Les couleurs délicates de l’Amerique avec Updike

Mort  le 27 janvier  2009 , John Updike  est sans doute, un des  meilleurs  écrivains américains   pour décrire l’Amérique  blanche des années 50 aux années 2000, en gros de la présidence Eisenhower  à celle d’Obama.

Né le 18 mars 1932 à Shillington en Pennsylvanie, il est devenu célèbre avec « Cœur de lièvre », publié en 1960.Updike a  raflé tous les grands prix sauf le Nobel. :National Book Award, prix Pulitzer, et en France prix du Meilleur Livre étranger.

 En général ses personnages  appartiennent à la moyenne  bourgeoisie blanche,  piégée dans la grisaille quotidienne  d’un pavillon, soumise  à ses crédits, obsédée par  le mythe de la réussite et de l’achat de frigos, de cuisines aménagées, de vacances  en  Floride. Le centre de gravité de l’œuvre    tourne autour d’une  mystérieuse culpabilité de l’âge mûr .Adam et Eve sont toujours chassés du paradis.

L’Amérique Wasp  -celle de sa petite ville, imaginaire de Tarbox- de Updike ressemble à un curieux paradis perdu depuis les étés de l’adolescence sous Eisenhower.  Elle  s’exprime  d’abord par une fuite hors  du mariage. La femme d’à-côté est toujours plus belle. Le rêve de cette femme libre (correspondant avec les années 60-70 libérée sexuellement, émergeant d’une Guerre Froide dure) prend l’allure d’un  exquis rêve blanc  de jeune femme  allongée entre des draps. Elle   obsède  tous les  mâles updikiens,  et le premier d’entre eux Rabbit Angstrom, né dans le roman « Cœur de lièvre ». Cet acte de naissance romanesque marque tout le reste de l’œuvre si abondante. Rabbit   est ancien champion de basket dans sa petite ville Nouvelle Angleterre. Ce représentant en ustensiles ménagers  étouffe dans son boulot, sa famille. Il va devenir le personnage  récurrent d’une saga de trois énormes volumes magnifiques :« Rabbit Rattrapé », « Rabbit est riche » et « Rabbit en paix ».Il est  à la fois révolté, obsédé sexuel, inquiet, versatile, aigu dans ses observations psychologiques, saisi par le défi insurmontable de tout décrire avec la finesse d’un myope qui vient de nettoyer ses lunettes pleines de buée.

 Ses nouvelles sont  imprégnées   par  les fantômes charmants d’une enfance heureuse au bout de la rue  avec des vacances aux champs en Pennsylvanie. . L’Amérique  blanche,  à dominante hollandaise et allemande, de la côte Est —  avec banlieues chic à maisons de bardeaux blancs, et country-clubs, résidences d’été dans le Vermont et le New-Hampshire fascine  Harry Angstrom .Ce « Rabbit » (le lapin, en anglais)    appartient  à la toute petite bourgeoisie mais la  critique. Updike est  également taraudé   par des anxiétés  religieuses. Rabbit  a un mouvement naturel :la  course  éperdue, en une nuit, le long des routes ,dans sa vieille Chevrolet. Sa  fuite   géographique va  se prolonger, au fil des textes, des années,   par une course contre  le Temps.

Ce révolté  séduisant se sent coupable , dans « cœur de lièvre », de la mort de son enfant noyé  accidentellement dans la baignoire pendant que son épouse boit. Il y a toujours un péché originel caché entre les lignes et un curieux tiraillement oblique vers Dieu. .  

Dans son style, cet ancien étudiant en dessin n’a jamais oublié  ses études supérieures à la Ruskin School and Fine arts d’Oxford .Auteur de plus de cinquante  ouvrages(en alternance nouvelles et romans)   il cultive une élégance naturelle à un désir de précision naturaliste et  sociologique  comme si la crise de civilisation et le changement de mode de vie dans les couples, devenait sa chose, sa radiographie personnelle. Il est marqué  aussi  la par la rage de vivre et l’enthousiasme de sa génération qui connut la maturité sous  Kennedy. mais  en cabotant au bord de la marée humaine avec un vertige, lire  est   excitant, avec son style frais,   repeint  à neuf comme une matinée  sur la plage.

