les jmb courent les rues en France. Pourquoi celui auquel vous pensez irait-il s’en offusquer ?… Le sait bien que son public béarnais sur papier n’a rien à voir avec le germanopratin sur la rdl, et que personne de normalement constitué n’irait songé à assimiler leurs écritures respectives… Par ailleurs, bouguereau n’a jamais rien usurpé lui-même, ni moi non plus d’ailleurs, en revanche, j’ai un pote dénommé Jean Lebougue, qui supporte mal d’être usurpé par votre récurrent l’Boug ou le Boug… Vu ?
    Sinon, quel est votre point de vue sur l’apport de Maurice Blanchot à la saga kafkaïenne ? Bàv,

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  124. « Aucun intérêt pour moi, cette question »

    Oui mais si vous oubliez un peu de penser seulement en vous vous comprendrez peut-être que pour le vrai jmb il s’agit d’un problème d’usurpation d’identité, JJJ.

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  125. Aucun intérêt pour moi, cette question, jzmn. Ai jamais cherché à savoir qui était qui… J’aime bin bouguereau depuis longtemps, je trouve tjs ses reparties revigorantes qui exigent un effort de décorticage Et quand on croit les avoir décodées, on est content. Jamais autant ri avec un autre internaute…
    Et si c pas le même, bouh..;. son sosie est toujours aussi corrèque avec moi. Alhors, hein… Ils m’en ont jamais voulu d’être pastichés en jmb. M’harcèlent pas.., comme i feraient dire à bonne clopigne, au moinsss ! c un grand plussssssssssss à mes yeux. Je demande au peup’;
    Bàv, jzmn.

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  126. sauf que le Hermann y’avait coupé les vivres… à force, hein ! comment tu peux croire que t’vas gagner ta vie à gribouiller tes conneries, hein mon garçon, qui y aurait bin fait comprend’…
    D’ailleurs, l’a jamais lu sa lettre, c te dire hein !… et pi, des prolos csp++, ça court les rues à prag, à c’tépoque, Non ?… Bin quoi ? pas se noyer le tripalium… des foik… ce s’rait évolutif à travers les âges c’t’affaire là… « de l’antiquité à nos jours », comme diraient les historiens « linéaristes » de la littérature, jmb.

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  127. l’habitude du « tripalium » pour la plupart des êtres humains dépourvus de fortune héritée, et bien obligés de gagner leur croûte, comme ils peuvent…

    pépèpe..kafka était un ouelsi csp++ qu’il dirait dirfilou..surment pas un prolo..qui pourrait écrire une oeuvre?..mettons..mais c’était pas çuilà..et ça n’enlève rien au bonome hévidemment..mais attation a pas lprende pour un ote..surtout

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  128. A propos de Kafka,il est intéressant de savoir comment Brecht interprétait l’œuvre de Kafka.Nous avons un témoignage de Walter Benjamin qui parle de ses « conversations » avec Brecht à Svendborg , refugié au Danemark,en 1934.Voici ce que Benjamin écrit:
     » Brecht s’en tient essentiellement au « Procès ».Il y a là surtout pense-t–il l’angoisse de la croissance interminable et irrésistible des grandes villes.Il prétend connaitre par son expérience la plus personnelle le cauchemar dont cette idée accable l’homme.(..) Brecht qualifie « le procès » de « livre prophétique » et ajoute:. »Ce qu’il peut advenir de la Tcheka,on le voit dans la Gestapo ». La perpective de Kafka:celle de l’homme qui est passé sous les roues »
    .A noter que Brecht n’appréciait pas trop l’essai de Benjamin sur Kafka..

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  129. – Il faudra vous contenter de mes prétendues obscurités d’écriture. Allez donc reprocher à K. de n’avoir pas fait plus simple ! (jzmn et PE).