 Ecoles, maisons, campagnes, plages, bureaux, piscines, garages, centres commerciaux, terrains de golf, musées: le merveilleux de la vie quotidienne provinciale  s’épanouit chez lui .Luminosité craquante dans ses phrases qu’on reconnait  de loin. Jusque dans sa vieillesse  il garde   un chant  bien à lui. Il faut lire « Tu chercheras mon visage »(2002) stupéfiant texte autobiographique sur son amour de la grande peinture américaine dominée par la figure de Jackson Pollock.

Mais aujourd’hui je voudrais vous parler de son  recueil  de 13  nouvelles « Solos d’amour » publié en 2000.Ce n’est pas le plus éclatant des recueils, celui   qui reste  au sommet,« des musées et des femmes »,28 nouvelles comme écrites au soleil des couples au bord de la mer ou au bord de la rupture . Il s’agit  de « Solos d’amour »,tardivement écrit et qui   possède mille réfractions mélancoliques, insidieuses, rédigées dans  un mélange irrésistible de tendresse, de loufoquerie et de souvenirs délicats comme rédigés à la paresseuse. Mais quel oeil ! Pour la tendresse d’un couple  provisoire,  lire en priorité «  « La new yorkaise »(page 33). Le narrateur, un modeste représentant de commerce en cadres métalliques pour  tableaux.  Il rencontre Jane qui s’occupe d’une galerie à New-York « elle portait une minirobe en maille beige, et des collants noris ».Sur les murs blancs, des œuvres abstraites « dans des cadres d’acier laminé à froid qui faisaient penser à des miroirs de salle de bains. »  Jane vit dans le West Side. Lui et elle  se retrouvent dans un lit aux « drapes bien tirés ». Le narrateur :« Dans l’ample peignoir de bain de Jane, tout mon corps était emmitouflé dans la ouate spirituelle de la satisfaction » .Ils vont au cinéma, dînent dans un Chinois, les saisons passent mais l’enchantement mélodieux de cette liaison entre un petit provincial  complexé et Jane la New yorkaise  garde une fraicheur inaltérable. On admire la progression dramatique  par  petites touches , les unes radieuses, les autres blessées ,et faisant vibrer des cordes rares..

le grand morceau de prose reste « Souvenirs de Rabbit » Janice, veuve de Rabbit, remariée à un certain Harrison, travaillant pour  une agence immobilière traine un bovarysme automnal de femme émancipée  dans son pavillon  . Elle est perturbée par un coup de sonnette, visite de fin de matinée d’une jeune fille frêle »dans des vêtements sages ». Elle croit d’abord, Janice, à une cinglée au visage doux, ou à  une mendiante perturbée, ou un de ces témoins de Jéhovah « qui vous embrouillent si bien avec leurs citations de la Bible ».  Cette inconnue embarrassée  vient lui annoncer que sa mère est morte. En fait  la jeune fille, Annabelle Byer, infirmière, est la fille cachée de Rabbit. Devant deux tasses de thé,  en une matinée, les deux femmes se flairent,se devient,puis dialoguent.  des parcelles du passé reviennent par petites phrases pleines de silence. Elles sont particulièrement radioactives.  Janice découvre  un autre Rabbit. Jan et cette la mère d’Annabelle qu’elle connaissait.« vous ne pouvez pas débarquer et me jeter comme ça votre histoire à la tête !plaide Janice. »