    – Heureux de voir Passou débarquer icite pour abonder dans mon idée que K. fut heureux et gratifié dans son boulot d’assurances, comme on le pressent bien dans les confidences révélées à Gustav Janouch, (même si elles ont toujours paru suspectes, vu que ce dernier était le fils de son patron)…Il n’est sans doute pas mesquin de remarquer qu’il demanda des augmentations de salaire pour lui-même, mais je retiens surtout de sa prétendue absence au monde, que son action sur le réel par ses enquêtes très circonstanciées, contribua à améliorer notablement la sécurité des travailleurs du bâtiment de son époque… Je veux bien que cette considération soit parfaitement triviale pour les kafkologues en chambre depuis un siècle, mais elle compte pour moi, autant que le reste de sa littérature.
    Les lettres citées à Felice par Paul ne me semblent pas une preuve du contraire. En lui noircissant à loisir son boulot de tous les jours, Franz lui faisait bien comprendre qu’elle n’aurait pas de place dans la deuxième moitié de sa vie d’écrivain frustré par la nécessité d’assurer d’abord sa propre survie économique. De fait, il évacuait tous les jours dans ses lettres le rôle qu’on attendait de lui dans son boulot, dont il n’évoquait que les côtés déplaisants, comme nous le faisons tous, quand nous râlons… Mais sans jamais vouloir pourtant en changer au fond, vu le confort que provoque l’habitude du « tripalium » pour la plupart des êtres humains dépourvus de fortune héritée, et bien obligés de gagner leur croûte, comme ils peuvent…
    /// Même mécanique chez Pessoa ou chez Bartleby /// – Sans leurs boulots de merde…, pas de génies de la littérature universelle. N’oublions jamais ça, chers amis.

    @ MC, oui le 22 de la Rue d’Or, bien sûr. Merci. –

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  130. Comment le dire plus simplement, JJJ ?

    polo fait dl’immigration choisi comme bodjo..par dessus bord les turd de minus habens parisien

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  131. Réponse à Pasou.

    reuzment qupolo carbure au faux cul pour qu’on voit un peu dlumière dans ce trou à rat

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  132. qu’il en fit un art, qu’il y fut promu etc

    stindal flobère se shootait au code civil et kafka à la police d’assurance..tout ça phinira mal..on sait pas dire pourquoi mais on lsent bien

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  133. Réponse à Pasou.
    Pour l’illustration je voulais simplement, Passou, montrer qu’il n’y avait pas que le château de Prague en Tchécoslovaquie. J’ai mis en évidence le massif château de Brno , parce qu’il qui m’a beaucoup impressionné pendant mon séjour et qu’en le voyant j’étais saisi par son côté fermé, clos, citadelle inquiétante qui me renvoyait à ce château du roman. A Brno le bâtiment domine la ville comme un personnage presque hostile dans sa position écrasante avec ses hauts murs .Enfin c’était surtout un souvenir personnel d’un séjour dans la ville où Kundera est né.
    Kafka a –t-il souffert dans son travail dans les assurances ?
    Bonne Question,la réponse me parait complexe. On sait qu’il a admirablement travaillé dans les 2 compagnies qui l’employèrent. Il avait réussi à atteindre des hautes fonctions. Dans le volume IV pléiade de sa correspondance, on donne deux de ses textes professionnels. Le rapport « Extension de l’obligation d’assurance dans les professions du bâtiment et les professions annexes » donne une idée de son talent de juriste. On notera aussi son agilité dialectique qui est évidente, remarquable et qui se déploie , souvent étincelante, et qu’il transforme parfois en outil comique dans son « Château « , avec la même encre. Je dois dire que je suis quand même frappé par le fait que Kafka a constamment mis en scène les affres de la vie bureaucratique ;C’est l’obsession de deux de ses romans. J’ai remarqué aussi qu’il avait multiplié des demandes d’augmentation de salaire auprès de la direction, ce qui trahit, _à mon sens- une certaine frustration. A noter,ces demandes augmentation de salaire se sont répétées en 1910,1911,1912.
    Dans ses lettres à Felice Bauer Kafka écrit : « Ma façon de vivre est organisée uniquement en fonction de la littérature, et si elle subit des modifications, c’est uniquement pour répondre le mieux possible aux nécessités de mon travail car le temps est court, les forces sont minimes, le bureau est une horreur, l’appartement est bruyant, et il faut tâcher de se tirer d’affaire par des tours de force, puisque cela ne se peut pas en suivant un beau chemin bien droit » Il dit bien « le bureau est une horreur.. »
    Là où tu as parfaitement raison, c’est qu’il avait trouvé un équilibre (étrange) entre littérature et travail de bureau. « Parfois, je crois presque entendre la meule qui me broie littéralement entre la littérature et le bureau. Puis viennent d’autres moments, où je tiens relativement les deux en balance, surtout lorsque j’ai mal travaillé à la maison ».
    Enfin il a souvent évoqué sa vie de bureau dans ses lettres à Felice. En voici quelques brefs extraits, toujours dans un style inimitable d’ironie et de distance. …
    Sur papier à en-tête de la Arbeiter Unfall Verischerungs Anstalt, la Compagnie qui emploie Kafka)
    «Et quand mes trois directeurs feraient cercle autour de moi pour voir ce qui sort de ma plume, il faut que je vous réponde immédiatement, car votre lettre est tombée sur moi comme si elle descendait de nuages qu’on a scrutés en vain pendant trois semaines (mon souhait vient justement de se réaliser en ce qui concerne mon supérieur immédiat).»29/10/1912 «Je n’écris plus au bureau car mon travail se révolte contre les lettres que je vous adresse, preuve que mon travail m’est étranger de bout en bout, sans aucune idée de ce qui m’est indispensable.»
    Lettre du 1/11/1912 «Mon Dieu! Pas un instant de répit au bureau même en ce jour de fête où je suis de garde, les visiteurs se suivent comme un petit enfer déchainé» «le bureau est une horreur» «Récemment, il y avai tdans un couloir que j’emprunte tous les jours pour aller chez mon secrétaire le brancard sur lequel on transporte des dossiers et des imprimés et chaque fois que je passais devant, il me semblait que ce brancard était fait principalement pour moi et qu’il attendait de me recevoir» «je ne suis pas seulement fonctionnaire, mais également fabricant. Mon beau-frère a en effet une fabrique d’amiante, je suis son associé(…) Cette fabrique m’a déjà causé assez de souffrances et de tracas, dont je ne veux pas parler maintenant; en tout cas, je la néglige depuis longtemps autant que faire se peut (c’est-à-dire que je la prive de ma collaboration qui est du reste inutilisable) et cela ne va pas trop mal»
    »15/11/1912 (Sur papier à en-tête de la Arbeiter Unfall Verischerungs Anstalt)« J’aurais vraiment pu être tranquille, et rien n’était plus explicable que le manque de lettre aujourd’hui. Mais qu’est-ce que je fais? Je cours en tous sens dans les couloirs, je regarde les mains de tous les huissiers, je donne des ordres inutiles, rien que pour pouvoir envoyer quelqu’un en bas au courrier (car je suis au 4°, le courrier est trié en bas, les ouvriers qui portent les lettres ne sont pas ponctuels, en outre, nous avons des élections directoriales, le courrier est énorme, et jusqu’à ce qu’on ait tiré ta lettre de ces tas idiots, moi en haut j’aurai eu le temps de mourir d’impatience), par méfiance contre le monde entier, je finis par descendre moi-même et naturellement je ne trouve rien, car s’il y avait quelque chose je l’aurais eu sans tarder, vu que j’ai imposé à trois personnes l’obligation de me monter la lettre avant tout autre courrier. »