Bien sûr que si ! Et l’ébranlement, comme une pierre jetée dans un étang, va agrandir les cercles concentriques d’un passé enfoui. Le plus émouvant est dans les détails par exemple, lorsque  Janice retrouve dans le solide corps d’Annabelle, l’allure sportive et féline  de son mari mort. « les seconds mariages sont plus légers. On ne demande qu’un peu de compagnie, quelques plaisirs inoffensifs ». Les deux femmes se quittent  dans la perplexité  deux heures plus tard, mais l’intéressant du récit commence. Il  est dans la fin de journée de Janice. Cette visite a réveillé un passé endormi. On suit minute par minute  ce retour si perturbant   tandis que Janice fait visiter une villa à un jeune couple, puis quand elle   déjeune  d’un sandwich thon-salade au West Brewer Diner. Les vagues régulières  du passé assaillent avec cruauté  Janice et mordent sur son présent comme un acide. Les 168 pages qui  suivent sont parmi les plus belles d’Updike. Il a réussi avec discrétion et précision sa recherche du temps perdu.

Quel romancier    redoutable  pour  diagnostiquer   les tristesses, les morosités, les coups de mou, l’avidité  et la rapacité érotique des hommes, le démon de midi dès onze heures du matin, les déprimes, le machisme de ces  « grands types blancs  à costume élimé »  et les rêves fracassés des femmes qui ont cru au féminisme triomphant.

Extrait

 « Un centre commercial avait surgi entre Nashua et Pierce Junction, sur le site d’une ferme laitière dont je m’attendais à voir scintiller les citernes à la sortie d’un  virage. A leur place je fus surpris, par un miroitement fragmentaire-un ensemble de commerces post-modernes en verre, un vaste champ d’asphalte pavé de véhicules. Je décidai d’aller acheter un cadeau d’anniversaire pour l’un de mes petits enfants dans un magasin de jouets ayant pour enseigne un R bizarrement inversé et traversai une galerie assourdissante de musique- c’était une parodie de grande rue à l’ancienne, bordée de boutiques aux vitrines pleines de produits de marque et d’étals anonymes  offrant aux regards des bijoux clinquants, des tisanes de plantes exotiques, des beignets glacés au sucre et au yaourt, dans des barquettes en pastique embué. Soudain  je remarquai une silhouette à la démarche bien reconnaissable (pieds en dehors, avancée prudente mais résolue) qui me parut d’une fascinante jeunesse. M’engouffrant dans un magasin Gap, je me cachai entre les stands de jeans délavés et de polos bruns et regardai passer Audrey, plus grosse, plus grise, mais toujours souple. Elle avait troqué les verres de contact qu’elle ne cessait de perdre pour de vilaines lunettes épaisses. Elle souriait, elle bougeait, elle parlait avec animation, remuant sa grande bouche souple, douce. »

9 commentaires sur “Les couleurs délicates de l’Amerique avec Updike

  1. Je croule sous le travail et autres impératifs plus ou moins joyeux.
    Je viens de dérouler rapidement la liste des billets.
    Finalement, quoiqu’en apparence bien loin, je reste proche … 🙂

    Je ne termine toujours pas « Les années » de Virginia Woolf tant je veux encore laisser le charme de ce livre (méconnu, me semble-t-il) agir.
    J’ai lu l’excellent « Tu chercheras mon visage  » d’Updike. magistral sur la création contemporaine, la peinture abstraite, ce que c’est qu’être une femme artiste et femme d’un artiste icône, les années 60-70, la vieillesse ….

    On essaie de reprendre pied. pas si simple de reprendre contact avec une vie libre de mouvements, de rencontres et de circulation. J’ai eu un moment de vertige (voile gris devant les yeux) et ai sangloté comme une madeleine derrière mon masque au théâtre du coin (fermé depuis 15 mois) devant un spectacle de hip-hop, correct mais pas exceptionnel. Je n’arrivais pas à croire que les spectateurs respiraient en même temps que moi et que danseurs et acteurs évoluaient réellement sur la scène.

    A bientôt.

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  2. Esolé, Paul, mais n’ai jamais trop supporté ce John Updike… Déjà à cause de son nom de teckel, ensuite parce qu’il n’est pas beau, et enfin parce que ses romans ont tjs été surévalués comme ceux de tom wolfe. Les écrivains hétéros purs n’ont jamais eu de génie, ils se sont toujours imaginé que leur mysoginie allaient les singulariser de la masse. Avec le temps, on voit bien comment ils sont devenu petits…
    Merci de ne pas tenir compte de ce témoignage insignifiant, car très faiblement argumenté, nous en avons trop bien conscience. Bàv en votre diversité. Passer de GB à FK., à VW puis à JU…, c pas mal cassemargoul et exige ainsi comme de la gymnastique mentalifère… Rien que pour ça, hein. Saluons Salacrou l’artiste… !

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  3. Paul Edel votre avis sur la correspondance du Nouveau Roman rejoint celui du Figaro, déférent mais pour quî les lettres d’ Ollier et de Pinget sont les plus humaines et les mieux venues. Curieux quand on a écrit l’ Inquisitoire.

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  4. Mais sans votre billet, jamais je n’aurais lu ce roman posthume et pour cela merci mêmes si son abord est compliqué.
    La vie de cette femme est intense et se termine tragiquement. Ses autres livres, son journal, sa correspondance : quelle beauté.

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  5. Désolée pour les coquilles, cadeau non désiré du smartphone.
    Le seul personnage qui m’intéresse est Isa qui me paraît traduire le désarroi de Virginia Woolf.
    Le texte de la pièce livré par répliques détachées du contexte, m’ennuie.
    J’aime la retrouver ay la fin, seule dans cette pièce, face à la nuit.

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  6. Merci, Paul,
    Oui, il y a cela dans la première partie puis le roman change quand la représentation commence. Dans une hilarante cacophonie on assiste aux apartés, on suit des groupes qui s’éloignent, on reçoit des bribes de conversations ouvdu texte de la pièce. On peut de vue Isa.
    Là, j’ai décroché.
    La traversée du reste du roman m’est apparue déchiquetée comme si plus rien n’avait de sens, que plus aucun être n’était compréhensible. Comme vous le dites, des masques, des attitudes fausses. Un Fossey entre les gens du village, cette famille à part avec ses bonnes d’enfants, ses domestiques. Le parc, la grange, la poule, les vaches, les hirondelles… La guerre que Giles perçoit plus plus que les autres.

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  7. Christiane, je précise à votre intention pourquoi j’aime tant « entre les actes » de Virginia Woolf.,texte qui semble difficile d’approche pour de nombreux lecteurs..
    Ce qui est curieux, c’est que ce roman , « Entre les actes » publié de manière posthume, fin 1941, quelques mois après la noyade volontaire de l’auteur, laissa la critique anglaise perplexe, mitigée et en gros, déconcertée… il faut avouer que le livre est si novateur !..le suicide de l’auteure perturbait de toute façon l’accueil.. On évoqua même une soi-disant « perte de contrôle ».Alors que dans les années 1980, la critique anglaise souligne les innovations stylistiques, et notamment à la tonalité d’humour et le passage de plans parodiques avec des flux étonnamment libres des sensations et des échappées d’images intimes obsédantes. Ce flux mental, ces images je dois le dire, m’impressionnent. Le roman vibre autrement, avec urgence et brutalité. VW capte des instants volatiles, l’éphémère dans les secondes d’une journée et parmi tous ces personnages qui jouent à être d’autres personnages plus nobles ,ou plus triviaux. Mais toutes nos journées, à y regarder de pres, miroitent dans le mental, cette terre étrangère à nous-mêmes, comme notre passé et forme une projection d’une intensité qui me touche.
    Le fait aussi que cette journée de juin 1939, dans cette demeure nommée Pointz Hall, soit axée sur une représentation burlesque ( une femme de ménage devient reine en s’accrochant des tampons à récurer aux oreilles ) permet à l’auteure de payer une dette reconnaissante à l’histoire théâtrale anglaise, depuis les Mystères du Moyen âge aux comédies si brillantes de la Restauration du type Congreve, sans oublier les Elizabethains.
    Le théâtre permet à Woolf de passer s d’un bond d’un seul de la vie nue et ordinaire des villageois aux fastes anciens de la Grande Histoire Anglaise, sa moirée tapisserie de chronique historique, à un moment où l’Angleterre risque d’être envahie et dominée par le nazisme c’est très émouvant. Ces perpétuelles décalages, si affirmés ( quand les vaches lancent, par exemple leurs mugissements au milieu du spectacle)et que l’anxiété de la guerre proche saisit une spectatrice, cela m’alerte, m’émeut, et laisse de grandes traces rêveuses.. Si émouvantes aussi ces voix woolfiennes qui envahissent le paysage de la campagne anglaise et ses dégagements si tranquilles.. Oui, Woolf est allée très loin dans les sa recherche de rythmes, et ces canevas de vies. Il faudra encore du temps pour que les lecteurs apprennent à apprécier ce qu’elle a défriché.