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  134. Edel, le château de Brno donne une faible idée de la masse impressionnante du château de Prague sous l’empire duquel écrivit et vécut, même si la métaphore qu’il constitue est universelle. Quant à dire qu’il a souffert dans sa vie quotidienne d’assureur, je n’en jurerais pas, bien au contraire. Le Journal et la correspondance témoignent, dans mon souvenir, que cela le passionna, qu’il en fit un art, qu’il y fut promu etc

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  135. Attention, Kafka a vécu en plusieurs endroits. Je suppose que le 22 renvoie à la Rue d’Or, mais le bâtiment de l’ Assurance est sur l’autre rive, très au delà. Et Prague est une ville kaléidoscope qui change selon le point de vue observe.

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  136. Tant que vous resterez accroché à la même épistémologie heuristique non falsifiable, autrement dit, à ce dogmatisme porté à la croyance d’une science de la littérature qui saurait mieux expliquer ultimement les obscurités d’un texte que son auteur lui-meme… »

    Comment le dire plus simplement, JJJ ?

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  137. Janssen.. » Tant que vous resterez accroché à la même épistémologie heuristique non falsifiable, autrement dit, à ce dogmatisme porté à la croyance d’une science de la littérature qui saurait mieux expliquer ultimement les obscurités d’un texte que son auteur lui-meme… » quel bizarre réflexion…difficile à cerner.. je ne crois à aucune « science » de la littérature.mais j’aime les critiques comme Blanchot,ils aident à la compréhension de textes difficile set quelque fois hermetiques.Mais je ne regrette pas du tout ces journées passées avec le grand Kafka.