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  8. Lu ce matin « Nouveau roman, correspondance »(Gallimard,20 euros) qui rassemble des lettres de Butor, Pinget, Robbe-Grillet, Sarraute, Claude Simon , Claude Mauriac et Claude Ollier, bref, les grands auteurs des éditions de Minuit, ceux qui bousculèrent la littérature traditionnelle entre 1957 et 1969. Avec une percée remarquable d sur les campus américains.
    En gros, déception.
    si on excepte les lettres juvéniles d’Ollier et de Robbe grillet qui sortent du STO -avant qu’ils publient, au cours de la période 1946-1956, on apprend bien peu.. La plupart du temps chaque auteur remercie mécaniquement l’autre de l’envoi de son livre avec les compliments d’usage.
    C’est encore Claude Ollier et Robert Pinget qui restent les plus drôles, spontanés, espiègles. On voit que Pinget, très vite, superbe » tête de cochon »-comme il se nomme- se sent largué et à l’écart de ce mouvement, il grogne et se plaint avec esprit.. Puis il devient carrément dépressif. Les lettres du « vigneron » Claude Simon ont cette franchise brutale qui sonne bien en raccord avec son œuvre magnifique. Il ne se prive pas de dire qu’il fuit les théories. Je ne connaissais pas la rupture brutale de Robbe-Grillet , Simon et d’autres avec Jean Ricardou qui se voulait le Grand Théoricien Officiel du « Nouveau Roman » dans les colloques et tables rondes de l’époque.
    La surprise: qu’aucun de ces grands écrivains n’entre pas les détails d un job, du boulot, du tourmentant « turbin » d’écrire.. Rien à glaner sur leur « work in progress ».. comme s’ils se méfiaient les uns des autres… On devine des jalousies, des réticences, des méfiances mutuelles grandissantes à mesure que la célébrité leur vient.. c’est évident dans certaines lettres. quelques serments d’entraide mutuelle mais ça ne va pas loin. Quand la critique littéraire les complimente ou les éreinte, au lieu d’en parler, ils passent outre.
    Heureusement que, par ailleurs, la correspondance d’un Samuel Beckett (dont on ne dit curieusement pas un mot dans cette édition) se montre aussi passionnante que profonde.
    A noter que l’édition établie par Carrie Landfried et Olivier Wagner offre une bonne présentation-préface qui resitue bien cette correspondance à Sept, avec un index des noms.

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  9. la National Library of Israel vient de mettre récemment sur son site un grand nombre de manuscrits et de dessins de Kafka qui n’étaient pas consultables jusqu’ici pour des raisons juridiques.Voici le lien:

    tinyurl.com/rt2byzr4

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