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  138. @ PE,; votre pb, est d’être une lecteur trop rationnel qui croit à la « science littéraire », une sorte de « lecteur professionnel » sûr qu’il existerait une vérité définitive dans un roman même inachevé… Et après avoir « démissionné » de pouvoir y parvenir, vous vous raccrochez à ce pauvre Blanchot, comme s’il avait donné une clé. Non, il ne résume pas ce qui se passe dans la tête du lecteur… C’est quoi, ces absurdies ?… Il ne parle que de son propre caboulot. Je suis très surpris et déçu de lire ça, Paul… Comme si vous aviez besoin de cette bouée de sauvetage du cervelat de Blanchot pour nous inviter à la même interrogation sur le Château… Quand j’ai visité la minuscule souillarde bleue au n°22 de la petite rue où vécut K, derrière le château à Prague, j’ai tout compris sur le champ. Cette bâtisse immense lui avait toujours fait de ‘l’ombre toute la journée. Et il la bénissait car elle l’empêchait de voir le soleil en face… Depuis, le brouillard est toujours revenu sur le Château… L’arpenteur avait averti : il ne faut jamais avoir de certitudes définitives quant à la métrique des rêves de l’imagination. C’est ce qu’a mieux compris notre ami Bernard Lahire, une réf. un brin plus sérieuse que les élucubrations d’Antoine Blanchot. Mais, surtout il FAUT LIRE 🙂 Kazuo Ishiguro, dans son roman onirique et terrifiant sur le cauchemar de ce musicien dont on ne peut sortir avec lui : « l’inconsolé »… Nous ne pourrons jamais consoler Franz de n’avoir pas compris lui-même son cauchemar, ses tourments et ses fous rires, à l’ombre du château. Qui serions-nous pour comprendre mieux que lui ce Château de sable qui lui encombra le cerveau toute sa vie… ? On hypothèque aujourd’hui sérieusement un possible ichtus amnésique post traumatique chez le sujet K… avec effets récurrents sur le long terme (il était encore indiagnostiquable à son époque).
    Merci quand même d’avoir essayé une fois de plus.de donner vainement un sens à ce roman inachevé, qui ne risquera jamais de vous contenter ni de vous convaincre, Paul. Tant que vous resterez accroché à la même épistémologie heuristique non falsifiable, autrement dit, à ce dogmatisme porté à la croyance d’une science de la littérature qui saurait mieux expliquer ultimement les obscurités d’un texte que son auteur lui-m^me…
    Je ne vous dis pas cela méchamment, notez le bien… Car je suis moi-même confronté aux mêmes obscurs dilemmes avec K., croyez le bien. Ne prenez surtout point ombrage de ces quelques remarques, à votre tour… Bien à vous et bravo quand même pour ce nouveau billet ! Mine de rien, j’en apprécie beaucoup les efforts. On, sent que vous ne vous moquez pas de votre monde avec cette désinvolture qui sied tant aux critiques gmprtins, ces techniciens de surface !…

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  139. « Le Château » n’est pas constitué par une série d’évènements ou de péripéties plus ou moins liées, mais par une suite toujours plus distendues de versions exégétiques, lesquelles ne portent finalement que sur la possibilité, même de l’exégèse .Et si le livre s’arrête, inachevé, inachevable, c’est qu’il s’enlise dans les commentaires »

    On dirait que l’on parle du commentarium de la RDL !

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  140. ..pasque baroz..blanchot écoutait du doom metal à donf..en gros les paroles c’est..’t’as les foies la peur thabite..t’occupes c’est moi qui tient l’manche et tu vas dans l’mur’..du chateau hévidemment..écoute c’est du trés bon dans l’genre..et y sont pas tous morts

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  141. « Pourquoi la lecture ne se satisfait-elle jamais de ce qu’elle lit, ne cessant d’y substituer un autre texte qui à son tour en provoque un autre ? »

    Plutôt le lecteur que la lecture, qui ne lit pas, Paul ?

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  142. oui MC Kafka n’a visiblement pas voulu refaire Potocki.Plutôt (c’est mon hypothèse), y voir clair et régler tant de comptes personnels avec famille, ,administration et boulot chiant dans ses assurances, maladie, fatigue, remercciements à ses soeurs, , testament littéraire qui ressemble à une fuite et sauvetage dans l’écriture pour oublier sa mort proche et remerciements aux femmes aimées.

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  143. A-t-on besoin d’un assureur ( transposition)? Par ailleurs le Chateau de Prague, bâtisse colossale et maîtrisable , en a fait rêver plus d’un . Le chateau est un peu l’ histoire d’un rouage indépendant qui demanderait à entrer dans une mécanique préexistante. Une autre comparaison serait Potocki, ou Alphonse. van Worden dans la version que Kafka a pu lire, revient toujours au point de départ. Je crois qu’on peut au moins rapprocher le Chateau et le « Manuscrit trouve à Saragosse », version dix-neuvième. Ce qui n’implique pas que Kafka veuille refaire Potocki.

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